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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Quelle est l'utilitée de pleurer?  (Lu 8680 fois)

26 novembre 2010 à 23:20:58
Réponse #25

Loriot


J'ai pas d'expérience, je pleure jamais (mais non, par contre je ment souvent) les pleures sont aussi sociales elles nous permettent de distingué un individu en détresse.

A ce propos un livre que j'aimais bien lire, le singe nu, de ?? Morris, il explique bien le comportement  humain ( bon un peu fantasque aussi parfois) mais il m'a permis de me sortir de situations délicate avec mon ancien  patron ( milliardaire réputé pour ses sautes d'humeur) bin, la c'est pas moi qui ai pleuré je crois que c'est lui  ;D
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

12 décembre 2013 à 23:45:18
Réponse #26

LAURENT-COQ


Ben voilà, c'est marrant, je viens de retomber sur ce post ou j'avais partage mon expérience, et c'est bien agréable de relire mes mots, mes sentiments de l'époque alors que j'ai désormais la chance de relire tout ceci a côtés de la petite demoiselle qui partage ma vie depuis deux ans..

Je n'ai plus eu à évacuer autant d'émotions depuis (et c'est tant mieux...) et avec le recul, je crois que pleurer une bonne fois (même si cela ne correspond pas du tout à notre éducation) peut faire du bien, cela peut remettre tout à niveau avant de reprendre le combat, juste le moment , le lieux et les personnes présentes sont selon moi à prendre en compte...
Bonne soirée à tous

13 décembre 2013 à 09:27:30
Réponse #27

kovaks


Je viens de tomber par hasard sur ce sujet, pas grand chose de plus à ajouter sauf un détail.
Je suis comme tout le monde, ça m'arrive, même si c'est plutôt rare. Je n'ai aucune honte à ça, processus normal, et ça soulage. La distinction entre l'émotion due à un film et la peine réelle (séparation, deuil) est importante. Mais le plus important est à mon avis le fait qu'il ne faut pas pleurer n'importe où, n'importe quand, bref devant n'importe qui. Les quelques fois où j'ai pleuré, c'était soit seul, soit en comité rigoureusement sélectionné (ami(e), frangin). Devant les gens qui ne sont pas du cercle intime, je trouve dangereux de pleurer. Si le besoin s'en fait sentir, mieux vaut s'isoler sous un prétexte quelconque. Non pas par honte, il n'y a pas à en avoir, mais parce que vos larmes peuvent en dire beaucoup sur vous (pas forcément gênant, mais ça dépend à qui ça le dit, et ça dépend de la situation), et peuvent être utilisées ensuite par des baveux.
Chacun fait comme il sent, mais perso, ce genre de chose fait partie de l'intime. On enlève son armure quand on est à l'abri ou en bonne compagnie.

13 décembre 2013 à 11:54:22
Réponse #28

camoléon


Citer
Plus je vieilli , moins je pleure. Mais jeune j avais une sensibilité de dingue. ça m a pourri la vie.

C'est marrant, moi c'est le contraire.
Peut être une question de cheminement personnel, mais j'ai l'impression qu'en étant plus jeune, j'avais de plus grandes œillères et que j'étais plus égoïste.
Des choses comme la paternité, par exemple, t'ouvre au monde, aussi bien sur les choses douloureuses qu'heureuses.
Je deviens plus empathiques et compatissant avec l'âge, et la petite larme et la boule dans la gorge me vient plus vite.

Pourvu que ça dure...

A part ça, oui pleurer fait du bien et te libère, c'est sur.
Quand tu n'arrive plus à trouver tes mots, ton corps et ton cœur prends la relève.
Aussi naturel, évocateur que de serrer quelqu'un contre toi.

 ;)
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

13 décembre 2013 à 14:11:13
Réponse #29

Eremos


Mais le plus important est à mon avis le fait qu'il ne faut pas pleurer n'importe où, n'importe quand, bref devant n'importe qui. ... ce genre de chose fait partie de l'intime.

Pleurer peut malheureusement aussi être une technique pour manipuler un auditoire afin de s’attirer la sympathie et jeter l’opprobre sur une "cible" ou la culpabiliser.

Pour moi, ceci est le grand thème que je ne peux dissocier de l'effet "pleurer devant les autres". Discerner le "vrai" de la manipulation et de la victimisation pour attendrir son "public" n'est pas toujours évident. Et quand il s'agit de manipulation, je trouve cela tout à fait insupportable.

14 décembre 2013 à 15:28:29
Réponse #30

cikawasay


Ben moi, ce qui me fait pleurer, c'est de voir que malgré tout ce qu'on apprend de la part de personnes ausi compétentes que celles que j'ai grand intérêt à lire sur ce forum, c'est que la plupart d'entre nous à peine à cacher que "pleurer" , malgré un brin d'ouverture d'esprit que l'on peu montrer ici,  ce soit un truc, à peine sous entendu, à connotation négative, suffit de relever les mots qui entourent le mot "pleurer", au hasard "ça m'a pourri la vie", c'est un sujet "intime", "dangereux, autant de terme qui renvoient à une certaine norme sociale, mais que nul n'est obligé de suivre. J'aime la chanson de Brel "voir un ami pleurer" parce qu'elle exprime le fait que dans la vie il y a des choses insupportables. Et pleurer, c'est peut être montrer ce que l'on ressent/considère comme extraordinaire, négativement ou positivement bien sûr. Raisonnement inverse: si personne ne pleurait, ne riait, reconnaissons que notre humanité perdrait quelque chose, hein? J'ai perdu récemment mon animal familier, un perroquet, qui m'a beaucoup appris.  J'ai pas vu venir sa maladie et la mort parce que les oiseaux malades ne laissent transparaître aucune émotion, de faiblesse, sans quoi ils seraient, dans la nature, considérés comme des proies faciles. Sommes nous des animaux? Il n'y a que des barbares ne connaissant que des logiques binaires bien simplistes, pour considérer que pleurer est une faiblesse ou une chose à réprimer. Je cite encore cette anecdote d'un de mes profs d'ethno, qui, de visite en Amazonie plusieurs années après un précédent voyage, avait été invité à "pleurer" plusieurs années après le décès d'un membre de la tribu connu des années auparavant. Et toute la tribu de l'accompagner à pleurer. En bref, je crois que nous valons mieux que le clichés débiles de type male testostéronnés à la hollywood ou autre modèles de magazine, sans compter les bonne vieilles idées bien arriérées qui se transmettent encore.

14 décembre 2013 à 20:34:27
Réponse #31

kovaks


En bref, je crois que nous valons mieux que le clichés débiles de type male testostéronnés à la hollywood ou autre modèles de magazine, sans compter les bonne vieilles idées bien arriérées qui se transmettent encore.

Sauf erreur flagrante de compréhension de ma part, je n'ai vu nulle part sur ce post de mâle testostéroné. Les commentaires sont plutôt étayés et honnêtes,loin d'être formatés, justement. :huh:
Pour reprendre mon propre propos (je vais pas m'autociter, ça craint... ;D), je n'ai pas dit que pleurer était mal, j'ai dit qu'il n'est, à mon sens, pas bon de montrer un moment de faiblesse devant n'importe qui. Non pas que pleurer SOIT une faiblesse, mais nécessairement, quand on pleure (sauf film...), c'est qu'on en a pris un coup au moral. C'est du même tonneau que la différence entre être bourré, dans un appart en bonne compagnie avec des potes choisis, et être bourré dans la rue. Y'a une des deux situations qui est potentiellement plus emmerdatoire. Après, chacun fait ce qu'il sent, en fonction de son environnement et de ses impressions.

14 décembre 2013 à 22:15:22
Réponse #32

Axiome


Pleurer c'est humain !  :nana:

Merci à serge pour les lien en page 1 !

- Pleurer : c'est humain  ;#
- Le pleure : c'est une info , un message , un signal et j'en passe ... donc de la communication et la communication n'est-elle pas une chose vitale !?

S'interroger sur le pleure serai donc s'interroger sur : communiquer ! Non !?  ;#


15 décembre 2013 à 08:26:52
Réponse #33

cikawasay


Kovaks, il y a une grosse différence entre "pleurer c'est mal" et "pleurer renvoie à une connotation négative". J'ai simplement relevé quelques exemples au hasard parmi d'autres dans lesquels on peut ressentir une connotation plus ou moins évidente, peu importe, cette connotation existe dans notre société (exemple:image du testosteronné que je citais), et tout le monde sera d'accord la dessus. Pas mal de post ici commencent par une sorte de "j'suis pas comme ça, mais quand même parfois"...mécanisme de défense? Allons, il serait dommage d'y voir une attaque, loin de moi cette idée...Nous sommes nos propres expériences et force est de reconnaître que l'on peut entrevoir dans notre société une association pleur/faiblesse, que nous cherchons parfois maladroitement à dissimuler. Je crois qu'on vaut mieux que cela: regardons ce qu'il en est du verbe pleurer dans d'autres cultures, cela nous permettra peut-etre de relativiser et de "déculpabiliser" quand on pleure. Je n'ai cité qu'un exemple en Amazonie, j'imagine qu'il y en a beaucoup d'autres. Pour faire écho au fait que évoque: ne pas pleurer devant quand nous avons perdu notre perroquet, moi j'avais les larmes aux yeux en l'emmenant dans la forêt pour l'y enterrer,  elle m'a dit qu'elle n'avait pas pleuré non pas par self controle, mais pour ne pas me "communiquer sa tristesse", en quelque sorte une attention envers les autres toute orientale. Je rejoins la définition proposée de "language", si le fait de pleurer possède plusieurs aspects, il constitue peut être une sorte d'interaction entre les individus?

15 décembre 2013 à 10:28:22
Réponse #34

Bison


[modération = amicale - En public, parce que intéressant pour tous]

Cikawasay, ce serait bien si tu apprenais / appliquais les vertus de la mise en page, et notamment de l'aération du texte.

Un paragraphe pour une idée, deux ou trois phrases au maximum, courtes si possibles. Pour respirer, pour donner le temps au lecteur d'assimiler. Et les paragraphes séparés par une ligne blanche.

Ton texte donnerait à peu près ceci :


Kovaks, il y a une grosse différence entre "pleurer c'est mal" et "pleurer renvoie à une connotation négative".

J'ai simplement relevé quelques exemples au hasard parmi d'autres dans lesquels on peut ressentir une connotation plus ou moins évidente. Peu importe, cette connotation existe dans notre société (exemple:image du testosteronné que je citais), et tout le monde sera d'accord la dessus.

Pas mal de post ici commencent par une sorte de "j'suis pas comme ça, mais quand même parfois"...mécanisme de défense? Allons, il serait dommage d'y voir une attaque, loin de moi cette idée...

Nous sommes nos propres expériences et force est de reconnaître que l'on peut entrevoir dans notre société une association pleur/faiblesse, que nous cherchons parfois maladroitement à dissimuler.

Je crois qu'on vaut mieux que cela: regardons ce qu'il en est du verbe pleurer dans d'autres cultures, cela nous permettra peut-etre de relativiser et de "déculpabiliser" quand on pleure. Je n'ai cité qu'un exemple en Amazonie, j'imagine qu'il y en a beaucoup d'autres.

Pour faire écho au fait que évoque: ne pas pleurer devant quand nous avons perdu notre perroquet, moi j'avais les larmes aux yeux en l'emmenant dans la forêt pour l'y enterrer.  Elle m'a dit qu'elle n'avait pas pleuré non pas par self controle, mais pour ne pas me "communiquer sa tristesse". en quelque sorte une attention envers les autres toute orientale.

Je rejoins la définition proposée de "language", si le fait de pleurer possède plusieurs aspects, il constitue peut être une sorte d'interaction entre les individus?

Plus agréable à lire, plus facile à comprendre, non?
Et même :  plus facile à relire, à corriger.
Plus facile aussi de détecter l'un ou l'autre mot manquant.

[/modération]
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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