Mon équipe idéale dépend de deux choses: ceux que j'ai avec moi autour de moi primo, et secondo de si tout le monde doit être sauvé ou juste mon équipe.
Idéalement:
- 3 hommes et une femme, pour tempérer le comportement machiste qui pourrait survenir et calmer un peu les esprits. Et puis aussi avoir une autre façon d'analyser les choses qu'avec ses c...lles (c'est vite dit mais dans l'essence, c'est ça). Pourquoi pas deux femmes ? bah parceque. Je ne veux pas d'un risque de 2+2 entre hommes et femmes.
- 3 personnes motivées. Je m'en fous qu'elles soient douées ou pas, sportives ou pas. Si elles veulent s'en sortir, je prends.
- 1 personne au moins parmis les trois qui soit d'un tempérament calme voir timide, de façon à calmer un peu le jeu d'autres trop risk-lover face au danger (genre moi ?). Idéalement, cette personne aurait un visage d'ange.
- Nous sommes journalistes. Et puisque le scénario ne le prévoit pas, j'aurais pris un bouquin sur les us et coutumes des pays traversés ou survolés, etc.
- Je prendrais en materiel des médicaments, de la bouf et des armes, en plus de ce que nous prenons pour nous. Elles feront d'excellent cadeaux de visite ou cadeaux de passage pour les rebelles et/ou la population. J'espère qu'en retour, ils pourront nous aider un peu pour nous éviter des complications.
Bon voici mes personnages choisis:
- Tonio: 1m75, 90kg, 45ans, un sourire jusqu'aux oreilles, il accepte les épreuves du destin avec beaucoup de sagesse et estime que chaque épreuve que Dieu lui envoie, est une épreuve qu'il se doit de franchir. Son caractère optimiste et son visage d'ange nous aideront en cas de coup dur au moral ou de problèmes. Son enrobage naturel devrait l'aider dans la première partie du parcours. Bon cela ne l'a pas empêché de casser la gueule la semaine dernière à un ami journaliste qui l'emmerdait. Sa phrase fétiche: "J'accepte les baffes de Dieu, mais QUE celles de Dieu"

- Isabelle: 1m65, 65kg, 31 ans. Volontaire et motivée de rejoindre son enfant en France, pas spécialement sportive, elle communique très facilement et arrivait déjà à se faire comprendre avec les mains à l'aéroport avec des japonais qui discutaient avec un turc et un espagnol. Jeune maman, elle ne laissera pas tomber en cours de route. Sa phrase fétiche : "Mon fils a besoin de sa mère, je ne lacherais pas".
- Stéphane: 1m85, 77kg, ancien sportif de haute montagne. Un peu trop sûr de lui donc à calmer parfois, il a l'avantage de connaitre un minimum de choses sur la montagne et pourra donc nous aider. Son teint très mat nous aidera peut être aussi. Lui risque de souffrir en montagne par nos habits trop léger pour le climat. Mais il pourra aider en queue de peloton dans la plaine (en portant le maximum de poids de sac de tonio ou d'isabelle de façon à réduire les goulots dans la marche). "Plus c'est pourri, plus c'est marrant"
et votre serviteur qui se démerdera avec son équipe.
Ce que je ne veux pas:
- des mecs de la sécu. Et oui, contrairement aux autres, la sécurité d'un passager dans un lieu public et la rando sauvage en territoire en guerre, je ne pense pas que la mentalité soit idéale. Trop réactif par exemple. Je préfère des gens plus humains, même s'ils seront plus vite mort: en d'autres termes, je préfère avoir peur pour quelqu'un qui va d'origine aller discuter naturellement avec le chef d'une bande de rebelles, que celui qui sera d'origine arme au poing dans la même configuration.
Tous ne sont pas ainsi, je sais. Mais c'est mon idée, je choisis donc basta. Evidement, si le mec de la sécu ressemble à l'un des portraits dressés auparevent, why not.
- des gens qui cherchent un fautif à la situation actuelle. Devant un problème, on cherche d'abord la solution, pas des fautifs.
- des gens qui pensent qu'on va venir les sauver. Ils ne veulent pas sauver eux-même leur cul alors que pour le moment, ce n'est pas encore pourri. Donc si ca vire au pourri, niet.
Comment fait-on ?
Je ne connais pas la haute montagne . Une fois l'équipement (dont le maximum de cordes possibles), je me fierais à Stéphane, pour nous expliquer rapidos les dangers, les trucs à faire et à ne pas faire dans les glaciers etc. et je le laisse prendre la tête de l'expedition pour avancer ou faire des reperages. On marche de jour ou non suivant les conditions du terrain et météo.
Pour la plaine, on marche en deux temps: en fait, on ne marche pas entre 12H et 16H et entre 22H et 04H00 si la luminosité le permet. On évitera les fortes chaleur de l'après midi et le trop froid de la nuit surtout au petit matin. De plus, l'aube est un bon moment pour bouger et ne pas se laisser avoir par des attaques ou que sais-je: la vigilance est la plus faible à ces moments là.
Je chercherais à éviter les rebelles le plus longtemps possible, mais si je sens que je peux avoir leur soutien (avec un don de médicaments, d'argents, de nourriture etc...) j'essaierais de jouer le jeu. Idéalement avec la population d'abord: bien souvent les rebelles d'un endroit sont soutenus par la population. Donc si on aide celle-ci discrètement (pharma, bouff) et ensuite les rebelles (argent, armes) ca devrait aller. Sinon chacun de son côté, mais c'est illusoire je pense de vouloir passer au travers de tout un pays en guerre sans avoir à faire à l'une ou à l'autre des parties.
D'un autre côté, c'est du purement théorique, je n'ai aucune connaissance pratique en ce domaine.
Sur les consignes:
- pas d'utilisation d'armes à feu sans mon autorisation expresse
- pas d'éloignement même aux toilettes sans qu'un autre soit au courant
- pas de feu visible et on évite les traces dans la nature (boue etc.).
- pas de déplacement en plaine les jours de pluie (traces trop évidentes)
- Personne ne cherche à supporter plus qu'il ne peut pour "ne pas retarder le groupe". Je suis partisan du "tous ensemble ou aucun à l'arrivée" à partir du moment où l'on a fait le choix d'y aller ensemble.
- Un chef et un seul dont on ne discute pas les ordre, mais qui pose des questions à tout le monde et accepte les réponses avant de prendre sa décision.
Voilà, j'ignore si je conduirais ce petit groupe à sa perte ou à sa délivrance, mais au moins, ce que nous aurions fait, nous l'aurions fait avec les tripes, la foi et 4 cerveaux qui travaillent en bonne intelligence.