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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: le stress en groupe  (Lu 4832 fois)

31 août 2010 à 22:14:16
Lu 4832 fois

Leif


salut

voila j'aimerais savoir si vous avez des conseils pour gérer une situation de stress dans un groupe.

en fait comment reconnaitre une personne qui ne va pas bien et a la limite de craquer?

comment gérer le après coups ?

et aussi pour soit quand tu es amené a rester longtemps avec des groupes ou la tension est très présente.

comment faire?

merci a vous les gars.

31 août 2010 à 22:35:29
Réponse #1

Rod


Change de potes... ;) ;D Perso je ne fréquente que des animaux à sang froid... :lol:
Ok, je sors... :-[ :'( ;#

31 août 2010 à 22:44:14
Réponse #2

sharky




Est ce que c'est toi qui provoques le stress?
 ;D
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

31 août 2010 à 22:46:05
Réponse #3

Rod



Est ce que c'est toi qui provoques le stress?
 ;D
C'est vrai que je n'avais pas vu ça sous cet angle... :blink: Leif, prend des anxiolitiques avant de partir avec tes potes... Et c'est eux qui seront moins stressés... :lol:

31 août 2010 à 23:02:15
Réponse #4

Rod


je vois un certain manque de sérieux au fond de la classe et c'est toujours les memes ;#
;) ;D

Mon expérience sur la question se base plutôt sur les cours de self et les simulations que sur les activités en extérieure...
En fait on est un peu dans le même cadre que quand on parle du passage à l'agression...
Si la personne a du mal à verbaliser, que son teint pâli, qu'elle montre de la rigidité dans ses mouvements (un peu comme moi sur un parcours de cordes à 20 m de haut  ;D :'() et bien elle est sans doute en zone de stress...

Pour la solution: si possible s'isoler un peu à l'écart, lui parler pour la rassurer, diriger sa respiration... Et si ça ne va pas, un bon coup de pelle Cold Steel dans la nuque et on a le repas du soir! ;# :lol:

Sur la façon de gérer un groupe sur le long terme, j'en parlerais avec Pépé si j'étais toi... Il a pas mal d'expérience dans le domaine.

A plus,

Rod

18 septembre 2010 à 10:28:45
Réponse #5

Leif


j'ai trouvé une tres grosse partie de ma reponse dans un livre americain "combat stress"

20 septembre 2010 à 18:40:33
Réponse #6

Nirgoule


Le sujet est vaste, je réagis souvent au feeling, mais si je réfléchissais un peu, je dirais...  ;#

Idéalement, dans un groupe, il doit y avoir le moins d’ambiguïté sur les rôles attendus : un responsable et des membre où le périmètre de chacun est défini. Cela paraît évident dans une entreprise, cela ne l’est pas dans un groupe de copains qui part en ballade. Mais c’est un mal nécessaire, on trouve ça dans tout bon manuel qui se respecte.

Je pense que répartir les responsabilités participe à réduire le stress d’amblée. Chacun va s’employer à gérer sa partie, et prévoir les pépins dans son domaine. Il n’y a pas d’incertitude sur le « qui fait quoi ». En revanche cela peut entraîner des frustrations dans le groupe : « de quoi il se mêle de nous dire : fait ceci et fait cela ». J’hésite parfois à aborder le sujet, c’est une erreur car au moindre pépin, les circonstances nous ramènent très vite à la nécessité de prendre les choses en main.

Si le stress vient d’un secteur mal couvert par un des membres (orientation, bouffe, feu,…), il faut que le responsable vienne l’aider et le rassurer sur ses capacités. En dernier ressort il faudra le remplacer et lui offrir une place honorable dans le groupe.

Si le stress vient d’un facteur externe, passage sur glacier, vertige, fatigue extrême. Il faut rassurer, aider, raisonner. Si cela ne marche pas et que le « mal » risque s’étendre aux autres, on change de plan, d’itinéraire en positivant le changement pour ne pas accabler la personne qui freine ou bloque la progression.
 
Il faut donc être conscient des capacités de chacun, ce qui n’est pas évident la première sortie.

Dans tous les cas il faut offrir au groupe un cap, une direction à suivre quel que soit les circonstances. Un individu a besoin de se projeter dans un avenir même immédiat. Au milieu d’une tempête de neige, s’il faut rallier un point, tous les regards sont tournés vers le responsable. Il doit montrer son sang froid, sa détermination et pour rassurer le groupe. Il se perd, « qu’à cela ne tienne, nous allons bivouaquer, nous y verrons mieux demain ! » On change le plan et on offre à chacun un rôle à jouer : monter le camp, aller chercher l’eau, etc.

La charge mentale qui repose sur le responsable est forte s’il prend tout à sa charge. Ce n’est pas un bon choix si l’exercice est difficile. Le mieux est de répartir les responsabilités ; orienter, animer, choisir le lieu du camp et faire à bouffer, c’est parfois un peu trop pour soi et pas assez pour les autres. C. L. Strauss avait remarqué que le chef d'une ethnie d'Amérique du Sud (Triste Tropique je crois) en faisait beaucoup pour les autres, mais en contrepartie il était le seul à, comment dire, ... pratiquer la polygamie. C'est un élément de motivation particulier, mais ce n'est pas le sujet.  :-[

Là aussi tout dépend de la composition du groupe. Dans un groupe d’experts, il est difficile de détacher un leader, dans un groupe de novices c’est naturellement que le responsable s’imposera ( lire Renaud Sainsaulieu, L’identité au Travail).

Pour tenir le rôle de responsable cela nécessite d’être expert et donc cela demande de s’être préparé et confronté à des problèmes potentiellement prévisibles.
C’est un peu la raison pour laquelle, je n’aime pas les sorties trop organisées. J’y apprends peu (sauf s’il s’agit d’une formation bien entendu). La confrontation au risque raisonnable est formateur. Je souligne » raisonnable » deux fois. On apprend des autres et aussi de se confronter seul à des situation inédites.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

20 septembre 2010 à 21:32:23
Réponse #7

guillaume


Nirgoule : :akhbar:

Si le stress vient d’un facteur externe, passage sur glacier, vertige, fatigue extrême. Il faut rassurer, aider, raisonner. Si cela ne marche pas et que le « mal » risque s’étendre aux autres, on change de plan, d’itinéraire en positivant le changement pour ne pas accabler la personne qui freine ou bloque la progression.

Y'a aussi des personnes qui attendent juste qu'on les pousse un peu au cul ;).
D'où la nécessité de bien connaitre les personnes avec on randonne longtemps...

a+

20 septembre 2010 à 22:28:45
Réponse #8

Leif


ok ok

donc on pourrait croire que le stress se diffuse et s'estompe si la hiérarchie est bien présente, mais si elle s'étiole quid du reste du groupe.

est ce que par nature un groupe recherche un chef ou bien chacun se proclame chef et y va de son cerveau reptilien.

ce sont surtout les signes avant coureur qui m'intéressent, débusquer avant que cela ne tourne au vinaigre.

pour ton exemple nirgoule j'ai bien compris mais cela me donne l'impression que il y aurait un chef et que les autres devraient suivre par manque de connaissances.

pour ma part ma recherche se situe plus au niveau d'un groupe avec le même niveaux de compétences et un leader qui pourrait avoir plus de connaissances dasn un domaine mais des lacunes dans un autre.

la complémentarité mais qui pousserait a l'incident puis a l'accident.


la question est:

comment voir si la personne ou les personnes qui sont avec vous ne vont pas péter un câble?
a+

21 septembre 2010 à 07:59:06
Réponse #9

Leif


Citer
Ensuite, il y a des fondamentaux dans l'animation des groupes qui sont toujours a minima:
- Avoir un programme validé avec le responsable du groupe.
- Rappeler l'objectif de l'activité ( a l'issue de... vous serez capables de...)
- Accueillir et saluer chacun individuellement
- Donner à chacun la parole pour lui permettre de dire ce qu'il attend de l'activité, et de l'avoir dit devant les autres
- Expliquer les étapes
- Donner les consignes
- Former aux gestes clés en montrant et faisant restituer chacun, en particulier pour  les éléments de sécurité
- Lancer vite dans une action simple et facile à réussir pour créer la confiance.
- Encourager chacun
- Limiter les moqueries dans l'oeuf au cas où...
- Gérer le temps pour permettre un équilibre entre présentation de l'exercice, réalisation, puis debriefing qui donne d'abord la parole aux  participants, puis au moniteur.
- Adapter la difficulté au groupe en plus ou en moins selon la réussite
- Savoir que les progrès peuvent être irréguliers avec des phases de régression

ça c'est excellent, on voit que chacun peut être responsable .

de l'ecoute et encore de l'ecoute, toujours débriefer pendant et apres.

21 septembre 2010 à 09:52:10
Réponse #10

Berhthramm


difficile de dire mieux que Vieux Mora sur la gestion des groupes, surtout en situation d'apprentissage, j'ajouterais juste d'autres zones de biblio à explorer : l'assertivité, la gestion des conflits et peut-être aussi aller piocher un peu vers les motivations (et leur mécaniques) et les représentations sociales (de toute façon on pige relativement vite que ces deux points sont en relations trés proches), dans ce sens faire exprimer à chacun le "pourquoi il est là, qu'est ce qu'il attend" permet de constituer assez simplement le "noyau dur" du groupe et ainsi de fabriquer la représentation social de ce qu'il est... ainsi on a assez vite je pense une notion commune de ce que l'on doit faire en cas de problème et de là le stress diminue.

21 septembre 2010 à 11:32:22
Réponse #11

Leif


on pourrait ainsi penser que si on exploite tout ce qui peut merder et que l'on propose une solution pour chaque probleme , chacun ainsi a vu et est a meme de se sortir d'une embuche.

prevoir des bonnes portes de sortie psychologique et physique en quelque sortes.

23 septembre 2010 à 18:41:40
Réponse #12

Nirgoule


Y'a aussi des personnes qui attendent juste qu'on les pousse un peu au cul ;).
D'où la nécessité de bien connaitre les personnes avec on randonne longtemps...
a+

Tafdac. Ca c'est du vécu  ;D

pour ma part ma recherche se situe plus au niveau d'un groupe avec le même niveaux de compétences et un leader qui pourrait avoir plus de connaissances dans un domaine mais des lacunes dans un autre.

Un groupe d’experts est sans doute le plus difficile à gérer. Chacun a une idée sur tout et même avec la bonne volonté de chacun potentiellement on perd du temps à discuter.
Si les circonstances font émerger un leader il faut que celui-ci fasse le travail et distribue les « corvées » aux autres. Par exemple celui qui organise est leader a priori.
Si rien ne laisse se dégager un leader, je crois qu’il faut en parler avant la sortie et débattre jusqu’à la fumée blanche. Quitte à dire « cette fois-ci c’est moi, la prochaine fois ce sera toi ». Si certains domaines ne sont pas maîtrisés par le leader, autant l’avouer et donner la responsabilité du domaine à quelqu’un d’autre, sinon on risque de perdre la confiance du groupe.

C’est essentiel lors d’une activité à risque, ça reste important pour une activité « engagée » comme par exemple une sortie rando l’hiver avec un temps pourri.

Ce dernier cas est typique de la sortie qui n’est pas dangereuse en elle –même, mais qui peut être gâchée pas manque d’organisation. Il faut rallier le lieu de campement, il faut de l’eau pour la bouffe, il faut du feu pour la bouffe et sécher les vêtements, il faut respecter les horaires de levé le matin pour ne pas louper le retour en train ou voiture.

Le leader doit veiller à ce que tout se passe bien au besoin en étant parfois un peu directif. Ceux qui ont été confronté au problème sauront de quoi je parle. Le leader est sous pression, il doit sans cesse arbitrer entre ses objectifs définis à priori (le camp, la bouffe, le feu, l’horaire, etc) et des objectifs non définis mais importants comme : la cohésion et la bonne entente dans le groupe, les attentes de chacun. Inutile de dire que les attentes d’un groupe d’experts sont nombreuses et variées.

on pourrait ainsi penser que si on exploite tout ce qui peut merder et que l'on propose une solution pour chaque probleme , chacun ainsi a vu et est a meme de se sortir d'une embuche.

prevoir des bonnes portes de sortie psychologique et physique en quelque sortes.

Oui si tu es légitime pour le faire, sinon tu ne seras pas écouté. Chef désigné ou reconnu, expert reconnu (on ne se désigne pas expert ).
Exemple : lors d’une sortie, Gmaz 87 qui n’était pas le chef du groupe de rando ce jour -là, n’a eu aucun mal a faire le silence autour de lui, lorsqu’il a commencé à nous décrire tout le processus de préparation du gibier.
Il avait l'expérience, il nous en avait parlé avant, il avait amené la bête, il avait le discours qui allait bien, bref personne n’a contesté son savoir. Il a distribué les tâches et tout le monde s’est exécuté.

S’il avait été entouré d’autres experts, chasseurs comme lui, boucher ou vétérinaire  ;# , ça aurait été plus compliqué à gérer.

Car en théorie il existe toujours une autre façon de faire. Les forums regorgent des différentes manières de faire.
  Mais les forums ne sont pas l’action !  ::)
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

23 septembre 2010 à 23:47:40
Réponse #13

guillaume


Le leader doit veiller à ce que tout se passe bien au besoin en étant parfois un peu directif. Ceux qui ont été confronté au problème sauront de quoi je parle. Le leader est sous pression, il doit sans cesse arbitrer entre ses objectifs définis à priori (le camp, la bouffe, le feu, l’horaire, etc) et des objectifs non définis mais importants comme : la cohésion et la bonne entente dans le groupe, les attentes de chacun. Inutile de dire que les attentes d’un groupe d’experts sont nombreuses et variées.

D'ailleurs on oublie souvent qu'en plus de faire un tâche précise pour le groupe, le leader doit constamment analyser ce qui est en train de se passer, ce que fait chacun afin : de corriger, donner des conseils, donner la démarche suivante. Je ne sais pas trop comment expliquer, une sorte d'ébullition dans le cerveaux où tout est à gérer...

Autre chose : dans un groupe bien souder, quand tout va bien, il n'y a pas vraiment de leader, chacun sait ce qu'il a à faire. En revanche, c'est marrant de constater comme certaines personnes attendent les directives du leader et les exécutent sans broncher quand ça chie. Ils s'en remettent au leader quoi et c'est ce qu'il, ça permet que le groupe de parte pas dans tout les sens.

a+

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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