A l'occasion de notre passage dans les Ecrins, Corin et Emmuel ont apporté leurs couteaux vivors pour voir ce qu'ils valent en haute-montagne.
Voici le reportage, pour vous.
Les protagonistesNous avons testé deux des couteaux les plus répandus sur le forum, à savoir d'un côté un Carcajou, et de l'autre un Fällkniven F1 dont le manche d'origine a été remplacé par un manche en bois réalisé par ce qui me sert de voisin, le James là.
1 : creuser la neigePremière application concrète : creuser la neige. On peut vouloir creuser la neige pour mille raisons : se faire un abri "tombe d'alpiniste", faire de la neige pour l'eau de boisson, chercher des marmottes endormies ou tout simplement tracer des signes géants à l'adresse des avions qui veulent nous secourir.
Résultat des courses : le Carcajou est donné gagnant sans contestation possible. Sa lame plus longue et un peu plus large, ainsi que son manche plus fin donc plus maniable dans les profondeurs du manteau neigeux, lui donnent un net avantage. La photo parle par elle même.
3 : couper des rochersCouper des rochers est une faculté indispensable pour tout couteau qu'on emmène en montagne. Cela est utile pour tailler des prises pour l'escalade, réduire un rocher trop gros pour être transporté, mais surtout comme en forêt on taille le bois ici on taille les rochers pour se fabriquer toute sorte de petits accessoires utiles : un bol, une meule, une bergerie de fortune etc...
Résultat : cette fois le Carcajou est très décevant. Avec son acier trop mou la lame se déforme, se tord se vrille, sans que le rocher soit significativement entamé. Le Carcajou de Corin est foutu.

Le Fällkniven, au contraire, tire très bien son épingle du jeu à cette épreuve. Grâce à son acier dur et à la parfaite technique de bâtonnage avec une pierre employée par Emmuel, attaqué par un côté puis par l'autre le rocher ne pose aucun problème à la lame suédoise.


Difficile donc de vraiment départager ces deux couteaux, chacun performant dans son domaine. A suivre pour une épreuve supplémentaire.