Il faudrait aller voir un médecin spécialiste des maladies tropicales. Théoriquement, quand on part en voyage sous les Tropiques, on en croise forcément un puisqu'on ne peut faire le vaccin contre la fièvre jaune que dans un centre agréé (genre Pasteur à Paris).
L'immense avantage de ces toubibs est que, bien souvent, ils connaissent mieux le terrain que les médecins généralistes, du coup ils ont des conseils plus adaptés. Par exemple, le dernier que j'ai vu avant le Kenya était assez tranquille pour me dire que bon, en altitude et avec des protections physiques, une prophylaxie anti-palu ne se justifiait pas. Et il a su me dire que le meilleur curatif est de loin l'artémisine, comme Mad le rappelle (nom commercial répandu en Afrique : Coartem, mais il y en a d'autres). Je dis ça parce que beaucoup (trop) de médecins généralistes sont morts de trouille à l'évocation du palu et que toute discussion sensée devient impossible (et je suis pourtant déjà SUPER prudente avec le palu).
Autre avantage : une partie des médicaments prescrits sont remboursés (pas tout, hein...).
D'expérience, cela dit, l'essentiel des médocs que j'emmène ne me sert pas... D'une part parce que, toute hypocondriaque que je suis, je suis en bonne santé (comme c'est souvent le cas quand on ose partir longtemps, en fait...). D'autre part parce que, quand même, c'est pas parce qu'on quitte la France que c'est le no man's land pour les médocs. Franchement, en trouver (et de bonne qualité), c'est même assez facile. Après, il faut connaître les noms des médicaments dans d'autres langues ou du moins les molécules.
Certains médicaments semblent super "culturels", cela dit. Par exemple, impossible de trouver de la Biafine au Kenya ni même de pouvoir expliquer l'utilisation.
Donc mes conseils : une visite chez un spécialiste Tropiques pour avoir les médicaments de base et la manière de les utiliser (ils sont assez cools sur l'auto-médication quand on voyage). Les ordonnances sont assez détaillées sur la manière de prendre les médicaments.
Ensuite, prévoir des ravitaillements réguliers sur la route parce que :
- Dans les pays du Sud, c'est toujours moins cher, surtout les trucs de base (paracétamol, ibuprofène, antiobios)
- La plupart du temps c'est absolument sans ordonnance (je parle pour l'Afrique, je veux bien savoir comment ça se passe ailleurs

)
- Les médicaments, ça se conserve mal. J'aime beaucoup l'humour des fabriquants d'anti-palus qui t'expliquent qu'il faut conserver la boite à moins de 25 degrés. Une grosse blague dans le Sahel mais aussi dans les milieux marins (sel, humidité constante).
Enfin, si, sur le bateau, il y a un frigo, c'est ça qui va servir de trousse de secours. Désolée pour les bières mais le bac à légumes, il est trop pratique pour les médicaments

Le reste (les bandages et le sparadrap) va très bien dans des ziplocks.
Vraiment, pas besoin de matos particulier. Une bonne organisation dans sa tête est bien plus importante
