vous envisagez ça comme une vie complète. mais je pense plutôt que c'est une PARTIE d'une vie seulement. c'est bien beau de vouloir survivre dans toutes les conditions tout ça, mais on n'en pas toujours besoin...parfois, pas besoin de vraiment lutter, suffit de vivre.
salut Yoddha,
Je ne suis pas apparenté à l' ACDS, et je suis très nouveau dans ce forum, mais je voudrais essayer de souligner un point de vue qui ne saute pas aux yeux. Quand tu t'intéresses à la "survie", ou à n'importe quelle forme de "combat de survie", si on peut appeler cela comme ça dans un cadre TRES général (la négociation fait partie du combat, la fuite également), tu touches du doigt quelque chose de très profond au point de vue spirituel.
Pour moi, la vie dans la nature est une sorte "d'état spontané" (outre l'aspect purement technique qui ne s'improvise pas): je me sens "chez moi" dans une forêt...
En revanche j'ai du énormément travailler sur moi-même en ce qui concernait ma réticence à apprendre à me protéger, et l'acquisition ma compétence (toujours relative) à le faire. Il m'a fallu des années de recherches, d'entraînement, d'échecs, et même des cassages de gueule (la mienne) pour commencer à y voir clair. Et j'ai mis énormément de temps à comprendre certaines choses, car j'ai du faire le chemin tout seul. Mais je pense que ce temps passé était nécessaire
en-soi.
Je reviens au point de vue "spirituel". C'est très dur à expliquer avec des mots, mais quand tu suis ce chemin, il s'opère en toi une transfomation à ton insus. Quelque chose en que tu ne recherchais pas, mais qui va se produire quand même, finit par t'arriver. Ton niveau de perception et de conscience des choses se modifient insensiblement, puis s'améliorent, puis s'élèvent. Il n'est même plus question de te demander si "ça doit constituer une partie de ta vie". Tu "deviens" cela. Et cette modification est porteuse de de calme, de lucidité, et de paix intérieure, aussi paradoxal que cela puisse paraître dans le mesure où tu te transformes.... par la perspective de la mort (sur-vie).
A terme, ce n'est donc même plus un problème de fuir ventre à terre (je l'ai déja fait, coincé dans un quartier chaud avec deux couteaux sur moi); ou de consacrer des heures et des heures à tout ceci. Tu ne "veux pas survivre dans toutes les conditions", car il n'y a fondamentalement plus aucune "volonté" derrière.
Et au final, tu réalises que tu avais tout à y gagner,
et sur tous les plans (intellectuel, physique, émotionnel, perceptif et spirituel). D'ailleurs tu le perçois confusément, sinon tu n'aurais jamais vu ce forum, tu ne te serais jamais inscrit dessus, et tu ne serais pas en train de le lire.... Yoddha.
Comme l'a dit un poète romantique dont le nom m'échappe: "nous tendons vers un but qui nous a déjà trouvé". (Novalis, ça me revient...)