Ben moi, ce qui me fait pleurer, c'est de voir que malgré tout ce qu'on apprend de la part de personnes ausi compétentes que celles que j'ai grand intérêt à lire sur ce forum, c'est que la plupart d'entre nous à peine à cacher que "pleurer" , malgré un brin d'ouverture d'esprit que l'on peu montrer ici, ce soit un truc, à peine sous entendu, à connotation négative, suffit de relever les mots qui entourent le mot "pleurer", au hasard "ça m'a pourri la vie", c'est un sujet "intime", "dangereux, autant de terme qui renvoient à une certaine norme sociale, mais que nul n'est obligé de suivre. J'aime la chanson de Brel "voir un ami pleurer" parce qu'elle exprime le fait que dans la vie il y a des choses insupportables. Et pleurer, c'est peut être montrer ce que l'on ressent/considère comme extraordinaire, négativement ou positivement bien sûr. Raisonnement inverse: si personne ne pleurait, ne riait, reconnaissons que notre humanité perdrait quelque chose, hein? J'ai perdu récemment mon animal familier, un perroquet, qui m'a beaucoup appris. J'ai pas vu venir sa maladie et la mort parce que les oiseaux malades ne laissent transparaître aucune émotion, de faiblesse, sans quoi ils seraient, dans la nature, considérés comme des proies faciles. Sommes nous des animaux? Il n'y a que des barbares ne connaissant que des logiques binaires bien simplistes, pour considérer que pleurer est une faiblesse ou une chose à réprimer. Je cite encore cette anecdote d'un de mes profs d'ethno, qui, de visite en Amazonie plusieurs années après un précédent voyage, avait été invité à "pleurer" plusieurs années après le décès d'un membre de la tribu connu des années auparavant. Et toute la tribu de l'accompagner à pleurer. En bref, je crois que nous valons mieux que le clichés débiles de type male testostéronnés à la hollywood ou autre modèles de magazine, sans compter les bonne vieilles idées bien arriérées qui se transmettent encore.