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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: 33 mineurs chiliens bloqués à 702 m sous terre pour plusieurs mois...  (Lu 9767 fois)


28 août 2010 à 10:45:47
Réponse #1

Ishi


Ces 3 mois me semblent pavés d'incertitudes.
Que ferions-nous si nous étions à leur place ?

Comme eux, le maximum pour ressortir vivant.
Ils ne peuvent qu'attendre et faire au mieux avec ce qui leur arrive de la surface.
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.



03 septembre 2010 à 18:07:12
Réponse #4

Berhthramm


bin sérieusement, je pense que ça doit être assez terrible comme situation, pour tous... y compris ceux qui n'y sont impliqués que pour la gerer...

03 septembre 2010 à 18:08:39
Réponse #5

Draven


Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

03 septembre 2010 à 18:50:00
Réponse #6

Bison


Bon, ici la situation a un petit air vaudevillesque ...
Impossible pour moi de ne pas en sourire.

Il y a eu d'autres cas, bien connus dans les milieux des grandes compagnies aériennes :
 
"Mais non madame, votre mari n'était pas sur ce vol ..."
- Mais, si, il est parti sur ce vol!
- Mais non!
- Mais où est-il alors?
- Pas sur ce vol ..."

 ;#
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

20 septembre 2010 à 18:58:32
Réponse #7

DavidManise


Salut :)

Je propose qu'on colle ici les sources d'infos concernant cette surprenante histoire de survie en groupe.  Là, les phénomènes de groupe sous stress vont pouvoir clairement être bien documentés !!!

Qui a des infos ? :)

http://www.slate.fr/story/27209/33-mineurs-chili-survie

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

20 septembre 2010 à 19:44:17
Réponse #8

Gros Calou


Yo  :)

FACE À L’ISOLEMENT, ESPOIR, FOI ET COHÉSION SOCIALE SONT LES MEILLEURS REMÈDES
Actuellement en proie à la dépression, les 33 pourraient tirer profit du drame. Les explications du Dr Grazia Ceschi, chercheuse en psychologie à l’UniGe.
«Dans un premier temps, les nerfs des mineurs ont été mis à mal par la catastrophe engendrant stress et panique», explique Grazia Ceschil, docteur en psychologie. En effet, le confinement, la chaleur, l’obscurité et les privations sont tous des facteurs d’irritabilité, laquelle aurait pu menacer la cohésion du groupe en réveillant des accès de violence.

Mais visiblement l’émergence naturelle de qualités salutaires chez certains (charisme, clairvoyance et leadership) a suffi à garantir l’empathie et l’entraide. «Après la prise de contact avec les secours, de nouveaux défis déterminés par la durée de l’enfermement s’imposent aux survivants, qui sont désormais en proie à un stress chronique.

Favorisant l’épuisement, il peut conduire au désespoir, auquel des réactions sont possibles à différents niveaux: perturbations du rythme cardiaque, de la digestion, du sommeil, de l’appétit…» Pour y remédier, les mineurs devront maintenir une activité physique jusqu’à leur libération, entretenir l’espoir, leur spiritualité et leur cohésion sociale, mais aussi faire des exercices d’imagerie en visualisant des solutions à leur situation.

Et, une fois sortis, que risquent- ils? «Des symptômes post-traumatiques peuvent survenir un mois comme plusieurs années après l’événement. Le plus évident est l’évitement de la situation, raison pour laquelle l’offre de Farkas est bienvenue», estime Grazia Ceschi. Car il suffit parfois d’une odeur ou même d’une lumière qui rappelle le drame pour déclencher une crise de panique. «Ces flashbacks évoluent avec le temps vers une forme moins florissante, mais avec davantage d’éléments dépressifs qui ne sont plus remis dans le contexte du trauma», poursuit- elle.

L’avènement d’un comportement alcoolique est la conséquence la plus courante d’une telle dépression. «Mais les études montrent que seulement 20% des personnes souffrent de séquelles après une expérience traumatique», tempère la spécialiste. Dans ce cas, rien de tel qu’un esprit de corps et le partage des expériences pour surmonter le traumatisme. «Les 80% restants reprennent soit une vie normale, soit en profitent pour changer de trajectoire vers une vie meilleure si la catastrophe permet de révéler des choses positives.»


GÓMEZ, LE DOYEN GOUROU


 Il n’en fallait pas plus pour qu’émerge Gómez, 63 ans, une figure héroïque. Le mot doux à sa moitié («Avec l’aide de Dieu, nous réussirons à sortir, même si cela doit prendre des mois») n’a fait qu’attiser la passion qu’il a déclenchée chez tout le peuple chilien, suspendu au sort de ses compatriotes. Père de quatre filles qui lui ont donné sept petits-enfants, Gómez est décrit par la presse chilienne comme une «pièce fondamentale sans laquelle les mineurs détenus à 700 mètres de profondeur auraient basculé dans la panique». Fort d’un demi-siècle d’expérience de la mine – il a commencé à travailler à 12 ans – il fait figure de père pour ses 32 compagnons d’infortune et aurait le don de calmer leurs angoisses en trouvant les mots justes. Sur l’ensemble du groupe, seuls cinq hommes ont montré quelques signes de dépression.

Source : http://www.illustre.ch/Mineurs-Chili-mine-San-Jose-Copiapo_56926_.html

 ;)

20 septembre 2010 à 19:49:46
Réponse #9

Criss Kenton


Voici le dernier article paru sur le site du Courrier International

16.09.2010 - Les mineurs bloqués sous terre pourraient sortir dès novembre

Vous retrouverez tous les articles traitant de ce sujet en cliquant sur les liens présents dans l'encart "MÊME SUJET", à droite du texte  :)


Le top car il s'agit de traductions d'articles parus dans El País, La Tercera, Clarín, etc.
(N.B.:cliquez sur le nom du journal en haut de chaque article pour en savoir un peu plus sur la source, ça ne fait jamais de mal ;))

Et parce que c'est directement en rapport avec le forum:

27.08.2010 - La survie s'organise au fond de la mine

20 septembre 2010 à 20:13:36
Réponse #10

philippe13


Source: http://nutrition.aujourdhui.com/info/des-biscuits-pour-secourir-les-mineurs-chiliens-01495.asp?page=3

Une chercheuse du Sud de la France, en collaboration avec la société Solidages, a mis au point des galettes très nutritives pour venir en aide aux mineurs chiliens.

Mercredi 15 septembre 2010 à 17:57  |   Info Nutrition
Les 33 mineurs chiliens bloqués à 700 m sous terre depuis un éboulement le 5 août, exposés à un manque d'hygiène évident, commencent à sentir leur dentition bouger et ont de plus en plus de mal à se nourrir.

Isabelle Prêcheur, chirurgien-dentiste niçoise, chercheuse et professeur à l'université de Nice Sophia Antipolis et au CHU de Nice, a créé des biscuits hyper-énergétiques et enrichis en protéines. Ces derniers ont été sélectionnés par le Dr. Juan Kehr, directeur de l'hôpital San Juan de Dios à Santiago du Chili, et responsable des soins médicaux des "33" pour répondre à leurs besoins nutritionnels.

Ces galettes de petite dimension et à la texture particulière, permettront de lutter contre la dénutrition des mineurs et de répondre à leurs besoins protido-énergétiques accrus. Huit galettes renferment en effet 10 g de protéines, 224 Kcal et 18 % des Apports Energétiques Totaux (AET) en protéines.

La difficulté de l'opération consistera à acheminer une demi-tonne de biscuits par un tuyau de 6 cm de diamètre connecté à la surface.

Claire Doray [Diététicienne]
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

28 septembre 2010 à 11:48:09
Réponse #11

DavidManise


"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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15 octobre 2010 à 14:41:44
Réponse #14

Clemstout


Bel exemple de gestion de groupe en situation critique! Respect!
Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.--Marc-Aurèle--

18 octobre 2010 à 17:17:08
Réponse #15

mad


Il y a un point dont on n'a que très peu parlé dans les médias : c'est le courage des sauveteurs (médecins entre autres) qui sont DESCENDUS avec la nacelle pour examiner et préparer les mineurs avant leur remontée.
Il faut se représenter la dose de sang-froid et de générosité dont ils ont fait preuve - en effet, la probabilité qu'il y ait un problème (nacelle coincée, effondrement du tunnel percé etc.) était loin d'être nulle.
Chapeau bas à ces gars !

18 octobre 2010 à 17:36:17
Réponse #16

VieuxMora


C'est vrai, mais j'ose espérer qu'il y a eu des essais à blanc , nacelle lestée, auparavant.

En même temps leur mission était enthousiasmante. 

18 octobre 2011 à 13:33:45
Réponse #17

Rosetta


Je déterre ce fil après avoir vu un bon reportage hier soir retraçant les détails de cette histoire.
A voir ici http://documentaires.france5.fr/documentaires/mineurs-chiliens-enterres-vivants jusqu'à samedi dernier délai.

Ce que j'en ai retenu :
- La survie dans ces conditions requiert de prendre en compte le corps et l'esprit, sachant que sans la sauvegarde du mental, l'intégrité physique de tous pourrait s'en trouver amoindrie.
- il faut un chef, et un groupe soudé, pour pouvoir mettre en place des conditions d'organisation strictes et justes, et qui ne seront pas contestées (en l'occurrence pour le rationnement).
- il ne faut pas lâcher l'objectif final des yeux, travailler sur le mental pour sauvegarder la foi dans son aboutissement
- mieux vaut 3 plans de secours plutôt qu'un seul

Ce que je regrette : ne pas avoir d'élément sur la manière dont ils ont survécu psychiquement à ça à long terme et quelles séquelles ils ont pu en garder.


a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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