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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Entretiens d'embauche: Quelles questions, quelles infos ?  (Lu 3210 fois)

07 juin 2010 à 19:12:45
Lu 3210 fois

PlatypuS


Bonsoir,

Je viens solliciter la haute bienveillance de cette communauté pour un problème de survie professionnelle dans lequel je suis jusqu'au cou:

Depuis ma sortie d'école d'ingés (càd depuis 8 mois :o), je cherche un boulot... j'ai eu des entretiens avec des boîtes de consultance, à chaque fois pour des postes marginaux à mes compétence (je suis ingénieur en électronique, mais tout ce que trouve comme opportunité est du domaine de l'info...). Je me rends donc aux entretiens, fais mon blabla, au-revoir-on-vous-recontacte, et une semaine plus tard, on me recontacte et on me dit que l'entreprise n'a pour l'instant pas de poste à me proposer...

"... mais on garde votre dossier sous le coude au cas où."

Ça fait plein de fois que ça m'arrive, même si c'est un peu normal étant donné que je ne suis pas ingénieur en informatique (je ne me fais pas d'illusions non plus) mais malgré les relances pour dire que je suis toujours vivant, pas le moindre signe d'éclaircie... Du coup, remise en question:
  • Est-ce moi qui n'arrive pas à me vendre ? Possible, mais j'ai un speech agrémenté d'exemples concret pour montrer que je peux m'adapter et apprendre beaucoup de choses très vite.
  • Est-ce parce que je répond mal à la question "que connaissez-vous de notre entreprise ?"
  • Est-ce parce que je n'arrive pas à poser les bonnes questions pour montrer que j'en veux ?


Ce sont ces 2 dernières questions qui font l'objet de mes réflexions aujourd'hui et sur lesquelles je voudrais solliciter votre aide:
  • Quelles infos chercher sur une entreprise pour en mettre plein la vue à un recruteur ?
  • Quelles questions poser afin de montrer son intéressement ?

Si quelqu'un parmi vous a une expérience de recruteur, j'apprécierai ses lumières... parce que 8 mois d'échec, ça pèse !! :'(
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

07 juin 2010 à 19:19:18
Réponse #1

Gros Calou


Une première piste, va sur infogreffe, pour qq euros, tu as toutes les infos financières d'une société, ton recruteur, tu lui mets les chiffres, dans le nez, courbe de progression depuis plusieurs années, que tu aimes te battre pour des entreprises comme ça qui progresse vite, que tu es corporate. Y a pas pour toutes sociétés commerciales le pognon c'est le nerf de la guerre, si tu es rencardé sur les chiffres, il sera attentif  ;)
 
La suite si tu as des questions en MP  ;D

07 juin 2010 à 19:24:44
Réponse #2

PlatypuS


Mes excuses, j'ai oublié de préciser:
  • Je suis nul pour TOUT ce qui est finance :down:
  • Je n'ai pas d'expérience professionnelle significative

Mais c'est vrai que parler de l'évolution courante de l'entreprise est une bonne piste. Je note, merki :up:
« Laeti vescimur nos subacturis. »
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07 juin 2010 à 19:31:49
Réponse #3

Gros Calou


Yo  :) Dire à ton recruteur que son entreprise à fais un bon de 2007 à 2010 de 30% n'importe qui est capable de le dire, il suffit d'apprendre les courbes de progressions, chiffres et pourcentages par coeur. C'est du copier collé, mais lui il verra que tu as fais un choix, donc que tu laisses pas de place au hasard, que tu es un leader et que plus l'entreprise gagne, plus tu gagneras, dans une entreprise commerciale, c'est donnant donnant, tu donnes, tu rapportes je te donnes et si je recherche une nouvelle équipes ou ingé, là tu marques des points, le pognon est le nerf de la guerre, c'est  :bheurk: mais c'est comme ça  ;)

07 juin 2010 à 19:31:56
Réponse #4

raphael


qu'est ce que tu veux vraiment ? ;)

bosser dans ton domaine pour capitaliser ta formation ? changer de voie avec un premier job ?

quelles sont tes expériences (stages...) ?

Raphael docteur en électronique qui a bien galéré pour trouver son premier job  ;#
Se connaitre et s'accepter


07 juin 2010 à 19:45:02
Réponse #5

nemesys


...
  • Je n'ai pas d'expérience professionnelle significative
...

Quand j'ai commencé ( même branche que toi, mais le diplôme en dessous !) j'ai eut le même problème.
Je me suis alors tourné vers l'intérim, les petits boulots...histoire de ne pas avoir de "trous" dans mon CV ...

07 juin 2010 à 19:47:12
Réponse #6

PlatypuS


qu'est ce que tu veux vraiment ? ;)

bosser dans ton domaine pour capitaliser ta formation ? changer de voie avec un premier job ?

quelles sont tes expériences (stages...) ?

Raphael docteur en électronique qui a bien galéré pour trouver son premier job  ;#
Je suis ingénieur en électronique, spécialisé en automatique. Mon but professionnel est de bosser dans l'aérospatial en tant qu'ingénieur d'études sur n'importe quoi du moment que ça va dans l'espace. Si je dois apprendre et me spécialiser dans un nouveau domaine, alors amen ::).

Mes expériences significatives sont:
  • un stage de technicien chez EADS, où j'ai pas particulièrement brillé par manque de méthode.
  • un stage en laboratoire à l'Université de Bordeaux 1 sur de l'identification (domaine de l'automatique & modélisation), où j'ai pas mal réussi mon rapport (cette fois, j'ai soigné la méthode 8))

Désolé mais je ne suis pas d'accord.

L'entretien d'embauche n'est pas le bon moment pour faire des remarques sur la stratégie commerciale de l'entreprise du style je connais les chiffres et je fais de la lèche, si tu n'as aucune compétence en la matière.
Tu risques de te retrouver rapidement dans une situation gênante qui ne sera pas à ton avantage.
Un flatteur est rapidement démasqué...

My $.02

Au delà de la lèche, tu peux montrer que tu t'es intéressé à la santé de l'entreprise, et que celle-là t'intéresse particulièrement parce qu'elle grandit vite... ou tu peux dire que même si l'entreprise a un peu perdu de la vitesse, ça devrait aller mieux une fois que la conjoncture se sera améliorée.
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

07 juin 2010 à 20:04:31
Réponse #7

baramine


Etant issu du domaine de l'informatique, tout ce que je peux te dire, c'est que des ingénieurs info, y'en a à la pelle, c'est trèèèèèès à la mode, alors sans vouloir être défaitiste, jte conseillerais de t'orienter dans une branche correspondant plus à ta formation.

mes 2 dollars zimbabwéens
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.      Mark Twain

07 juin 2010 à 20:04:43
Réponse #8

choco


Citer
(je suis ingénieur en électronique, mais tout ce que trouve comme opportunité est du domaine de l'info...). Je me rends donc aux entretiens, fais mon blabla, au-revoir-on-vous-recontacte, et une semaine plus tard, on me recontacte et on me dit que l'entreprise n'a pour l'instant pas de poste à me proposer...

Donc même par rapport à un poste qui n'est pas celui que tu convoites, tu te vois essuyer des refus ?!!

Au delà de ta "non expérience" (hors stage), ou d'une éventuelle maladresse ou manque d'aisance en entretien, n'oublions pas que le marché de l'emploi actuelement est limite, limite :

Les entreprises se permettent de selectionner les profils les meilleurs tout en faisant dégringoler les fourchettes de salaire, donc ne penses pas necessairement que le problème viens de toi.

07 juin 2010 à 20:07:32
Réponse #9

raphael


en 8 mois combien d'annonces auxquelles t'as postulé ont débouché sur un entretien ?

et comment t'évalue tes "prestations" ?


Se connaitre et s'accepter


07 juin 2010 à 20:11:09
Réponse #10

Kilbith


Quand j'ai commencé ( même branche que toi, mais le diplôme en dessous !) j'ai eut le même problème.
Je me suis alors tourné vers l'intérim, les petits boulots...histoire de ne pas avoir de "trous" dans mon CV ...

Bonsoir Platypus,

Il me semble que le conseil de némésys est pertinent. L'important c'est de montrer que tu es "pro-actif" capable d'initiative et ne renâcle pas à la tâche.

Avec un diplôme d'ingénieur personne ne mettra en doute que tu as la tête bien pleine et bien faite. En revanche ce qui va primer c'est ta motivation. Or, le meilleur moyen de prouver sa motivation a bosser, ce n'est pas de le dire (tout le monde le fait), c'est de le montrer.

Globalement une entreprise prend un risque énorme en embauchant quelqu'un, particulièrement s'il est qualifié. Le contrat de travail est très inégal et favorise énormément le salarié : tu peux le rompre unilatéralement sans frais avec un petit préavis, l'inverse n'est pas vrai. Tu dois donc rassurer le recruteur. C'est à dire maximiser le fonction "gain/risque".

Donc interroge toi sur ton employabilité, c'est à dire ton aptitude à échanger des compétences utiles à l'entreprise contre un salaire.

Savoir : ici c'est bon tu es ingénieur. Reste à savoir si c'est dans un domaine utile. Quoiqu'il en soit tu as acquis des modes raisonnement performants, une capacité d'analyse et d'abstraction et une grosse capacité de travail (organisation...). C'est ça qui est intéressant pour l'entreprise.

Savoir faire : normalement tes stages, tes petits boulots, tes expériences de vie significative doivent montrer que tu es autonomes, solveur de problème (et non poseur). PAr exempel un stage n'est pas l'occasion de "faire quelque chose" encore moins de "se former" mais bien de mener à bien une "mission" qui va permettre de résoudre un problème. Même si ces résultats sont modestes.

Savoir être :
-LA question que se pose un recruteur indépendant (consultant) : "est-ce que ce gars va donner de mon travail (de recruteur) une bonne image à l'entreprise".
-LA question que se pose un recruteur indépendant (consultant) : "est-ce que j'ai envie de bosser avec ce type".

Tes expériences de dém*rde (voyages au long cours), tes expériences d'opiniâtreté valorisée socialement (pratique d'un sport ou d'une autre discipline comme la danse, la musique....) et SURTOUT la démonstration de ta capacité à t'intégrer, à travailler en groupe et dans le cas d'un futur cadre à le gérer (leadership) est très importante.

Tu dois donc t'interroger sur tout ces points en arrivant à te mettre à la place de l'interlocuteur "en face". la démarche est de type "marketing" : que veux la cible, que désire-t-elle entendre comme lui offrir le "plus produit" par rapport à l'offre de travail actuelle du marché.

Citation de: Mathieu
Désolé mais je ne suis pas d'accord.

L'entretien d'embauche n'est pas le bon moment pour faire des remarques sur la stratégie commerciale de l'entreprise du style je connais les chiffres et je fais de la lèche, si tu n'as aucune compétence en la matière.
Tu risques de te retrouver rapidement dans une situation gênante qui ne sera pas à ton avantage.
Un flatteur est rapidement démasqué...
+1

normalement la personne en face de toi a réalisée des dizaines/centaines/milliers de sélection. Toi quelques unes seulement. A moins d'être un génie , ce n'est pas gagné de le "blouser". Du moins en employant une stratégie de "faire face".

Citation de: raphael
en 8 mois combien d'annonces auxquelles t'as postulé ont débouché sur un entretien ?
et comment t'évalue tes "prestations" ?
+1

C'est évidemment la condition "sine qua non" de toute amélioration de ton processus de recherche : le feedback et l'évaluation quantitative.
Mais là on est dans la technique que tu trouveras dans tout ouvrage à 5€...que tu as certainement déjà consulté ET appliqué.

mes deux cents.

« Modifié: 07 juin 2010 à 20:30:11 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 juin 2010 à 21:22:28
Réponse #11

ghp


A mon humble avis : inverse les rôles. Si tu cherches à embaucher quelqu'un et que te te reçois en entretien, auras-tu envie de te recruter ?

(Plus prosaiquement : l'entretien sert à vérifier ta bonne capacité à te soumettre à la hiérarchie avec le sourire et en gardant un air motivé. Mais c'est mon avis perso)

07 juin 2010 à 22:20:52
Réponse #12

Cyril


J'ai connu ça il y a une quinzaine d'années.
Ingénieur en chimie des polymères, j'ai envoyé 200 CV sur une période 8 mois pour un total de 22 entretiens... et j'ai finalement été embauché comme technico-commercial chez un éditeur informatique qui montait une filiale en France.
Depuis je suis passé de l'autre côté et je participe souvent aux entretiens d'embauche des nouveaux collaborateurs. (Oui, quatorze ans plus tard je suis encore dans ma première boîte).

Pour répondre à tes deux questions, je ne pense pas qu'un recruteur s'attende à ce qu'un débutant lui en mette plein la vue. Il a ton cursus sous les yeux et sait grosso modo à quoi s'attendre. Son job est de voir dans quelle mesure ton profil peut coller au poste pour lequel il te rencontre et quel risque prend l'employeur en t'embauchant.
La plupart du temps il n'y a pas grand-chose que tu puisses faire pour l'épater. Dans ma boîte par exemple on fait appel à un consultant indépendant qui rencontre les candidats avant nous et qui dresse en 30 minutes un portrait très détaillé. Quand on rencontre les gars on a lu ses 3 pages de topo et on a déjà une idée du type de personne qu'on rencontre, de ses points forts et de ses points faibles.
Pour avoir lu ces profils à l'époque et pour bosser depuis avec ceux des candidats qu'on a recruté, c'est vraiment effarant de précision.

Quant à montrer ton intérêt, le mieux est... d'être vraiment intéressé.
T'es nul en économie et en comptabilité ? Laisse tomber la consultation des bilans et des comptes de résultat, réciter des chiffres dont tu ne comprends pas la portée revient à se tirer une balle dans la jambe. Ne joue pas un rôle, soit toi-même à 98%.
Intéresse toi à leur secteur d'activité, à leurs produits, montre leur ta curiosité pour le côté technique et ton intérêt pour leur domaine de compétence.
Tu cibles les petites boîtes ? Tes interlocuteurs seront la plupart du temps les futurs collègues du recruté. Une des questions qu'ils vont se poser est : "est-ce que j'ai envie de bosser avec ce mec là ?" Et toi, est-ce que tu as envie de bosser avec eux ? Si oui, montre leur, soit enthousiaste.
De toutes façons tu sors d'une école d'ingé donc tu as été formé pour apprendre à apprendre (c'est ton principal point fort) mais en fait tu es loin d'être adapté au marché (c'est ton principal point faible). Ça tu le sais et ton recruteur le sait aussi. Tu ne joues pas sur le même terrain que les candidats qui ont déjà une expérience significative.
Tu représentes un coût important pour ton futur employeur. En salaire évidemment, mais aussi en formation (chez nous on compte 6 mois pour qu'un gars puisse faire des petites installations tout seul et 2 à 3 ans pour qu'il soit autonome). Demande comment sera organisée ta formation. En interne ? En externe ? Pour quelle durée et avec quel objectif à 3 mois, à 1 an ?

C'est pas un soulagement, mais dis-toi que ton interlocuteur a probablement autant de mal pour recruter que toi pour trouver un job.
Si tu veux m'envoyer par MP une copie anonyme de ton CV et d'une lettre de motivation, je te dirais ce que j'en pense. Ça va pas casser trois pattes à un canard, je suis loin d'être un recruteur professionnel, mais si tu réitères l'opération tu devrais pouvoir faire converger les avis et dégager quelques points forts et quelques points faibles de ton approche.

07 juin 2010 à 22:45:03
Réponse #13

kikou92


Salut Platypus,

En région parisienne, on manque d'ingé en électronique. Ton profil d'automaticien est recherché. La preuve, on cherche des candidats comme toi chez PSA, juniors comme expérimentés...

Seulement voilà, tu t'es mis probablement 2 bornes trop strictes pour l'instant : Bordeaux et l'aéronautique.

Tu as une longue carrière devant toi. Si tu n'es pas trop ancré dans ton coin, tu pourrais commencer à bosser en idf, par exemple en prestation de service si tu ne veux pas t'engager dans une grosse boite tout de suite.

Mets ton CV sur linkedin et déclare-toi ouvert à toute offre d'emploi.

A+
Alexis


07 juin 2010 à 23:17:08
Réponse #14

MuleSkinner


Salut, effectivement tu as placé des bornes un peu strictes. Essaye de réfléchir sur l'une ou l'autre, voire les deux, je sais que c'est pas facile mais voilà ; d'abord l'aéronautique ça craint vraiment, les cycles de développement sont très longs et sur une carrière de 40 ans on assiste en moyenne à l'avènement d'un nouvel avion...faut être patient et pas vouloir innover trop vite, surtout vu le carcan normatif. Pas forcément le top pour un jeune dynamique et motivé. Ensuite Bordeaux, ben tout le monde sait bien que les viviers d'emplois sont sur la région parisienne, ensuite en province les industries sont disséminées et quand on s'attache à une ville on s'oriente vers ce qui s'y fait industriellement.
En ce moment il y a un gros manque d'électroniciens dans les secteurs du transport et de l'énergie. C'est quoi ce que tu sais faire ou que tu aimes faire en électronique/automatique? Puissance, analogique, numérique, etc...Si tu veux que je lise ton CV voire que je le fasse atterrir sur le bureau de gars susceptibles de s'y intéresser, fais péter.
Ah oui et puis aussi, pour les entretiens d'embauche, une boite qui cherche un jeune sans experience c'est pour une ou plusieurs des raisons suivantes :
- pas de candidats experimentes sur le marche (secteurs en plein boom ou competences très specifiques auxquelles les ecoles ne forment pas)
- pas de sous ou pas envie de payer des gars qui ont de l'experience (start-ups ou boites presse-citron à fort turn-over)
- volonté et capcité à former des jeunes pour assurer le futur de l'entreprise (boites paternalistes, tu representes un investissement long terme pour eux et ils te traitent bien pour que tu partes pas tout de suite)
Essaye de cibler avant d'y aller les motivations des gars qui te reçoivent (pour les boites de prestation c'est uniquement le cas n°2) et presente-toi sous un jour correspondant.Par ex pour une boite de prestation, tu dois etre un gars polyvalent et pas chiant sur les missions, qu'ils vont pouvoir fourguer à n'importe qui facilement.Pour le reste vas aux entretiens en gardant en tête qu'un candidat à un job dans l'industrie doit montrer qu'il est 1) docile et discipliné 2) gentil et capable de s'entendre avec tout le monde y compris les caractériels aigris qui seront ses futurs collègues 3) accessoirement, compétent, motivé, et passionné par l'innovation, les enjeux techniques et le progrès de l'humanité.

08 juin 2010 à 00:30:58
Réponse #15

onc roger


d'abord l'aéronautique ça craint vraiment, les cycles de développement sont très longs et sur une carrière de 40 ans on assiste en moyenne à l'avènement d'un nouvel avion...

Ça a sans doute été vrai à une époque et dans certaines boites mais aujourd'hui en tant que fournisseur d'Airbus, Pilatus, etc nous avons des cycles de développement généralement compris entre un an et demi et quatre ans en allant de la première consultation avant cahier des charges à la mise en production.
En fait au cours de la vie d'un modèle d'avion il peut y avoir plusieurs générations de systèmes.
Là par exemple je suis dans la même boite depuis 10 ans et j'ai déjà bossé sur 4 gros projets plus 2-3 trucs plus légers. Maintenant il faut bien avouer que pour des raisons de cout et de durée de développement on réutilise au maximum l'existant (système similaire sur un autre avion, etc) ce qui diminue énormément l'intéret technique.

Citer
faut être patient et pas vouloir innover trop vite, surtout vu le carcan normatif. Pas forcément le top pour un jeune dynamique et motivé.

Ça je le vis (de plus en plus difficilement même en étant plus si jeune) tous les jours. Le problème n'est pas tellement l'innovation technique  qu'on peut (parfois) arriver à faire passer mais surtout "l'enrobage" de documentation imposé par les avionneurs et les autorités de certification.
Je ne discuterais pas de l'utilité réelle ou supposée de cette paperasse mais en gros sur un projet, en tant qu'ingé concepteur je passe au moins les deux tiers de mon temps à faire des choses qui ne sont pas directement de la conception électronique (ni de la thermique, ni de la mécanique, etc)

Par contre là on parle d'aéronautique ... Platypus cherche plutôt dans le domaine aérospatial et les choses sont sans doute encore différentes

08 juin 2010 à 06:25:40
Réponse #16

Patrick


Peut-être pourrait on scinder ces deux fils et plutôt dans "jungle ordinaire" ?
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,10665.0.html
« Modifié: 08 juin 2010 à 11:38:57 par Patrick »

08 juin 2010 à 08:00:11
Réponse #17

pere castor


salut a toi!
en tant que chargé d'insertion pro je vais un peu te démoraliser: aujourd'hui(hui il y a 7 prétendant pour 1 poste!!
ceci dit tu as un très bon niveau d'études ce qui fait de toi un "client" concurrentiel .
trouve un premier job meme s'il ne te plait pas ensuite tu verra "il pleut la ou c'est mouillé"
quoi qu'il arrive ne reste pas au chômage trop longtemps.
bon courage dans ton parcours de mon coté je vais fouiller dans mon réseau voir si j'ai qq chose a t'envoyer

08 juin 2010 à 11:37:50
Réponse #18

Kilbith


salut a toi!
en tant que chargé d'insertion pro je vais un peu te démoraliser: aujourd'hui(hui il y a 7 prétendant pour 1 poste!!
Oui....et non.

Le paradoxe c'est que même dans les situations de crises aiguës de nombreuses boites cherchent désespérément à recruter des compétences.

Citer
ceci dit tu as un très bon niveau d'études ce qui fait de toi un "client" concurrentiel .
En terme de "savoir" (diplôme) c'est possible...mais il faut que ce soit complété par un "savoir" faire et "savoir être" en adéquation avec la demande. Reste aussi à le "faire savoir".


Citer
trouve un premier job meme s'il ne te plait pas ensuite tu verra "il pleut la ou c'est mouillé"
quoi qu'il arrive ne reste pas au chômage trop longtemps.
+1.

C'est pas bon pour le CV, pour les finances et l'estime de soi.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

08 juin 2010 à 11:44:36
Réponse #19

PlatypuS


 :o Whoooaaaa !! tout ça !! :o

En région parisienne, on manque d'ingé en électronique. Ton profil d'automaticien est recherché. La preuve, on cherche des candidats comme toi chez PSA, juniors comme expérimentés...

Je t'enverrai un MP à ce propos ;)

Seulement voilà, tu t'es mis probablement 2 bornes trop strictes pour l'instant : Bordeaux et l'aéronautique.

Je suis ouvert à toutes propositions sur la France entière, ainsi que tout pays francophone ou anglophone. Pour ce qui est de l'aéronautique, c'est vrai que je mentionne au cours de mes entretiens que c'est mon but in fine. Tu crois que c'est ça qui fait peur au recruteur ? :-\ je peux comprendre à la limite s'il a peur que je me barre une fois formé...

Tu as une longue carrière devant toi. Si tu n'es pas trop ancré dans ton coin, tu pourrais commencer à bosser en idf, par exemple en prestation de service si tu ne veux pas t'engager dans une grosse boite tout de suite.

J'ai surtout essayé les boites de prestations de services. Il n'y a que là que je décroche des entretiens

En ce moment il y a un gros manque d'électroniciens dans les secteurs du transport et de l'énergie.

Je note, je note :D

C'est quoi ce que tu sais faire ou que tu aimes faire en électronique/automatique? Puissance, analogique, numérique, etc...

Je suis formé sur tout un tas de choses: analogique, numérique, RF, puissance, signal pour ce qui est de l'électronique en général. Pour l'automatique, c'est tout ce qui est contrôle-commande de procédés asservis, modélisation/identification.

Si tu veux que je lise ton CV voire que je le fasse atterrir sur le bureau de gars susceptibles de s'y intéresser, fais péter.

Je t'envoies ça en MP asap. Merci beaucoup !!
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

 


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