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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Débuter en survie  (Lu 13268 fois)

22 juillet 2010 à 12:09:06
Lu 13268 fois

Corin


Salut ;),

Par quoi commencer? Comment progresser? Cette question est venue en voyant tous les nouveaux inscrits sur le forum.

Quelle démarche proposer pour découvrir l'activité en fouillant le forum, avoir une vision juste et se lancer?

Comment conseiller quelqu'un qui s'intéresse à ce sujet?


Ma vision est que la survie (je parlerai principalement de la survie en milieu naturel) passe par la pratique d'une activité outdoor.

En effet, si je pratique la randonnée, l'alpinisme ou le kayak (ou autres, pas d'exclusive), j'ai une idée des situations risquées, celles où je pourrais me retrouver en situation de survie. Cette perception est liée au niveau physique, technique de chacun.


Début de la réflexion. Je vous laisse avancer vos idées sur le sujet. Toute suggestion est la bienvenue.

A+

22 juillet 2010 à 13:32:18
Réponse #1

Corin


Le sujet est sans doute assez large mais l'idée c'est de proposer des manières de l'approcher, de démarrer.

Certains diront: "faire un stage avec David". Ok, mais pas que...

Faut-il disposer d'un certain nombre de savoirs ou se jeter à l'eau direct pour faire face aux difficultés? Version pessimiste dans un cas et optimise dans l'autre?

J'aurais idée de rechercher la progressivité: commencer par une sortie à la journée dans un coin que je connais puis un que je ne connais pas, suivies d'une nuit dans un coin que je connais puis un coin que je ne connais pas. On passe ensuite à 2 jours et 2 nuits avant de complexifier avec des déplacements sur puis hors sentier. Enfin, on arrive à la limitation du matos embarqué ou la recherche d'une plus grande autonomie,...

A+

22 juillet 2010 à 13:33:17
Réponse #2

Humain


Salut  :)

Je crois que pour certaines personnes, le plus difficile est de passer de la douce rêverie, des "et si...?", à l'action concrète et continue dans le temps. Pour eux il s'agit de vaincre d'abord leur procrastination (ce qui est en soit une nécessité de sur-vie).
Si elles n'y arrivent pas seules, l'effet de groupe peut être un puissant moteur. Une personne qui ne se lance pas pourra décoller si elle est entrainée et encadrée par des amis bienveillants.
   
  l'Humain


22 juillet 2010 à 13:41:17
Réponse #3

Crochemuche


Bon, je ne suis pas un pro de la survie, mais comme je débute, je peut partager la démarche que j'ai suivie  ;#

Dans un premier temps, je pense que la survie nait d'une conscience que dans notre quotidien, dans nos activités habituelles (travail, sport etc...), il peut y avoir un hic, un rouage qui ne marche plus, bref, c'est la m*rde quoi !

Dès lors, une préparation physique, mentale et matérielle devient logique et indispensable (je reprend l'idée de la sécu perso de Fred Perrin). Il faut être prêt moralement à admettre que notre état de sécurité auquel notre société nous a habituée peut disparaitre, et que de nous seul dépend notre survie. Physiquement, un activité sportive régulière est suffisante et permet de ne pas y laisser sa peau parce qu'on a un peu trop mangé de kebab ces derniers jours. Matériellement, je ne peut que conseiller le sujet sur les EDC/SDC du présent forum, mais je pense qu'il est inconcevable de sortir de chez soi sans avoir à portée de main une trousse de secours, un canif, une gourde et une bonne lampe torche.

Concernant l'utilisation du forum pour un nouveau venu, je pense qu'il vaut mieux d'abord bien le lire, le consulter avant de s'inscrire et/ou de poster des questions auxquelles nous avons déjà répondu ou de faire du bruit. Demandez-vous quelles sont vos priorités, dans quel environnement évoluez-vous.
Si vous habitez à Paris ou à Lyon, inutile d'aller sur la partie du forum intitulée "vie sauvage", à moins que vous avez de l'expérience en la matière ou que vous sortez souvent de la ville (mais ce sujet s'adresse aux nouveaux venus, il me semble  :huh:), cela ne vous empêche pas d'y accéder (les photos des rencontres animalières y sont très belles :love:)
Utilisez la fonction "recherche" du forum, les modérateurs apprécierons (et les lecteurs aussi  ;#)

Posez-vous aussi de bonnes questions: que fais-je déjà pour ma sécurité ? Ma vie à-elle déjà mise en danger par une mauvaise préparation ou une erreur de ma part (éléments extérieurs non pris en compte)?

Rappelez-vous toujours, (dixit David Manise), rien ne sert d'avoir le kit de-la-mort-qui-tue si l'on ne sais pas l'utiliser. La survie, ce n'est pas AVOIR le dernier surin de chez Fällkniven, mais ETRE capable d'utiliser un couteau pour qu'il soit réellement utile et SAVOIR les règles élémentaires de sécurité.

Par ailleurs, les règles essentielles de la survie (valables pour tout le monde, pour tous les environnements) sont la base d'une éducation solide en matière de survie, et doivent êtres connues et comprises dès le début (règles des 3, pyramide de John Wiseman etc...)

Sinon, concernant la survie, il y a un très grand nombre d'écrits accessibles à tous. En survie urbaine, je ne peut que conseiller le livre PROTEGOR, il as changé ma vision des choses (la partie sécurité est très développée), mais le net fourmille de textes d'excellente qualité, et gratuis ! C'est le cas de R.E.P.E.R.E.S de Patrick, ou des revues Carcajou du CEETS.

Bien entendu, je ne fais qu'un résumé du forum, qui consacre mille sujets pour chaque aspect que je viens de développer  :doubleup:

J'espère avoir répondu à votre attente, Corin
"Croyez-moi, les gens les plus simples sont souvent les plus grands"

Eugène, 88ans, Massif des Bauges

22 juillet 2010 à 14:04:23
Réponse #4

Sieg



 Personnellement ma vision ( très modeste je vous l'accorde ) de la chose, c'est qu'en survie comme dans tout la premiere experience, le premier contact doit se faire avec plaisir et comme quelques chose de léger et ludique.

 Meme si j'ai beaucoup fait de randonné avec mes vieux étant plus jeune, ca fait plusieurs année que j'ai pas pratiqué de montagne/foret ( exeption faite l'année derniere dans les bauges, un vrai moment de bonheur !!! ) et donc mon experience en survie est Nulle.

 Bref, cet été on va se faire une petite journée+nuit dans la verte, vers le forez, ou le pilat, avec un ou deux potes, rien de bien folichon. Donc forcément j'aurais pas  le coutal outdoors parfait, mon equipement sera surement très sommaire ( dans le sens basique ), et j'aurais pas 5 moyen différent de faire du feu, mais bon, je pense (j'espere) que ca me permettra juste de me confronter a une situation, qui sans etre un cas de survie me permettra peut etre de prendre conscience de certaines chose, comme l'instalation d'un tarp ( oui j'en vois qui rient, mais quand on en a JAMAIS installé... ;#), la température la nuit, la quantité de bouffe trop légere/importante, s'appercevoir que si quelqu'un se lacérait la main avec son Sak il faudrait marcher une heure et demi avant de trouver la civilisation etc...

 C'est peut etre pas la meilleure, mais c'est de cette facon que se fera mon premier contact avec l'activité outdoor proche de la """"survie"""" : Ludique, Sans se prendre la tete, et en passant un bon moment avec des gens qu'on aime. ;)

22 juillet 2010 à 14:25:59
Réponse #5

Corin


le plus difficile est de passer de la douce rêverie, des "et si...?", à l'action concrète et continue dans le temps. Pour eux il s'agit de vaincre d'abord leur procrastination (ce qui est en soit une nécessité de sur-vie).

Je suis assez d'accord sur la nécessité du passage à l'acte.

Il me semble que ce qui limite pas mal de monde dans la prise d'initiative, c'est d'avoir l'idée de la progressivité. Tous les experts ont commencé par sortir de chez eux et explorer leur environnement avec curiosité mais sans aller bien loin au départ.

Comment lever les freins au passage à l'acte?

Dans un premier temps, je pense que la survie nait d'une conscience que dans notre quotidien, dans nos activités habituelles (travail, sport etc...), il peut y avoir un hic, un rouage qui ne marche plus, bref, c'est la m*rde quoi !

La difficulté, c'est de rester cohérent et de ne pas sombrer dans la parano maladive. Comment se fixer des repères?

Dès lors, une préparation physique, mentale et matérielle devient logique et indispensable (je reprend l'idée de la sécu perso de Fred Perrin). Il faut être prêt moralement à admettre que notre état de sécurité auquel notre société nous a habituée peut disparaitre, et que de nous seul dépend notre survie. Physiquement, un activité sportive régulière est suffisante et permet de ne pas y laisser sa peau parce qu'on a un peu trop mangé de kebab ces derniers jours. Matériellement, je ne peut que conseiller le sujet sur les EDC/SDC [...]rien ne sert d'avoir le kit de-la-mort-qui-tue si l'on ne sais pas l'utiliser.

Et moralement, mentalement, qu'est-ce qui paraît le plus utile comme préparation? As-tu testé des choses? Y en a-t-il qui ont des idées sur une préparation mentale?

Par ailleurs, les règles essentielles de la survie (valables pour tout le monde, pour tous les environnements) sont la base d'une éducation solide en matière de survie, et doivent êtres connues et comprises dès le début (règles des 3, pyramide de John Wiseman etc...)

Sinon, concernant la survie, il y a un très grand nombre d'écrits accessibles à tous. En survie urbaine, je ne peut que conseiller le livre PROTEGOR, il as changé ma vision des choses (la partie sécurité est très développée), mais le net fourmille de textes d'excellente qualité, et gratuis ! C'est le cas de R.E.P.E.R.E.S de Patrick, ou des revues Carcajou du CEETS.

Il y a bien sûr la littérature mais il s'agit de la dépasser et d'essayer de voir comment inciter à passer à la pratique.

J'espère avoir répondu à votre attente, Corin
Si tu veux survivre, va falloir me tutoyer fissa :D.

Personnellement ma vision ( très modeste je vous l'accorde ) de la chose, c'est qu'en survie comme dans tout la premiere experience, le premier contact doit se faire avec plaisir et comme quelques chose de léger et ludique.
Je suis assez d'accord. Qu'est-ce qui est efficace dans ce domaine? Comment rendre l'approche ludique et pas rébarbative?

Bref, cet été on va se faire une petite journée+nuit dans la verte, vers le forez, ou le pilat, avec un ou deux potes, rien de bien folichon. Donc forcément j'aurais pas  le coutal outdoors parfait, mon equipement sera surement très sommaire ( dans le sens basique ), et j'aurais pas 5 moyen différent de faire du feu, mais bon, je pense (j'espere) que ca me permettra juste de me confronter a une situation, qui sans etre un cas de survie me permettra peut etre de prendre conscience de certaines chose, comme l'instalation d'un tarp ( oui j'en vois qui rient, mais quand on en a JAMAIS installé... ;#), la température la nuit, la quantité de bouffe trop légere/importante, s'appercevoir que si quelqu'un se lacérait la main avec son Sak il faudrait marcher une heure et demi avant de trouver la civilisation etc...

 C'est peut etre pas la meilleure, mais c'est de cette facon que se fera mon premier contact avec l'activité outdoor proche de la """"survie"""" : Ludique, Sans se prendre la tete, et en passant un bon moment avec des gens qu'on aime. ;)
La bonne approche serait-elle de prendre la problématique à l'envers? Apprécier l'activité pour ensuite prendre en considération les questions de survie?

Vos réponses sont bien intéressantes.
Je rencontre souvent des gens qui se font une montagne de l'outdoor et plus loin de la survie. Comment montrer que ça n'a rien de sorcier?

A+

22 juillet 2010 à 14:36:22
Réponse #6

Corin


Donc, on aurait plusieurs champs à examiner:
  • la prise de conscience, la motivation (je note l'aspect ludique)
  • l'information, la documentation
  • la préparation mentale, physique et matérielle
  • le passage à l'acte, à l'action
  • la progressivité, le dosage de l'effort (de la prise de risque)

Pour chacun de ces thèmes, on peut essayer d'élaborer des propositions méthodologiques:
  • comment aider à la prise de conscience?
  • comment structurer une approche progressive de l'information (demandez aux nouveaux venus si trouver l'info sur le forum est facile ;))?
  • comment se préparer (progressivement, suffisamment, pas inutilement non plus)?
  • comment se lancer?
  • comment faire son apprentissage progressivement?

A+

22 juillet 2010 à 14:36:52
Réponse #7

le pangolin


PAR QUOI COMMENCER:
-Apprendre de nombreuses et variées techniques dans sa tête.
-Transferer ce savoir a ses mains en pratiquant (combien de gens on besoin d'avoir la corde a la main pour expliquer un noeud, ce sont nos mains et non notre tête qui possede certains savoir).
COMMENT PROGRESSER:
- On en revient a la pratique. Adapter le savoir a notre façon de faire a nos outils et a différentes situations( c'est pas la même chose que d'allumer un feu dans un marais que dans la guarrigue.

Aprés ça il suffit de prendre un max de matos dans le coffre de sa voiture aller en foret et tout laisser dans la voiture.
A chaque sortie on reste plus longtemps et plus loin de la voiture où l'on retourne qu'en cas de besoin.
Cela permet de voir quel objets est vraiment utile et de bien le noter dans sa tête (aprés une de marche d'une heure avec une épine dans le pied pour aller chercher sa pince a épiler je vous garantit que vous aurez bien imprimé dans votre tête que c'est un objet qu'il faut toujours avoir sur vous)
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

22 juillet 2010 à 14:38:29
Réponse #8

Corin


PAR QUOI COMMENCER:
-Apprendre de nombreuses et variées techniques dans sa tête.
-Transferer ce savoir a ses mains en pratiquant (combien de gens on besoin d'avoir la corde a la main pour expliquer un noeud, ce sont nos mains et non notre tête qui possede certains savoir).
COMMENT PROGRESSER:
- On en revient a la pratique. Adapter le savoir a notre façon de faire a nos outils et a différentes situations( c'est pas la même chose que d'allumer un feu dans un marais que dans la guarrigue.

Aprés ça il suffit de prendre un max de matos dans le coffre de sa voiture aller en foret et tout laisser dans la voiture.
A chaque sortie on reste plus longtemps et plus loin de la voiture où l'on retourne qu'en cas de besoin.
Cela permet de voir quel objets est vraiment utile et de bien le noter dans sa tête (aprés une de marche d'une heure avec une épine dans le pied pour aller chercher sa pince a épiler je vous garantit que vous aurez bien imprimé dans votre tête que c'est un objet qu'il faut toujours avoir sur vous)

Concrètement, toi, comment t'y es-tu pris?

A+

22 juillet 2010 à 14:50:19
Réponse #9

le pangolin


Scoutisme a 13ans 20 jours en forét a 7 adolescents tu te débrouille seul avec ton groupe t'apprend vite (pas forcement la survie) mais a fabriquer des objet en bois avec peu de matos (table, toit pour dormir au sec, faire un feu non dangereux ....)
Puis étant devenu un adulte amoureux du climat qu'il y a en foret j'y passe de plus en plus de temps a chaque sortie tout en me débrouillant tout seul comme un grand (mais toujours le plus que necessaire dans le coffre de la voiture au loin)
A coté de ça curiosité continue: Au boulot j'ai reussit a passer le truc des premiers secours une formation anti stress et la je tanne mon patron pour une formation électrique (peut toujours servir).
Lecture au moindre moment de libre passage a l'acte de mes conaissance quand je peut
et discussion avec tout le monde (on parle pas de TV mais de débrouillardise) (la derniere fois j'ai poussé un pécheur a me raconter comment il a fait un feu aprés une bonne pluie et ben il a trouvé naturellement la technique de refendre du bois pour en avoir du sec, en échange je lui ais expliquer le batonnage)
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

22 juillet 2010 à 15:04:03
Réponse #10

le pangolin


Il y a aussi savoir gerer la panique et le stess.
La seul fois où ma vie a été en danger j'ai trés mal gerer (pas de gestion intellectuelle du tout et visiblement mon cerveau primaire et déficient) bref j'ai faillit mourrir étouffé seul dans mon duvet.
Conclusion cette situation (rouler en boule tout au fond du duvet) ne se reproduira plus mais le prochain moment de panique j'essayerais de respirer un grand coup (là c'était plus possible y avait plus d'oxigéne).
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

22 juillet 2010 à 15:12:52
Réponse #11

le pangolin


Sinon:
- PRISE DE CONSCIENCE: Lire ce forum / Avoir déja risquer sa vie ou celle d'un autre.
- INFORMATION DOCUMENTATION: Etre curieux / Avoir du temps de libre a y consacrer ( ce forum propose de nombreux chemins autre que lui même y a qu'a voir le fil "Vos lecture du moment".
- PREPARATION PHYSIQUE MENTALE MATERIELLE : Pratiquer.
- PASSAGE A L'ACTE ACTION : Faire exprés de se mettre dans la mouise ( sans danger réel donc accompagné par des gens possedant connaissance et matos) ... et pratiquer.
- PROGRESSIVITE: Jamais plus vite que son propre rhytme mais toujours en avant... et pratiquer.
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

22 juillet 2010 à 15:37:33
Réponse #12

le pangolin


- COMMENT AIDER A LA PRISE DE CONSCIENCE: Parler discuter moi avec mes collegues lors des aperos on se met (uniquement intellectuellement) dans une situation et on cherche des solutions en communiquant nos connaissance.
- COMMENT STRUCTURER UNE APPROCHE PROGRESSIVE DE L'INFORMATION : Euh elle est dure celle là. Y aller a son rhytme et apprendre tout et rien puis le pratiquer.
- COMMENT SE PREPARER : Se forcer a aller sur le terrain.
- COMMENT SE LANCER: En douceur d'abord les connaissances.
- COMMENT FAIRE SON APPRENTISSAGE : Aller dans les bois en groupe pas longtemps (ne pas dormir sur place) puis y dormir ( a 50 metres des voitures) puis de moins en moins nombreux de plus en plus longtemps. (De plus en plus a l'arrache).

Dans tout ce que j'ais ecrit il y a deux termes qui reviennent continuellement: CONNAISSANCES / PRATIQUER.
C'est que ça doit être les bases donc peut être que la vrai question est:
QUELLES CONNAISSANCES ET COMMENT LES APPRENDRE POUR POUVOIR LES APPLIQUER EN METHODE REFLEXE.
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

22 juillet 2010 à 16:18:54
Réponse #13

Sieg


La bonne approche serait-elle de prendre la problématique à l'envers? Apprécier l'activité pour ensuite prendre en considération les questions de survie?


 Je sais pas si c'est la bonne, mais en tout cas c'est celle que je vais adopter, je vais passer cette nuit dans la verte, parce que ca me fait PLAISIR de passer une nuit dehors, avec mes potes. Et pour moi tout est vierge, tout est a découvrir, tout est source d'aprentissage.

 Donc dans l'optique ou on n'y connais quasiment rien en matiere de survie, ce genre de sortie c'est pour moi tout benef :

 Déja et le plus important, un super bon moment passé avec des gens que t'aime ( ou seul si t'aimes personne  ;# ), préparé sans se prendre la tete (mais avec un minimum de
  prudence tout de meme), vécu sans etre FOCALISE sur la survie.
 Au retour, prise de conscience de ce qui s'est passé pendant cette journée/nuit/semaine/aprèsmidi, et analyser ce que : [/b]
    -Telle ou telle connaissance aurais pu t'apporter, "hummm c'est frais que le batonnage nous aurais permis de faire un feu plus vite !!" "mais m*rde comment ils font pour faire tenir ce tarp !!??"
    -Tel ou tel materiel aurais pu t'apporter"ha ouais c'est vrai qu'un bon couteau ca aurait pu etre pas mal !! tiens qu'est ce qu'ils en disent sur le fofo ?", "ha put**n j'ai eu froid cette nuit !!, d'ou vient le probleme ?? duvet, vetement, feu, tarp ?"
    -Tel ou tel compétence physique aurait pu t'apporter "arf, c'est vrai que j'ai souffert au niveau du souffle, faudrait que je me mette a courir !!"

 Bref, en s'étant au préalable jeté dedans avec plaisir et légereté ( je parle de la verte ), le neophyte aura surement plus de plaisir et d'efficacité a ENSUITE approfondir ce sujet, qu'est la survie.



 Les lignes d'au dessus traitent de mon avis concernant, "le premier contact d'un néophyte avec la survie en milieu naturel (au sens large)", en aucun cas de la facon dont on devrait pratiquer son amour de la nature et/ou sa pratique de la survie.  :)
 

23 juillet 2010 à 16:31:19
Réponse #14

filmanue


ben peut on parler de survie qui comme chacun sait arrive au moment ou on ne s y attend pas la definition de la survie ou bien se preparer a au cas ou et la c est vaste et en fonction du temps et de la passion que l on veut y mettre ...

ca ne me sert a rien les techniques de foret vierge equatoriale j y retournerais plus ...!!!! mais par contre celles sur la borealie elles m interessent et j essaie avec des erreurs comme tout le monde.  donc il faut essayer de se concentrer sur l environnement que l on touche le plus.

j ai un bon livre http://www.amazon.co.uk/SAS-Mountain-Arctic-Survival-Essential/dp/0753505991 mais rien ne remplace ses essais.

de plus cela depend de son niveau d avant le debut de la survie ... scoutisme, armee, etc ...

pas une question facile la reponse encore moins lol

26 juillet 2010 à 11:10:01
Réponse #15

raphaelh


c'est bizarre comme question, parce qu'on ne se réveille pas un jour en se disant "tiens, je vais me mettre à la survie", c'est pas comme s'inscrire à un club de kung fu

ça vient naturellement avec la pratique des activités outdoor, une envie grandissante d'en savoir plus sur son environnement, l'apprentissage et la pratique de techniques primitives ou modernes,...

en ensuite vient l'envie de partager ça avec d'autres personnes, donc on va sur internet et on tombe sur un forum :)

26 juillet 2010 à 13:22:15
Réponse #16

Lily


c'est bizarre comme question, parce qu'on ne se réveille pas un jour en se disant "tiens, je vais me mettre à la survie", c'est pas comme s'inscrire à un club de kung fu

ça vient naturellement avec la pratique des activités outdoor, une envie grandissante d'en savoir plus sur son environnement, l'apprentissage et la pratique de techniques primitives ou modernes,...

en ensuite vient l'envie de partager ça avec d'autres personnes, donc on va sur internet et on tombe sur un forum :)

Ce que je vais dire ne vaut sans doute que pour moi mais je ne suis pas d'accord du tout avec toi  :)

Je m'explique. Personnellement, je ne suis pas arrivée sur ce forum et aux questions de survie par l'outdoor mais parce que, expatriée dans un coin moyennement sûr, j'ai pris conscience pour la première fois de ma vie que bon, mon environnement pouvait se retourner contre moi. Donc pour ce qui me concerne, si, je me suis réveillée un jour en me disant (et de manière assez violente) "'Tain, faut que je fasse quelquechose et que je prévois sinon je risque gros".

Du coup, je doute un peu du "ça vient naturellement".
Se dire qu'il faut se prendre en mains individuellement alors qu'on est des animaux sociaux, arriver à accepter qu'il puisse nous arriver des tuiles alors même que, pour la plupart, on vit dans des environnements (a priori) très sécurisés, c'est pas trop naturel.
Penser la (sa) survie, c'est accepter qu'on puisse y rester et ça, c'est tout sauf naturel.
Pour ma part, ça a demandé une grosse remise en question, une réflexion sur mon environnement (qui ne me fait pas plaisir : c'est quand même gonflant, franchement, d'avoir à penser aux risques alors qu'on pourrait rester peinards dans notre bulle). Ca a demandé aussi une grosse réflexion sur ma capacité à faire preuve de violence et ça non plus, ben c'est pas agréable. Des fois je préfèrerais être une oie blanche plutôt qu'être consciente de ce que je risque.
Mais les oies, c'est fait pour être mangé, moi pas  ;D

C'est vrai qu'on est loin de l'outdoor, où je suis une parfaite quiche, mais auquel je viens comme suite logique de mon envie de savoir me dépêtrer de situations difficiles.
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

26 juillet 2010 à 13:46:59
Réponse #17

Nathan-Brithless


c'est bon la quiche! :lol:
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

26 juillet 2010 à 14:26:05
Réponse #18

Corin


C'est vrai qu'on est loin de l'outdoor, où je suis une parfaite quiche, mais auquel je viens comme suite logique de mon envie de savoir me dépêtrer de situations difficiles.
Je te rejoins assez sur le fait que la réflexion la plus sérieuse vient après s'être fait peur (quelles que soient la raison ou les circonstances.

En gros, on serait mûr après une bonne frayeur ;). Je suis assez d'accord.

A+

26 juillet 2010 à 15:41:17
Réponse #19

raphaelh


Je te rejoins assez sur le fait que la réflexion la plus sérieuse vient après s'être fait peur (quelles que soient la raison ou les circonstances.

En gros, on serait mûr après une bonne frayeur ;). Je suis assez d'accord.

je comprend tout à fait votre point de vue, mais perso je ne me suis jamais fait de grosse frayeur en extérieur qui m'aie amené à me tourner vers les techniques de survie...

26 juillet 2010 à 16:42:32
Réponse #20

Yves


pour ma part,

la prise de conscience de "développer mes savoirs en survie" vient d'une sortie montagne (prévue à la journée) avec pluie et froid...et problèmes topo, difficulté des déplacements, nuit qui tombe et perspective de coucher dehors.
Le tout débouchant sur une augmentation du stress et la question "si je dois rester une nuit en montagne...comment vais-je faire ?". De cette situation vient ma prise de conscience et ma fréquentation du forum.

Pour me préparer à la survie : au quotidien mettre en application "profiter de chaque instant que la vie m'offre pour développer mon endurance physique", rester humble face à la nature et à mes propres capacités. Pour m'entraîner, je profite de mes sorties rando pour tester du matériel, des techniques ou me mettre dans des situations plus difficiles, mais toujours avec humilité et sécurité.

Il me reste la variable stress à intégrer (travailler l'effet chimpanzé). Seuls des stages, avec un encadrement de qualité, permet de travailler sous conditions de stress.

J'espère bientôt suivre un stage du CEETS.

Bon vent.

Yves

26 juillet 2010 à 18:03:33
Réponse #21

Douinie


En ce qui me concerne, l'intérêt envers la survie me semble toujours avoir été présent, de par mon besoin d'autonomie peu importent les circonstances. En fait, au début, je ne concevais pas mes apprentissages comme étant une préparation à la survie. Je me disais plutôt "comme c'est intéressant de connaître les plantes sauvages comestibles!" ou encore "j'aime la tranquillité d'une nuit de camping dans le bois, ce serait utile de ne pas me mettre en danger".

Instinctivement, j'ai respecté un principe de progression, comme plusieurs l'ont mentionné. Et comme je m'y prenais en solitaire, sans même l'aide d'un forum comme celui-ci (mais avec quelques livres tout de même), la prudence a toujours été la base de mes apprentissages.

Pour doser la progression, j'ai une approche qu'on pourrait rapprocher de la méthode scientifique : une seule variable, autrement dit, un seul défi sur lequel me concentrer à la fois. Cela ne signifie donc pas d'aller dans des régions toujours plus reculées d'une fois à l'autre. Après un périple d'une semaine en canot-camping dans un territoire non organisé (défi : installer un site de campement relativement confortable malgré la forêt dense et les berges complètement boisées), je peux très bien, la fois d'après, passer deux jours sur un circuit organisé, mais tard l'automne (défi : gérer les températures plus froides). Le tout entrecoupé, aussi, de pratique de techniques chez moi ou alentour (un feu sous la pluie, identifier les plantes comestibles et test de recettes avec ces dernières...)

Pour résumer, mon mot d'ordre : identifier un défi à expérimenter, toutes les autres conditions étant maîtrisées.

Et conserver à l'esprit que l'important n'est pas la destination, mais le chemin pour s'y rendre. Je rêve de partir un an dans le bois pour y vivre en autarcie, mais je ne me presse pas de brûler des étapes dans la hâte d'atteindre mon "but". J'apprécie pleinement les expériences que me fait vivre chacune des étapes.
Everyone must believe in something. I believe I'll go canoeing - Henry David Thoreau

27 juillet 2010 à 21:51:58
Réponse #22

marco 2


aller ma petite pierre a la réflexion commune......

moi c'est par amour de mes filles....je sortais déjà tout seul dans la verte, quand mes filles ont commencer a vouloir m'accompagner....les première sorties les ayants enchanter, je me suis dit que ce que j'étais prêt a assumer tout seul, ne devais pas leur arriver....donc prise de conscience qui m'as amener ici..... :really:
quand je rentre dans une foret, je pars pas au combat, mais je rentre chez moi
Moniot van moeren

il y en as pour qui le verre est a moitié plein, d'autre pour qui il est a moitié vide......et pour vous?????

28 juillet 2010 à 07:56:55
Réponse #23

Patrick


Des fois je préfèrerais être une oie blanche plutôt qu'être consciente de ce que je risque. Mais les oies, c'est fait pour être mangé, moi pas
Ça je vais le faire graver à l'entrée de mon club, parce que tu viens de résumer toute la philosophie de la protection personnelle. :doubleup:

28 juillet 2010 à 09:19:35
Réponse #24

Douinie


Tiens! Aujourd'hui, je suis justement tombée sur ce reportage, court mais très sensé, à mon avis. Comment débuter en survie : être conscient qu'une situation de survie peut se présenter à tout le monde, et que les situations réelles de survie concernent généralement monsieur ou madame Tout-le-monde à qui arrive un pépin et qui fait face à une nuit dans la nature sans préparation aucune. Le risque le plus courant : hypothermie.

Lien vers l'entrevue radiophonique avec l'auteur d'un nouveau guide de survie en forêt (tiens, il faudrait que j'y jette un oeil...) :

http://www.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2009-2010/chronique.asp?idChronique=115777

HS : tiens! Les 3 objets indispensables, selon l'auteur, se retrouvent sur mon couteau ToolLogic http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=7926.0 : un couteau, un sifflet et de quoi faire du feu! :up:
Everyone must believe in something. I believe I'll go canoeing - Henry David Thoreau

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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