Bonjour Razac et les autres,
Ma contribution à la discussion
Nous sommes en fait plusieurs personnages à la fois.
Le « piéton urbain » qui ne souhaite pas se charger et qui n’emporte que son SAK, une phot*n et son téléphone.
Le « promeneur du dimanche » qui ne s’éloigne de son véhicule que d’un km et ajoute un parapluie à sa liste.
Le « conducteur des villes» qui emporte une lampe torche, une couverture de survie, une pharmacie, un anorak, un bidon d’eau, et plus encore, tout simplement parce qu’il y a la place dans le coffre.
Le « conducteur des champs l’hiver » qui ajoute une couverture de laine, des bottes, quelques vivres, un réchaud peut être.
Le randonneur qui va très vite se limiter à ce qu’il peut porter (par exemple 10kg) et donc va opérer rapidement des arbitrages.
Alors selon les situations nous nous entourons d’objets différents adaptés à ces situations. Mais au-delà de ces contraintes objectives, nous sommes influencé par plusieurs facteurs plus subjectifs.
Le
poids et l’encombrement sont, à mon avis, les premiers critères qui forcent à choisir. C’est clairement une contrainte objective.
Le deuxième critère serait financier, mon
pouvoir d’achat me limite et m’oblige à choisir plus fréquemment des objets polyvalents par exemple. C’est aussi très objectif.
Le troisième critère est, ou devrait être,
la capacité à savoir utiliser un certains nombre d’objets.
- J’ai dix couteaux différents, chacun portent en lui une prise en main et des fonctionnalités spécifiques qui nécessitent des temps d’apprentissage.
- J’ai cinq tentes différentes, chacune demande un montage spécifique et montre des qualités de tenue au vent et à la pluie bien particulière.
Il ne sert à rien (autre que collectionner) de multiplier les objets techniques si l’on ne sait les utiliser. C’est une contrainte objective.
Plusieurs raisons nous poussent à aller au-delà du besoin objectif :
- l’achat impulsif qui apporte une
satisfaction psychologique (de courte durée),
- le
progrès technique qui sans cesse apporte son lot d’innovations (le dernier thermar*st plus léger, les frontales LED plus durables et moins énergivores, le dernier tissu imper respirant, etc). Le progrès nous donne le sentiment que nos anciens objets ne valent plus rien.
- le savoir faire
marketing qui produit les discours et les images qui font envie. Nous sommes tous manipulés par la pub.
- le besoin de
collectionner.
Après et peut être pour finir, une forme de conformisme qui nous pousse à faire comme les copains. Pour partager une expérience, pour intégrer un collectif, des
raisons sociales pour résumer. C’est un peu entre les deux, on ne peut vivre seul et donc on adopte les codes des copains. C’est une vraie contrainte objective mais assez immatérielle.
Et je dis ça je suis en plein dedans sur tous les critères que j'évoque.
