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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: altercation couple sur parking  (Lu 12884 fois)

15 octobre 2010 à 08:24:09
Lu 12884 fois

raphael


une amie a été confrontée à une altercation violente entre un couple : baffes très violentes et secouage. Cela s'est passé sur une zone un peu éloignée sur un grand parking de supermarché. En voulant retirer de l'argent dans un distributeur elle tombe sur un couple en dispute. Le mec grand et costaud distribue des baffes en gueulant sur sa compagne, mon amie en colère et vraiment secouée par la situation veut faire quelque chose mais ne sait quoi. Elle regarde autour d'elle et la seule personne qu'elle voit c'est un homme dans une camionnette qui regarde la scène sans aucune réaction.

Les baffes continuent et redoublent, elle entends même les impacts et là la solution (enfin sa solution) lui vient d'un seul coup : elle rentre dans sa voiture, démarre et commence a klaxonner sans s’arrêter et commence a avancer doucement vers le mec. Ce dernier s'en va et quitte les lieux; Mon amie va voir la fille et elle l'a trouve en état de choc. Elle lui conseille d'appeler la police, essaie de la raisonner elle lui dit de ne pas se laisser faire (elle lui fait la leçon, ça c'est sa colère et son petit caractère qui ressort  ;#). La fille ne veut rien faire et part aussi quand le mot police est prononcé. A ce moment là le mec de la camionnette sort et commence a discuter " il fallait faire quelque chose, c'est pas normal de voir ca...". et là il lui rien manqué comme conclusion  ;#

Par contre mon amie a un peu de mal à gérer l’après: une fois que la pression est redescendue. Elle en parle beaucoup, se demande ce qui aurait pu arriver, que va t il se passer dans ce couple maintenant ? en plus elle a reconnu le gars il travaille dans un centre auto bien connu
Se connaitre et s'accepter


15 octobre 2010 à 09:03:07
Réponse #1

DavidManise


Salut !

Eeeh ouais...  c'est toujours un peu traumatisant de voir des trucs comme ça quand on n'a (heureusement) pas l'habitude.  On découvre d'un seul coup qu'il existe encore un monde, complètement injuste et dégueulasse pour de vrai, où y'a des gens qui se prennent des tartes dans la gueule et qui ne peuvent rien faire, des gens qui prennent dans le cul et qui serrent les dents, des gamins qui ne bouffent pas tous les jours, etc.

Welcome to the real world.

En France, une femme meurt de violences conjugales tous les 5 jours. 

http://www.sosfemmes.com/violences/violences_chiffres.htm

C'est un vrai problème de société.  Et là, comme ça, sur un parking, on se rend subitement compte que c'est la m*rde et qu'on ne peut rien faire.  Et ça fout la haine...

Et le pire c'est qu'après, on s'habitue à l'idée :bheurk:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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15 octobre 2010 à 09:36:50
Réponse #2

DA


Citer
Welcome to the real world.

J'ai vraiment pris conscience de ça il y a quelques années, en rentrant dans ma dernière location... On avait pu faire qu'une visite, et on avait pas remarqué ça: toutes les clinches et chambranles de portes étaient défoncées,  il y avait parfois des trous dans les portes... Là, l'image est venue dans ma tête: le mec (ivrogne), devenait violent, la femme tentait de s'enfermer pour se protéger, il défonçait la porte, la suite, vous l'imaginez aussi...
J'ai eu la confirmation avec les flics plus tard, qui sont passé pour enquête (sans savoir que l'on avait emménager).

Ça a pas mal contribué à mon changement de vision sur la sécurité. Surtout vis à vis de la non réaction des voisins...




15 octobre 2010 à 09:43:34
Réponse #3

DavidManise


Bah ouais :(

Autre anecdote du même style : dans un bar où je bossais, y'avait la porte des toilettes des dames très près de la porte d'entrée.  D'un coup je vois une fille toute pâle qui court et qui s'y engouffre à tout berzingue.  Je me dis qu'elle doit avoir envie de gerber...  Son mec la suit, et il rentre cash aussi...  étrange.

J'entends du raffut.  Je m'approche.  Comme j'entre je vois le mec qui met un pain intersidéral dans la gueule de sa chérie.  Façon cowboy.  La fille vole à plat dos dans un chiotte.  Lui il me voit et il s'engouffre dans le chiotte et il ferme derrière lui, ce bâtard.  Le temps que j'arrache la porte et que le jette dehors comme la m*rde qu'il était, la fille ressemblait à un hamburger.

Je vois les flics dehors, je les fais venir...  ils constatent.  La fille ne veut pas déposer plainte contre son mec.  Elle gère sa vie...  je vis la mienne.  Au moins elle est pas morte ce coup là, je me dis...

Deux jours après, les flics viennent m'embarquer.  Pas contents, menottes, insultes et tout.  Je pige pas, je me laisse faire...  L'autre, elle avait déposé plainte contre moi pour tentative de viol et voies de fait.  En gros je l'aurais traîné jusqu'aux chiottes pour la violer et elle aurait refusé, du coup je lui aurais démonté la gueule.  

Heureusement, y'avait plein de témoins et de gens que je connaissais sur place qui ont témoigné dans l'autre sens et qui ont dit la vérité...  et les deux flics que j'ai appelés sur les lieux ont aussi dit que pour un mec qui aurait tenté de la violer, j'étais plutôt enclin à la pousser à parler aux forces de l'ordre...  bref...  j'ai eu chaud aux fesses sur ce coup là.

Moralité : intervenir, c'est toujours se salir.  Personnellement, j'accepte de me salir pour le principe, mais il faut en être conscient.  Si on choisit d'intervenir, il faut être prêt à assumer ses actes.  Vraiment.  Et ça peut aller loin.

Ciao ;)

David
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15 octobre 2010 à 09:56:47
Réponse #4

Kilbith


D'un coup je vois une fille toute pâle qui court et qui s'y engouffre à tout berzingue.  Son mec la suit, et il rentre cash aussi... étrange. J'entends du raffut.  Je m'approche. 

Pour être "cohérent" avec les faits : elle aurait dû seulement porter plainte pour "voyeurisme". Des amateurs.  :down:

 ;#

Plus sérieusement : les altercations au sein d'un couple, c'est vraiment la situation la plus merdique à gérer. Cela peut être "normal" (chacun ses choix de vie après tout), cela peut être un guet-apens, cela peut entrainer un retournement de situation (les deux vous tombent dessus), la fille ou le gars (il existe des hommes battus) peut changer Xfois d'avis...

En général il n'y a pas dépôt de plainte de la part de la victime ni volonté de témoigner (sinon cela aurait été fait depuis longtemps, par exemple après les premiers échanges de mornifles). Une fois accepté les premières baffes, pour justifier le fait de ne pas partir ou porter plainte on "intériorise" la situation (dissonance cognitive de Festinguer).

Le fait que la "victime" ne porte pas plainte est extrêmement gênant si on intervient et que l'on blesse quelqu'un qui lui (ou elle) porte plainte : Puisque vous êtes intervenu pour "défendre quelqu'un" (légitime défense d'autrui)  et que ce "quelqu'un" ne porte pas plainte, aux yeux de la justice c'est qu'il n'y avait probablement pas de problèmes....vous êtes donc l'agresseur présumé.
 

Pas simple.
« Modifié: 15 octobre 2010 à 10:07:23 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2010 à 10:02:06
Réponse #5

Trekkal




EXACTEMENT !!! 
Etant moi meme agent de securité dans une discotheque Parisienne,je fais le meme constat: il est toujours assez  delicat d'intervenir dans les conflits de couple car dans la majorité des cas,la fille se retourne apres contre toi !  Et des anecdotes de ce type la j en ai en pagaille...
« Modifié: 15 octobre 2010 à 10:18:36 par Trekkal »

15 octobre 2010 à 10:05:29
Réponse #6

Jas


Salut,

Jamais facile de se remettre d'un cas pareil...

Je vous propose de voir ce reportage Suisse, bien fait pour une fois (vous jugerez bon de déplacer ou d'ouvrir un post si nécessaire):

Il était une fois des héros

http://www.tsr.ch/emissions/temps-present/2318423-il-etait-une-fois-des-heros.html

"Comment réagir lorsqu'on est témoin d'une agression ou d'une situation dangereuse pour la vie d'autrui ? Il y a ceux qui préfèrent passer leur chemin. D'autres sont prêts à risquer leur vie pour de parfaits inconnus."

Ton amie en est un de ces Héros anonymes! Car beaucoup passent leur chemin en prenant bien soin de regarder leur chaussures! Faut pas hésiter de le lui dire et répéter!


15 octobre 2010 à 10:20:47
Réponse #7

mad



EXACTEMENT !!!  
Etant moi meme agent de securité dans une discotheque Parisienne,je fais le meme constat: il est toujours assez  delicat d'intervenir dans les conflits de couple car dans la majorité des cas,la fille se retourne apres contre toi !  Et des anecdotes de ce type la j en ai en pagaille...

Ca m'est arrivé assez souvent d'intervenir pour stopper un tabassage d'une femme par son mec dans la rue, et trois fois j'ai pris une claque de la fille me disant de m'occuper de ce qui me regardait  ;# !
Mais il m'est aussi arrivé qu'on me remercie (il m'est même arrivé que le mec me remercie de l'avoir calmé  ::) ).
Donc je continuerai !

15 octobre 2010 à 10:27:04
Réponse #8

sharky


J'y vais de ma petite anecdote:

Il y a quelques années, je sors du supermarché avec ma femme et mon tout jeune bébé.

Une fois sur le parking, on entend des cris, des trucs qui se cassent. On identifie les bruits comme venant de l'appart d'en face. J'appelle les gendarmes de suite, on voit un type pas tibulaire sortir de l'appart, il pète au passage la porte vitrée de l'entrée. Là dessus une nana en nuisette, slip et pieds nus sort de l'appart en hurlant. Le mec vient vers elle, je me prépare au cas où elle rammasse. Mais non, le mec lui dit de le laisser tranquille.
La minettre pied nu a lancé une série de low kick et de stomp à son mec puis à la voiture :o.
Le mec s'est tiré et les gendarmes sont arrivés après.
L'agresseur n'était pas celui que l'on croyait.

Autre anecdote qui me vient d'un instructeur de SP, un jour, il entend son voisin d'à côté donner une sérieuse correction à sa nana. Il décide de rentrer dans l'appart, il voit la nana au sol, il met KO le type très vite PUIS il se prend 2 coups de poële à frire sur le crâne par la nana.

Toujours être très méfiant, on peut pas dire que toutes les nanas vont se retourner contre l'intervenant (il y en a qui prennent chers et qui ont rien demandé) mais il faut pas négliger la possibilité.

''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

15 octobre 2010 à 11:36:06
Réponse #9

modl


Toujours dans l'anecdotique, à la fin des années 80, je suis étudiant à Bordeaux, et j'habite cours de l'Yser avec mon vieux pote scout. On est au rez-de-chaussée. Un soir, tard, on entend des hurlements dans le couloir. On sort de nos pieux en caleçon, et on ouvre la porte. Là, on fait presque tomber un demoiselle (appuyée sur la porte, qui bascule vers nous), et le type en face, main levée, reste bloqué. Vu nos tronches, pas surprenant. Il commence à expliquer que ce n'est rien... Et la demoiselle dit la même chose !!! Malgré une joue bien rouge... Vu comment ça gueulait dans le couloir, on n'a pas compris pourquoi personne n'avait bougé.
Tout le monde rentre chez soi. Le lendemain, on a vu une table de jardin tomber sur le trottoir du balcon au-dessus... 30 mn plus tard, elle frappait à notre porte, et on l'a aidé à emporter ses affaires.
Mon analyse : la demoiselle a sans doute été autant surprise que nous de l'accés de violence de son mec, qui dans mon souvenir avait plutôt l'air d'un intello que d'un légionnaire. Une fois, c'était une erreur. La table a du lui montrer sa vraie nature, elle a préféré partir, et a sans doute eu la bonne réaction.
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

15 octobre 2010 à 12:12:38
Réponse #10

Kilbith


Mon analyse : la demoiselle a sans doute été autant surprise que nous de l'accés de violence de son mec, qui dans mon souvenir avait plutôt l'air d'un intello que d'un légionnaire. Une fois, c'était une erreur. La table a du lui montrer sa vraie nature, elle a préféré partir, et a sans doute eu la bonne réaction.

Il me semble, mais c'est à confirmer par des personnes "habituées", que la violence conjugale n'est pas le fait d'un "genre de type" (ou de nana) particulier. Ici ,encore plus qu'ailleurs évitons les "étiquetages", c'est vraiment présent dans tout les milieux et à tout les niveaux de la société.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2010 à 12:26:18
Réponse #11

Patrick


Il me semble, mais c'est à confirmer par des personnes "habituées", que la violence conjugale n'est pas le fait d'un "genre de type" (ou de nana) particulier. Ici ,encore plus qu'ailleurs évitons les "étiquetages", c'est vraiment présent dans tout les milieux et à tout les niveaux de la société.
La violence conjuguale provient certes d'habitudes culturelles où la femme est un individu mineur qui est sous la,pleine autorité de son père, de son frère, puis de son mari. Mais hélas, de tous types d'hommes avec une seule constante, le sentiment que la femme en question lui appartient et qu'il a donc le droit de la garder dans le droit chemin, de la punir.

Je connais des copains d'origine maghrebine ou affricaine qui n'imaginent pas une seule seconde tabasser leurs compagnes, un pote légionnaire en retraite qui va faire un footing quand sa très très chiante compagne le gave trop. J'ai même connu des voyous Marseillais qui ne se le serait jamais permis. Par contre, aussi, des cadres sup ou fonctionnaires qui eux ont la main leste. La connerie, la mauvaise éducation, la déviance ne connaissent pas de barrières.

Par contre, j'ai trouvé un certaine dénominateur commun chez ces ersatz d'être humains, une moindre promptitude, à aller au contact d'un homme en capacité de faire face.

J'en connais même un, qui cogne sa femme chaque fois que l'OM perd............

15 octobre 2010 à 13:19:17
Réponse #12

philippe13



J'en connais même un, qui cogne sa femme chaque fois que l'OM perd............

double ration si c'est face au PSG!
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

15 octobre 2010 à 13:29:37
Réponse #13

Jas


double ration si c'est face au PSG!

Arf ces fanatiques du foot  :blink:

Bon, ya aussi certaines nanas qui envoient tout autant que des mecs, et même parfois elles sont plus violentes que leur petits copains, mais ca on n'en parle pas.

ps: ce n'est pas mon cas  ;#

15 octobre 2010 à 13:56:57
Réponse #14

DavidManise


Il me semble, mais c'est à confirmer par des personnes "habituées", que la violence conjugale n'est pas le fait d'un "genre de type" (ou de nana) particulier. Ici ,encore plus qu'ailleurs évitons les "étiquetages", c'est vraiment présent dans tout les milieux et à tout les niveaux de la société.

+1

C'est sans doute l'un des types de violence qui sont les mieux répartis, par ailleurs :(

David
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15 octobre 2010 à 14:37:11
Réponse #15

Thanos


Une fois sur un parking d'un grand centre commerciale du 93, je vois un mec collé une bicth-slap à celle qui semble etre sa copine... Elle en chancelle sur le coups !
Je m'approche pour démontrer le principe de réciprocité au malappris (pas trop rassuré non plus c'était un beau bébé... Mais quand on est jeune on est con...) et là, la souris se pend au coup du mec en gloussant et l'embrasse... J'en suis resté comme deux ronds de flan et je suis retourné sur la route du Nature et Eprouvettes...

Une autre fois, dans la rue de la roquette à Paris, on voit avec un camarade un skinhead en train de tenir sa copine par le col et de la gifler. Le temps qu'on arrive a traverser avec la circulation, le mec était par terre le nez en forme de tomate trop mûr car la jeune bird lui avait envoyé un magistral coup de plafond...

Ce qui fait que maintenant lorsque je vois ce genre de scène, je reste à proximité, le chèche prêt à servir d'éteignoir et n'interviens qu'en cas de réel danger.

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
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15 octobre 2010 à 14:47:38
Réponse #16

sharky



De ma petite expérience de travailleur social, les violences conjugales les plus graves sont pas forcément celles qui se passent sur la voie publique mais plutôt dans l'intimité du cadre familial, sans témoin (enfin si les enfants :blink:) et avec peu de possibilité de fuite. Sans parler de la violence psychologique

J'ai un certain malaise en relisant le fil (ma précédente intervention comprise) laissant sous entendre que elles sont pas toujours victimes. C'est juste mon ressenti.

J'ai aussi dû accompagner à 2 reprises des hommes victimes de violence de la part de leur conjoint.
Un autre aspect que j'aurai aimé étudié si j'étais toujours en fac de socio, c'est le nombre de situation qui se renverse au 3 ème âge: en bref, la femme qui a mangé toute sa vie et qui se venge une fois que son mari est en perte d'autonomie en posant des actes de maltraitance sur celui-ci.

Bref, c'est un sujet complexe, délicat et sensible.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

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15 octobre 2010 à 17:56:05
Réponse #17

Lily



J'ai un certain malaise en relisant le fil (ma précédente intervention comprise) laissant sous entendre que elles sont pas toujours victimes. C'est juste mon ressenti.


Elles sont toujours victimes MAIS (et c'est tout le combat dans les violences conjugales) elles ne se perçoivent pas  - et donc, logiquement - n'agissent pas comme telles.

Psychologiquement, il est souvent plus facile de se dire qu'on a mérité une tarte dans la gueule que de se dire qu'on est une victime. Parce que se dire victime d'une violence conjugale, ça implique de comprendre qu'on s'est trompé de mec et qu'on a été assez faible (je ne mets aucun sens négatif à ça) pour accepter que ça commence.

Par ailleurs, pour beaucoup de femmes, le moment des coups précède la "lune de miel" : dans un schéma de violence conjugale, la tension monte, monte, puis les coups viennent, puis le gars arrive tout penaud avec des fleurs pour s'excuser et dire qu'il ne recommencera pas. La femme a envie de le croire, parce que primo, elle l'aime et que, secundo, c'est moins "coûteux" psychologiquement d'y croire que de se dire qu'il faut se barrer. D'où une "lune de miel", tout beau tout rose jusqu'à ce que, pour un prétexte quelconque (comme un match de foot, ce serait drôle si c'était pas si dramatique...), la tension remonte. Ca explique (en partie) le fait que la dame se laisse taper dessus.

Cette histoire de "coût" explique la mésaventure de David : pour la fille, c'est plus facile de l'accuser lui que de remettre tout son monde à elle en question. Ca pardonne pas, mais ça donne un début d'explication.

Pour finir, parce que c'est un sujet qui me tient un peu à cœur, il faut également faire comprendre aux femmes que la violence conjugale, ce ne sont pas que les coups. Pas besoin d'une batte de baseball. Ce sont aussi les insultes, les mots qui rabaissent, mais aussi le fait d'être secouée ou tirée par les cheveux. J'avais une amie chère qui me disait "je ne suis pas battue" alors qu'elle portait des manches longues en plein été pour cacher ses bleus parce que son mec ne faisait "que" l'agripper et la secouer.

Dans la rue, on peut se poser la question d'intervenir ou pas, et je ferais pareil. Mais dans l'entourage, il faut prendre ses responsabilités et prendre le parti d'agir.
Un site qui m'a bien aidé pour amener mon amie à comprendre que si, même bac + 5, intelligente, cultivée, pas à plaindre financièrement, elle était battue, par un des gars les plus (apparemment) adorables qu'il m'ait été donné de croiser... : http://www.sosfemmes.com/

If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

15 octobre 2010 à 18:06:27
Réponse #18

Le Barbu'


Vis a vis de l'attitude des femmes envers leurs conjoints où amis violents je penche pour le syndrome de Stockholm (où je fait erreur ?), en clair, une forme de "sympathie" tout du moins d'acceptation, de compréhension de l'attitude de l'homme violent, une forme de lien amical qui s'établie entre deux personnes que rien ne prédestinent à cela...
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

15 octobre 2010 à 18:11:56
Réponse #19

Thanos


Psychologiquement, il est souvent plus facile de se dire qu'on a mérité une tarte dans la gueule que de se dire qu'on est une victime. Parce que se dire victime d'une violence conjugale, ça implique de comprendre qu'on s'est trompé de mec et qu'on a été assez faible (je ne mets aucun sens négatif à ça) pour accepter que ça commence.

Dissonance encore une fois... C'est dingue comme on la retrouve partout celle là !!  :glare:

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
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15 octobre 2010 à 18:16:18
Réponse #20

Lily


Vis a vis de l'attitude des femmes envers leurs conjoints où amis violents je penche pour le syndrome de Stockholm (où je fait erreur ?), en clair, une forme de "sympathie" tout du moins d'acceptation, de compréhension de l'attitude de l'homme violent, une forme de lien amical qui s'établie entre deux personnes que rien ne prédestinent à cela...

Il y a sans doute de ça, même si ça me paraît peut être trop simple. J'ai pas les outils d'analyse, là... Il y a au moins une différence majeure à mon avis : un otage n'a pas eu de chance et s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, alors que dans un couple, la femme qui subit son conjoint doit en plus bien souvent assumer le fait qu'elle a choisi son bourreau. C'est d'autant plus traumatisant et difficile à remettre en question.
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

15 octobre 2010 à 18:33:23
Réponse #21

Patrick


Il ya les coups qui s'affichent, le blaireau violent qui croit avoir acheté sa femme et qu'elle fait partie de ses avoirs. Et puis il ya la vermine encore plus perverse qui va au fil du temps persuader sa compagne qu'elle est une sous m*rde qui doit lui être reconnaissante d'avoir bien voulu d'elle. Elles deviennent des esclaves emmurées vivantes et le pire reconnaissantes envers leur bourreau. 

Ces crevures sont parfaitement intégrés dans la société, propres sur eux, envoient de l'argent à MSF et on leur donnerait le bon dieu sans confession.:bheurk:

15 octobre 2010 à 19:49:20
Réponse #22

Nathan-Brithless



Moralité : intervenir, c'est toujours se salir.  Personnellement, j'accepte de me salir pour le principe, mais il faut en être conscient.  Si on choisit d'intervenir, il faut être prêt à assumer ses actes.  Vraiment.  Et ça peut aller loin.

Ciao ;)

David
ça s'appelle etre un homme
tout simplement
personne ne prétend que c'est simple!

j'ai fait un jour ce choix, et de fil en aiguille ça m'a vallus un divorce..des regrets??OUI, bien sur!
et alors.....
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

15 octobre 2010 à 20:23:03
Réponse #23

Patrick


On ne peut espérer redresser tous les torts. Parfois, il y a ce moment de grâce où on agit juste au moment où il le faut et où cela influe de façon déterminante sur la vie de quelqu'un.

Mais vaut il mieux avoir des remords ou des regrets ?

15 octobre 2010 à 20:56:42
Réponse #24

Thanos


Comme lorsque 2 types se battent.
Je ne vois pas de quel droit on peux se permettre de jouer le vaillant gentleman en allant faire exactement la même chose aussi basse de ce qui nous a mené à passer à l'acte. Surtout quand on sait qu'on peux être dans la m*rde après...

Deux grands garçons qui se collent sur laggle pour un histoire de fille et un mec qui cogne sur sa copine de 20 kilos de moins, ca n'a pas grand choses a voir quand même !!

Y'a des moyens plus courts et moins violents pour y parvenir (mettre à distance le gars, le bloquer/l'attacher, lui parler/le calmer).

Ben ouais et comme il est sympa le gars il va te laisser lui passer les serflexs sans action violente !!  ;#


Citer
Et puis l'État devrai systématiquement subventionner des cours de self (si ce n'est déjà fait) à toutes ces femmes battues. Je pense qu'une très grande majorité n'ont pas confiance ou ne savent tout simplement pas qu'elles ont bel et bien un potentiel de défense tout aussi destructeur qu'un homme.

Je pense qu'il faut cesser de trop plaindre ces pauvres demoiselles, et qu'elles sortent un petit peu les crocs aussi. Laisser passivement agresser son intégrité physique, c'est en être en partie responsable  {$default_smiley_smiley}

Ouais enfin, le "une femme en talons peut mettre à terre 15 skinhead russes sous PCP grâce à la méthode "XXX"" je me demande si ca n'est pas argument marketing quand même :)

Mais tu as raison, les femmes battues l'ont bien cherché ! Elles le cherchent toutes, de toutes façons !

L'inavisé         
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Hávámál

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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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