Ben c'est un peu là où on touche à mes limites...

Je ne suis pas métallurgiste.
Et je suis loin de connaître et de maîtriser tous les aspects métallurgiques du wootz, mais alors loiiiiin!
Je ne sais pas si je vais répondre, mais ...
Quand un industriel veut copier un acier produit par un concurrent, il suffit de faire des analyses de compo et hop : on copie (d'autant que les compos ne sont pas trademarked, pour ce que j'en sais, mais c'est à vérifier).
Avec le wootz, ça ne suffit pas à cause du process de fabrication qui entre largement en ligne de compte, notamment pour le motif dû aux réseaux "dendritiques" de carbures ; mais c'est jouable...
Aujourd'hui, on peut, en partant de fer pur, de graphite (C pur) et d'éléments d'alliage (V, Mn, Cr, W, Ni...), doser et faire sa petite cuisine Wootz pour obtenir une compo donnée (en tenant compte des 0.2-0.3% C rendus par le creuset en première fusion).
A la limite, c'est pas très romantique, mais efficace - si on y arrive en tout cas !
Le vrai truc épatant, c'est de se dire qu'il y a des siècles, sans avoir la moindre idée de ce qui se passait dans leurs lingots, des gars qui travaillaient avec des moyens absolument archaïques mais un savoir faire bien réel, bossaient des mois, voire des années (armures) sur un wootz qui nous fait encore baver aujourd'hui.
Même remarque sur les lames japonaises, et sur les multibarreaux mérovingiens.
Rémy
