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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Brain Power - The Gut Feeling  (Lu 10103 fois)

23 octobre 2010 à 13:50:18
Lu 10103 fois

** Serge **


Un article intéressant du NY Times :

Citer
For all that scientists have studied it, the brain remains the most complex and mysterious human organ — and, now, the focus of billions of dollars’ worth of research to penetrate its secrets.

In Battle, Hunches Prove to Be Valuable

By BENEDICT CAREY
Published: July 27, 2009


http://www.nytimes.com/2009/07/28/health/research/28brain.html?_r=2&pagewanted=1&emc=eta1

http://www.nytimes.com/2009/07/28/health/research/28brain.html?pagewanted=2&_r=2&emc=eta1

http://www.nytimes.com/2009/07/28/health/research/28brain.html?pagewanted=3&_r=2&emc=eta1
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

23 octobre 2010 à 15:06:40
Réponse #1

Kilbith


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 octobre 2010 à 15:16:51
Réponse #2

** Serge **


Citer
Etre rationnel, ce n'est pas se couper de ses émotions. Le cerveau qui pense, qui calcule, qui décide n'est pas autre chose que celui qui rit, qui pleure, qui aime, qui éprouve du plaisir et du déplaisir. Le coeur a ses raisons que la raison... est loin d'ignorer. Contre le dualisme du corps et de l'âme, mais aussi contre ceux qui voudraient réduire le fonctionnement de l'esprit humain à de froids calculs dignes d'une machine, voilà ce que révèlent les acquis récents de la neurologie. Un ouvrage déjà classique, par l'un des plus grands spécialistes et théoriciens mondiaux du cerveau.

http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2000/nov/A_Damasio.html

De fait, cela a l'air bien intéressant.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

23 octobre 2010 à 18:26:44
Réponse #3

Kilbith


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 octobre 2010 à 18:44:47
Réponse #4

Kilbith


Citer
J'en étais encore et seulement à fouiller au-niveau des neuropeptides  {$default_wink_smiley}
Je suis lent  {$default_grin_smiley}

Je suis un peu avantagé quand il s'agit de lire un truc vite et de repérer les citations et les auteurs : "on fait du clavier jutsu forum comme on s'entraine"   ;#

Sinon ce qui est bien dans l'article (et aussi chez Damasio) c'est que cela réhabilite les émotions comme partie importante du mode de fonctionnement normal de l'humain.

Alors qu'une partie de la philosophie européenne opérait traditionnellement une distinction entre le corps et l'esprit et que plusieurs philosophies insistent sur la nécessité de se détacher des émotions...ces études légitiment celles-ci et nous permettent d'envisager le fonctionnement notre cerveau (notre arme évolutive n°1) dans son entier.

La SP n'est-elle pas en partie la gestion des émotions ?

 ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 octobre 2010 à 19:04:36
Réponse #5

** Serge **


La gestion de l'émotion est fondamentale en SP.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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26 octobre 2010 à 20:14:27
Réponse #6

DavidManise


Article très intéressant.  Thanks, bro :)

Pour résumer, ça parle d'une recherche menée par l'armée US sur les petites intuitions qui nous préviennent du danger, et du fait que certaines personnes semblent beaucoup plus performantes que d'autres à détecter des dangers comme ça.  

Ca me fait chaud au coeur de lire ça, parce que ça fait des années que je radote sur le sujet et que peu de gens m'écoutent...  j'ai hâte de voir ce qui va sortir de ces études.  Apparemment ils y mettent du pognon...  

Ce que je sais, en tout cas, c'est que ça marche.  Ces petites intuitions, ces "gut feelings" qu'on ressent juste avant que la m*rde ne nous tombe dessus, c'est bien connu de plein de gens et depuis longtemps.  Et de ne pas en tenir compte est complètement débile et suicidaire, à mon avis.

Mon avis est que tout le monde a le potentiel nécessaire pour ressentir ces choses là...  mais que selon les habitudes et les conceptions de chacun, on choisit d'y être attentif, d'y accorder une valeur, et donc de laisser ce genre de phénomène mental s'exprimer...  ou pas.  Je suis sûr qu'on peut étouffer ça assez facilement en nous...  et je suis sûr aussi qu'on peut cultiver cette sensibilité là, juste en y étant attentif et en y accordant une crédibilité.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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26 octobre 2010 à 20:30:31
Réponse #7

Moleson


Article très intéressant.  Thanks, bro :)

Pour résumer, ça parle d'une recherche menée par l'armée US sur les petites intuitions qui nous préviennent du danger, et du fait que certaines personnes semblent beaucoup plus performantes que d'autres à détecter des dangers comme ça.  

Ca me fait chaud au coeur de lire ça, parce que ça fait des années que je radote sur le sujet et que peu de gens m'écoutent...  j'ai hâte de voir ce qui va sortir de ces études.  Apparemment ils y mettent du pognon...  

Ce que je sais, en tout cas, c'est que ça marche.  Ces petites intuitions, ces "gut feelings" qu'on ressent juste avant que la m*rde ne nous tombe dessus, c'est bien connu de plein de gens et depuis longtemps.  Et de ne pas en tenir compte est complètement débile et suicidaire, à mon avis.

Mon avis est que tout le monde a le potentiel nécessaire pour ressentir ces choses là...  mais que selon les habitudes et les conceptions de chacun, on choisit d'y être attentif, d'y accorder une valeur, et donc de laisser ce genre de phénomène mental s'exprimer...  ou pas.  Je suis sûr qu'on peut étouffer ça assez facilement en nous...  et je suis sûr aussi qu'on peut cultiver cette sensibilité là, juste en y étant attentif et en y accordant une crédibilité.

Ciao ;)

David

Je suis aussi un convaincu..
Le problème est souvent que notre rationnel tente d'analyser ce sentiment et le rejette comme irrationnel et donc on ne suit pas ce sentiment diffus.

Moléson

26 octobre 2010 à 20:37:14
Réponse #8

DavidManise


Oui.

Une solution est d'analyser ce sentiment comme une information, tout simplement.  De là on investigue...  et le rationnel est satisfait.

Mes deux balles ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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27 octobre 2010 à 08:20:12
Réponse #9

raphael


est ce que le  6eme sens n'est pas "que" l'ensemble de nos 5 sens plus ou moins affutés et tout ceci avec l'experience ?  :-\
Se connaitre et s'accepter


27 octobre 2010 à 12:45:44
Réponse #10

DavidManise


- Heu là on parle pas de 6ième sens hein ni de capacité magique, juste de la rapidité pour analyser très rationnellement une masse d'informations assez évidentes (comparaison de la disposition d'un lieu à un instant t et t-1), puis de la rapidité-assertivité pour agir en conséquence, c'est déjà énorme, gros défi de la protection personnelle entre autres, du moins pour moi.

Analyse bien rationnelle, je pense pas...  mais analyse absolument pas magique ni paranormale, on est bien d'accord. 

Je pense que ce qu'on appelle la rationalité est une des nombreuses manières dont notre cerveau peut fonctionner.  On peut très bien se retrouver à traiter les informations différemment, et à intéragir avec le monde de manière complètement différente.  La tradition philosophique occidentale parlerait sans doute d'irrationalité, parce que -- comme le veut la bonne vieille logique binaire aristotélicienne -- tout ce qui n'est pas rationnel est forcément irrationnel, hein...  ::) ;)

Je pense que toutes les manières dont notre cerveau traite des données sont très loin d'être connues des scientifiques.  Les neurosciences bougent bien dans ce sens là, mais on est encore loin du compte.  Un champ de recherche vraiment prometteur...  :)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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27 octobre 2010 à 15:20:32
Réponse #11

Jocelyn


Un extrait de texte intéressant (j'ai mis en gras):

Citer
Rational Choice Models and Alternative-to-Rational Choice Models

Cognitive psychology has looked at the neuropsychological processes involved in decision making and identified several theoretical approaches to this question. The first discussed will be the rational (normative) and the alternate-to-rational-choice (descriptive) approaches (Tversky & Shafir, 1995). It is important to note that alternate-to rational does not equal irrational. The label signifies a type of theory, not a type of outcome.

Rational models of decision making emphasize the individual decision maker while alternative to rational choice models emphasize the environment or context, i.e. the circumstances surrounding the decision making process. Rational-choice models view the decision maker as objective, methodical, systematic, and un-impulsive. The decision maker is assumed to be capable of obtaining all the information necessary to determine the best choice among alternatives. Alternative-to -rational choice models suggest the decision maker places more value on emotion, intuition, subjectivity and interdependence.

L'opposition entre un choix rationnel et "alternatif" ne se situe pas entre rationnel et irrationnel, mais entre exhaustif et heuristique.

Citer
Literature suggests that in these situations, alternate-to-rational decision-making strategies may provide more value to the decider than previously presumed (Simon, 1983; Phillips, 1997). Intuitive strategies for decision making are easily identified and should be seriously explored in addition to rational strategies. For example, the intuitive decider ("I just knew it") may reflect the decider's capacity for quick retrieval of relevant information (Phillips, 1997). The emotional decider ("It felt right") uses emotion as a preemptive function, to direct the deciders attention to what needs to be addressed clearly in a complex decisional environment (Simon, 1983).

Autrement dit, en plus d'être complémentaire au raisonnement rationnel, l'intuition a pour rôle de précéder celui-ci, en attirant l'attention sur un domaine précis, au sujet duquel le raisonnement va ensuite avoir lieu.

(source: Balancing intuition and reason: tuning in to indecision.)

My 2 cents...

27 octobre 2010 à 18:12:09
Réponse #12

alexr


L'opposition entre un choix rationnel et "alternatif" ne se situe pas entre rationnel et irrationnel, mais entre exhaustif et heuristique.

Par heuristique, faut-il comprendre "méthode approximative", qui fournit une solution (pas forcément optimale), sans analyser tous les aspects du problème ?

https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Heuristique

Autres oppositions entre décision analytique/rationnelle et décision intuitive : linguistique/non linguistique, conscient/inconscient, séquentiel/immédiat.

Les décisions analytiques font intervenir le langage articulé : raisonnement formel, conscient, comportant plusieurs étapes traitées les unes après les autres. Dans une décision intuitive, l'analyse est inconsciente, non verbalisable, le résultat semble surgir brutalement de nul part.

Pour prendre un modèle informatique : tout se passe comme si le cerveau humain comportait des programmes résidents (des daemons en termes unixiens/linuxiens) qui surveillent en permanence, automatiquement et inconsciemment certains aspects de l'environnement. Ils filtrent le flot des perceptions à la recherche de certains signes (patterns). Quand des anomalies sont détectées, l'information remonte indirectement à la conscience, sous la forme d'une sensation physique, d'un malaise indéfinissable.

Extraits de l'article ci-dessus :

Citer
He said he had an urge to move back before he knew why: “My body suddenly got cooler; you know, that danger feeling.”

Citer
Their bodies usually tensed up — subtly, but significantly, according to careful measures of sweat

On dirait une réaction de stress, avec action réflexe (arrêt brusque, recul automatique). Le cerveau conscient semble n'intervenir qu'ensuite.

Citation de: Spider Robinson
A hunch is often a conclusion based on data you don't know you possess.

Tiré du roman Lady slings the Booze de Spider Robinson.
« Modifié: 27 octobre 2010 à 18:27:39 par alexr »

27 octobre 2010 à 18:41:27
Réponse #13

** Serge **


Citation de: Spider
A hunch is often a conclusion based on data you don't know you possess.

Ou, sur un data dont tu sais que tu le possèdes, mais n'as pas comme procédure habituelle de t'appuyer dessus lors d'une prise de décision.

Citation de: alexr
Tout se passe comme si le cerveau humain comportait des programmes résidents (des daemons en termes unixiens/linuxiens) qui surveillent en permanence, automatiquement et inconsciemment certains aspects de l'environnement. Ils filtrent le flot des perceptions à la recherche de certains signes (patterns). Quand des anomalies sont détectées, l'information remonte indirectement à la conscience, sous la forme d'une sensation physique, d'un malaise indéfinissable.

Excellente formulation/analogie.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

27 octobre 2010 à 19:08:51
Réponse #14

Jocelyn


Pour prendre un modèle informatique : tout se passe comme si le cerveau humain comportait des programmes résidents (des daemons en termes unixiens/linuxiens) qui surveillent en permanence, automatiquement et inconsciemment certains aspects de l'environnement. Ils filtrent le flot des perceptions à la recherche de certains signes (patterns). Quand des anomalies sont détectées, l'information remonte indirectement à la conscience, sous la forme d'une sensation physique, d'un malaise indéfinissable.

Excellente formulation/analogie.

On pourrait ajouter que ces programmes s'auto-modifient en permanence, ce qui au niveau neurologique se traduit par une modification continue de la structure cérébrale (l'activité cérébrale induit un renforcement ou un affaiblissement des liaisons synaptiques).
En retour, c'est le renforcement ou l'affaiblissement de certains "circuits" qui développe la capacité de réponse à ces patterns (l'apprentissage).

27 octobre 2010 à 19:37:12
Réponse #15

** Serge **


La question subsidiaire qui vient de suite : comment renforcer ce que les pressions socio-éducatives voudraient effacer ?
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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27 octobre 2010 à 19:54:56
Réponse #16

Jocelyn


La question subsidiaire qui vient de suite : comment renforcer ce que les pressions socio-éducatives voudraient effacer ?

En se plaçant dans un environnement qui correspond à ce que tu souhaites conserver. :)
(Lieu et personnes.)

Comme nous sommes influencés par ce qui nous entoure, il suffit de choisir ce qui nous entoure, et donc de s'exposer volontairement aux stimuli souhaités (en évitant de s'exposer aux stimuli indésirables).

Exemples:
  • éteindre sa télé
  • choisir ses fréquentations
  • changer de travail
  • déménager
  • changer d'activité, loisirs, d'habitudes

Concernant ce dernier point, il parait qu'il faut 3 semaines pour changer (créer/supprimer) une habitude (ex: se lever tôt, faire du sport, changer de mode alimentaire...).
Certains connaissent le "30 days chalenge" qui consiste à se donner le défi de changer une habitude quotidienne, pendant 30 jours d’affilée. Cela suffit généralement à rendre ce changement permanent.




27 octobre 2010 à 20:45:10
Réponse #17

** Serge **


Je me suis donc mal exprimé et reformule ma question qui ne concerne pas un changement d'habitudes, mais bien la recherche d'une éducation des sens que nous aurions tendance à occulter ( cf. le sujet de ce post ).

Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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27 octobre 2010 à 21:08:07
Réponse #18

sharky


Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?

On en revient à la conscience de son envirronement et comment le "lire".

C'est Lee Morrison qui expliquait que l'on peut exercer cette "intuition"/"conscience". Il a pris comme exemple: sur une journée, noter mentalement toutes les personnes qui portent un pull rouge ou qui sont gauchères. Pour celà, il va falloir que tu scannes tous les gens que tu rencontres. Une fois que tu as choppé le truc tu es sensé le reproduire inconsciemment.

J'avoue pour ma part faire entièrement confiance dont la manière dont mon cerveau tourne et interprète les infos. J'ai appris à écouter cette voix qui hurle parfois DANGER.
Par exemple, je m'apprête à croiser deux ados dans la rue. J'ai eu ce petit déclic qui m'a dit "fait gaffe" et au moment de les croiser je me suis retourné dans le mouvement pour pas leur tourner le dos en étant à leur portée. Ils m'ont regardé, se sont regardés et ont continué leur route et moi aussi. Je les ai observé de loin et je me suis aperçu que c'était des adeptes de l'happy slapping (c'était il y a dix ans)
Je ne sais pas trop ce que j'ai capté dans leur attitude, leur regard entre eux qui m'ont alerté, en tout cas ce n'était pas conscient.
« Modifié: 27 octobre 2010 à 21:27:03 par sharky »
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

27 octobre 2010 à 21:22:22
Réponse #19

Jocelyn


Bref, comment exacerber, réveiller, entretenir et/ou cultiver ces " sens " souterrains ?

Ce qui suit est un ressenti perso, et malheureusement je n'ai pas vraiment de sources pour étayer.

Le dialogue verbal intérieur (la pensée rationnelle) a tendance à masquer la perception de ces sens, tout simplement car la pensée a tendance à conceptualiser, rendre abstrait, imaginer les choses ailleurs, à un autre moment, et autrement (on dit d'ailleurs "être perdu dans ses pensées"). Cela nous éloigne autant du réel qui nous entoure que de nos perceptions et de notre ressenti intérieur.

Au contraire, quand on observe des personnes agissant de façon intuitive, elles agissent de façon déterminées mais sans précipitation, et parlent peu. Cela fait écho a l'état intérieur, où la pensée est apaisée, et laisse la possibilité aux sens intuitifs de s'exprimer.

Pour passer dans ce mode de fonctionnement, il est donc nécessaire de se détendre et réduire l’afflux de pensée, pour au contraire se concentrer sur les perceptions. Il existe diverses méthodes. Je ne vais pas détailler, mais un bon début consiste au contrôle et à l’apaisement de la respiration, à la concentration sur le ressenti du corps, puis sur ses mouvements, et enfin sur l'environnement extérieur. Ce n'est pas nécessairement aisé au début (l'habitude du contraire), mais la pratique aide.

Je pense que c'est complémentaire avec ce que décrit sharky ci-dessus, et qui consiste à développer une habitude d'observation (pourquoi pas un "30 days challenge" sur ce sujet :) ).


27 octobre 2010 à 22:25:23
Réponse #20

** Serge **


Oui  :)
Mais, tu prends un exemple assez particulier, dans le sens où Lee est un pratiquant PNL ( NLP practitioner ).

Donc, ta réponse pourrait induire : faites de la PNL.

Aurions-nous d'autres voies exploitables pour arriver à ces fins ?
Par exemple, certains types de méditation, l'hypnose, etc ... etc ...
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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27 octobre 2010 à 22:30:42
Réponse #21

Sieg



Le dialogue verbal intérieur (la pensée rationnelle) a tendance à masquer la perception de ces sens, tout simplement car la pensée a tendance à conceptualiser, rendre abstrait, imaginer les choses ailleurs, à un autre moment, et autrement (on dit d'ailleurs "être perdu dans ses pensées"). Cela nous éloigne autant du réel qui nous entoure que de nos perceptions et de notre ressenti intérieur.

Au contraire, quand on observe des personnes agissant de façon intuitive, elles agissent de façon déterminées mais sans précipitation, et parlent peu. Cela fait écho a l'état intérieur, où la pensée est apaisée, et laisse la possibilité aux sens intuitifs de s'exprimer.

Pour passer dans ce mode de fonctionnement, il est donc nécessaire de se détendre et réduire l’afflux de pensée, pour au contraire se concentrer sur les perceptions. Il existe diverses méthodes. Je ne vais pas détailler, mais un bon début consiste au contrôle et à l’apaisement de la respiration, à la concentration sur le ressenti du corps, puis sur ses mouvements, et enfin sur l'environnement extérieur. Ce n'est pas nécessairement aisé au début (l'habitude du contraire), mais la pratique aide.


 Je plussois le raisonnement sur le fait que penser, réfléchir intérieurement, se parler a soit même entre en conflit avec ce Spider Sense(1) .

 Personnellement je suis quelqu'un qui est extrêmement souvent en train de se parler a soit même, cet état me coupe parfois complètement de la réalité, et je me retrouve a marcher comme une robot dans la rue. Une magnifique créature pourrait se déshabiller a 5m de moi je m'en rendrais pas compte. Inutile de dire qu'a ce stade le spider sense gueule completement dans le vie, je me suis déja fait des frayeurs en traversant des rues d'ailleurs...

Si être perdu dans ses pensées neutralise le Spider sense, alors en allant en sens inverse on peut penser que ne pas penser du tout permet de mieux l'entendre.

Dans le concret, je n'arrive personnellement quasiment pas a faire le vide dans ma tete, c'est pour moi un exercice très difficile, néanmoins lors de situations particulieres et souvent liées a un sentiment de peur, d'anxiété de stress ( on s'est blessé, on passe un exam, y a le feu a la maison, on se fait agresser...) cela se fait automatiquement.
Cette mise en marche automatique du mode alerte rouge, intervient selon mon hypothèse pour justement neutraliser toutes pensées parasites et ainsi permettre aux sens de prendre le relais de la pensée rationnelle, c'est ce qu'on appel souvent "être en mode reptilien" et permet a des personnes comme moi souvent en train de "penser" de vider leur esprit instantanément pour se concentrer sur le vitale.

 Bon c'est une hypothèse 0% scientifique, juste une pensée interieure ( tiens justement  :D ) que je met a l'écrit.

 Pour ce qui est de l'entrainer ( hormis le fait que pour ma part me séparer de mon état d'absence est inenvisageable car trop important pour ma survie interieure ) je n'ai pas d'idée précises. Néanmoins, de la même facon que le contre coup d'un "mode reptilien" est assez dur, ne risque t on pas de trop fatiguer notre cerveau a force de lui demander d'être toujours sur le qui vive ?

(1) Spider sense :

 
« Modifié: 27 octobre 2010 à 22:39:18 par Sieg »

27 octobre 2010 à 23:15:47
Réponse #22

sharky



Aurions-nous d'autres voies exploitables pour arriver à ces fins ?
Par exemple, certains types de méditation, l'hypnose, etc ... etc ...

Est ce que ce n'est tout simplement la capacité de notre cerveau à analyser son envirronement et à faire des liens à un niveau "pré-conscient"? J'entends par là avant que tu aies conscience de ce que ton cerveau est entrain de t'ordonner.

Comme si tu avais un petit programme qui tournait en permanence et qui prend les rennes de la machine tout seul quand il détecte un faisceau d'éléments.
Enfin c'est comme çà pour moi, je cherche pas à le contrôler ou savoir comment çà marche, çà marche c'est tout.


''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

28 octobre 2010 à 00:50:16
Réponse #23

VieuxMora


Une piste parmi d'autres:

Des travaux récents ont montrés que nos décisions sont souvent prises avant que nous en ayons conscience.
Dans l'article suivant les références à ces travaux.
Cela a fait pas mal de bruit chez les psys que je connais. :crazy:

http://www.20minutes.fr/article/226302/Sciences-Quand-le-cerveau-precede-la-pensee.php

28 octobre 2010 à 15:27:03
Réponse #24

alexr


Est ce que ce n'est tout simplement la capacité de notre cerveau à analyser son environnement et à faire des liens à un niveau "pré-conscient"? J'entends par là avant que tu aies conscience de ce que ton cerveau est entrain de t'ordonner.

Comme si tu avais un petit programme qui tournait en permanence et qui prend les rennes de la machine tout seul quand il détecte un faisceau d'éléments.

Oui, c'est comme ça que je comprends le truc.

Et plutôt que "reptilien", pour moi c'est "mammalien", pour reprendre le modèle du cerveau triunique.

Je me demande dans quelle mesure ce n'est pas le mode de fonctionnement normal des mammifères non humains : détections et réactions automatiques face aux stimuli perçus comme menaçants.

Les fonctions analytiques, verbales, propres aux humains, se surimposeraient à ce système sans le remplacer.

Un point important, c'est que le système est évolutif, éducable : on peut avoir des intuitions utiles dans des domaines appris : l'anticipation intuitive du comportement des autres conducteurs sur la route, l'intuition d'un radiologue qui revient sur une radio car il a repéré quelque chose de bizarre (sans savoir ce que c'est).

Si on reprend la métaphore du programme qui tourne en tâche de fond, on peut distinguer trois composants :
  • Le programme lui-même, qui scanne les perceptions.
  • Son canal de communication avec la partie consciente, verbale du cerveau. Il s'agit apparemment de sensations physiques (tension) ou d'un état émotionnel (malaise vague).
  • Les signaux (patterns) recherchés par le programme.

Je ne sais pas si on peut agir sur le programme lui-même. On peut probablement agir sur le canal de communication en apprenant à prendre en compte ces sensations et à en rechercher la cause, au lieu de les négliger. Je ne sais pas si d'autres facteurs interviennent (concentration ou relaxation, etc.).

Je pense qu'on peut enrichir sa base de signaux (ou de signatures, pour faire une analogie avec un antivirus) de deux manières complémentaires :
  • En s'exposant à un domaine, un milieu, pour apprendre par immersion. Le cerveau apprend à faire le tri entre l'important et l'accessoire, le normal et l'anormal.
  • En étudiant expressément des listes de signaux, pour accélérer le processus d'apprentissage.

J'ai l'impression que c'est l'approche adoptée dans les premiers chapitres du livre The Gift of Fear de Gavin de Becker. Selon la thèse de cet auteur, les humains auraient tous une capacité "naturelle" à identifier les signaux avant-coureur d'une agression, mais ils doivent accepter de se fier à leur intuition. L'auteur présente ensuite une liste de signaux, d'indicateurs avancés, pour faciliter l'identification des menaces.

 


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