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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: [Critique] Classification des 3 mécanismes d'action  (Lu 1902 fois)

24 août 2010 à 00:25:02
Lu 1902 fois

vik


Bonjour à tous ;)
Voilà, avec l'autorisation de David, je me permet de poster des choses qui me trottent dans la tête que j'ai voulu élaborer..
Depuis quelques temps je me concentre sur certains points "philosophiques", j'essaye de définir des systèmes, des lois qui caractérise notre monde, plus particulièrement le genre humain (je n'ai pas commencé la Philosophie dans le programme scolaire)
Néanmoins, dans ces réflexions, il me manque quelque chose d'essentiel a mes yeux, la confrontation et l'esprit critique des autres..
Je tiens un cahier depuis quelques semaines ou je note mes opinions, des lois, des constatations etc, ou je retranscrit mes points de vue. Néanmoins il m'arrive également suite a certaines "connections" entre deux idées d'en élaborer moi même, c'est sur ceci que je veux vous entendre particulièrement.

J'aimerais pour l'instant vous présenter quelque chose que j'ai imaginer depuis quelques jours pour qualifier trois mécanismes de l'action, trois états de perception:

Classification des 3 mécanismes d'action
1) Le besoin
2) La conscience
3) La réalité

1) Le besoin
-> Ce que je veux
C'est le stade primaire précédant la prise de décision menant ensuite à l'action. Il est initié par un besoin (physiologique, vital..) issu d'un manque. C'est, entre autre, le propre de l'animal.
Il se présente schématiquement sous cette forme:
Besoin->Action

2) La conscience
-> Ce que je pense
Stade secondaire constitué d'un analyse de la situation, d'une interprétation de son contexte et de ses circonstances, menant ensuite a une action. C'est le propre de l'être humain, conduite dictée par nos principes personnels, notre éthique, le code moral collectif etc
Il se présente schématiquement sous cette forme:
Action->Interprétation->Action

3)La réalité
Stade tertiaire, ne présentant aucune phase de réflexion et englobe les deux stades précédant. Elle est constituée de choses immuables, de faits, de fonctionnements logiques sur lesquels le besoin et la conscience n'ont pas prise (quoique l'être humain percevra, pensera ou expliquera d'un phénomène, il ne changera pas celui ci. "La réalité c'est ce qui continue d'exister quand on cesse d'y croire." B. Werber )
Il se présente schématiquement sous cette forme:
Action->Réaction


Voila, que penseez vous de cette classification? Encadre t'elle correctement ces mécanismes? est-ce réaliste?
J'attends vos avis avec impatience!



24 août 2010 à 01:08:39
Réponse #1

Lily


Salut Victor,

J'ai toujours été un gros boulet en philo. J'aurais bien aimé en être à ton stade de réflexion avant d'être en Terminale... Donc je trouve ta démarche et ton analyse assez justes, même si, sur des points de détails, je ne suis pas d'accord avec toi.

Je crois en revanche qu'il manque un élément fondamental : la question de la perception.
Werber est génial mais il fait parfois des raccourcis un peu... courts :) Et là, sa citation est brillante mais elle ne prend pas du tout en compte ce point.

La perception, c'est ce qui fait qu'on a accès au réel. Là où c'est un peu pénible c'est que personne n'en a une connaissance directe (ce que tu vois, c'est tes yeux qui le captent et l'interprètent, etc.). Toute perception est donc médiatisée et donc (partiellement) fausse et toujours imparfaite.

En fait, je pense que le point qui me gène le plus dans ton analyse est que tu penses des catégories (besoin, réalité, etc.) alors que, à mon sens, il vaut mieux penser en termes de relation. Comme être conscient, quel est mon lien au monde ? Pourquoi mes besoins sont-ils différents de ceux des autres ?

Je ne suis pas certaine d'être bien claire mais je sais que j'ai beaucoup avancé le jour où j'ai compris qu'un humain c'est un tissu de relations (au monde) et de perceptions (du monde). D'un strict point de vue philosophique, on a d'ailleurs aucune preuve qu'il existe un monde hors de nos perceptions (c'est un peu la fameuse question de savoir si un arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit si personne n'est là pour l'entendre).
Pour moi, ce qui compte, ce n'est pas de savoir si une pierre existe toujours si je ne suis pas là pour la percevoir (parce qu'on ne peut pas répondre à la question). La question, c'est d'analyser la nature du lien que j'ai à cette pierre et, surtout, de savoir ce que j'en fais (est-ce pour moi un obstacle, un objet d'émerveillement, un outil potentiel ?). Et c'est ce point qui est essentiel dans la démarche "survie" : face à un problème, je réagis comment ? Pourquoi, devant le même problème, certains s'écroulent alors que d'autres se révèlent ?

J'espère que je t'ai apporté plus de pistes de réflexions que d'embrouilles (mais je n'en suis pas certaine et je m'en excuse). Je suis certaine que d'autres sauront mieux te répondre que moi, sur les concepts, en particulier. Je te livre plutôt une expérience personnelle.

Contrairement à ce que d'aucuns pourraient croire nan, j'ai rien fumé.  :-\

Lil'


If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

24 août 2010 à 08:29:10
Réponse #2

Humain



Je crois en revanche qu'il manque un élément fondamental : la question de la perception.
Werber est génial mais il fait parfois des raccourcis un peu... courts :) Et là, sa citation est brillante mais elle ne prend pas du tout en compte ce point.

La perception, c'est ce qui fait qu'on a accès au réel. Là où c'est un peu pénible c'est que personne n'en a une connaissance directe (ce que tu vois, c'est tes yeux qui le captent et l'interprètent, etc.). Toute perception est donc médiatisée et donc (partiellement) fausse et toujours imparfaite.

[ ... ]

 D'un strict point de vue philosophique, on a d'ailleurs aucune preuve qu'il existe un monde hors de nos perceptions (c'est un peu la fameuse question de savoir si un arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit si personne n'est là pour l'entendre).


Salut  :)

Pour illustrer une des facettes des problèmes soulevés par la perception: http://www.ebooksgratuits.com/pdf/abbot_flatland.pdf , Flatland. Livre du 19 ème siècle traçant les contours d'un monde à deux dimensions http://fr.wikipedia.org/wiki/Flatland .

  l'Humain

27 août 2010 à 12:25:51
Réponse #3

Kami


PS (oui, au début...) : Ceci n'est ni plus, ni moins que mon avis conjugué à mes cours de philo de cette année, si vous lisez une énormité, laissez moi le temps de répondre avant de me tuer éventuellement  :lol:

Wow, vaste problème, je ne sais pas si on peut réduire les actions à trois mécanismes.
Sortant de Terminale, je vais tenter d'apporter ma pierre à l'édifice.

Ce que tu as dit sur le besoin est très juste, mais au delà du besoin il y a le désir, qui lui est propre à l'homme. Et c'est là que la perception entre en jeu :). Ainsi, tu vois, tu entends, tu sens de nombreuses "choses" différentes. Là, la conscience débarque,  tu juge ces choses là, positives ou négatives pour toi. Le mécanisme du désir est pratiquement établi, car suite à cela tu peux commencer à désirer certaines choses, celles que tu juge positives. Les marketeux l'ont très bien compris, et jouent sur tous les sens possibles pour influencer le jugement vers le positif lors des publicités.
Un bref exemple, il suffit dans la rue qu'une pâtisserie diffuse ses odeurs au loin pour me faire désirer, me donner envie d'acheter un pain au chocolat (c'est pas pour autant que j'achèterais  :lol:). Néanmoins ça reste un des mécanismes de l'action.
Perception => Jugement par la conscience => Désir => Action

Viens la partie sur la conscience...
 
Citer
C'est le propre de l'être humain, conduite dictée par nos principes personnels, notre éthique, le code moral collectif

C'est vrai, mais il y a aussi l'inconscient dans ce que tu dis,et c'est aussi ce qu'on ne pense pas. Ca se présente plus ou moins quand t'as fait une connerie, ou du moins ce qui apparaît comme connerie d'après ton éducation. Et là plus que le regard des autres, plus que celui d'une autorité externe (les parents), c'est le tien qui compte. Une sorte de gendarme intérieur. Si je me sens mal après avoir mangé une tablette de chocolat, c'est pas à cause des 100g ingérés, mais à cause de ce flic interne qui me surveille sans que je puisse rien faire. Grosso modo, c'est Big me is watching me, ou Big you is watching you. Et ça, ça peut suffire à dissuader de nombreuses actions. J'ai pris l'exemple de la tablette de chocolat parce que c'est un truc qui s'est développé dans mon inconscient (et aussi dans le conscient vu que j'en parle  ;))de par mon éducation, mais ça peut varier selon celle des autres. Freud appelle ça le surmoi, si un jour tu as le courage (ou la chance (ou la malchance)) de lire ça en philo, tu auras bien plus de détail. Je pense que pour le reste, il vaudrait peut être mieux laisser des psychanalystes parler, ils parleront bien mieux et bien plus justement que moi.

Petit débordement du sujet
<HS>Il faut savoir que sur tout ce que j'ai développé, le désir comme l'inconscient, la notion de perception est très important comme l'a énoncé Lily. Et ce, même dans ta troisième partie. Ainsi, il suffit que tes sens soient erronés, ou même tes appareils de mesures pour fausser toute la suite. Et ça, il faut en être conscient si on ne veut pas courir à la catastrophe. Je pense que c'est une partie à développer pour la survie.
Illustrons un peu tout ça :)
Sur l'exemple de la pub, l'image donnée est bien souvent fausse, et une fois l'objet tant convoîté obtenu, on est pris de désillusions... Mais c'est pas grave, désirons encore, c'est ça la consommation ! ...
Sur un exemple plus propre à la survie, on peut considérer tout ce qui altère les sens. Ainsi, l'alcool peut potentiellement être dangereux (et l'est) si on prend le volant. De même pour les drogues. Avoir un instrument de mesure qui flanche, et c'est la catastrophe. J'ignore si cet exemple est très réaliste, mais c'est le premier qui me vient en tête : Si quelqu'un utilise un compteur Geiger pour mesurer la radioactivité, il suffit d'un disfonctionnement de celui-ci pour que l'individu soit soumis à des très fortes radiations à son insu. C'est pourquoi àmha il faut songer à cette perception dans toutes nos actions. Bon, j'arrête le débordement</HS>

N'hésitez pas à me rependre,
Kami

EDIT : Oups, au lieu d'écrire  reprendre, j'ai écrit rependre... Lapsus révélateur du PS au début (:p) ? Je laisse pour la beauté de la faute...
« Modifié: 27 août 2010 à 12:33:50 par Kami »

27 août 2010 à 14:27:20
Réponse #4

force999


Si tu étais un de mes étudiants je te proposerai les réflexions suivantes :

Tu cherches à qualifier trois mécanismes de l’action pour toi ou pour l’Homme en général ? ( pour l’ espèce je pense à ta lecture)

Avant de réfléchir à cela, pourquoi ne pas te poser la question suivante ; Quelle est selon toi, ta raison d’être ? ( la raison d’être de l’espèce si tu parles en général).

Je te conseille d’y réfléchir sérieusement, ensuite déroule ta réflexion sur la question principale. Ne t’arrête surtout pas à la philosophie, la réponse est dans la Polytechnique et dans la polyculture

Bien à toi
JL
« Modifié: 27 août 2010 à 14:39:58 par force999 »
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

27 août 2010 à 15:10:04
Réponse #5

ulysse


Si tu étais un de mes étudiants je te proposerai les réflexions suivantes :

Tu cherches à qualifier trois mécanismes de l’action pour toi ou pour l’Homme en général ? ( pour l’ espèce je pense à ta lecture)

Avant de réfléchir à cela, pourquoi ne pas te poser la question suivante ; Quelle est selon toi, ta raison d’être ? ( la raison d’être de l’espèce si tu parles en général).

Je te conseille d’y réfléchir sérieusement, ensuite déroule ta réflexion sur la question principale. Ne t’arrête surtout pas à la philosophie, la réponse est dans la Polytechnique et dans la polyculture

Bien à toi
JL


wooh . Notre raison d'etre. A brule pourpoint je dirais qu'on est représentant d'une force de vie.
La polytechnique et la polyculture sont une stratégie biologique. Le hasard (?) selectionne ce qui doit persister dans ce foisonnement selon des regles ou des lois que nous explorons mais qui restent en grande partie mysterieuse.
Réponse un peu simpliste sans doute mais c'est ce qui me vient spontanément.

28 août 2010 à 11:59:23
Réponse #6

Adonf


Je pense que ton raisonnement manque un peu de rigueur.

Déjà apparemment tu parles plus du "déclenchement de l'action" ou de la "prise de décision" que de l'action elle-même.

ensuite la distinction entre tes 3 mécanismes n'est pas claire.
la description de tes mécanismes ne parait complète, elle ne couvre pas explicitement tous les mécanismes de prise de décision,
* les 3 mécanismes n'ont pas l'air de s'exclure les un les autres
* contrairement le 3ème mécanisme on ne sait pas si il s'applique à des chose inanimées (réactions physiques) ou à des êtres vivants. Dans le cas des êtres vivants, à part des mouvements "réflexes" je dois dire que je vois pas à quoi ça peut correspondre.
* tu établis un ordonnancement (les "stades") de tes mécanismes, mais on ne voit pas trop par quel critère, il n'existe pas d'ordre "stricts", juste des classements suivants des critères qui doivent être explicité, sinon on reste dans le vague et chacun y met ce qu'il veut bien y mettre.

Sinon concernant tes mécanismes et leur relativité tu pourras t'intéresser
au déterminisme, à la causalité et à la liberté de choix (je te laisse taper ça dans wikipedia toi même).

En ce qui concerne la réalité, j'éviterai Werber qui est à mon avis un charlatan et te conseillerais de "vrai" philosophes genre Descartes, Sartres... Par contre attaquer directement les ouvrages techniques risquent de te dégouter.

Si tu veux des refs abordables généraliste il y a "le monde de sophie" à chercher sur amazon ou autre, peut être un peu simpliste mais ça aborde un peu tout.
En relativement abordable il y a "l'existentialisme est un humanisme" de Sartres
Dans le genre roman (court), "l'étranger" de Camus.

Tous les bouquins doivent être dispos en poche.
Ca te fera un bon début.

Sinon j'ai aussi un graphique pour toi:

« Modifié: 28 août 2010 à 12:07:53 par Adonf »

30 août 2010 à 16:37:14
Réponse #7

marco 2


les trois C....ce serais la base de toutes actions entreprise par l'être humain....et si a la première lecture ca peut paraitre farfelue, réfléchis y quand même.....

Cerveau
Cœur
C*l
quand je rentre dans une foret, je pars pas au combat, mais je rentre chez moi
Moniot van moeren

il y en as pour qui le verre est a moitié plein, d'autre pour qui il est a moitié vide......et pour vous?????

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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