Quand le conflit palestinien s'est importé dans le métro à Paris ou avant rue des Rosiers, le plan Vigipirate n'existait pas et les indicateurs de risque faibles. Idem pour un attentat dont j'ai été témoin celui de la gare St Charles en 83.
Ceux de NYC, de LOndres et de Madrid nous ont confirmé que nous étions vulnérables partout et tout le temps.
Je crois qu'il faut simplement intégrer le risque terroriste comme n'importe quel autre de notre vie quotidienne avec ses règles de prévention (l'observation, la vigilance, signaler tout paquet ou objet suspect et s'en éloigner sans le manipuler soi-même, se situer prêt des issues de secours, repérer un chemin de repli, etc..). Mais surtout sans donner aux apprentis terroristes ce qu'ils souhaitent, nous terroriser et modifier nos vies.
Et vraiment hyper important, aprendre à porter secours, car un nombre important de victimes est une constante en cas d'attentat dans un lieux public et il est important que beaucoup sachent comprimer une plaie, pratiquer une RCP, voire faire une évac d'urgence si les structures menacent de s'écrouler ou si ça brule encore, ce qui est souvent le cas.
Ce sera déterminant pour sauver des vies pendant les 10/15 minutes que mettront les secours à arriver et à faire le tri des victimes à traiter en premier.
On peut regretter, on peut être en colère ou être inquiet mais comme ça ne sert juste à rien autant se concentrer sur la préparation.