Donc... pour en revenir au sujet (à mon avis, ZCH, si ton message a disparu c'est qu'il a été effacé parce que hors sujet dans le fil

), j'en reviens toujours aux mêmes conclusions.
Trop de monde, en France.
Quand j'habitais Lyon, la présence cosntante de mes semblables était un irritant majeur. De toujours devoir supporter la présence d'autres êtres humains (leurs voix, leurs bagnoles, leur présence, le temps qu'ils me bouffent, le bruit de leur scooter, leur odeur de parfum chimique dégueulasse, etc, etc.) ça me rendait dingue. Aucun moment de solitude possible. Aucun lieu de calme véritable.
Quand, à l'époque, j'allais en forêt (près de la ville, nécessairement), j'étais EXTRÊMEMENT intolérant à l'égard des autres usagers de la forêt, parce que simplement j'allais là pour ne pas péter les plombs et pour décompresser, retrouver du calme, de la sérénité... retrouver un peu un endroit sauvage et désert comme j'en ai toujours eu besoin.
Et là quand un chasseur me regardait de travers, j'étais prêt à sortir le surin, et si un VTTiste me passait devant un peu trop vite, il avait droit à une salve d'insultes, limite si je le caillaissais pas.
Oui. J'étais très très con

Pourtant ceux qui me connaissent savent que ça ne me ressemble pas du tout. Alors pourquoi ? Comment ?
Ben j'avais tout simplement beaucoup de mal à m'adapter à une pression démographique aussi importante. Une pression démographique qui, de mon point de vue de québécois, était omniprésente. Tout est plus petit, en France, afin de partager l'espace : voitures, apparts, et donc lave-linges, éviers, lits, TOUT ! Du monde partout ! Du bruit tout le temps ! De la pollution dans tous les coins ! Plus un seul bout de forêt primaire ! Que dalle ! Le pays me semblait "civilisé" et envahi par l'humain à 99,999%. Ça me faisait mal de voir ça. Et moi je me sentais exactement comme un ours en cage. Trop gros, trop puissant et trop sauvage pour un endroit trop petit pour lui. Je devenais aggressif, je conduisais comme un taré, je fumais comme un pompier, j'avais plein de comportements auto-destructeurs qui, en gros, me disaient que je n'avais pas envie de vivre comme ça.
Je me dis que pas mal de citadins ressentent la même chose, sans arrêt, sauf qu'ils trouvent ça normal, dans la mesure où ils n'ont jamais connu autre chose. Ça rend aggressif, intolérant... et ceux qui réussissent à être autrement, de mon point de vue, sont réellement des gens extraordinaires.
De retour à la campagne, j'ai retrouvé des coins de nature. Ils sont plus petits qu'au Québec, mais ils sont là. Et j'ai retrouvé une densité de population moins importante, surtout, qui fait que ça redevient possible d'aller se ballader en forêt sans croiser personne. Et quand, une fois de temps en temps, je croise un c*nnard (autrement dit une personne de la ville rendue intolérante par la pression démographique et le stress quotidien), je suis capable de ne pas m'énerver. Je reste cool, tout simplement parce que mes besoins de base en tranquilité sont couverts.
Enfin voilà. Ça n'est que mon analyse à deux balles... et SURTOUT pas un prêche pour que les citadins émigrent tous vers la capagne. Surtout pas, parce que là, la campagne deviendrait comme la ville.
Non.
Égoïstement, je préfère que tout le monde reste en ville

Ciao

David