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Auteur Sujet: Agressivité ou combativité ?  (Lu 10453 fois)

11 novembre 2010 à 11:40:44
Lu 10453 fois

Patrick


Je visite souvent des clubs de SD de toutes écoles. Je suis souvent très surpris d'entendre certains enseignants ériger l'agressivité en principe à ateindre. J'en ai même vu certains beugler AGREEEEEESSSSSSIIIIIIVVVVIIIIIIIIIIIITTTTTTTTTTTTTTTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE, en passant dans les ateliers façon sergent instructeur des US Marines.

De fait, sous les hurlements des encadrants, ils parviennent presque à un État Modifié de Conscience. Le problème c'est qu'ils quittent aussi le cours dans un état de grenade dégoupillée, se sentant fort et prêt à en découdre. Je doute que dans cet état là, il soient disposés à l'évitement, la désescalade ou le repli. Certains pourraient même se sentir en état d'esprit revanchard et serait tenter d'aller causer au trou du cul qui les faisait chier (je le sais pour m'être trouvé dans cet état d'esprit).

A l'agressivité, d'autres opposent la combativité. La différence peut paraître subtile mais elle est essentielle. La combativité, à l'inverse de l'agressivité ne survient que quand toutes les autres pistes d'évitement, de désescalade, de repli s'avèrent infructueuse et qu'on a su identifier que le seul moyen de s'en tirer le moins mal possible est de rentrer dedans pour faire cesser la menace.

De plus l'agressif véhicule un langage non verbal de défi permanent susceptible d'attiser la violence de stigmatisation et territorialité. A l'inverse, le combatif véhicule le message : "je ne te cherche pas, je ne menace pas ton statut au sein de ton groupe, mais si tu insistes, ce ne sera pas simple".

En fait quand je vois mes potes de l'ACDS et d'autres réelllement combatifs, je vois des gens ouverts, souriants, mais que bizzarement on a pas envie d'aller chercher.

11 novembre 2010 à 12:04:11
Réponse #1

Gros Calou


L'agressivité est plus rapide à acquérir, je pense qu'en termes de résultats et ne pas voir ses élèves se barrer, certains enseignants suivent cette voie, bien que ce soit une énorme connerie. Juste mon avis !
 ;)

11 novembre 2010 à 12:26:32
Réponse #2

Patrick


L'agressivité est plus rapide à acquérir, je pense qu'en termes de résultats et ne pas voir ses élèves se barrer, certains enseignants suivent cette voie, bien que ce soit une énorme connerie. Juste mon avis !
 ;)
Je pense aussi. Peut-être du fait que la sensation est satisfaisante pour l'élève qui sort d'un cours et pourrait donner l'illusion de l'efficacité.

11 novembre 2010 à 13:35:55
Réponse #3

Jocelyn


A l'agressivité, d'autres opposent la combativité. La différence peut paraître subtile mais elle est essentielle. La combativité, à l'inverse de l'agressivité ne survient que quand toutes les autres pistes d'évitement, de désescalade, de repli s'avèrent infructueuse et qu'on a su identifier que le seul moyen de s'en tirer le moins mal possible est de rentrer dedans pour faire cesser la menace.

A mon avis, le mot "combativité" n'exprime peut-être pas assez cette forme d'absolu dans la volonté totale et indéfectible d'arriver à ses fins, qui est parfois nécessaire pour s'en sortir.
Mais je suis d'accord qu' "agressivité" est encore plus à côté de la plaque concernant la SD, et il y a probablement une grosse confusion pédagogique avec la pratique sportive de compétition, où il faudrait se donner "à fond".

11 novembre 2010 à 13:41:19
Réponse #4

lambda


salut à vous,  :)

Il me semblaitavoir lu dans un fil ici, je sais plus ou  :-[, la possibilité, pas idiote du tout je trouve, en fin de séance d'entrainement de faire prendre aux élèves 10 ou 15 minutes de décompression un peu relax, papoter avec eux, et ainsi leur permettre de "redescendre dans les tours" et les laisser repartir chez eux un peu plus sereins...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

11 novembre 2010 à 13:41:38
Réponse #5

** Serge **


A nouveau, la sémantique ...  ;)

Pour ma part, j'aime assez ce que prône Mike Blackgrave :

Simplicity with intent.

Citer
Intent is the planning and desire to perform an act.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

11 novembre 2010 à 13:47:20
Réponse #6

Eric Lem


salut à vous,  :)

Il me semblaitavoir lu dans un fil ici, je sais plus ou  :-[, la possibilité, pas idiote du tout je trouve, en fin de séance d'entrainement de faire prendre aux élèves 10 ou 15 minutes de décompression un peu relax, papoter avec eux, et ainsi leur permettre de "redescendre dans les tours" et les laisser repartir chez eux un peu plus sereins...

a+,
Lambda

Dans nos cours, c'est une S.O.P.
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

11 novembre 2010 à 13:49:11
Réponse #7

Patrick


salut à vous,  :)

Il me semblaitavoir lu dans un fil ici, je sais plus ou  :-[, la possibilité, pas idiote du tout je trouve, en fin de séance d'entrainement de faire prendre aux élèves 10 ou 15 minutes de décompression un peu relax, papoter avec eux, et ainsi leur permettre de "redescendre dans les tours" et les laisser repartir chez eux un peu plus sereins...

a+,
Lambda
C'est notamment ce que je fais après une "défoulade" sur paos, relaxation et/ou débriefing de la séance du jour.

J'avais observé précédemment que quand je donnais cours le soir, beaucoup d'élèves ne pouvaient dormir.

En fait, la relaxation donne lieu à une forme de sophro où on visualise et capitalise les acquis du cours.

Ce serait inétressant d'avoir le retour des gars qui sont sur le forum ; Chris, gillou, Philippe ?

11 novembre 2010 à 13:49:25
Réponse #8

Thanos


Dans nos cours, c'est une S.O.P.

standard operating procedure ??  :huh:

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

11 novembre 2010 à 14:13:21
Réponse #9

Eric Lem


standard operating procedure ??  :huh:

Correct, sir...

'Tain ce qu'on peut utiliser comme abréviations sans s'en rendre compte... 

Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

11 novembre 2010 à 15:13:27
Réponse #10

Gros Calou


C'est notamment ce que je fais après une "défoulade" sur paos, relaxation et/ou débriefing de la séance du jour.

Ou un excellent cours de secourisme, que j'ai fort apprécié  à de tes un stage. Ca remet les idées en place  ;)

11 novembre 2010 à 17:40:38
Réponse #11

Patrick


Ou un excellent cours de secourisme, que j'ai fort apprécié  à de tes un stage. Ca remet les idées en place  ;)
Oui aussi. On reste dans l'esprit cher à l'ACDS, de l'avant, pendant et après.  ;)

11 novembre 2010 à 19:27:44
Réponse #12

Moleson


Bon aller boire tranquillement une bière après c'est pas mal non plus ???


Moléson

11 novembre 2010 à 19:46:28
Réponse #13

Patrick


Chez nous, on fait les deux  ;D

Détente, respiration, retour au zen et puis, on pochetronne.
Oui, la plupart du temps nous aussi et on boit même des bières Belge.

12 novembre 2010 à 11:58:00
Réponse #14

Chris-C


Citation de: Patrick
C'est notamment ce que je fais après une "défoulade" sur paos, relaxation et/ou débriefing de la séance du jour.

J'avais observé précédemment que quand je donnais cours le soir, beaucoup d'élèves ne pouvaient dormir.

En fait, la relaxation donne lieu à une forme de sophro où on visualise et capitalise les acquis du cours.

Ce serait inétressant d'avoir le retour des gars qui sont sur le forum ; Chris, gillou, Philippe ?

Moi je dis que c'est essentiel, on est pas là pour se transformer en guerrier incontrolable, juste être des citoyens plus conscient et
mieux préparer. En dehors de ça j'ai envie de rester "abordable" et "responsable" quand je sors du cours.

Personnellement une des raisons qui m'a poussé à faire du yoga il y a maitenant presque un an c'est les cours de SD/SP.
Car pendant les cours on parle de chose pas glop et bien sûr on y pense aussi de plus en plus les autres jours. La visualisation mentale
afin de trouver des solutions, fait pour moi partie de l'entrainement.
J'ai resenti le besoin de vider tout ça pour maintenir un équilibre via le yoga.
Il n'est pas rare que pendant des scéances de respiration et de relachement de la pensée défile des flash de scénario ou de visualisation
lié à la SD/SP.

De plus ce petit moment de retour au calme aprés le cours est bénefique à plusieurs niveau. Le rythme cardiaque redescend, la régulation thermique revient à la normale, la visualisation du cours encre les gestes et elle permet à des gens qui n'ont jamais pris ce temps là pour eux de découvrir ce temps de calme.

C'est à mon avis le gage d'un cours de SD/SP adapté à des civils.

Je ne cache pas d'ailleur qu'avec la pratique du yoga je m'éloigne parfois un peu des consignes de relaxation demandé par Patrick.

De tout façon on en a déjà parlé sur le forum, comme il est difficile de faire du travail en force sans relachement musculaire, je ne
vois pas comment il pourrait y avoir de la concentration mentale sur un sujet sans derrière une décontraction mentale..... et une petite mousse bien sur  :D

13 novembre 2010 à 13:16:07
Réponse #15

Philippe



Citation de: Patrick
C'est notamment ce que je fais après une "défoulade" sur paos, relaxation et/ou débriefing de la séance du jour.
J'avais observé précédemment que quand je donnais cours le soir, beaucoup d'élèves ne pouvaient dormir.
En fait, la relaxation donne lieu à une forme de sophro où on visualise et capitalise les acquis du cours.
Ce serait inétressant d'avoir le retour des gars qui sont sur le forum ; Chris, gillou, Philippe ?



Bonjour à tous,
Pour moi, effectivement, ce dernier ¼ d’h permet un retour au calme après une montée dans les tours et avoir discuté de propos pas toujours faciles à digérer, de me détendre afin de repartir comme je suis venu, càd tranquille et serein sans me prendre pour un surhomme. Et l’après-midi, je suis dans un état vraiment relâché.
Ce moment permet aussi de récapituler les techniques travaillées en me revoyant les faire, tout en sachant que certaines passent à la trappe et des détails oubliés. J’essaye de mémoriser au mieux qques mouvements que je visualise à nouveau qd je veux dans la semaine, associés à un travail de répétition dans le vide devant une glace ou pas (je n’en suis pas encore aux enchaînements), sans oublier les principes de PP bien sûr !!
A+ :)
« Modifié: 15 novembre 2010 à 15:05:47 par plumok »

14 novembre 2010 à 21:31:44
Réponse #16

Bomby


Je visite souvent des clubs de SD de toutes écoles. Je suis souvent très surpris d'entendre certains enseignants ériger l'agressivité en principe à ateindre. J'en ai même vu certains beugler AGREEEEEESSSSSSIIIIIIVVVVIIIIIIIIIIIITTTTTTTTTTTTTTTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE, en passant dans les ateliers façon sergent instructeur des US Marines.

De fait, sous les hurlements des encadrants, ils parviennent presque à un État Modifié de Conscience. Le problème c'est qu'ils quittent aussi le cours dans un état de grenade dégoupillée, se sentant fort et prêt à en découdre. Je doute que dans cet état là, il soient disposés à l'évitement, la désescalade ou le repli. Certains pourraient même se sentir en état d'esprit revanchard et serait tenter d'aller causer au trou du cul qui les faisait chier (je le sais pour m'être trouvé dans cet état d'esprit).

A l'agressivité, d'autres opposent la combativité. La différence peut paraître subtile mais elle est essentielle. La combativité, à l'inverse de l'agressivité ne survient que quand toutes les autres pistes d'évitement, de désescalade, de repli s'avèrent infructueuse et qu'on a su identifier que le seul moyen de s'en tirer le moins mal possible est de rentrer dedans pour faire cesser la menace.

De plus l'agressif véhicule un langage non verbal de défi permanent susceptible d'attiser la violence de stigmatisation et territorialité. A l'inverse, le combatif véhicule le message : "je ne te cherche pas, je ne menace pas ton statut au sein de ton groupe, mais si tu insistes, ce ne sera pas simple".

En fait quand je vois mes potes de l'ACDS et d'autres réelllement combatifs, je vois des gens ouverts, souriants, mais que bizzarement on a pas envie d'aller chercher.

Bonjour Patrick,

est-ce que tu pourrais développer un peu plus la distinction que tu fais, dans les méthodes d'entraînement, entre agressivité et combativité ?

Je trouve très intéressante cette distinction mais en te lisant j'ai un peu l'impression que tu soulèves une différence pédagogique importante mais en la définissant plus par son résultat que par son procédé.

Or, me semble-t-il, c'est le procédé pédagogique qui est important.

Il me semble aussi qu'un certain travail sur l'agressivité est parfois utile. Comme tu l'avais dit en substance et excellemment (à mon humble avis) dans un autre post, tout l'art consiste à lâcher la bête qui sommeille en nous, juste comme il faut et quand il faut, pas plus (désolé, je paraphrase de mémoire, certainement en moins bien)... La question me semble donc plus celle du contrôle et de la canalisation de l'agressivité.

La notion de combativité me semble par ailleurs peut être moins appropriée au plan sémantique. A mon avis, elle renvoie plus à une notion de réactivité dans la durée. Or, en SD, compte tenu de l'importance de la frappe préventive et de la brièveté de l'engagement, je ne sais pas si la notion de combativité est très parlante en terme d'entraînement. Je pense qu'elle est relativement appropriée quand tu évoques l'attitude naturellement dissuasive dégagée par certains, mais pour ce qui est de l'entraînement, disons "technique", j'aurais donc une préférence personnelle pour la notion de contrôle d'agressivité

En ce sens, me semble-t-il, avant de contrôler l'agressivité, il faut donc déjà (pour certains en tout cas) apprendre à la libérer.

Sans tomber forcément dans la caricature de l'instructeur de Marines de cinéma ou dans celle du méchant et mauvais professeur de Karaté Kid, n'est-il pas parfois utile de provoquer, par des procédés divers, le cas échéant par la voix, la libération de l'agressivité ? Il me semble que pour les "cogneurs instinctifs", ça n'est sans doute guère nécessaire mais que pour nombre de gens polissés par leur éducation qui viennent apprendre à se défendre, ça peut être bénéfique.

Reste la difficulté, que tu évoques, de contrôler ceci, et de ne donc pas se comporter comme une grenade dégoupillée en permanence.

Pour moi, cette difficulté se retrouve à deux stades : celui du démarrage (pourquoi dégainer quand on peut s'éloigner et/ou "désescalader" ?), mais aussi celui, sans doute plus difficile, de l'achèvement : pourrais-je reprendre le contrôle pour m'arrêter à temps avant de faire trop de dégâts, et à l'inverse n'arrêterais-je pas trop tôt?

On connaît sans doute tous des exemples de personnes qui se sont arrêtées soit trop tard (blessant inutilement leur adversaire) ou à l'inverse trop tôt (le coup classique, par exemple, du "méchant" laissé supposément KO mais qui a encore suffisamment de ressource pour sortir une lame et s'en servir).

Alors, si Patrick ou d'autres ont des exercices d'entraînement spécifiques sur ces points (libérer l'agressivité tout en la contrôlant, prendre le recul pour apprécier la situation tout en "envoyant"), je suis preneur.

Parce que terminer les séquences d'entraînement par du défoulement aux paos ou autres puis par une "redescente" (stretching, relaxation ou autre...), c'est déjà très bien et ça répond en partie au premier point (un état d'agressivité excitée qui peut conduire à des démarrages intempestifs) mais ça ne répond pas me semble-t-il à cette seconde problématique (reprendre le contrôle de la bête quand on l'a libérée)...

On va peut-être dire que je cherche encore à pomper tous les secrets de l'ACDS, mais bon, je l'assume, faute d'avoir pu encore tester en live la formation ACDS, c'est exactement ça, sauf que même si ça ne vient pas de l'ACDS, je suis preneur aussi...

Cordialement,

Bomby

14 novembre 2010 à 22:54:50
Réponse #17

kanarwc



THE KILLER INSTINCT ?!!

Though I agree that one must recognize and come to terms with one'sown darker side for both growth and true peace, I can't help but to mention the power of the other side of that equation. I'm just a bit touchy when I hear talks about Killer this or Killer that.
I have experienced rage from within and felt it from the outside as well; that rage and will to power that transcends the mere adrenaline rush of fear and/or anger and seeks to consume, digest, and excrete any threat it aims for. It exists and can be expressed differently depending on the character and experiences of the person too. Though it's scary enough in the wide eyed, blood flushed face, and white knuckle fury of fully "committed" aggressor it's even much scarier in the calm, methodical, and reptilian manner of a "convinced" adversary. I firmly believe that the more experienced the predator the more "reptilian" and less "monkey" the mind set and expression of violence.

My point though is that how much do you scar the heart to survive the struggles of life? Enough so you can survive anything...but feel nothing? Build up enough armor and you have built a cage. It's a more delicate path than given credit too and one not to be taken lightly. I have seen many people in lines of work that demand a “killer instinct” and have personally seen them become dark themselves. I value the brave heart that can do what is necessary but recognizes the act for what it is and what it can do. If you look at history, some of the greatest warriors were nothing more than poets and farmers pushed too far. It was their gentleness and love of life that once threatened made them monsters in the eyes of their oppressors. Then again throughout history you will also find the greatest killers and conquerors fueled by the cowardice of jealousy, prejudice, and hatred. This KILLER'S instinct...is it simply a tool? Does a man who fights for his people's freedom, his family, his child have the same instincts as the one who fights for power and oppression of others. I would argue no. One's instinct is to preserve, shelter, and nurture and the other's is to control, dominate, and instill fear. Regardless of moral judgements (it's often relative) both can kill but one lives to create and the other to destroy.Who then has a better grasp of a killer's instinct? I would say the serpent is always wiser than the lamb on these matters and that an instinct to kill is not the same as an instinct to preserve.

My money is on the better skilled or armed fighter or warrior and that not only mean physically. My money is on the man who fights for the life of his child or wife and his love of life and not the #@^#^$ ******* who is so scared of it and that he can't see past his own fear, isolation, and bottomless hunger. It really isn’t always what you fight with but what you fight for. So much of the martial arts world is made up of tough talk as if we were living in times where martial arts meant so much to survival. It isn’t.

Kindness, compassion, a lust and a love for life are the true and eternal powers. If threatened to be destroyed, damaged, perverted, or confined they are nature’s best gifts to mankind to endure, escape, survive, and be victorious. You don't need to train a killer or predatory instinct. You already have it. A tiger doesn’t spend any time training to be mean or cruel. If anything, it plays to sharpen it attributes. It plays. When the real time comes, it then does what it really does. A man should therefore be a man. No more and no less. Striving to become anything outside of that is not recognizing what is already contained within.

Only faith and courage allow you the initial freedom to experience growth and liberate you to do so of your own accord. Fear and doubt can only offer you bondage to half truths and deceive you further and further away from the yourself and the truth. You don’t need to become a “killer” to face what kills life. You just need a life to live with all that sustains it. It takes real courage to live, love and enjoy it. All of it. If ever you are attacked and must defend yourself, let your LIVING self be undoubtedly what must be allowed to LIVE and let your attacker(s) be nothing more than what seeks to end. Give no thoughts to what you must do and you will do what must be done.

Luis Gutierriez (1999)


15 novembre 2010 à 00:11:33
Réponse #18

Leif


the beast within.

en plus clair.

quand tu dois combattre , sauver ta peau, te sortir d'un mauvais truc pour moi  lacher tout ouvrir les vannes, etre le plus agressif possible.

je penses qu'il y a un temps pour l'ego, penser a une belle cascade ou une tasse de the sur le mont fuji et un temps pour juste etre un put**n de reptile "vivre , manger, baiser ".

l'agressivité ou combativité juste des mots en soi ,de la sémantique.

apres il en est tout autrement de ce que tu decris pat pour le conditionement, la mais c'est facile a un point, cela en est meme etrange.

un male alpha et une meute"agressivité etc...", il conditione ses pratiquants, mais en fait il leur donnes précisément ce qu'ils veulent.

beaucoup de gens son fier d'appartenir a un groupe de qui pratique l'art "delamortquituetdelaresurection".

sur ce wally va au lit dans son bayou ;#
« Modifié: 15 novembre 2010 à 00:20:40 par leif: superheros le we et jours feriés »

15 novembre 2010 à 07:03:41
Réponse #19

Eric Lem




En ce sens, me semble-t-il, avant de contrôler l'agressivité, il faut donc déjà (pour certains en tout cas) apprendre à la libérer.


 :)

Je me demandais qui allait enfin parler de ça... merci Bomby!

D'après mon expérience, il n'y a qu'une toute petite minorité de personnes dont il est vraiment utile de réguler l'agressivité.
Pour les autres, dans le cadre de l'entrainement au combat, on rencontre plutot le problème inverse: des gens trop polissés, pour lesquels il est tout simplement inconcevable (éducation, conviction philosophiques, conditionnement, ...) de chercher délibérément à blesser un autre être humain.


Peace,

Eric.
*********************************
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http://www.acdsbelgium.org/

15 novembre 2010 à 15:31:32
Réponse #20

Chris-C


Citation de: bomby
La notion de combativité me semble par ailleurs peut être moins appropriée au plan sémantique. A mon avis, elle renvoie plus à une notion de réactivité dans la durée. Or, en SD, compte tenu de l'importance de la frappe préventive et de la brièveté de l'engagement, je ne sais pas si la notion de combativité est très parlante en terme d'entraînement. Je pense qu'elle est relativement appropriée quand tu évoques l'attitude naturellement dissuasive dégagée par certains, mais pour ce qui est de l'entraînement, disons "technique", j'aurais donc une préférence personnelle pour la notion de contrôle d'agressivité

Je suis plutôt d'accord avec ça, ceci dit je n'ai aucune idée de comment instruire la combativité de façon rapide et efficace.
La combativité est utile en survie et dans la vie de tout les jours, elle n'est donc pas uniquement rencontré dans le monde du "combat".

Si l'agressivité est importante comme tu le dis pour "la frappe préventive" elle devra toujours être là si la "FP" ne passe pas et que tu commences à ramasser, c'est là a mon sens que la combativité est importante. Agressif pour expédier, combatif pour durer.

Bref il faut de tout, mais je pense que le post de Patrick est plutôt là pour discuter d'un équilibre dans la formation des gens.
Conscient qu'il faut en un laps de temps passer d'un symphatique citoyen à une bête en furie, sans que cela ne déborde sur la vie de tout les jours... je comprend facilement que cela puisse être prise de tête pour un enseignant de SD/Sp responsable.

a+


15 novembre 2010 à 19:13:56
Réponse #21

Patrick


En fait, malgré que Serge m'en eut ouvert les yeux il s'agit bien d'un porblème de sémentique ou de définition propre à chacun.

Pour moi l'agressif recherche l'affrontement systématique et le combatif fait preuve de discernement. Mais il sait libérer la bête et tend à la contrôler.

Mais Bomby et Eric ont raison beaucoup n'arrivent tout simplement pas à y aller avec la détermination nécessaire quand il le faut.

Je n'ai aucune recette miracle, mais ce que je vois chez mes élèves, même relativement nouveau est encourageant.

Tout d'abord je m'attache à les persuader qu'ils ont le droit de lâcher les watts, qu'ils en valent la peine. C'est tout con, mais pour beaucoup le problème est là. Ensuite, par des exercices ou je vais les fatiguer physiquement, je vais entraîner une habitude à une moindre intellectualisation de la situation.

Au fur et à mesure, on s'apperçoit qu'ils ressentent, décodent les signaux de ceux d'en face alors qu'au début il réfléchissaient et bloquaient. Il sont plus et mieux réactifs.

La visualisation de fin de cours qu'on pourra appeler sophro permet vraiment de capitaliser.

Voilà rien de révolutionnaire, juste un boulot de longue haleine où on se remet tous en question.

18 décembre 2010 à 11:58:47
Réponse #22

dkjm


Je pense justement que tu as souligné l'élément nécessaire et qui pourrait remplacer le terme "agressivité" en SD ou même dans n'importe quelle discipline qui nécessitent la violence pour obtenir quelque chose (la défense d'une personne, etc.), ce n'est pas vraiment combativité (nécessaire à l'entrainement lorsque par exemple le travail est cardiaque) mais plutôt "détermination", la détermination d'aller jusqu'au bout, de mettre en oeuvre tout ce qu'il faut pour obtenir le résultat, dans le cadre de la self défense, cela signifie que si quelqu'un met en danger une personne que j'aime et que je n'ai plus aucune autre solution (la désescalade n'est malheureusement pas toujours possible... :() alors je n'hésiterais pas à casser le nez de la personne, à lui arracher une oreille, à le frapper dans la gorge, dans les co**les, les genoux, tout en sachant que légalement je risquerais de la simple contravention à l'emprisonnement voir même la réclusion si je l'ai handicapé à vie.


Une fois que la décision de se défendre est prise, il faut être déterminé, ce qui entraine nécessairement une part d'agressivité (quand on frappe dans le genou d'une personne même si c'est pour ce défendre le geste en soit est extrêmement agressif surtout quand on en connait les conséquences)

Voilà, désolé d'avoir déterré un vieu sujet,

18 décembre 2010 à 15:37:20
Réponse #23

Raiderscout


l'agressivité seule ne vaut rien.

L'agressivité est une des composantes de la combativité. C'est un interrupteur que l'on allume pour délivrer la violence.

La combativité est une qualité qui se nourrit de plusieurs capacités : l'endurance, la volonté d'aboutir, le courage, l'intelligence de situation et la rapidité d'analyse, la force, la technique, la résistance physique et psychologique, l'agressivité et parfois la résignation.

La combativité c'est être fort et clairvoyant.  :)
"Be Prepared !"

25 décembre 2010 à 20:23:25
Réponse #24

Le Barbu'


D'après Robert Paturel, l'agressivité est un sentiment négatif engendré par la peur alors que la combativité est a l'inverse positive et générée par le courage.  :closedeyes:
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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