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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Vers une sécurité à 2 vitesses ?  (Lu 9893 fois)

20 juin 2010 à 20:35:11
Lu 9893 fois

Le-Jerome


Bonjour

Si comme l'illustre le graphe ci après, les effectifs de la sécurité publique diminuent et que dans le même temps ceux du secteur de la sécurité privée augmentent, je pense que nous allons vers une situation ou seuls ceux qui peuvent vraiment se le permettre pourront se payer une sécurité sur mesure (garde rapprochée, surveillance etc...) alors que les autres ne pourront compter que sur eux même.

Dans le même temps quand on voit les moyens financiers de la majorité des gens, je la forte impression que demain la sécurité sera un luxe réservé à un petit nombre de privilégiés.

Jérôme

un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

20 juin 2010 à 20:40:23
Réponse #1

kroc


Il en va de même pour les grosses boites et même les pays qui délègues des taches ou missions aux boites de sécu spécialiser (dit : armée privée)  telle que Sécopex qui essais de plus en plus de prendre des contrats ou faire des partenariats avec les pays d'Europe. Ils sont déjà en Irak par exemple..

20 juin 2010 à 22:07:10
Réponse #2

mrmagoo


En lisant le bouquin de David Galuga ("Contre Insurrection" théorie et pratique ed économica) je me suis fait la réflexion que si le retrait de l'Etat en matière de sécurité continuait, on allait peut être aboutir à une situation idéale dans certaines zones pour l'implantation d'organisations subversives(politiques, religieuses ou criminelles) visant à contrôler les populations et s'en servir comme masse de manœuvre. On aboutirait bien évidemment pas à une situation globale vraiment insurrectionnelle, mais à des situations locales proprement invivables pour les populations vivant dans les zones concernées.
 
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

20 juin 2010 à 22:34:42
Réponse #3

ulysse


La nature a horreur du vide. Donc si l'autorité n'est plus représenté par l'etat elle sera représentée par une organisation mafieuse après eventuellement une petite periode d'anarchie. les sociétés de sécu privées peuvent en faire partie d'ailleurs.

20 juin 2010 à 22:58:47
Réponse #4

Le-Jerome


Oui...
L'idée est aussi de savoir à quoi s'attendre à l'avenir en matière de SP/SD pour l'immense majorité des citoyens qui n'auront peut être pas accès à un certain standard en matière de sécurité. Réfléchir sur ce que pourrait bien devenir le contexte d'ici peu, ce qui m'inquiète est que cela touche aux fonctions régaliennes d'un état : armée, police, justice.

Quid de celles et ceux, des familles qui n'auront pas la possibilité de payer l'accès à un lotissement fortement sécurisé, fermé et presque autonome (comme c'est le cas dans certaines villes américaines).

Par ailleurs, cette éventuelle petite période d'anarchie dont parle Ulysse m'inquiéterait particulièrement : c'est aussi en cela que j'évoque des points tels que le vélo comme moyen de survie (sur un autre fil), mais on ne peut pas non plus déplacer tout le monde si le problème est global (et pour aller où ?)

Les prochaines années verront probablement une explosion du marché du matériel de sécurité, étant donné que l'on cherche toujours à résoudre nos problèmes par la technologie et le consumérisme. Mais il est également probable qu'à un moment des citoyens se rassemblent pour veiller à leur propre sécurité, éventuellement en combinaison avec les moyens officiels (public ou privés) auxquels ils auront accès...


« Modifié: 20 juin 2010 à 23:05:30 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

21 juin 2010 à 00:33:20
Réponse #5

mrmagoo


Citer
Réfléchir sur ce que pourrait bien devenir le contexte d'ici peu, ce qui m'inquiète est que cela touche aux fonctions régaliennes d'un état : armée, police, justice.
Je crois qu'on va pas tarder à voir apparaitre des milices si rien n'est fait:
http://www.rue89.com/2010/06/20/emeutes-a-belleville-les-chinois-de-paris-face-aux-crs-155647
Citer
Si l'Etat decide de déléguer tout ou partie de ce monopole à des sociétés privées, c'est aux citoyens à contester cette manière de procéder avgant que cela ne mène à des dérives.
C'est pas tant le fait de déléguer ce monopole qui est un danger que la démission de l'état. A partir du moment ou le contrat social n'est plus respecté (contrat social: l'origine de la société et de l'État comme un contrat originaire entre les hommes, par lequel ceux-ci acceptent une limitation de leur liberté en échange de lois garantissant la perpétuation du corps social, et notamment des lois garantissant la sécurité et induisant donc l'exercice de la force par l'état pour faire respecter ces lois) de quelle légitimité (et de quel utilité) peut se prévaloir un Etat? En d'autres termes, si je dois assurer ma sécurité moi même, pour quelles raisons devrais je respecter les lois de cet état qui me laisse me démerder?
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

21 juin 2010 à 01:13:57
Réponse #6

Lily


En principe, l'Etat a le monopole de la violence organisée (police, armée). Si l'Etat decide de déléguer tout ou partie de ce monopole à des sociétés privées, c'est aux citoyens à contester cette manière de procéder avgant que cela ne mène à des dérives.

Plus précisément, l'Etat a le monopole de la violence légitime. C'est ce qui fait la différence entre autres avec la mafia qui elle, est organisée mais pas légitime : elle n'est ni inscrite dans les lois, ni reconnue socialement.

Pour ce qui est de l'Etat qui "décide" de déléguer une partie du monopole, faut faire attention à ne pas mélanger deux situations totalement différentes. Dans un cas un Etat fort qui privatise sa violence (Rome pour le limes, des mercenaires actuels pour aller faire le sale boulot à l'étranger). Dans l'autre cas, un Etat faible (ou fragile) qui n'a pas les moyens de protéger ses citoyens. Dans ce dernier cas, ce sont les citoyens eux-mêmes qui ont recours à des sociétés privées et non l'Etat (qui cela dit se repose sur le système).

Même si l'augmentation du recours à des sociétés privées de sécurité est une tendance indéniable en Europe, je crois qu'il faut reconnaître aux  forces de l'ordre (avec lesquelles je ne suis pourtant pas toujours tendre) une force : celle d'avoir des idéaux (la nation, le bien public, la justice, etc.). Et il me semble que ça, malgré les coupes de budget, ça peut permettre de conserver une certaine égalité vis-à-vis de la sécurité.

Vous me contredirez si je pèche par excès d'optimisme (non, je n'ai rien fumé  ::))

« Modifié: 21 juin 2010 à 01:20:57 par Lily »
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

21 juin 2010 à 04:22:43
Réponse #7

gmaz87


Bonjour,
Je sais que je suis un peu HS mais
ce débat soulève aussi la question de l'emploi des forces de sécurité et de leur place dans la soiciété.
Nous allons de plus en plus vers une police de repression et non d'éducation.
Répression au sens premier et non polémique.
La force de la PN ou plus encore la Gie repose (reposait?) en large partie dans le contact avec le citoyen et suite logique dans le recueil du renseignement qui en découle.
Cette approche implique une certaine disponibilité de la part des forces de sécurité et il va de soit, une bonne image.
Actuellement ces forces sont incitées à verbaliser et non à cotoyer ou à éduquer, donc à terme une rupture avec les gens.
Un truc tout bête, avant c'était l'homme qui verbalisait et non la machine, ça avait le défaut de l'appréciation humaine mais aussi l'avantage de la compréhension de l'agent.
Maitenant la machine est aveugle et arrose a tout crin, ça fait du fric mais cela casse la bonne image que par ailleurs les politiques s'emploient à rétablir a grands coups de documentaires " à la gloire de".
Ce monde marche sur la tête......
A+
Gérard

ps: Et je n'ai pas abordé le sujet des banlieues, territoire de non droit quasi institutionnalisé ou clairement il a été laissé champ libre et ou la seule image du policier est associée à l'affrontement. 
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 juin 2010 à 08:59:20
Réponse #8

Patrick


Bonjour,
Je sais que je suis un peu HS mais
ce débat soulève aussi la question de l'emploi des forces de sécurité et de leur place dans la soiciété.
Nous allons de plus en plus vers une police de repression et non d'éducation.
Je pense que les corps constitués devrait concentrer leurs efforts sur leur missions dédiées. La force publique, c'est la prévention et la répression, mais pas l'éducation. Pas plus que ce n'est le rôle de l'éducation nationale, bien mal bâtisée que d'éduquer nos enfants, elle est là pour les instruire et nous, parents pour les éduquer.

Par ailleurs, j'aimerais biens avoir quelle est la référence de cette étude, a t'on bien par exemple cumullé les efectifs GIE/PN/PM/Douanes ?

N'y a t'il pas des gains d'efficacité à attendre d'une seule force de police nationale, au lieu de Gie/PN/PM avec des staffs différents, des moyens de com différents, etc...

21 juin 2010 à 09:33:11
Réponse #9

gmaz87


Je pense que les corps constitués devrait concentrer leurs efforts sur leur missions dédiées. La force publique, c'est la prévention et la répression, mais pas l'éducation. Pas plus que ce n'est le rôle de l'éducation nationale, bien mal bâtisée que d'éduquer nos enfants, elle est là pour les instruire et nous, parents pour les éduquer.

Par ailleurs, j'aimerais biens avoir quelle est la référence de cette étude, a t'on bien par exemple cumullé les efectifs GIE/PN/PM/Douanes ?

N'y a t'il pas des gains d'efficacité à attendre d'une seule force de police nationale, au lieu de Gie/PN/PM avec des staffs différents, des moyens de com différents, etc...

Bjr,
L'éducation est le premier pas vers la prévention, je suis d'accord que ce n'est pas la mission première, mais la négliger c'est accepter de devoir faire plus de répression.... avec les inconvénients induits.
Une seule grande force de sécurité et qui serait la PN ou sous le controle de la PN ce serait peut être des économies d'échelle mais à coup sur un renforcement sans précédent du pouvoir syndical et une seule doctrine de pensée et d'action.
Je trouve absolument ahurissant que dès qu'il y a un problème de sécurité public dans les médias, ce soient  les syndicats qui s'expriment et non le commissaire "duchemol" en charge de l'enquête (excusez moi je dis commissaire car j'ai un soucis épidermique à leur donner un grade!).
Beaucoup de gens hurlent après les syndicats de l'EN, de la SNCF ou autres, attendez de voir un jours les syndicats de policiers en action, il y a peu pour protester contre la sanction prise à l'encontre d'un des leurs, les officiers de PJ voulaient déposer leurs habilitation en rétorsion.....
Un jour ils feront grève et alors la, le citoyen va comprendre ce qu'est l'intêret d'avoir plusieurs forces de sécurité et non une seule toute puissante et hégémonique.
Fin du HS et de mon intervention, je ne suis pas objectif pour des tas de raisons (dont pas mal sont de bonnes raisons  :D )
A+
Gérard

PS/ Ce n'est en aucune manière une charge contre les fonctionnaires de PN mais mon ressenti sur ce qui va arriver et la manière dont les syndicats sont à la manoeuvre, un peu ce que le CEN Matelly avait annoncé.
Dès lecture, je vire mon intervention pour ne pas pervertir le fil
EDIT: Pour répondre à ta question Patrick, je pense que ce sont tous effectifs cumulés qui en gros sont les suivants: PN = 130 000 fonctionnaires, GIE= 95000 militaires + 27000 réservistes, PM= 25000 (pas évident à connaître car gérés par municipalités), Douane = 18300 fonctionnaires soit un total cumulé de
277 000 ( à la louche).
« Modifié: 21 juin 2010 à 09:51:01 par gmaz87 »
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 juin 2010 à 09:51:29
Réponse #10

Patrick


Bjr,
L'éducation est le premier pas vers la prévention, je suis d'accord que ce n'est pas la mission première, mais la négliger c'est accepter de devoir faire plus de répression.... avec les inconvénients induits.
Une seule grande force de sécurité et qui serait la PN ou sous le controle de la PN ce serait peut être des économies d'échelle mais à coup sur un renforcement sans précédent du pouvoir syndical et une seule doctrine de pensée et d'action.
Je trouve absolument ahurissant que dès qu'il y a un problème de sécurité public dans les médias, ce soient  les syndicats qui s'expriment et non le commissaire "duchemol" en charge de l'enquête (excusez moi je dis commissaire car j'ai un soucis épidermique à leur donner un grade!).
Beaucoup de gens hurlent après les syndicats de l'EN, de la SNCF ou autres, attendez de voir un jours les syndicats de policiers en action, il y a peu pour protester contre la sanction prise à l'encontre d'un des leurs, les officiers de PJ voulaient déposer leurs habilitation en rétorsion.....
Un jour ils feront grève et alors la, le citoyen va comprendre ce qu'est l'intêret d'avoir plusieurs forces de sécurité et non une seule toute puissante et hégémonique.
Fin du HS et de mon intervention, je ne suis pas objectif pour des tas de raisons (dont pas mal sont de bonnes raisons  :D )
A+
Gérard

PS/ Ce n'est en aucune manière une charge contre les fonctionnaires de PN mais mon ressenti sur ce qui va arriver et la manière dont les syndicats sont à la manoeuvre, un peu ce que le CEN Matelly avait annoncé.
Dès lecture, je vire mon intervention pour ne pas pervertir le fil
Pour autant, si la police se met en grève dans les zones police, je en crois pas que ce soit les gendarmes qui vont y assurer le maintien de l'ordre. Et, il me semble que le Préfet conserve un droit de réquision, non ?

Maintenant, on a l'exemple de la police fédérale Belge ayant fondu les deux effectifs qui ne semble pas être concluant non plus

21 juin 2010 à 09:54:49
Réponse #11

Bison


Gmaz, faut pas le virer ton fil ... il n'est pas HS du tout et témoigne au contraire d'une belle réflexion.
À force de chercher à tout "unifier" en vue de réaliser des économies d'échelle, on oublie qu'en procédant ainsi, on fragilise au lieu de renforcer.

La diversité des moyens d'actions est une richesse, un gage de survie.

Bjr,
L'éducation est le premier pas vers la prévention, je suis d'accord que ce n'est pas la mission première, mais la négliger c'est accepter de devoir faire plus de répression.... avec les inconvénients induits.
Une seule grande force de sécurité et qui serait la PN ou sous le controle de la PN ce serait peut être des économies d'échelle mais à coup sur un renforcement sans précédent du pouvoir syndical et une seule doctrine de pensée et d'action.
Je trouve absolument ahurissant que dès qu'il y a un problème de sécurité public dans les médias, ce soient  les syndicats qui s'expriment et non le commissaire "duchemol" en charge de l'enquête (excusez moi je dis commissaire car j'ai un soucis épidermique à leur donner un grade!).
Beaucoup de gens hurlent après les syndicats de l'EN, de la SNCF ou autres, attendez de voir un jours les syndicats de policiers en action, il y a peu pour protester contre la sanction prise à l'encontre d'un des leurs, les officiers de PJ voulaient déposer leurs habilitation en rétorsion.....
Un jour ils feront grève et alors la, le citoyen va comprendre ce qu'est l'intêret d'avoir plusieurs forces de sécurité et non une seule toute puissante et hégémonique.
Fin du HS et de mon intervention, je ne suis pas objectif pour des tas de raisons (dont pas mal sont de bonnes raisons  :D )
A+
Gérard

PS/ Ce n'est en aucune manière une charge contre les fonctionnaires de PN mais mon ressenti sur ce qui va arriver et la manière dont les syndicats sont à la manoeuvre, un peu ce que le CEN Matelly avait annoncé.
Dès lecture, je vire mon intervention pour ne pas pervertir le fil
EDIT: Pour répondre à ta question Patrick, je pense que ce sont tous effectifs cumulés qui en gros sont les suivants: PN = 130 000 fonctionnaires, GIE= 95000 militaires + 27000 réservistes, PM= 25000 (pas évident à connaître car gérés par municipalités), Douane = 18300 fonctionnaires soit un total cumulé de
277 000 ( à la louche).
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

21 juin 2010 à 10:19:18
Réponse #12

Moleson


...
Ceci dit les guerres impliquant des mercenaires ont souvent fait moins de victimes que les guerres mettant en jeu uniquement des armées nationales car ceux-ci avec leur version mercantile et pragmatique du conflit qui incite à aller "to the point" (remplir au mieux et aux plus vite le contrat). les armées nationales (nationalistes!) sont attachées émotivement aux conflits, ce qui a engendré des guerres douloureuses et interminables.

Ceci n'EST PAS UN JUGEMENT DE VALEUR! Juste un grille de lecture

Moins de victimes ??????????

La guerre de trente ans, prototype de guerre mercenaire, n'est pas vraiment restée dans l'histoire comme faisant peu de victimes. Au contraire toute l'Europe à été dévastée et la constitution de l'état nation par le traité de Westphalie à été la conclusion.


Mais il est indéniable qu'aujourd'hui on se dirige vers un état proche de celui de la guerre de trente ans. Les acteurs en seront, des états fantoches, des mafias, des sociétés multinationales le tout saupoudré d'idéologie religieuse ou nationale.
Un bel exemple est actuellement le Kirghistan ou mafia et nationalisme se mettent ensemble pour massacrer la population, plus proche le Kosovo qui est un état mafieux et plus loin le Mexique qui connait une vrai guerre civile entre un état impuissant et des narcotrafiquants suréquipés.

Moléson

21 juin 2010 à 10:33:06
Réponse #13

Thanos


Moleson a raison, mercenaires = guerre moins meurtrière serait oublier pas mal de faits historiques sans même remonter aux Routiers, Grandes Compagnies et autre Écorcheurs...


1. Les moyens "riches",strictement techniques et individualistes: bodyguards 8) ,maitrise de 14 syles de Kung-fu ,systèmes d'alarmes sophistiqués, Rotweillers affamés dans le jardin et grands requins blancs dans l'étang   :o

2. Les moyens "moins coûteux" (en argent) sociétaux: les gens décident de créer eux-même une société plus sûre par des petites actions collectives. Organiser le transport scolaire si le chemin vers l'école est jugé trop dangereux, surveiller la maison des voisins en leur absence, créer une vie associative forte afin que chacun connaisse les autres et créer un sentiment de cohésion, aider ceux qui sont dans le besoin, etc

Entre les deux, tu auras les SMP (ou tout autre nom qu'on leur donnera à ce moment là) engagé par les communautés de poneys pour se protéger ;)



Au fait, peut on considérer les Polices Municipales comme des forces de défenses privées ? (sans que cela ne leur enlève un once de légitimité, soyons clairs)

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

21 juin 2010 à 10:55:20
Réponse #14

Patrick


Au fait, peut on considérer les Polices Municipales comme des forces de défenses privées ? (sans que cela ne leur enlève un once de légitimité, soyons clairs)
On ne peut plus, dans la mesure où les concours sont nationaux, idem pour les formations et que les policiers sont sous la double autorité du Maire et du Préfet.

Mais j'ai vécu des exemples de véritables milices privées avant cette réforme qui ont été retoquées par les Préfets (PM de Vitrolles dans les années 85).

21 juin 2010 à 11:08:39
Réponse #15

stefalive



...À force de chercher à tout "unifier" en vue de réaliser des économies d'échelle, on oublie qu'en procédant ainsi, on fragilise au lieu de renforcer.

La diversité des moyens d'actions est une richesse, un gage de survie.


complètement d'accord avec ça
Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page...

21 juin 2010 à 12:27:16
Réponse #16

ulysse


Quand je parle de mafia j'y met un sens assez large. Je considere ça avant tout comme une organisation sociale. L'exercice de l'autorité et de la contrainte n'est que la partie visible de l'iceberg. Si il y a desequilibre entre la contrainte et les avantages que procurent un tel systeme pour trouver du boulot, manger, avoir un toit, faire vivre une famille, alors le systeme doit renforcer la contrainte... jusqu'à la rupture.Les etres humains ont besoins d'organisation sociale. Si le modele démocratique echoue à permettre aux citoyens de se réaliser alors d'autres organisations s'en chargeront et trouveront une légitimité à exercer une forme d'autorité. Avec des implication en terme de sécurité perso.

C'est un peu pour ça qu'avec le temps je deviens un peu passeiste. Je trouve par exemple que le service national devrait etre obligatoire. Pour permettre aux citoyen d'etre des acteurs en terme de sécurité civile ou militaire, de santé, d'éducation, d'économie. Et de creer une cohésion sociale autour de ces theme fondamentaux d'une organisation sociale.
Aujourd'hui on delegue du pouvoir dans ces domaines à des "expert" sans se poser la question du degrès de confiance qu'on peut leur attribuer.

21 juin 2010 à 21:03:43
Réponse #17

bison solitaire


La sécurité à deux vitesses est un débat récurrent.
Plusieurs paramètres sont à prendre en compte en plus du simple nombre d'effectifs.
Les tâches dévolues aux forces publiques (routier, mais aussi pour chaque domaine des complications inhérentes à la paperasse malgré l'aide que devrait représenter l'informatique...), les velléités de changement de ceux qui avaient la vocation (au bout de 10 ans il est de moins en moins rares de voir ceux qui sont entrés par vocation de parler de partir dans le privé ou de faire jouer les passerelles entre administration), la déshumanisation subie par les effectifs de la part des grands penseurs mais aussi leur infantilisation (on serait surpris de voir à quel point l'expression pouvoir démocratique perd tout son sens lorsqu'on abonde pas dans le sens des politiques), la nébuleuse fusion police-gendarmerie avec ses conséquences non moins nébuleuses, et bien entendu les salaires.
Tout cela joue sur les secteurs "partagés" entre police et sociétés privées.
D'un autre côté les sociétés privées pourront peut-être mettre en place un véritable système de prime pour ceux qui veulent travailler où personne d'autre ne veut aller, reste à savoir si l'intégralité de cet argent sera versé par les particuliers du secteur où s'il y aura un système de "contrat" avec l'état.
A la relecture, je me rends compte que c'est un peu confus, mais c'est pour souligner le fait que le simple argument statistique, comme souvent, ne suffit pas...

21 juin 2010 à 21:22:05
Réponse #18

Leif


en fait moi ce qui me choque  a l'heure actuelle, 'c'est que nous n'avons aucun critères qualitatif pour juger les gens qui nous "securisent".

c'est la lecture du post de crotale sur son blog qui m'y a fait réfléchir plus mes divers déplacements.

la demande pour la sécurité est énorme et couvre beaucoup trop de domaines pour etre specialisé .

ce n'est malheureusement pas seulement education et repression cela aurait ete trop simple.

force est de constater que meme les professionels ne savent pas quoi et quelles taches effactuées, alors la presence de privé bof , ils seront jugés en cas de coup dure.

pour la protection et la self défense c'est pareil la plupart des gens ne savent pas quoi chercher et trouver , donc ils experiment se trompent et des fois sont tres mal conseillé.

pour la secu privé c'est idem, il suffit de voir les boites qui se monten, la présence de la carte peut peut etre faire du bien.

reste a voir quoi ;)

22 juin 2010 à 19:48:35
Réponse #19

bison solitaire


Effectivement,
en fait l'outil statistique a la prétention de juger de la qualité... enfin surtout ceux qui l'utilisent et qui en fixent les objectifs.

Ces méthodes de mesure de la qualité ne sont là que pour rassurer d'un côté les électeurs et de l'autre les politiques, mais aucun de ces deux acteurs ne sait vraiment quel objectif atteindre si ce n'est de contenter les gens d'en haut.
Les gens sur le terrain sentent quels devraient être les priorités mais ils sont bien... bridés, inhibés dans leur initiative.
Un acronyme commence à circuler: P.I.P.E. = pas d'initiative, pas d'emmerde.
Ces notions de performance et d'objectif... on va en crever.
« Modifié: 22 juin 2010 à 20:32:55 par bison solitaire »

26 juin 2010 à 10:49:21
Réponse #20

littlebigman


Il vient en complément du déjà existant PCPE pas de cou***es pas d'embroiilles et de la nette propension à se faire reformater le rectum lorsque l' on agit avec fermeté pour exemple un de mes gars doit prendre une sanction par le patron car il fait feu sur une voiture volée qui lui fonçait dessus et bien que la légitime défense ait été reconnue par le parquet
Faire et Laisser braire

26 juin 2010 à 13:18:28
Réponse #21

bison solitaire


Il vient en complément du déjà existant PCPE pas de cou***es pas d'embroiilles et de la nette propension à se faire reformater le rectum lorsque l' on agit avec fermeté pour exemple un de mes gars doit prendre une sanction par le patron car il fait feu sur une voiture volée qui lui fonçait dessus et bien que la légitime défense ait été reconnue par le parquet

Attends, ça me dit quelque chose ton truc...
On lui aurait pas dit à ton gars un truc du genre: "vous avez eu raison hein, mais vous comprenez je n'ai pas le choix..."?

26 juin 2010 à 13:44:26
Réponse #22

Patrick


Attends, ça me dit quelque chose ton truc...
On lui aurait pas dit à ton gars un truc du genre: "vous avez eu raison hein, mais vous comprenez je n'ai pas le choix..."?
C'est sur que ça va bien les motiver nos bleus ça à faire que force reste à la loi.  :glare:. Je souhaite juste vivement qu'il n'y ai pas de vies perdues à cause d'une hésitation.

Et j'espère juste aussi qu'à la prochaine mise en cause d'un policier pour avoir fait usage de son arme en parfaite légitimité on sera plus de citoyens à les soutenir que de supporters des connards qui se mettent hors la loi sciemment et en attendent réparation.

26 juin 2010 à 14:06:18
Réponse #23

Fred49


en fait moi ce qui me choque  a l'heure actuelle, 'c'est que nous n'avons aucun critères qualitatif pour juger les gens qui nous "securisent".


jusqu'ici j'etais confiant

mais pour avoir vu le soir de la fête de la musique 2010 une agression vers 23h plein centre ville :

je rentre dans une rue qui monte à la place principale, 2 gars me doublent et en bouscule un 3ème il tombe et se fait shooter dans la tête à coups de pied contre la cloture métallique
ça se passe à une vitesse et avec une brutalité folle, j'ai juste le temps d'appercevoir que le gars au sol à un couteau du genre à faire des filets dans le poisson

je me retourne pour faire partir ma femme ( et augmenter ma distance vis à vis d'eux ... ), nous passons le coin de rue et cherchons quelqu'un avec un téléphone, il appelle la police, les 2 agresseurs repartent tres rapidement.
la police lui répond ne pas se déplacer pour les bagarres et lui demande de téléphoner aux pompiers
il appelle les pompiers et nous restons 10-15 min à les attendre,( alors que la PN patrouille un jardin public à 500m de la )
le gars bouge mais le couteau nous refroidit pour s'approcher de lui.

c'est alors que 3-4 personnes tres excitees débarquent, remarquent le téléphone et nous menacent parce qu'il ne faut pas prévenir la police , récupérent le blessé et nous font décamper,  tout cela plein centre ville à 23h pour une manifestation occupant des effectifs conséquents de fonctionnaires de police...
 
bref jusqu'ici j'avais un gros doute sur le niveau moyen d'efficacité de la PM vis à vis de l'insécurité mais là je reste sous le choc pour la PN, pouvoir se faire agresser centre ville à 500m de la PN, la prévenir et attendre 10-15 min sans secours !!!
le deuxiéme choc c'est d'avoir essayé de mémoriser les visages,  et bien je les rencontre demain je pense n'en reconnaitre aucun, je n'arrivais à me souvenir de rien quelques minutes seulement après.

26 juin 2010 à 17:26:54
Réponse #24

Jérôme A


Amha il n'est pas étonnant que dans un systeme capitaliste, le privé prospére ,et avec de beau jours devant lui...

il est bien évident qu'il est profitale de négligé les services publiques pour justifier la mise en place de groupe privé (detenu en général par ceux pronant le capitalisme , normal)

cela ce retrouve dans tous les domaines ,mais j'ai été particulierement touché cette année par la 6 eme de ma fille dans le secteur public (pour info elle n'a jamais eu 1 semaine complete durant l'année soit  environ 80 heures de cours ratée) et quand j'en parle autour de moi tous le monde commence à trouver ça normal et l'argument  N°1 : "bah ouai maintenant si tu veux une éducation sérieuse y'a que le privé...
Scandaleux ...j'ai pas les moyens et ç'est sur ma fille que ça retombe ... Positive attitude qui dise pffff :down:
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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