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Auteur Sujet: analyse de cas et visualisation [Strong on defense]  (Lu 3993 fois)

08 octobre 2010 à 17:19:58
Lu 3993 fois

Bartlett


Salut,

Je voudrais vous présenter une méthode d’analyse et de visualisation  tirée du livre « Strong on Defense ».
Pour l ‘essentiel, ce livre parle de la notion de mindset et, entre autre chose, il y a cette méthode pour le construire.

Elle consiste a  trouver des exemples d’agressions dans la presse, de les analyser pour déterminer ce que les victimes ont fait d’approprié ou de mal approprié,de déterminer ensuite la meilleure stratégie et de passer enfin a une étape de visualisation pour "acquérir" le scénario.

Il y a plusieurs raisons qui font que cette méthode est bénéfique.

D’abord les agresseurs ont tendance a toujours faire les même types d’agressions et les victimes toujours les même types d’erreurs.
En conséquence, avec l’analyse d’un nombre limité de cas, et si l’on reste simple et basique, on arrive vite a avoir une boite a outils tactique, applicable a la plupart des situations.

Cette recherche oblige a faire face a la réalité des agressions; on combat ainsi le déni ou les fantasmes du type «douze ninja » pas de et si…, simplement la réalité des faits.
Cela permet de développer une nouvelle attitude ou on prend conscience de son environnement, ou l’on intègre que la self défense débute au moment ou on réalise que c’est a nous de faire quelque chose pour nous en sortir.


Première partie; l’analyse de cas

Le maitre mot est simplicité, ne pas chercher a entrer dans les détails que ce soit du cas analysé ou des réactions a avoir, rester simple et basique.
Analyser le cas en trouvant ce que la victime a fait de bien et de mal pour s’en sortir, copier ce qu’elle a fait de bien, et si possible améliorer sa stratégie.

La structure d’une bonne gestion de la situation comporte les principes suivants.

Diminuer le danger, ne jamais l ‘augmenter. Il ne s’agit pas de sauver son portefeuille ou son ego mais sa vie et celle des autres.

Réagir immédiatement Plus longtemps vous attendrez avant de réagir, plus il sera difficile de réagir.

Résister Ne jamais laisser l’agresseur prendre le contrôle de son esprit ou de son corps, ne jamais se laisser attacher.

La scène de crime N2.C’est celle ou un agresseur réellement dangereux voudras vous emmener après vous avoir  attaqué a la scène de crime N°1. Celui la vous pouvez être sur que ce n‘est pas qu‘un voleur. La scène N°2 peux être a 3o km de la…ou juste de l’autre coté de la barrière.
A ce stade risquez tout pour ne pas y aller, quoi qu’il arrive ca ne peux être pire que la scène de crime N°2. Une invasion de domicile est un cas particulier, un malfaiteur y trouvera tout ce qu’il cherche dans une scène de crime n°2

Ne jamais, jamais abandonner.


Citer
Aux environs de trois heures du matin, dans la nuit de Mardi a Mercredi, un homme de 50 ans inconnu des services de police, a été frappé et menacé d’une arme de poing a son domicile.
A cette heure tardive, quatre hommes frappent a sa porte, se faisant passer pour des gendarmes. La victime ouvre et est immédiatement rouée de coups avant qu’une arme de poing ne lui soit posée sur le front. Encagoulé, le quatuor s’enfuit quelques minutes plus tard avec un seul sac .Ils abandonneront ce dernier un peu plus loin après avoir été aperçus par des voisins au volant d’une grosse berline noire.

Mon analyse :

Qu’est-ce que la victime a fait de bien ?

Apparemment rien, il n’a survécu que parque ses agresseurs n’ont pas voulu le tuer.

 Qu’est-ce que la victime a fait de mal ?

Ouvrir la porte sans identification formelle des personnes. Obéir aux ordres d’un inconnu.


Ma Stratégie

Ne pas ouvrir, crier que l’on appelle la gendarmerie, le faire, a la moindre tentative d’effraction ou la moindre intuition que quelque chose cloche, fuir immédiatement par la fenêtre la plus éloignée de la porte, objectif ; la partie de ma ville la plus animée.


Deuxiéme partie; la visualisation.

3 règles pour visualiser :

1 "S’approprier" le scénario, c’est une invasion de domicile?, c’est mon domicile, un car-jacking ? c’est ma voiture et je vois tout a la première personne, a travers mes  yeux.

2 Visualiser l‘action que je fait pour m’échapper, je dois me sentir rempli de rage et de peur, plus explosif que je ne l’ai jamais été. Le première chose que je ressentirais serra plus probablement un mélange de peur et d’irréalité, c’est la sidération et il faut absolument en sortir. On en sort par l’action.

3 Il faut se visualiser poignardé ou recevant des coups de feu . Pas facile a faire mais crucial. Il existe de nombreux exemples de personnes qui ont survécues parcqu’elles ont  refusé d’abandonner la lutte avec des blessures épouvantables.

Voila c‘est tout, après il faut s’entrainer en collant le plus possible a la réalité, ca permet entre autre de se rendre compte que sauter vite par une fenêtre, sans chaussure et dans le noir, c’est vachement plus facile a dire qu’a faire.
 
Mais la visualisation permet de préparer au moins partiellement des choses impossible a entrainer comme être poignardé ou provoquer volontairement une collision avec son véhicule.

A+
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

08 octobre 2010 à 17:27:28
Réponse #1

lambda


Juste une première question préliminaire...

Elle consiste a  trouver des exemples d’agressions dans la presse, de les analyser pour déterminer ce que les victimes ont fait d’approprié ou de mal approprié,de déterminer ensuite la meilleure stratégie et de passer enfin a une étape de visualisation pour "acquérir" le scénario....

Est ce que cela suppose qu'il faut considérer l'article rédigé comme étant une retranscription fidèle et objective de toute l'agression? ou autrement dit un récit exempt de tout filtrage conscient ou pas venant de son auteur? quand on sait déjà que la victime elle même a déjà souvent bien du mal à raconter de façon complète, voir simplement cohérente, ce qu'elle a vécu...?  :huh:

C'est pas un jugement de la méthode par elle même, mais une interrogation sur le matériel de base sur lequel elle s'appuit. Parce que je me dis que une méthode d'analyse, même si elle est bonne, si on lui donne une info erronée et/ou incomplète à analyser, ca perd de son intérêt...

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

08 octobre 2010 à 18:11:02
Réponse #2

Bartlett


Lambda, ce n'est pas parfait mais c'est la source d'info la plus largement disponible. Maintenant tu trouves sur le net des exemple d'aggression filmée, ce qui ne laisse plus que ta propre subjectivité dans la boucle.
A+
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

08 octobre 2010 à 18:19:57
Réponse #3

Thanos



L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

08 octobre 2010 à 18:27:10
Réponse #4

Patrick


Est ce que cela suppose qu'il faut considérer l'article rédigé comme étant une retranscription fidèle et objective de toute l'agression? ou autrement dit un récit exempt de tout filtrage conscient ou pas venant de son auteur? quand on sait déjà que la victime elle même a déjà souvent bien du mal à raconter de façon complète, voir simplement cohérente, ce qu'elle a vécu...?  :huh:

C'est pas un jugement de la méthode par elle même, mais une interrogation sur le matériel de base sur lequel elle s'appuit. Parce que je me dis que une méthode d'analyse, même si elle est bonne, si on lui donne une info erronée et/ou incomplète à analyser, ca perd de son intérêt...
Avant que je me fie comme base de travail aux articles de presse le Vatican sera transformé en lupanar zoophile.

Seules les vidéos in extenso et sans doublures, pourraient le permettre et encore, il faudrait maîtriser l'avant pour tirer les leçons en matière de protection personnelle.

Quant à l'affirmation les ""agresseurs font toujours pareils et les victimes aussi, elle est fort péremptoire et éloignée de la réalité que je connais.

08 octobre 2010 à 18:33:05
Réponse #5

lambda


Avant que je me fie comme base de travail aux articles de presse le Vatican sera transformé en lupanar zoophile.

 :lol: ... ca y est, j'ai des images à la con plein la tête que j'arrive pas à enlever... ca va me pourrir ma soirée...  ;#

"par contre cette chanson, elle est chiante... elle reste..."

fin de HS...  :-[ :)

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

08 octobre 2010 à 19:05:00
Réponse #6

** Serge **


Le livre de Sanford Strong est à prendre avec beaucoup de distance.

Il suggère que l'analyse de scenari, et le travail de visualisation sur ceux-ci, permettront ainsi de se créer un mindset apte à répondre à ces situations, car préalablement disséquées, intégrées et répétées.

Ce qui est une bullshiterie sans fond.

Un élément est totalement mis de côté par Strong : l' adrenal dump stress et ses effets ravageurs.
Tous les systèmes efficients oeuvrent sur la même base : créer l'adrenal dump stress, travailler dessus et s'exercer dans ces circonstances très particulières. Le corps et l'esprit pourront alors, éventuellement, répondre plus ou moins mieux à une situation d'agression stressante ( par essence ).

L'assertion selon laquelle tous les canevas d'agression se ressemblent est renversante de stupidité.
Les principes peuvent se regrouper en familles, mais chaque cas sera unique.

La visualisation peut, éventuellement, être intéressante pour ancrer des triggers. Et encore, c'est actuellement très discuté par ceux qui ont été à la source de l'introduction de la NLP dans le domaine de la protection personnelle. Notamment Marcus Wynne qui, après une vingtaine d'années d'expérimentation, semble affirmer que rien ne remplace, finalement, la répétition ad nauseum de techniques.

Citation de: Sanford Strong

EXPECT TO BE INJURED

To survive criminal violence, you must first overcome your paralyzing fear of injury. Not only are we terrified by physical threat, the civilized mind has been trained since infancy to be reasonable, to negotiate instead of using force. We have also been conditioned to believe that other people are reasonable, sensible beings. So when we are confronted with violence and hear words like “Do what I say and you won’t get hurt,” we’re in complete shock, petrified of being hurt, and then we leap to believe the false promises that offer us safety.


We all necessarily fall back on our own limited experience. Or as the journalist Walter Lippman put it, “We too often believe that the world we experience is the sum total of the world that exists.”


Much of my “How to Survive” teaching efforts are aimed at getting others to accept what they don’t want to accept. Part of that “acceptance” is, few civilized people have any past experiences to relate to when thrust into a time of violence. For most people, their worst experience was a screaming, shouting (maybe shoving and slugging) match involving family or friends. No comparison to a violent crime.


Violent criminals are like nothing the average person has ever experienced. They are psychopaths, which means they release their anger and they get their kicks from senselessly hurting or killing other people. Many of them don’t care whether they live or die. They may sound and look like anyone else, they are often friendly, but that’s only so they can get what they want-control over others, then the injuries begin.


You can’t imagine threatening to kill another human being if he doesn’t get into the trunk of your car, or to blow off the head of a three-year-old. We can’t imagine ourselves thinking it, let alone voicing it. They do both. In being or becoming a violent person, thinking about violence is the first step. The second is talking about it. The third step is doing it. Cops have seen those one-two-three steps enough to accept them as reality.


Acknowledging this difference between yourself and violence-addicted criminals will spur you to develop a reality-based point of reference. The first move toward your new point of reference is to go over the stories of those who have had firsthand experience with violent crime.


People with experience against violent crime know they must expect injury. It’s a lousy expectation. But if criminal violence strikes, you have only lousy choices. It’s an acceptance of reality:

• Do something: try to escape, take the risk now, accept the injury, or
• Do nothing: obey, do everything he says, and take the risk later.

You’ll have split seconds to decide. Never forget, violent criminals have rap sheets . . . all of them: they’re recidi­vists. They also have two choices:

• Allow you to live, or
• Leave no witnesses.

No amount of pleading or reason or promises will help you. He will do to you whatever he has done to others like you in the past. If you believe him, you’ll obey him-that’s what he needs to easily control you. If you let your fear of injury control you, you’re doomed. Because then you’ll suppress, you’ll shut down your incredible fight-or-flight power. Then, a criminal easily makes every decision affect­ing your life or death.

Faire un bypass de l'adrenal dump stress par la lecture d'articles de presse et la visualisation de ce qui y est décrit, ainsi que de la réponse appropriée, est une mécanique absolument impossible à mettre en place.

Seule la création répétée de l'adrenal dump stress et de ses effets, ou la recréation physique de ceux-ci par d'autres mécaniques, peuvent participer à une instruction de réponse à l'agression.

Strong est le héros des systèmes de self défense féminine où les pratiquantes rêvent de se donner les moyens physiques d'une défense en ne plongeant jamais les bras dans la m*rde. Comme d'hab'.
« Modifié: 09 octobre 2010 à 02:31:37 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

09 octobre 2010 à 01:21:32
Réponse #7

Eric Lem


Sergio... ma c*u!lle...

Tu sais que t'es jamais aussi bon que quand tu te laches un peu??  ;) :love: :love:
Peace,

Eric.
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"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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