Ahh l'imagination... l'autre soir je me décide à essayer la rando nocturne. Je prend mon sac-gourde, mon EDC et c'est parti pour les bois sauvages qui entourent mon bled. Après 200 mêtres dans la forêt, je fais moins le malin : la lune n'est pas levée, le crépuscule s'assombrit à vu d'oeil (ha ha ... ), le rythme de marche se ralentit, je lis le chemin du bout des orteils... "oups une ornière... humide à vu d'orteil !".
Je continue tranquillement, quand soudain un bruit sur ma droite, dans les feuilles... gloups ! Je n'y vois rien. Je me fixe, je respire tranquillement et j'essaye d'analyser le bruit... et d'y voir quelque chose !
Le bois à cet endroit est un peu plus dégagé, me permettant de discerner le sous-bois, mais je ne vois toujours rien et le bruit se rapproche. Bon, je rationalise, si je ne le vois pas, c'est que ce n'est pas gros !

Je commence à pas en mener large.
Et là c'est exactement comme vous dites plus haut : le cerveau, en l'absence d'informations pertinentes, fait un film... Je crois que 10 ans plus tot j'aurais tourné les talons en courant.
Là j'ai attendu que la "bête" arrive sur moi... c'était un GROS hérisson, au moins une livre le bestiaud !

Impressionant le bruit que ça peut faire par une calme nuit à la campagne...
Après il m'a vu (ou senti) et s'est mis à "cracher" ... le rustre !
Bon après ces émotions j'ai continué un peu mais la nuit arrivant il a fallu que je rentre au bout d'une heure. Comment vous faites vous pour vos rando nocturnes ? Frontale ?
Moi je voyais ça "on s'habitue à l'obscurité et on progresse doucement", mais franchement sans lune et dans les bois c'est galère...
