Salut,
Tiens, moi qui suis épais comme une serpillère, j'en m'en suis servi à deux reprises. Il faut dire qu'ayant vécu en pays hispanophone, j'ai un accent convenable pour un non-habitué. Avec beaucoup d'assurance et d'aplomb, ça retourne la représentation.
1er cas :
Milieu d'après-midi, petite gare de banlieue déserte. Un mec sur le quai d'en face m'appelle comme s'il s'adressait à son chien. Comme je n'en ai rien à faire, je ne le regarde pas et ne dis rien. Il insiste, il insiste. Devant mon silence, il traverse les quais (à l'arrache : ce qui en dit long sur ses motivations mais aussi sur son attitude) et m'interpelle plus près.
Je lui réponds cash en espagnol et ça le désarçonne. Je ne fais vraiment aucun effort et fais semblant de très mal parler anglais. Du coup, il me kiffe, baragouine vite fait et s'en va en 10 secondes.
2e histoire :
Bar dansant pépère (enfin, pas trop au vu de mon histoire). Je passe une bonne soirée, danse un peu éloigné de mon groupe et là, on me tape sur l'épaule.
5 mecs m'encerclent et le meneur, le plus balaise, me demande : "Tu jours au rugby toi ?". Moi, non. Mais eux, vu leur carrure de demi-piliers, c'est clair qu'ils y jouent ! Je comprends immédiatement qu'ils vont me cartonner sans raison. Heureusement, j'ai l'éclair de génie de répondre en espagnol que je ne comprends rien. Et là, en 1 seconde, la situation se retourne : les quatre suiveurs rigolent et s'en vont ("ce n'est pas marrant d'agresser un mec qui ne comprend pas les bonnes blagues de mecs qui veulent taper") et le leader, blêmit légèrement et s'excuse presque de m'avoir dérangé.
Comme quoi, ça peut aider. Après, je suis d'accord qu'un mec qui veut frapper le fera tout de même. C'est plutôt dans les situations type "emmerdes" où tout n'est pas encore joué et où l'on n'a pas l'air d'un touriste.