Problème délicat s’il en est. Je suis ACMO dans mon service et ce n’est ni évident de tout voir en direct-live-là-tout-de-suite et donc de prévoir, ni de mettre en place les Vraies solutions (j’y reviendrais ensuite).
En cas d’alerte les ascenseurs doivent être interdits (signalétique) donc y a pb. Solution mettre les personnes à mobilité réduite au rez de chaussée …là aussi y a pb. Car en général soit cela n’a pas été pris en compte lors de la conception et/ou l’organisation des locaux ou, plus classiquement : on ne peut pas mettre tous les services, classes etc où ces personnes se trouvent (les situations évoluent) au rdc.
Les portages « simples » sont le plus souvent appliqués. Merci pour les idées de la couverture et de la barre. Mais ces techniques reposent toujours sur un maillon pouvant être extrêmement versatile : les collègues. Il faut qu’ils soient Ok pour le portage, puissent le faire (physiquement ce n’est pas forcément évident en fonction du handicap et du poids de la personne à déplacer), et bien sûr soient présents au moment fatidique. Les congés, les mutations, les pauses (le retour en arrière est interdit aussi) ne rendent pas facile la démarche. Vous me direz : il faut faire en sorte qu’il y ait toujours le nombre de personne voulu là ou c’est nécessaire. Je suis d’accord mais chez nous (on est 3000) je n’ai pas encore vu cela se mettre en place et pérenniser.
Nous allons revenir à l’ACMO qui n’est ni DRH, ni Responsable des travaux/entretiens/bâtiment, ni patron (j’ai oublié Dir des services Financiers). En bref, il peut être au courant de quelque chose mais ne pas forcément pouvoir intervenir directement. Faire un rapport c’est bien mais c’est à peut près tout ce qu’on peut faire dans les textes (pour ma part, dans mon service, j’ai de la chance d’avoir un boss qui me laisse le champ libre mais ce n’est pas toujours le cas des autres collègues).
Mais la première des choses c’est déjà d’être informé. Et je pense que c’est par là qu’il faut commencer : Information+Prévention. En cas de difficultés prévisibles, prévenir et étudier les différentes solutions c’est déjà beaucoup (désignation de guides et/ou serre-files, du responsable d’évacuation, mise en place plan d’évacuation, d’un point de rassemblement, formations des personnels…). Ensuite la réalisation régulière d’exercices permet de mettre en évidences les points à améliorer. Le rapport d’un obscur grouillot dans son coin est plus facile à oublier qu’une grosse bévue faite devant tout le monde lors de l’exercice (notamment lors de la présence des pompiers en observateurs).
Sensibiliser et impliquer le personnel, dans la démarche hygiène et sécurité, pour le solidariser lors des pépins (on évite ainsi d’oublier quelqu’un, il y a de l’aide qui reste…) est le plus important. L’autre coté c’est obtenir le soutient de la direction et là c’est plus difficile mais c’est la clé de voute de l’édifice.
Euh .. c’est juste mon avis hein !