Salut,
Cela fait un moment que je voulais faire une intervention sur ce sujet, même si c'est peut être un peu HS....
La suite peut être sauté pour faciliter la lecture…. 
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Il me semble qu’il y a confusion des genres. D'abord la question initiale est ambiguë « sports de combat et/ou art martial »
Ce que nous nommons
« art martial », c’est la version comprise/digérée par les européens des pratiques d’entraînement au combat japonaises de la fin du 19ème siècle/début du 20ème siècle. Le Japon était en paix depuis trois siècles. Et absorbait très rapidement la culture européenne (Ere Meiji).
Par extension, nous nommons « arts martiaux » des pratiques d’entraînement au combat des asiatiques, souvent très influencées par les pratiques japonaises d’ailleurs…..
Il s’agit de techniques relatives aux japonais, qui relèvent du combat à main nue, des techniques à base d’expédient, des techniques de police et des techniques de sabre voire d’arquebuse à mèche….
Nous sommes dans un contexte japonais, boudhiste et shintoiste, et les arts martiaux que nous connaissons (judo, aikido, karate) sont très fortement influencés par les techniques européennes
EDUCATIVES de gym et sport de combat depuis le début de l’ère Meiji. Je peux en faire la démonstration.
Même si régulièrement une pratique plus "pure" arrive chez nous (ex : 1.Aikido, 2.Aiki jutsu, 3.Daito ryu...) très rapidement elle se transforme en "Art martial". Si ce n'est déjà fait au Japon. Une pratique "pure" c'est un truc qui ne sort pas du clan ou de la famille....Deux formes d'organisation ayant du mal à survivre de nos jours....même au Japon.
Ce que nous nommons
« sport de combat », c’est la survivance en Europe de deux courants de pratiques physiques.
D’une part les luttes à mains plates et les pratiques pugilistique trouvant leur racine dans les fêtes populaires (démonstration de force, prestige) ou bien dans un but lucratif (pratique des paris). L’origine se trouve peut être dans les jeux antiques.
D’autre part, les techniques d’entraînement martiales, c'est-à-dire l’entraînement à la guerre. Je place ici, pour partie, les méthodes d’escrime, mais aussi de bâton et certaines pratiques pugilistiques.
Il s’agit de l’entraînement standard du légionnaire puis du chevalier au cours du moyen âge. Par la suite, l’utilisation de mercenaires (suisses, lansquenets) et le développement d’armées « non nobles » à permis la transition d’un entraînement oral/par imitation vers un entraînement écrit au sein d’écoles. Surtout en terre d’Empire et provinces limitrophes s’en détachant. L’influence des pratiques venant de l’empire romain d’Orient est difficile à appréhender. Ne pas oublier qu’il perpétue les traditions romaines jusqu’en 1453.
Un courant important dérive du précédent. Il vient du travail spécifique du duel qui faisait partie des coutumes importées par les germains (loi salique, jugement de Dieu). Ce courant s’est affirmé quand les armes blanches ont perdues de leur efficacité au combat ainsi que les capacités individuelles des combattants (arbitrairement 1515).
En Europe il y a eu de nombreux échanges entre ces trois courants pour aboutir progressivement à ce que l’on appelle « sport de combat » dans le courant du 19ème siècle.
A noter que certaines pratiques comme la soule ou le rugby pourraient d’ailleurs être assimilées à des sports de combat collectif du fait de la pratique spécifique aux européens de la guerre.
Lorsque les « arts martiaux » sont arrivés en Europe dans les années 1890. Ils ont été digérés par les européens parce qu’ils répondaient aussi à une évolution de notre société : l’urbanisation et l’évolution de nos sociétés rendait nécessaire la pratique d’un sport chez les riches sédentaires et la pratique de méthode de self défense personnelles du fait de l’interdiction progressive du port d’arme.
C'était déjà souvent des pratiques sportives au japon....Pour réussir en Europe, ils se sont naturellment encore plus adaptées à nos coutumes (ceintures, interdictions de plus en plus restrictives, mis en avant du spectaculaire, catégorie de poids) pour devenir des sports de combat bien de chez nous ! Et de chez eux par effet "ricochet"
Fin de la digression socio historique.
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Revenons à nos moutons…. 
Il me semble que pour la défense personnelle, rien ne vaux l’utilisation d’une arme !
Me répondre « c’est interdit » c’est justement s’imposer une « règle » qui entraîne de facto un handicap grave vis-à-vis du malandrin qui ne se sent pas obligé de la respecter. Point barre.

(ne me dites pas : « on n’a pas toujours une arme, alors que j’ai toujours mon corps ». Si j’ai une entorse (ou de l’embonpoint, ou de l’âge) je suis très amoindrie….sauf avec un FN90.

A un autre niveau, les sports de combats et les « arts martiaux » imposent aussi des règles semblables….
Ce que dénonce régulièrement les tenants de la self défense réaliste....sans armes.
Conclusion : nous ne faisons donc pas de la self défense intégrale, nous essayons d’améliorer notre protection personnelle en tenant compte des règles, de temps de paix, de la société dans laquelle nous évoluons…
ET CELA ME SEMBLE TRES SAIN !

Pour le reste je suis d’accord avec ce qui a été dit précédemment….enfin presque !

En effet, il y a un peu de mauvaise fois involontaire dans ce que je peux lire ici….Si ! Si !…

[Edit : je force volontairement le trait dans le paragraphe suivant, pour le plaisir d'asticoter les copains et rendre le style plus vivant...pour les lecteurs qui sont moins de conivence avec moi, je tiens à préciser que, pour ce que je connais de l'ACDS (un seul stage à ce jour), ils sont honnêtes : pas de prétention à l'invulnérabilité en 3 heures, genre méthode Assimil...faut bosser quoi !]
On voudrait nous faire croire (?) que 10 trucs appris en 5 minutes et répétés x fois peuvent faire un bon combattant.
Faute de mieux OK, c’est l’idée de l’entraînement au close combat de type militaire (rapide, pour une masse de jeunes gens en excellente forme physique, dont le destin individuel importe peu).
Mais il me semble que certains ici sont « tellement dans le truc » qu’ils ont oublié « le type standard ».
Le back ground des pratiquants de l’ACDS (Pat, Fred, PP, Emmuel, David, "pouce agile",....) est énorme dans les pratiques de combat !
Ex1 : Le CV d’Emmuel (judo + truc asiatique) est évident au premier coup d’œil…regardez sa caisse, sa façon de bouger….
Ex2 : Pour parer une attaque au visage "tu lèves la main comme pour éviter pour la baffe de papa". Il s'en suit une démo avec le gars "qui_peut_faire_une_roulade_arrière_et_sortir_son_Bench_ de_la poche_en_même_temps".
Peu de temps après, je me dis que les milliers d'age uke de la pratique kyokushinkai (?) de PP doivent (un peu) expliquer l'impression très douloureuse consécutives à ses blocages...

Ce qu’il y a sous la technique, la façon de se placer, le rythme, la distance, le coup d’œil…ils l’ont appris sur des tatamis ou dans le ring…Même s’ils ont su aller au-delà : C'est-à-dire, ne pas se contenter de la pratique sportive, moderne, conventionnelle.
Rq : Si quelqu'un pratique les dix techniques de l'ACDS pendant cinq ans...on se retrouve dans le cas du kihon standard du Te.
Un homme contemple la mer et la trouve immense et magnifique....un sage passe par là et lui fait remarquer : et encore, tu ne vois que le dessus....Juste mes deux balles…
did
