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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Top 10 des compétences à avoir pour survivre...  (Lu 51688 fois)

06 mai 2010 à 10:22:57
Réponse #50

Wapiti


…pour survivre. Mais à quoi ? À une panne d'électricité, d'eau courante, de télévision, une pénurie de pastis, de caviar, de foie gras, à un régime politique, une dictature religieuse ?

Les compétences requises varient selon le contexte et découlent de quelques qualités personnelles dont l'opiniâtreté, l'adaptabilité, l'inventivité et l'opportunisme (dans l'ordre qu'on voudra). Il est évident que les connaissances, l'apprentissage, etc., les améliorent et en développent d'autres.

La forme physique est de prime abord un atout, mais que ça n'exclut pas les chétifs, les handicapés et les souffreteux : le champion de boxe ne survécut pas à un crash aérien.

Ne survivra pas forcément celui auquel on pense, ni celui qui a la panoplie.

La survie (il faudrait la mettre au pluriel) comme toutes choses ne se limite pas à des recettes car même avec celles-ci on peut rater le plat.

La grande majorité de ceux qui survécurent et qui nous en firent le récit, n'y étaient pas préparés ou ne purent se doter de l'équipement requis dans l'urgence. Et, ils n'avaient personnes pour leur montrer le bon geste. Ce qui ne dispense personne de l'apprendre.

Perso, plus que les compétences ce sont les qualités personnelles qui font la différence car ce sont ces dernières qui nous amènent à revoir les premières. C'est pourquoi je ne reviens pas sur ce que je dis à propos d'un décalogue.

Tout ceux proposés se recoupent et diffèrent aussi.

À…

06 mai 2010 à 11:08:57
Réponse #51

attila82


@ wapiti, d'ou l'importance, comme dis dans un autre post, des edc, PSC1, et de tout le bordel dont je me charge tous les jours. L'expérience, la pratique, le vécu, rien de mieux, mais comme tu dis , ils n'avaient pas forcément le matos adéquat, mais l'avoir est aussi en plus. Tout petit, mais un + quand meme.
@+, Pat...

PS: Navis restept, comme dirait ali g, fin du hs, je sors, mais je suis le fil. 

06 mai 2010 à 14:18:40
Réponse #52

Déodat


1 - Etre capable de (Ecd)  reconnaître une situation de survie : Cela me semble tout à fait fondamental et à y bien réfléchir cel n'est pas si évident que cela. Je pense que si l'on interrogeait tous les membres de ce forum sur comment ils reconnaissent une situation de survie on aurait beaucoup de réponses différentes, et pourtant il me semble fondamental de savoir quand on est quand on n'est pas dans une situation de survie pour adapter son comportement.

2 - Ecd garantir son intégrité physique immédiate : Pour survivre il faut surtout ne pas mourir préalablement, cette compétence générale couvre d'innombrables compétences secondaires qui vont de la reconnaissance des indicateurs d'un tsunami imminent à la maîtrise des techniques de secourismes, en passant l'attitude à adopter lors d'un tremblement de terre majeur, pour n'en citer que quelques-unes.

3 - Ecd se signaler : il me semble que l'une des premières des choses à faire serait d'appeler du secours, et les compétences pour se signaler sont elles aussi variées et nombreuses.

4 - Ecd s'hydrater : là encore de nombreuses compétences découlent de cette compétence générale depuis la capacité à trouver de l'eau, à la rendre potable, à la rendre consommable, la capacité à dessaliniser ou à savoir où chercher de l'eau douce sur un atoll corallien, il y a probablement de quoi écrire un livre.

5 - Ecd s'orienter : cela recouvre la capacité à se situer, se déplacer vers un endroit donné, estimer des distances, estimer sa route etc...

6 - Ecd se nourrir : je ne détaille pas mais comme pour les autres listées précédemment beaucoup de compétences très diverses peuvent être regrouper sous cette compétence générale.

7 - Ecd de s'abriter : compétence à se fabriquer un chapeau pour se protéger du soleil, compétence à monter un tarp, faire un feu, fabriquer un igloo, la liste des compétences secondaires ici aussi est longue.

8 - Ecd se protéger contre les dangers : depuis la self-défense, jusqu'à la maîtrise des chiens errants en passant par la reconnaissance des animaux venimeux.

Je m'arrête à 8, le "Gros Manitou" voudra bien m'excuser de ne pas aller à 10.

A celles ou ceux qui seraient tentés de me dire que les compétences évoquées ici sont trop générales, je répondrais que c'est volontaire et que par ailleurs je serais très intéressé de connaître toutes les compétences secondaires que les spécialistes de ce forum listeraient pour entrer dans chacune des 8 domaines de compétences que j'ai listés.
Au final, je me dis que dans un stage de "survie" si on acquiert à chaque fois une compétence secondaire de chacune de ces compétences générales, on a pas perdu son temps...

J'oubliais, Ecd partager avec les autres son expérience quand on s'en est sorti c'est bien aussi  ;)
« Modifié: 06 mai 2010 à 14:53:24 par Déodat »

06 mai 2010 à 14:39:08
Réponse #53

douyazen


Salut tous :)

Bon...  en fait c'est une sorte de mini sondage, mais ouvert et libre.  J'aimerais savoir quelles sont, à votre avis, les 10 compétences les plus importantes à avoir en survie nature... et pourquoi.  On fait toujours des listes de matos, mais les listes de compétences a priori personne n'y a pensé.  Or c'est là que tout se joue (combien de blaireaux infoutus de se démerder par manque de connaissance on des sacs à dos pleins de merdes qu'ils ne savent pas utiliser ?)...  Ce qui fait le survivant, c'est plus ses compétences que son matos.  Alors listons.

Je posterai mon top 10 après...  je veux pas biaiser la discussion.

A vos claviers tas de branleurs  :sgt:  ;#

Ciao ;)

David


Savoir etre prudent pour ne pas mourir .

Savoir trouver de l'eau pour ne pas mourir .

Savoir trouver /faire un abri  pour ne pas mourir .

Savoir se chauffer pour ne pas mourir .

Savoir se soigner pour ne pas mourir .

Savoir se déplacer  pour ne pas mourir .

savoir se dissimuler pour ne pas mourir

Savoir se nourrir pour ne pas mourir .

Savoir se défendre pour ne pas mourir  

Savoir se situer pour ne pas mourir .

Savoir se marrer pour ne pas mourir .

Savoir pleurer pour ne pas mourir .

Savoir saisir sa chance pour ne pas mourir .

Savoir reprendre le cours de sa vie  pour ne pas mourir .


PS : C'est "Ma" reponse , pas "THE "reponse .






Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

06 mai 2010 à 15:39:49
Réponse #54

Diesel


Je trouve ça un peu négatif Douya.

Plutôt être prudent pour vivre.

Savoir trouver de l'eau pour vivre, etc ...

Enfin c'est une question de philosophie.
Ce qui me tient à coeur c'est plutôt de vivre pas de ne pas mourir.  ;D

06 mai 2010 à 17:06:25
Réponse #55

douyazen


La survie c'est negatif , j'y trouve rien de joyeux  , voila pourquoi " Pour ne pas mourir " .

ps: J'avais fait un post sur ce que je pense de la survie dans "vocation du forum" : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,22567.20.html 
Et encore une fois , c'est juste mon avis .
« Modifié: 06 mai 2010 à 17:44:22 par douyazen »
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

06 mai 2010 à 17:15:03
Réponse #56

Jocelyn


Compétences techniques ordonnées par priorité à partir de la règle des 3, parmi celles évoquées dans les ouvrages et stages de survie. Le choix a été fait en procédant par élimination en gardant les techniques les plus importantes pour la survie (subjectif), tout en étant aussi concrètes et applicables que possible en situation outdoor (tous environnements confondus).
(Je sais déjà que la n°2 va surprendre quelques personnes, pour le reste ça donne quelque chose d'assez prévisible.)

Si je devais miser sur 10 compétences...

3 secondes sans conscience
1) technique de self-control (respiration, gestion de la panique)
2) méditation (pratiqué hors-situation donne sur le terrain : conscience de soi et de l’environnement, prise de recul)

3 minutes sans oxygène
3) premiers secours
4) natation de base

3 heures sans homéothermie
5) faire du feu
6) construire un abri
7) orientation

3 jours sans hydratation
8) trouver de l’eau
9) rendre l’eau potable

3 semaines sans nourriture
10) connaître les plantes sauvages comestibles

06 mai 2010 à 19:14:51
Réponse #57

Bison


Citation de: David
J'aimerais savoir quelles sont, à votre avis, les 10 compétences les plus importantes à avoir en survie nature...  et pourquoi.

PN :  j’ai travaillé dans mon coin, pour ne pas me laisser influencer.
Pardon si je répète des choses qui ont déjà été dites plusieurs fois
Pardon et tant mieux, car ce serait le signe d’un certain consensus.
 _ _ _ _ _

Première impression :  Dix compétences, et des primordiales ? Tant que cela ?

D'abord, qu'est-ce qu'une "compétence"?

Pour moi c’est – classiquement - un ensemble de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être, voire de "qualités" personnelles qui permet d'accomplir une tâche, de remplir une mission, de mener à bien une entreprise ... avec une garantie raisonnable de succès.

 - Savoir :  connaissance du sujet – acquise par l’étude ou par la découverte expérimentale, une voie renforçant l'autre.
 - Savoir faire :  expérience de la mise en pratique de ces connaissances.
 - Savoir être :  comportement approprié en fonction de son savoir et de son savoir faire.
 - Qualité personnelle :  quand une tâche, une mission ... exige une bonne endurance physique, on dira que l'endurance physique est aussi une compétence

Exemple :  compétence en matière de météorologie – le problème est ici d’évaluer une situation météorologique. Ce qui est cité ci-dessous n’est pas limitatif)

Savoir : 
 - connaissance des phénomènes météorologiques, des facteurs physiques à l’origine de ces manifestations

Savoir faire : 
 - savoir prendre et interpréter les prévisions et les avoir confrontées à la météo effectivement rencontrée ;
 - savoir reconnaître les indices de l’arrivée et du passage d'un front bien marqué, reconnaître et avoir vécu des situations propices à la formation de brouillard, ou d'orages ...

Savoir être : 
 - garder son sang-froid en plein orage
 - savoir s’arrêter si le brouillard et/ou le verglas rendent la progression dangereuse
 - savoir « y aller quand même », en étant décidé à appliquer un plan « B » (demi-tour, arrêt dans un abri, diversion) si les prévisions se réalisent « au pire » (et bien sûr, avoir tout ce qu'il faut pour appliquer ces plans "B" sans coup férir :  le mental, le physique, le matos éprouvé).

Qualité personnelle :  intelligence ... pour appréhender le degré de confiance à accorder à la prévision

Et la survie en milieu naturel, qu’est-ce que c’est

Je vois trois cas que je vais aborder distinctement, bien qu’il y ait pas mal de recouvrement entre eux :
-   la survie lors d’une immersion volontaire, planifiée … c.à.d. au final la sécurisation d’une « sortie » classique, motorisée ou non.
-   la survie lors d’une sortie qui tourne mal
-   la survie lors d’une « immersion » involontaire :  panne d’un véhicule en pleine cambrousse, atterrissage forcé (faut pas aller loin :  Mont St Odile, un soir de décembre …), fuite lors de troubles politiques

Et d’une certaine manière, je vois par là même une « progression » logique dans l’acquisition des compétences utiles. Encore que de nombreuses compétence s’acquièrent au fil du temps et en parallèle. À la fin vous serez tous Accompagnateurs et Secouristes en Montagne …

Je vois donc cet essai comme une tentative de programme (longue durée) de formation.
-   Vous avez un copain qui s’intéresse aux sorties dans la nature, vous voulez en faire un équipier sur qui on puisse compter.
-   J’ai un gamin de 10 ans, j’aimerais qu’il devienne un ado et puis un adulte sur qui on puisse compter. (Les sorties dans la nature constituent une excellente école de vie --- à condition de survivre)


A. Les compétences essentielles dans le cadre de sorties normales, planifiées, qui se déroulent raisonnablement comme prévu

Ce sont des compétences de précaution, de bonnes pratiques qui devraient limiter très considérablement le nombre de cas de situations de survie réelle au cours d’une sortie programmée.

1. L’ORIENTATION

Comment peut-on imaginer « s'enfoncer » dans la nature si on n’a pas une compétence raisonnable en matière d’orientation ? Je n’ai pas dit : « avoir tout l'équipement qu'il faut et savoir s'en servir », j’ai dit avoir une compétence raisonnable – en fonction de l’entreprise envisagée.

Deux composantes à cette compétence :
-   le sens de l’orientation (zéro équipement, mais l’observation, la mémoire, la représentation mentale du terrain)
-   les techniques et l’équipement. La carte est un équipement, savoir la lire est une technique.

Le sens de l’orientation, il y a certainement une partie d'inné. Il y a aussi une partie d'acquis, par l'exercice, la pratique, l’étude ...

Les techniques et l’équipement :  il faut maîtriser les techniques, et avoir exploré les limitations de l’équipement. Celui qui croit que l'on peut faire confiance à 100% à « une bonne vieille carte papier », celui là manque de pratique. Celui qui pense qu’avec un GPS, il n’y pas de risque de se paumer … celui-là manque tout aussi cruellement de pratique ...

 - On est compétent quand on a acquis la confiance par la pratique :  on n'a plus peur de s'égarer.
 - On est plus compétent encore quand on s’est déjà trouvé vraiment « désorienté » :  c'est à dire en situation de conflit entre le sens de l'orientation et la réalité .
 - On est très compétent quand on a compris, quand on a bien réalisé à quel point l’erreur humaine est la plus fréquente des défaillances => de là l’habitude de vérifier et de croiser les informations.
 - On est ultra compétent, quand on a appris à développer son sens de l’orientation, à exploiter tous les indices, à utiliser toutes les techniques appropriées. Et cela d’une façon naturelle sans effort conscient. Ultra compétent ne signifie pas infaillible … mais presque !

NB :  même quand on est en groupe, avec un « expert », on sent bien poindre, chez certains membres du groupe, une sourde angoisse dès que l’on quitte les chemins et sentiers : «
-   et si le guide s’égarait, et s’il avait un malaise … que ferions-nous ?
-   et si je perdais le groupe de vue, comment me retrouverait-on ? »

2. LA CONNAISSANCE DU MILIEU

Connaître les difficultés, les dangers, les pièges du milieu dans lequel on s’enfonce.
La connaissance du milieu inclut une connaissance suffisante de climatologie locale.

Connaître les pièges, mais surtout avoir appris à les reconnaître, à identifier les indices de danger …
Connaître les dangers, et savoir mettre en œuvre le ou les moyens appropriés de minimiser ces dangers.

Et si on s’aventure en milieu inconnu ou en territoire non familier?
Alors, savoir prendre conseil, prendre un guide « local », faire preuve de beaucoup de prudence, être prêt à limiter ses ambitions, voire à renoncer ...

3. LA SÉLECTION DE L'ÉQUIPEMENT NÉCESSAIRE, ET LA CAPACITÉ À L’UTILISER À BON ESCIENT

La sélection du matériel s’opère en fonction du milieu, et aussi en fonction des personnes impliquées dans la sortie.

La compétence implique évidemment la connaissance théorique et pratique des limites de l’équipement, et l’expérience pratique de son utilisation.

Exemple :
C’est bien d’avoir lu sur la notice du téléphone portable qu'il ne supporte pas des températures inférieures à 0° (par exemple). C’est mieux de l’avoir expérimenté, d’avoir réagi en réchauffant la batterie et l’écran, et, l’ayant ainsi vu revivre ... d’avoir pris l’habitude de le transporter bien au chaud dans une poche intérieure pour une disponibilité immédiate.

4. L'ASSERTIVITÉ, EN GROUPE, VOIRE TOUT SEUL

a) Définition (essai)

Assertivité :  néologisme dérivé de l’anglais « assertiveness » - pauvrement traduit par « assurance »
Blabla dans Wikipedia : Une attitude de vie pour certains, un ensemble de compétences pour d’autres.
En aviation :  une composante essentielle du travail en équipage, que les instructeurs cherchent à développer un maximum, particulièrement au niveau des jeunes copilotes.

L’assertivité, d’un point de vue « opérationnel » :

– oser communiquer une information et un point de vue tout en respectant le ou les interlocuteurs.
– réagir positivement face à des personnes ou des situations vécues comme difficiles
– communiquer de façon constructive des messages délicats (dire « non », mauvaises nouvelles, demandes impossibles à traiter…).

En gros, la communication « utile », ou l’art et la manière de faire entendre sa voix dans un groupe.

b) Exemples


Savoir dire au leader qu’il vient de prendre le mauvais sentier ... sans lui donner l’impression qu’on se fout de lui! (Si c'est à moi que cela arrive, ce genre de bévue, je préviens illico :  vous pouvez vous en donner à cœur joie! :) . D'ailleurs, j'ai deux ou trois bonnes excuses toutes préparées à l'avance . )
Savoir dire : « Je ne suis pas à l’aise, là ... je vois le baro baisser à toute vitesse »
Savoir dire :  « Stop les gars, il faut absolument que je soigne mes pieds … »

Il y a des gens qui sont naturellement doués … pour d’autres, il existe des formations, qui peuvent en valoir la peine, surtout au niveau professionnel.

C’est déjà un grand pas de fait, si déjà on a pris conscience : 

-   qu’il est nécessaire de vaincre sa timidité, d’avoir une certaine confiance en soi, d’éviter la position de soumission.
-   qu'un débutant peut remarquer quelque chose, avoir un pressentiment diffus … et que son avis mérite d'être pris en considération :  parfois, d'autres ont le même avis, mais hésitent encore à l'exprimer.
-   que, pour se faire entendre, pour défendre un point de vue efficacement, il vaut mieux ne pas être agressif, mais il faut quand même s'exprimer avec une certaine assurance. On peut avoir peur de s’engager dans un passage difficile, et le dire avec assurance ...

Pas confondre quand même :  être assertif, c’est savoir communiquer utile, ce n’est pas être « la grande gueule du groupe» …

c) Les techniques d’assertivité, quand on est tout seul ?

Savoir faire parler la petite voix, celle qui dit : «
«  - t’es sûr d’être sur le bon sentier, là ?
    - t’as vu où tu vas te ramasser, si tu dérapes ?
    - ce ne serait pas plus intelligent de faire demi-tour ? »
Etc.

5. LA GESTION D’UNE SORTIE

Toutes les compétences – essentiellement des compétences de management – nécessaire pour préparer au mieux une sortie, la mener à bon terme, tirer leçon de l'expérience.

a) Préparation de la sortie

Recherche d’informations sur le « milieu »
Collecte d’informations fiables sur les capacités des participants (problèmes de sante, et allergies notamment).
Adéquation entre le niveau d'engagement, les capacités des participants, le matériel disponible.
Préparation de l’itinéraire.
Recherche de « points de chute » (abris, refuge) et d’itinéraires alternatifs

b) Exécution

Avant de se mettre en route :
 - En fonction de la météo du jour :  choix de l’itinéraire, présélection d'un ou de plusieurs plans bis
 - Briefing convivial :  assertivité, cohésion du groupe, consignes en cas de séparation, inventaire de l’équipement essentiel, inventaires des médicaments.

En cours de route :
-   « suivi » de la progression, de la météo, de l’état physique et moral de des co-équipiers et de soi-même.
-   Choix du lieu de bivouac
-   Détection d’un « départ en vrille » :  les choses commencent à tourner mal, les incidents s’accumulent, il faut corriger la tendance, tout de suite !
-   Savoir prendre au bon moment la décision de passer au plan « bis » le plus approprié si nécessaire. Notons que s’arrêter et s’installer sur place, c’est souvent un bon plan bis, le plan bis par défaut en quelque sorte.

c) Au retour :


Réflexion, analyse et débriefing sur :
-   ce qui a bien marché
-   ce qui aurait pu être mieux
-   les grosses erreurs éventuelles

Bref :  tirer les leçons de la sortie, pour que ce soit mieux encore la prochaine fois.
C’est – malheureusement – une étape qui n’est pas assez « valorisée », trop rarement oubliée.

Conclusion provisoires :  cinq « compétences » pour grandement limiter les risques de catastrophe.

B. Les compétences utiles -  quand une sortie programmée tourne à la situation de survie.


Le contexte :  une situation exceptionnelle, que l'on n'a pas pu maîtriser, et qui fait que l'on regrette amèrement de ne pas être resté chez soi ... Le pronostic vital est incertain :  il faudra pouvoir exploiter au mieux chaque opportunité. Réagir vite et bien

On ne peut pas tout envisager, on ne peut pas se préparer à tout … Avoir une super compétence pour une cata qui n’a pas une chance sur un milliard de se produire … ce n’est plus une compétence « primordiale », cela relève du fantasme.

Quelles sont donc ces catastrophes « pas totalement évitables » au cours d’une sortie en milieu naturel ? – Celles qui nous pendent au nez malgré le déploiement des 5 premières compétences ? Malgré l’emport de l'équipement adéquat? Je vois notamment, et grosso-modo par ordre de fréquence

a. Les accidents …

- Bobologie (ampoules, petites coupures, éraflures, bosses) …
- Traumatismes plus ou moins graves :  Entorse, jambe cassée, lésion à la colonne vertébrale, fracture de crâne
- Brûlures
- Plaies infectieuses (notamment suite à des ampoules mal soignées)
- Chute dans un cours d’eau

b. Les malaises ou maladies

- Malaise cardiaque
- Accident vasculaire cérébral
- Insolation
- Hydrocution
- L’accès de folie (le coup de tête, « perdre la boule »)
- Rage de dents,
- maladies infectieuses diverses
- Intoxications

c. Les agressions

- Par des animaux :  chiens, essaims de guêpes, serpent, ours ( ?)
- Par d'autres randonneurs, par des voyous

d. Le déchaînement des forces de la nature.

- Tornade
- Incendie
- Avalanche, coulée de boue, glissement de terrain, inondation brutale

Dans ces cas de figure, on se retrouve dépouillé de tout ou partie de son équipement, qui a été abandonné dans la fuite ou emporté par les éléments.

C’est toute une série de scénarios, qui mériteraient bien une sérieuse étude statistique !

En attendant cette étude voilà les compétences qui me semblent importantes

6. SAVOIR DÉTERMINER LES PRIORITÉS


Gardez son sang-froid, analyser la situation et déterminer :

- Dans l’instant :  ce qui est « salvateur », ce qui doit être fait immédiatement pour minimiser le danger le plus important, ou pour prévenir le sur-accident.
- en quelques inspirations :  ce qui sera absolument requis dans les trois minutes  …
- après avoir sorti une cigarette ou un bonbon du fond de sa poche :  ce qui est urgent dans les trois heures

Les priorités au-delà de quelques heures … ce ne sont plus de vraies urgences, on aura le temps!

Est-ce là une vraie compétence ?
Oui, dans la mesure où elle repose sur un peu de savoir (avoir « assimilé » la règle des trois), assez bien de pratique (exercice en situation), et qu’elle détermine un savoir être.

La lucidité dans l’instant, le réflexe qui sauve une situation … relèvent peut-être plus d’un entraînement sportif que d’une compétence de survie proprement dite. Mais enfin, rien n’interdit de s’y préparer par la pratique de certains sports qui utilisent beaucoup la vision périphérique … (sports d’équipe "rapides")

7. COMPÉTENCES EN MATIÈRE DE PREMIERS SECOURS :  PSC1 ET PLUS

- L'attention au sur-accident,
- les gestes qui sauvent,
- les gestes qui prolongent la vie,
- l’appel au secours efficace …

Il est logique d’avoir emporté les accessoires (trousse de secours, moyens de signalisation) qui permettent d’exercer efficacement ces compétences.


8. SAVOIR DURER

Les secours ne seront pas toujours là dans l’heure, ni même dans la journée.
Si on est bloqué sur place, il faut pourvoir survivre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

a) En priorité - savoir se protéger du froid

(le chaud est moins critique)
On a trois heures pour réussir un feu, trouver ou aménager un abri …

b) Ensuite :  gérer les blessures, les maladies …

(en attendant les secours)
Il n’est pas interdit d’étendre ses compétences au-delà du PCS1, d’étoffer quelque peu la trousse de secours, compte tenu de l’éloignement des services de secours lors de certaines sorties. Quelques antibiotiques bien choisis peuvent faire la différence …

c) Savoir se procurer de l’eau et la rendre potable
.
Savoir recueillir l'eau, la filtrer, la rendre potable ... avec les moyens du bord.

Note :  savoir trouver de la nourriture et la préparer n’est pas du tout indispensable :  c’est juste bon pour le moral. C’est bien de le savoir et de le dire !

9. LA FORCE MORALE

Ou encore le Mindset :
 - L'instinct de survie
 - La rage de vaincre
 - L’orgueil bien placé
 - L’intelligence … l’intelligence émotionnelle, l’intelligence tout court … La capacité à agir intelligemment malgré le stress ...

Sont-ce là des compétences ?
Oui, dans la mesure où interviennent, des connaissances, de la pratique, un savoir faire ou un savoir être. En tous cas, ce sont des qualités que l’on peut développer, renforcer … par l’exercice.

L’intelligence est-elle une compétence?
Si on la définit comme la capacité de comprendre une situation et d'en tirer le meilleilleur parti :
- l’intelligence se développe au travers de certaines activités :  certains jeux, l’apprentissage d’une langue ... en particulier d’une langue ancienne …
- l’intelligence est renforcée par l’acquisition d’une base de connaissances étendue :  on comprend mieux, plus vite, quand on connaît … on est alors un mec « calé », synonyme d’un mec compétent.

10. LA FORCE, L’HABILETÉ, ET LES CAPACITÉS PHYSIQUES

Ultime compétence utile de l’homme des bois.
L’intelligence du corps, en quelque sorte.

On parle parfois de compétence dans l’utilisation optimale d’un outil, par exemple d’une hache.

Ici l’outil, c’est le corps. On peut rendre cet outil efficace, l’entretenir, l’aiguiser, apprendre à l’utiliser à bon escient. Savoir « bien » nager … c’est quand même une compétence vachement importante !

Voilà :  encore cinq « compétences » qui forment un tout avec les cinq précédentes :  elle se développent par la pratique des sorties plus ou moins engagées, mais aussi par la pratique dans d’autres circonstances de la vie.
_ _ _ _ _ _ _

C. Compétences primordiales en situation de survie réelle dans la nature, en dehors du cadre d’une sortie organisée

Désolé, je suis arrivé à mon quota de 10 …
Mais je suis persuadé que celui qui possède les dix compétences précédemment citées est vraiment bien armé pour se tirer d'affaire au mieux, en n'importe quelles circonstances.

En synthèses, mon choix des dix compétences principales, plus ou moins classées par ordre « d’utilité »
On parle bien de survie dans le milieu naturel.

  • 1. L'orientation
  • 2. La connaissance du milieux
  • 3. La sélection du matériel
  • 4. L'assertivité
  • 5. La gestion de la sortie
  • 6. La détermination des priorités
  • 7. Les premiers secours
  • 8. Savoir s'installer dans la durée
  • 9. La force morale
  • 10. La force et les capacités physiques
C’est ma conviction profonde que les compétences d’ordre préventif sont plus importantes que les compétences d’ordre curatif.

Citation de: Bison en début
PN :  j’ai travaillé dans mon coin, pour ne pas me laisser influencer.

Maintenant je vais enfin pouvoir vous lire ! Et je m'en pourlèche les babines! :)

Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 mai 2010 à 20:16:17
Réponse #58

h


- connaitre la règle des 3 qui permettra d'anticiper...
- connaitre les priorités (se déplacer ou faire un abri ...)
- connaitre ses limites (physiques, psycho...)
- savoir s'orienter (ou savoir où l'on va...)
- préparer les signaux de détresse ( feu, balisage, éclats ...)
- faire un abri bien avant la tombée de la nuit
- faire un feu (si possible, partant du principe que l'on parle de connaissance et pas de matos...)
- dès que l'occasion se présente, stocker de l'eau ... et ne pas remettre à plus tard
- connaitre un minimum les gestes de 1er secours
- avoir laisser son parcours et ses horaires à un proche

 je n'ai pas lu les autres avis pour ne pas être influencer ... je lirai après  aïe !!!

06 mai 2010 à 20:33:13
Réponse #59

ulysse


Compétences techniques ordonnées par priorité à partir de la règle des 3, parmi celles évoquées dans les ouvrages et stages de survie. Le choix a été fait en procédant par élimination en gardant les techniques les plus importantes pour la survie (subjectif), tout en étant aussi concrètes et applicables que possible en situation outdoor (tous environnements confondus).
(Je sais déjà que la n°2 va surprendre quelques personnes, pour le reste ça donne quelque chose d'assez prévisible.)

Si je devais miser sur 10 compétences...

3 secondes sans conscience
1) technique de self-control (respiration, gestion de la panique)
2) méditation (pratiqué hors-situation donne sur le terrain : conscience de soi et de l’environnement, prise de recul)

3 minutes sans oxygène
3) premiers secours
4) natation de base

3 heures sans homéothermie
5) faire du feu
6) construire un abri
7) orientation

3 jours sans hydratation
8) trouver de l’eau
9) rendre l’eau potable

3 semaines sans nourriture
10) connaître les plantes sauvages comestibles


pas mal comme demarche pour ordonner et prioriser les savoir faire.

06 mai 2010 à 22:10:30
Réponse #60

Bison


Citation de: Jocelyn
3 secondes sans conscience
1) technique de self-control (respiration, gestion de la panique)
2) méditation (pratiqué hors-situation donne sur le terrain : conscience de soi et de l’environnement, prise de recul)

3 minutes sans oxygène
3) premiers secours
4) natation de base
[...]

Bel essai de classification !
(De même que le processus indiqué précédemment :  par élimination successive)

Je ne suis pas trop d'accord avec la compétence n°4 ...
 
Je nuancerais en :  aisance totale dans l'eau en conditions extrêmes. Critère de compétence:  être capable de surnager après être tombé "n'importe comment" dans un torrent bien froid, avec son sac et ses godasses; savoir ensuite nager efficacement pour s'en sortir.  Exercices "pour commencer" :  à l'aise dans les "rivières sauvages" que l'on trouve en piscine. Dommage que l'on ne puisse guère y aller, équipé de fond en cap!

Une demi compétence en natation, c'est plus une faiblesse qu'une compétence.

Pour ce qui est des compétences "3 secondes", il y a deux interprêtations possibles à la règle :
a) savoir rester concentré, faire gaffe, regarder sans cesse où on met ses pieds ...
b) savoir utiliser ces trois premières secondes pour sauver la situation

Pour la première interprêtation, on est au niveau préventif. Mais c'est un peu pénible à la longue.
Donc, la compétence ce serait de savoir être attentif, concentré, "tendu" juste quand il le faut ...
Il y a des conditions :  connaître le milieu, être encore loin de l'épuisement ... donc savoir gérer une sortie pour éviter de devoir aller au bout de ses forces, donc ... pleins de compétences de bases.

Pour la seconde interprêtation :  sauver la situation en trois secondes, il y a réellement des compétences spécifiques. Exemples :
 - savoir utiliser un piolet pour "se rattrapper"
 - savoir chuter en se protégeant au mieux
 - avoir un bon coup de reins, être agile, pas trop lourd, pas trop lourdement chargé ...
 - avoir des réflexes éduqués adaptés à la pratique.
On pourrait faire le parallèle avec la conduite automobile ...

Personnellement, quand j'évolue en terrain difficile, et même en terrain facile (si j'y pense), je me prépare mentalement à la mauvaise chute, en répétant quelques gestes et notamment, un positionnement correct des bras en arc de cercle bien "tendu" ... pour éviter d'aller encaisser le choc en plein sur des poignets ou sur les coudes ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 mai 2010 à 22:22:58
Réponse #61

François


Bon, j'ai fais l'erreur de tout lire. Et maintenant je ne peux plus dire grand chose sans avoir l'impression de paraphraser certains posts remarquables.
Quand même, quelques points auxquels je voudrai ajouter un angle de vue personnel :
  • Savoir nager : une compétence de base. A compléter par l'expérience de l'eau froide et en mouvement. Savoir traverser un torrent, une rivière, un lac, un marais … et savoir quand renoncer. (grillé par Bison là dessus)
  • Quelques notions sur la progression dans les fortes pentes et leurs dangers. Savoir quand et comment s'assurer … et quand renoncer
  • Je n'ai aucun goût pour le sujet et n'en suis pas un spécialiste, mais après avoir travaillé avec des « medics » Sud-Africains, il me semble que les formations françaises en secourisme sont bien insuffisantes dans un contexte de survie, et même de vie, en milieu isolé. Il me semble qu'il y a un chainon manquant quelque part entre le secouriste et le médecin urgentiste. Peut-être pour des raisons réglementaires ?
  • Et ce à quoi j'accorde plus d'importance : savoir lire un paysage. Le relief, la nature des sols, la faune, la flore. Et en déduire où trouver de l'eau, où faire un abri, où sont les endroits dangereux, par où passer à pied, où trouver une route, un sentier, une présence humaine, etc ...

MODO:Tous les posts sur le secourisme suite à ce message ont été rassemblés dans le fil PSC1 en cours, des questions à poser.
« Modifié: 09 mai 2010 à 12:39:20 par Corin »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

07 mai 2010 à 14:08:11
Réponse #62

Diesel


Je vais encore faire mon esprit fort mais il y a des fois ou ce genre de question me fait sourire tant on prend la survie pour une discipline olympique. ;D
Chacun y va de sa vision d'une situation de survie, de ce qu'il pense le plus probable selon son activité mais malheureusement c'est tirer des plans sur la comète.

Il n'a pas de règle, il n'y a pas de lieu, il n'y a pas heure. en fait, il n'y a même pas de certitude du tout que ça arrive un jour.
Et même pire, rien ne dit que ce qu'on sait ou ce qu'on est vous sauvera si ça arrive.  ;#

C'est pas que je veuille dire que d'apprendre des trucs ne sert à rien. Mais hélas, je crains que ce ne soit qu'une petite partie de ce qui entre en jeu le jour ou ça arrive. :-\

Vous vous projetez tous déjà dans le fait que vous avez survécu AMHA. 
Pour moi, la part de chance (ou de malchance, le destin, le karma, appelez ça comme vous voulez) fait aussi parti de l'équation et ce n'est pas la part la moins importante.  :ninja:
Alors dire que telle ou telle chose est plus importante ..... bof ...... On s'en sors ou pas. Si on s'en sors, c'est qu'on a forcement eu les compétences nécessaires non ?.  :nana:

07 mai 2010 à 14:51:28
Réponse #63

Bison


Citation de: Diesel
Pour moi, la part de chance (ou de malchance, le destin, le karma, appelez ça comme vous voulez) fait aussi parti de l'équation et ce n'est pas la part la moins importante.

Ouaip ... si je suis ici bien vivant, c'est parce que j'ai eu de la chance, beaucoup de chance; je ne sais pas combien de vies j'ai épuisées là ... Mais, cette chance n'est pas arrivée tout à fait par hasard :  j'ai su la provoquer quelque part, la saisir - dans la seconde - et l'exploiter ...

Et surtout, j'ai su tirer leçon de mes c.nneries !

Pourvu que ça dure! ;# 
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 mai 2010 à 15:49:57
Réponse #64

Jocelyn


Pour moi, la part de chance (ou de malchance, le destin, le karma, appelez ça comme vous voulez) fait aussi parti de l'équation et ce n'est pas la part la moins importante.  :ninja:
Alors dire que telle ou telle chose est plus importante ..... bof ...... On s'en sors ou pas. Si on s'en sors, c'est qu'on a forcement eu les compétences nécessaires non ?

OK Diesel, baser sa survie sur le mysticisme, pourquoi pas.

En Inde, certains pratiquants parcourent le pays sans aucunes possessions, et s'en remettent au destin pour leur survie quotidienne.
Mais puisqu'on parle de compétences à avoir, où situes-tu la frontière entre destin et préparation?

07 mai 2010 à 16:18:15
Réponse #65

Diesel


Non, je ne suis pas un mystique  ;#
Je reconnais que la forme fait très fataliste par contre.  ;D
Simplement, on ne maîtrise pas énormément de choses quand ça part en vrille.
Je ne sais pas pourquoi, je pense à ces pauvres gens qui se sont écrasés il y a peu (le fameux vol air France en direction du brésil sauf erreur). Ou ceux du tsunami, à ces alpinistes pourtant loin d'être des débutants qui finissent sous une avalanche ..... bref, loin du classique  "je me suis perdu dans les bois mais j'ai des allumettes (sans faire de mauvais esprit)" ....
Bref, là, je ne vois pas trop ce qu'une compétence x ou y apporterait de plus.
Je suis sans doute sur l'idée de la survie au sens très large dans des cas extrêmes en ce moment ....

Et là je me dis, que beaucoup de choses sont vraiment hors de contrôle.

07 mai 2010 à 16:28:50
Réponse #66

VieuxMora


Je crois que l'idée, c'est de survivre après avoir survécu... "Second chance"

07 mai 2010 à 16:37:15
Réponse #67

Bison


Pour les passagers d'avion ... ok, ils n'ont aucune possibilité d'action, d'accord.

Par contre, au niveau de l'équipage, ils se sont trouvés en situation de survie ... et eux avaient des moyens d'action!
Action immédiate :  voir clair, saisir la petite chance dans les trois secondes (juste reprendre la main sans faire de connerie ...)
Préparation :  ben, ne pas avoir laissé se perdre leur science du pilotage en condition de survie ...

Evidemment, on parle de ce vol là, on ne parle pas des centaines (ou des milliers?) de vols qui, dans des circonstances semblables - ou pires - se sont bien terminés, parce que l'équipage avait conservé des compétences "basiques", et avait su les mettre en oeuvre quand tout le reste foutait le camp!

D'où l'importance de lister les compétences utiles ... de déterminer les priorités au niveau des formations, des entraînements ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 mai 2010 à 19:25:19
Réponse #68

douyazen



Pour moi, la part de chance (ou de malchance, le destin, le karma, appelez ça comme vous voulez) fait aussi parti de l'équation et ce n'est pas la part la moins importante.  :ninja:

Tafdak sur le facteur   " Chance "  .
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

07 mai 2010 à 19:39:01
Réponse #69

ulysse


Cà me fait une belle jambe si je suis isolé au milieu de l'Atlantique, du Sahara ou au fin fond de la Corrèze :D

Bon, je crois qu'on ne parle pas de la même chose et que c'est un sujet tabou, je regrette de l'avoir abordé.

non c'est pas tabou. Désolé je voulais pas vexer ou quoi que ce soit. C'est un sujet interessant mais forcément generateur d'angoisse vu la gravité de certaine situation ou la question de la vie et de la mort se présente à toi sans détour. Une façon de gerer cette angoisse est de se renseigner et d'acquerir certaines compétences de soins. Le but de mon post initial etait juste de dire que la "débrouille" ne remplace pas une infrastructure spécialisée quand c'est serieux. Et effectivement c'est bon à savoir quand tu es au fin fond du
Sahara. Sutout quand on sait que le premier risque en ce qui concerne le voyageur "exotique" est constitué pas les accidents de transport.

07 mai 2010 à 22:32:22
Réponse #70

Anke


Hmmm, j'ai peur de disresser un peu, mais je vous fait confiance, vous me reprendrez  ;)
Compétences en terme de survie dans la nature.
L'échéance contre laquelle on va se bagarrer, c'est la mort, je crois qu'on est tous d'accord là-dessus.
Diesel exprime ce que l'on pourrait prendre pour du fatalisme, pour ma part, je n'en crois rien. C'est juste que l'issue fatale fait partie d'une fin possible; Je crois que l'avoir intègré ( cette issue possible vers laquelle on va tous hein, c'est inévitable) et ne pas en craindre l'échéance, est un gage de survie.
Mon expérience en la matière est tout à fait personnelle et ne fait en aucun cas école. Pour y être passé de près en 2008, je n'ai pu faire autrement que de réfléchir sur ce sujet. L'objectif étant de ne pas être paralysé par l'éventualité, mais de l'envisager avec le plus de sérénité possible ( ce qui ne veut pas dire que je suis "prêt" plus qu'un autre, ou que je n'ai pas peur, ça veut juste dire que j'envisage la mort comme quelque chose de possible et qu'en l'occurence, je l'accepte comme telle. C'est difficile à expliquer, c'est un peu comme si on faisait un inventaire et qu'on se dise qu'on a fait ce qui était possible et qu'on ne peut faire plus). Une espèce de détachement s'en suit, un peu comme quand on a bien bossé dans la journée et qu'on flane un peu devant sa tâche avant de rentrer, je n'arrive pas à le dire, mais c'est cet état là à ce moment là que je veux exprimer.
Ce n'est pas du renoncement, ni du fatalisme, c'est une sorte d'acceptation. Dès lors, la peur n'est plus de mise. La peur, l'angoisse et tout ce qui s'y rapporte sont autant de pièges qui peuvent nous nuire et nous emmener vers l'irréparable.
Voilà, je crois que cette approche là est prépondérante. Cette " compétence" n'est pas technique loin s'en faut. Je crois qu'en terme de survie, un savoir être est prédominant sur un savoir faire.
Mais je ne suis pas un spécialiste, et puis savoir faire du feu pas tous les temps, c'est bien aussi, surtout quand ça caille.... :lol:

08 mai 2010 à 00:13:40
Réponse #71

Jocelyn


Mon expérience en la matière est tout à fait personnelle et ne fait en aucun cas école. Pour y être passé de près en 2008, je n'ai pu faire autrement que de réfléchir sur ce sujet. L'objectif étant de ne pas être paralysé par l'éventualité, mais de l'envisager avec le plus de sérénité possible ( ce qui ne veut pas dire que je suis "prêt" plus qu'un autre, ou que je n'ai pas peur, ça veut juste dire que j'envisage la mort comme quelque chose de possible et qu'en l'occurence, je l'accepte comme telle. C'est difficile à expliquer, c'est un peu comme si on faisait un inventaire et qu'on se dise qu'on a fait ce qui était possible et qu'on ne peut faire plus). Une espèce de détachement s'en suit, un peu comme quand on a bien bossé dans la journée et qu'on flane un peu devant sa tâche avant de rentrer, je n'arrive pas à le dire, mais c'est cet état là à ce moment là que je veux exprimer.
Ce n'est pas du renoncement, ni du fatalisme, c'est une sorte d'acceptation. Dès lors, la peur n'est plus de mise. La peur, l'angoisse et tout ce qui s'y rapporte sont autant de pièges qui peuvent nous nuire et nous emmener vers l'irréparable.
Tiens, c'est exactement la raison pour laquelle j'ai employé le mot "mysticisme" (et ce n'est pas péjoratif) plutôt que "fatalisme" en répondant à Diesel. Mais effectivement, parler "d'acceptation" comme tu l'indiques me parait beaucoup plus approprié.

Et paradoxalement (et ça là qu'on raccroche avec le sujet  ;D ) on peut vivre cette acception, cette forme de détachement, mais continuer à se préparer quand même, acquérir des connaissances, de l'expérience, tout simplement parce que c'est notre "job" de continuer à le faire, et que la vie continue à se dérouler naturellement comme ça.

08 mai 2010 à 10:06:22
Réponse #72

Diesel


Tiens, c'est exactement la raison pour laquelle j'ai employé le mot "mysticisme" (et ce n'est pas péjoratif) plutôt que "fatalisme" en répondant à Diesel. Mais effectivement, parler "d'acceptation" comme tu l'indiques me parait beaucoup plus approprié.
Bon va pour le mysticisme mais ça sous-entend que je crois à quelque chose ce qui n'est pas le cas.  ;)
J'utilise le mot hasard ou chance comme terme fourre tout de successions d'évènements inquantifiables.

Je pense être sur la même longueur d'onde D'Anke. Soit c'est l'âge qui nous fait penser de la sorte, soit d'avoir vécu des choses, soit  tout simplement le fait que nous avons perdu l'idée d'être immortel.
On vit, on meure, c'est simple pourtant. Ce qui ne veut pas dire qu'on est prêt à lâcher le morceau comme ça.  :really:
Et puis il y a la perception que l'on a d'une situation et ce que l'on fait réellement quand on y est confronté.

Comme disent nos amis anglois : The tree is known by its fruit ou en français, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon.
Vous pensez tous pouvoir survivre ?. super mais à mon sens, soit vous manquez d'humilité soit vous n'avez jamais vécu une situation ou votre vie était réellement en jeu... ou vous ne vous en êtes pas encore rendu compte.  ;D

Et paradoxalement (et ça là qu'on raccroche avec le sujet  ;D ) on peut vivre cette acception, cette forme de détachement, mais continuer à se préparer quand même, acquérir des connaissances, de l'expérience, tout simplement parce que c'est notre "job" de continuer à le faire, et que la vie continue à se dérouler naturellement comme ça.
Ai-je dit le contraire ?.
J'ai simplement induit l'idée qu'on ne pouvait aussi  ne pouvoir rien faire et être juste un spectateur.
On part presque toujours sur l'idée que l'on va devoir survivre sur une durée X ou Y, dans les bois, dans le désert, en ville.
Je suis parti sur l'idée d'un évènement aussi brutal que fugace : un crash d'avion, ce retrouver dans une rue ou une explosion a lieu, etc ...
Bref, une situation ou il n'y a que 2 possibilité, tu vis ou tu meurs sans mêmes savoir ce qui t'arrive et sans savoir pourquoi tu as eu plus de chance que le gars d'à coté.

08 mai 2010 à 12:52:44
Réponse #73

maritho


Bonjour, la question de David me fait penser à un vieux livre de SF, le héros se "révéillait" à diverses époques et en fonction de ses besoins "s'implantait" en mémoire des compétences.  Par ex : compétence arme blanche au 13e siécle, métallurgie au temps des gaulois, etc.
Donc les compétences que j'aimerais avoir :

1- faire et conserver du feux
2- trouver et rendre l'eau potable ainsi que la transporter
3- trouver et conserver de la nourriture "végétale"
4- chasser, pister et conserver le gibier
5- construire un abri léger ou durable
6- compétences médicales ou chirurgicales
7- compétences en mécanique, électricité, électronique.... avoir du matos c'est bien, le réparer et l'entretenir c'est mieux.
8- compétences militaires (tactique, déplacement, défense, orientation)
9- compétences en "travaux rustiques" comme tanner une peaux, tailler un silex,faire un pot
10- compétences "physiques" comme endurance, force, viser, lancer, grimper, escalader, nager...

en espérant ne pas avoir été hors sujet  :'(

08 mai 2010 à 13:48:48
Réponse #74

Nathan-Brithless


en fait, non seulement u n'est pas hors sujet, mais tu reviends sur le sujet.. :up:
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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