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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Outil de survie  (Lu 17653 fois)

04 avril 2010 à 19:20:14
Réponse #25

vik


Personnellement, je doute que dire que le cerveau ou autre est le meilleur outil de survie soit réellement intéressant quand, tout le monde l'aura compris je pense, on parle de d'outils matériels, au sens propre du terme, non?

04 avril 2010 à 20:12:35
Réponse #26

Patrick


Personnellement, je doute que dire que le cerveau ou autre est le meilleur outil de survie soit réellement intéressant quand, tout le monde l'aura compris je pense, on parle de d'outils matériels, au sens propre du terme, non?
Je crois que c'est plus qu'intéressant, Vik, parce que :
  • même ici, c'est la course au matos plus tip top sans savoir ce qu'on peu en tirer avec ses moyens et connaissances
  • sans l'état d'esprit on ne tire rien de rien
  • combien de gens me demandent souvent c'est quoi le meilleur moyen de défense avec l'intention d ele remiser dans un sac ou poche sans jamais s'y être entraîné

Sinon, on se trompe de registre et surtout d'objectif.

04 avril 2010 à 20:20:25
Réponse #27

vik


Je vois ce que tu veux dire et je suis d'accord ;)
Mais bon, je pense que ça n'a pas sa place ici de reprendre une dizaine de fois cette idée, vu que je pense on parle d'outils au sens propre du terme là, je pense
D'ailleurs, ce sujet n'a pas déjà été traité?  :huh:

04 avril 2010 à 20:33:57
Réponse #28

éclipse


[…] La gnack, l'envie de vivre, d'avancer quoi qu'il en coûte. […]

Pour employer un autre mot : une motivation
Parce que c'est vrai que même avec tout le matos du monde, on peut quand-même se laisser aller à crever s'il n'y a pas ce "feu" intérieur qui nous anime.
Je crois que certains, ici, évoquent parfois certaines photos, ou autres gri-gri, qui ne les quittent jamais  :)

éclipse,
qui n'a jamais autant acheté depuis qu'il fréquente ce forum  >:(  :lol:
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

04 avril 2010 à 23:35:45
Réponse #29

H.H.L


On peut aussi penser au corps dans son ensemble: affuté, préparé, sain, habitué à l'effort ...

Le cerveau est indispensable, mais un cerveau sans deux bras pour agir c'est pas le top.

06 avril 2010 à 09:48:29
Réponse #30

Bison


Bonjour,

On a parlé d'outil ... pas de muscle ou de cervelle.

Je reste étonné de voir l'importance donnée au couteau.
Qu'est-ce que l'on peut faire avec un coûteau tout seul?

Je parle de faire quelque chose qui vous sauve réellement la vie ...
Se réchauffer, s'abriter, trouver à boire? Faudra me montrer.
Je ne vous dis pas si vous avez une jambe cassée ...

Un peu de réalisme ?

L'outil principal, celui qui va amener la vie à vous, qui ne demande pratiquement aucune compétence ...
c'est - selon vos moyens financiers - votre téléphone portable de tous les jours ou une balise de détresse.

Votre portable :  il passe presque partout, même quand vous n'avez de réseau ...
Compétences requises :  garder le téléphone éteint et au chaud, connaître "112"

La balise :  elle passe partout et vous localise (c'est mieux).

La balise de détresse coûte moins cher et est moins lourde qu'un gros coûteau.

Voilà, c'étaient mes deux grammes de cervelle ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 avril 2010 à 10:08:30
Réponse #31

Karto


Un piolet ;D Ou un gilet de sauvetage, un skidoo, un flingue, un pansement hémostatique, un casque de moto ou un sac de couchage, ou pourquoi pas une guitare, une master-card volée ou un ballon de volley-ball peint selon le contexte.
Sans spécifier la menace, pas possible de donner de réponse. Ca me paraît très fantasmé tout ça.

06 avril 2010 à 10:09:44
Réponse #32

Kilbith


Salut,

Sujet maintes fois abordé. ;)

*Si on fait abstraction du cerveau, des compétences, de la volonté (on a tord d'ailleurs, c'est le plus important).
*Si on se base sur un biotope allant du nord maghreb à la laponie. Donc pas de désert ni antarctique.
*Si on se contente d'outils fonctionnant de -20°C à +40°C, même sous la pluie battante, avec un QI de moule et les mains engourdies.
*Si on considère que c'est un ensemble de trucs portable sur soi qui résistent à un stockage prolongé, à une grosse chute et à un tour à la baille. Qui en plus ne coutent pas un oeil une dent et sont transportables même si on n'est pas un contractor_ninja. Les trucs que l'on peut se procurer rapidement partout où des hommes vivent :

1. Un morceau de bâche étanche.
C'est l'hypothermie qui va vous tuer le plus vite dans nos contrées si vous êtes perdus, blessés.... La première cause c'est le vent et l'humidité et là la bâche fera la différence. Bien sûr cela ne remplace pas les vêtements adéquat, mais on peut tenir. Utilisation instantanée, facile, pas lourd ni encombrant de nos jours.

2. De quoi faire du feu.
Moyen de repérage, stérilisation, contre hypothermie, moral.

3. Couteau.
Pas toujours indispensable si survie 3 jours. Mais facilite énormément tout (abris, feu par temps humide, bricolage...). Compte tenu des possibilités et de l'apport moral/sécurité  c'est quasi indispensable. Equalizer.


4. Contenant étanche allant au feu.
Pas indispensable. Mais permet de stériliser de l'eau facilement et de la transporter facilement. Une eau impropre à la consommation vous déshydratera très vite, et en état de survie c'est la mort rapide.


Je ne classe pas le portable comme outil de survie, mais comme outil de sécurité. Il ne passe pas partout (particulièrement dans les endroits me*diques), il ne sauve pas de l'hémorragie, il ne sauve pas de l'hypothermie, il ne sauve pas de la déshydratation. Le fait que les sauveteurs sachent plus ou moins où vous êtes ne veux pas dire qu'ils peuvent arriver à temps. C'est un très bon outil de sécurité.

Pour moi la situation de  survie, c'est quand on en est réduit à ne compter que sur soi et ce que l'on a sur soi. Sinon c'est juste un incident.

« Modifié: 06 avril 2010 à 10:18:49 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 avril 2010 à 10:32:44
Réponse #33

French Kiss


"Je ne classe pas le portable comme outil de survie, mais comme outil de sécurité. Il ne passe pas partout (particulièrement dans les endroits me*diques), il ne sauve pas de l'hémorragie"

C'est faux, si on utilise son cerveau le portable peut vous sauver de l'hemoragie  ;D : dans une chaussette propre repliee plusieurs fois ou avec plusieurs epaisseur de gaze appliquee sur une blessure en compression avec un bandage... impressionnant non...?
Qu'en pense les pros de la medecine d'urgence, je sors ca de mes neurones encore endormis mais ca peut vraiment marcher comme astuce si on a rien d'autre sous la main, ou bien?
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

06 avril 2010 à 10:50:50
Réponse #34

nemesys


PK, mais comment fais tu pour appeler les secours après ??  :lol:

06 avril 2010 à 10:51:02
Réponse #35

Bison


Salut à tous,

Je dois vous le dire :  le mot "sécurité" me gonfle ...
C'est un effaceur mental.
Un prétexte pour ne pas préciser, pour ne pas aller plus loin ...

J'emporte tel ou tel équipement pour un besoin précis, pas "par sécurité".

Mon GSM (ou une balise de détresse) c'est pour survivre, grâce aux secours, à une catastrophe telle que je serais incapable de me tirer d'affaire tout seul avec le reste de mon équipement.

Aucun autre accessoire n'est aussi efficace.
(Et c'est pour cela que je romps une lance en sa faveur).

Il ne passe pas partout? La belle affaire !
On se déplace de quelques kilomètres, et il passe ...

Expérience faite ce w-e avec un téléphone belge dans les Vosges :
La moitié du temps, le téléphone ne passait pas ... mais en choisissant un autre réseau, il passait!.
Bref, j'ai jonglé entre Orange, SFR et Bouygues ... et ce faisant j'avais toujours un réseau.
Moralité :  j'avais pratiquement toujours le 112 au bout des doigts, même quand je n'avais pas de réseau apparant sur le dernier opérateur choisi ...

Voilà :  vous pouvez oubliez votre coûteau ... mais n'oubliez pas votre portable!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 avril 2010 à 16:10:15
Réponse #36

Diesel


Voilà :  vous pouvez oubliez votre coûteau ... mais n'oubliez pas votre portable!
Sacrilège, un infidèle !  :fouet:
Mon mais ça va pas la tête ? Dire que le couteau, objet mythique totalement culte (on devrait lui offrir une statue d'ailleurs) n'est pas le plus utile ???  :o

Mais que font les modos ? Il devrait être viré sur le champ celui-là.  :lol:
Quand même,  un vulgaire bout de métal  trempé et affûté vendu au poids de l'or, ça mérite le respect non ?.  ;D

Moi, mon outil de survie Numéro 1, c'est mon grigri porte bonheur.  Il a des pouvoirs magiques ...  :ninja:

06 avril 2010 à 16:19:47
Réponse #37

Kilbith


Je dois vous le dire :  le mot "sécurité" me gonfle ...
C'est un effaceur mental.
Un prétexte pour ne pas préciser, pour ne pas aller plus loin ...
J'ai donné les précisions ci-dessus de ce que j'appelle les "conditions de survie". Des trucs qui restent utilsables quand Murphy frappe.

Pour les éléments de sécurité :
ils participent au bon déroulement de la randonnée. Soit la progression, soit le règlement des problèmes. Les items de "survie" indiqués ne sont, en revanche, pas utilisés à leur maximum en condition normale.

- la bâche prends la forme de 2 couvertures de survie (restent pliées).
- je ne fais quasiment pas de feu en rando donc pas d'utilisation du firesteel+coton (restent sur moi)
- en rando un SAK est largement suffisant, le fixe est en plus.
- la gourde ne va pas au feu normalement (c'est un élément de survie secondaire comme précisé ci-dessus)

Un téléphone portable est fragile, ne fonctionne pas toujours (je dirais rarement par chez moi), tombe en panne et se décharge. C'est très utile comme sécurité, mais ce n'est pas un objet qui va m'aider si je tombe en traversant une petite rivière et que je me casse la cheville par 5°C à 16h au mois de février. C'est parfait si je me casse la cheville sur un GR en plein jour, que le téléphone n'a pas été secoué et que le signal passe. Il est utile même sans "situation de survie" (ne serait-ce que pour donner des nouvelles).

Sinon le premier outil de survie : un compagnon fiable.
« Modifié: 06 avril 2010 à 16:25:34 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 avril 2010 à 16:59:15
Réponse #38

Bison


Argutions ... ;)

Le gsm ou la balise de détresse ne participent normalement en rien à la rando ou à la sortie (sauf si on s'est fixé des rendez-vous à la noix ...). Ce sont donc des articles de survie que l'on utilise en conditions de détresse - par définition.

Sérieusement ... on se casse une cheville, là tout seul et tout mouillé à 16 h en février. C'est un bon scénario, réaliste.

1. On est "à la journée", et dans ce cas on n'est pas loin de la civilisation ... Notons que Murphy est déjà intervenu pour choisir la plus mauvaise heure ...
2. On est à la journée, on s'est paumé et on est encore à deux ou trois heures de la civilisation. Ça craint ... (Et Murphy est déjà intervenu deux fois, sans tenir compte de l'accident lui-même)
3. Ou bien on est en autonomie sur plusieurs jours. Faut avoir pris un bon anti-douleur dans la pharmacie, à part cela rien ne presse ...

Faudra pas perdre de temps :

a. Appeler les secours. Tout de suite ...

Comme indiqué plus haut, le 112 passera plus souvent qu'on ne le pense. Si on va d'habitude dans des coins vraiment pourris, la balise de détresse est un bon investissement ... Les secours feront leur possible, conscients qu'une vie humaine est en jeu. Normalement, ils sont équippés en fonction du terrain. L'hélico ne peut certes sortir par tous les temps, mais il peut sortir de nuit, déposer une équipe pas loin. Si en plus on est paumé ... alors on regrettera de ne pas avoir pris une vraie balise de détresse localisable (gonio ou GPS). Une chose est certaine :  c'est la meilleure chance de s'en sortir.

b. Se protéger du froid :  on fera avec ce que l'on a. Si on a un équipement de rando "normale" décent, on aura vite fait de se faire chauffer de l'eau.

Compétences requises?
Considérer son téléphone réellement comme un instrument de survie :
 - partir au moins avec un téléphone chargé.
 - le placer dans un zip-lock près du corps et ne pas l'allumer pour rien.

En ce qui concerne Murphy ... pour moi, c'est un autre "effaceur mental".
Le pire du pire peut toujours arriver. Tout peut toujours foirer ... La sécurité absolue n'existe pas.
Il faut donc savoir choisir et "étager" ses défenses.
Première défense :  appeler au secours.
Ensuite :  de quoi gagner du temps sur l'hypothermie. Normalement, c'est déjà dans l'équipement de rando.
 
Et c'est là, au niveau de l'équipement normal, que la redondance a un sens.

 - Oui, je peux me mouiller, donc je dois avoir du change, sec de sec.
 - Oui je peux me paumer, donc je prendrai soin d'avoir de quoi me localiser

C'est là aussi que l'anticipation entre en jeu aussi.

Je suis en retard, la nuit va tomber dans moins d'une heure ... je ne vais pas attendre de me casser la jambe pour prévenir "quelqu'un" que je suis en retard et que je rejoins tel endroit par tel itinéraire ...

Je sais bien que nous sommes des grands garçons, des durs, et que demander du secours n'est pas notre première idée ...
Pourtant, c'est la meilleure.
C'est aussi une question d'humilité.
« Modifié: 06 avril 2010 à 17:12:15 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 avril 2010 à 17:14:28
Réponse #39

Kilbith


Re,  :)

Bien sûr que le téléphone portable et appeler des secours est la première chose à faire, si ça fonctionne c'est parfait. Mais c'est un système complexe, il a les défauts de sa complexité. En revanche les objets précédents sont quasi "incassable" et sans entretien, ils fonctionnent indépendamment de toute infrastructure technique.

Je me suis déjà trouvé dans plusieurs situations ou le téléphone portable n'a été d'aucune utilité :

- Explosion d'AZF à Toulouse : plus de réseau, et pourtant on voyait des gens qui essayaient désespérément de s'accrocher au truc, plutôt que de faire quelque chose.

- Randonnée dans les Pyrénées avec un copain, il chute lourdement sur le coté : bing le portable HS. Ok il ne s'est pas fait trop mal et j'ai pu marcher jusqu'à l'endroit ou cela passait (les Pyrénées ce n'est pas les vosges). On a pu appeler des copains pour la descente.

- Dernièrement, accroché de façon instable sur un pente de neige glacée : mon  >:( de téléphone n'arrêtait pas de sonner dans mon sac (sous ziploc). Comme si je pouvais me libérer une main....à force de sonner il s'est rapidement vidé. Avant de m'engager quand je l'ai branché il ne captait pas, pendant il captait trop, après il ne captait plus...


Le téléphone est un plus, mais pour moi ce n'est pas un "outil de survie". C'est un outil idéal pour appeler des secours...quand ça marche.

 ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 avril 2010 à 22:43:33
Réponse #40

Bison


Alors, c'est quoi, l'outil de survie n°1 ?

Celui qui serait à la fois ...

 - plus utile que tout autre lors de l'explosion d'AZF
 - plus utile que tout autre pour le copain qui se serait cassé deux ou trois côtes
 - plus utile que tout autre sur une mauvaise pente de neige

J'achète cher toute réponse convaincante! :)
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 avril 2010 à 22:50:00
Réponse #41

fy


Alors, c'est quoi, l'outil de survie n°1 ?

Celui qui serait à la fois ...

 - plus utile que tout autre lors de l'explosion d'AZF
 - plus utile que tout autre pour le copain qui se serait cassé deux ou trois côtes
 - plus utile que tout autre sur une mauvaise pente de neige

J'achète cher toute réponse convaincante! :)

C'est celui qui est là quand il faut parce qu'on a pu se le fabriquer ,le détourné de sa fonction initiale....
A mon avis,le seul outil capable de s'adapter à volonté est un cerveau en bon était de marche bien rangé dans un corps un minimum entraîné... ;D

Je pense.... :closedeyes:

07 avril 2010 à 00:49:14
Réponse #42

Ptit Pierre


... un manitou ?!  ;)
mais il est trop lourd dans le sac à dos, en plus il faut le nourrir...

non sans rire je pencherai pour mon sang froid... même si l'idée du manitou est rassurante  ;D
Avant d'être fort comme un chêne, il faut avoir été con comme un gland !!!

07 avril 2010 à 12:16:05
Réponse #43

Bison


Bonjour,

Citer
A mon avis,le seul outil capable de s'adapter à volonté est un cerveau en bon était de marche bien rangé dans un corps un minimum entraîné...


Et bien, n'y comptez pas trop ...
Parce que, une fois dans la vraie mouise, avec les stress ou la souffrance physique qui sont les invités "normaux" d'une vraie situation de survie, nos 100.000.000.000 de neurones ont une facheuse tendance à passer en court-circuit ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 avril 2010 à 12:25:23
Réponse #44

Wapiti


Bonjour !

Avec ou sans, chacun s'en tire comme il peut.

Sauve qui peut, les femmes et les enfants d'abord !  :lol:

À +

07 avril 2010 à 14:25:49
Réponse #45

Giom


Quel est pour vous l'Outil de survie ?

Outil de survie, avec un grand "O", comme Oubli de mentionner le contexte de la situation de "survie".
Donc sans aucune base sur laquelle s'appuyer, je ne m'avancerais pas a citer un seul objet en particulier.

Comme cité plus haut, "l'Outil de survie" ( en tant qu'objet ) c'est ce qu'on a sous la main dans une situation très critique ou sa vie est en jeu. Mieux vaut d'ailleur avoir prévu ses "outils" a l'avance en rapport a la (aux) situation(s) a risque envisagée(s).
En toute logique, on apréciera un sac de couchage dans le froid polaire et un bidon de flotte dans le désert du Sahara....

Dans un contexte plus "virtuel" le cerveau et un corps en (+ou-) bonne santé physique sont également des outils très précieux dans la vie de tous les jours et ( surtout ! ) dans une situation "merdique".

Malgré moi je ne peut m'empecher de penser que ce sont nos connaissances ainsi que des réflexes aiguisés rasoir par une préparation et une anticipation quotidienne qui peuvent faire la différence le jour "M" ( comme m*rde ).

Et "L'Outil de survie" ( objet ) ne sert a rien si on ne l'as pas sur soi ce fameux jour "M"....

Mon humble avis.




07 avril 2010 à 15:02:19
Réponse #46

Bison


Je suis évidemment d'accord avec le principe de l'entraînement, de l'accoutumance, de l'endurcissement etc.

Celui qui a déjà marché de nuit à la boussole ne va pas paniquer s'il est un peu paumé ...
Celui qui a déjà soigné une hémoragie gérable ne va pas paniquer lors d'une coupure un peu profonde.

Bref, plus on a traversé de situations difficiles moins on est susceptible de péter les plombs.

On peut s'entraîner aussi ... mais pour s'entraîner à gérer le stress, il faut s'y mettre, en stress.
En stress grave même!
Ce n'est pas évident du tout ...
 
Même en simulateur de vol ultra-perfectionné, un incendie moteur, un incendie cabine (avec la fumée dans le cockpit) ... c'est minime au niveau du stress. On apprend juste quelques automatismes ... ultra-précieux par ailleurs.
Et puis, quand l'incendie se déclare pour de vrai en vol ... le problème le plus difficile à gérer est parfois la panique d'un des membres de l'équipage!

En fait, l'entraînement, l'expérience ... retardent le moment où l'on a le sentiment de se trouver en état de perdition, moment à partir duquel le risque de perdre les pédales est le plus grand ...

Mais, sérieusement, une fois installé le sentiment de détresse, la probabilité que le cerveau tombe en panne est infiniment plus élevée que la probabilité que le GSM tombe en panne ... (ou le gps, ou la balise ...)

C'est pourquoi, à mon sens, "dégainer" le GSM et former le 112 (ou sortie la balise) devraient faire partie de tout entraînement à la survie.
Comme c'est le cas en formation PSC1.

Si on ne devait retenir qu'une conduite à tenir, ce serait celle-là.

Après viennent l'art et la manière.
Gérer l'urgence, évidemment, si urgence vitale il y a.
Penser :  "J'ai pris mon GSM, chargé, je conserve mes chances de m'en sortir ..."
Se rappeler :  "Ça passera, même si je n'ai pas l'air d'avoir du réseau
Envoyer un message intelligent :  bilan de la situation, localisation ...

Et puis, il faudrait aller jusqu'au bout du raisonnement.
Si on a peur de la panne, il suffit d'en prendre un deuxième avec soi ... il en existe de si petits, si légers, si bon marché ...
Et si on est riche :  une vraie balise personnelle de signalisation et de localisation. Rappel :  moins cher, moins lourd que certains coûteaux ...
Par analogie :  on a fait cela en aviation :  cela s'appelle un co-pilote  ;#

Je pense qu'en groupe et en montagne (où autres coins mal couverts) c'est une démarche raisonnable.

Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 avril 2010 à 16:32:06
Réponse #47

Bison


Je me rappelle une histoire ...

A l'entraînement (simu et avion), on fait plein de pannes de toutes sortes et on apprend à se débrouiller.
J'avais un super bon élève, qui maîtrisait bien les pannes, même complexes.
Le gars "solide". Un bon parmi les bons.

Vers la fin de son entraînement, on a eu une vraie panne d'un des instruments de vol principaux.
Il a bien géré, c'était pas grave, on avait encore deux ou trois niveaux de redondance (en mode plus ou moins dégradé).
(Style je perd le compas électronique de mon GPS, mais j'ai encore deux boussoles ...)

Mais ... il a été plus "perturbé" pas cette vraie panne que par toutes les "crasses" qu'on lui avait jouées auparavant sur 200 heures d'entraînement intensif !  Débriefing intéressant, tant pour l'instructeur que pour l'élève.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 avril 2010 à 20:03:47
Réponse #48

Anke


L'outil de survie pour moi... ben c'est juste ce que j'aurai dans ma poche au moment( ou dans ma bagnole ou pas moin de moi) où ça va merder...
Ma capacité à inventer, à trouver des soluces, c'est pas un outil, c'est une capacité, à moi d'apprendre et d'être réactif.
Un "macaroni trop cuit " avec plein de matos aura bien du mal à tenir. Un petit futé se démerdera avec trois fois rien. Le couteau ? Grosse marade, un bout de pierre un peu tranchant et de la patience, ça le fait. Le reste est à l'avenant. L'outil de survie ultime ? Le savoir et la démerde...

07 avril 2010 à 20:09:49
Réponse #49

Campeur


oui bon le cerveau ! c'est clair pour tout le monde ! l'outil dont on a besoin justement à l'endroit et au moment ou il faut, on est tous d'accord aussi  ;#!

après il y a certains items qui sont tellement versatiles, qu'ils en deviennent presque des outils incontournables :

à la volée :

le cheche :

- isolation thermique : m'abrite du soleil - tarp ; du froid - écharpe/bonnet
- transport : sac à dos de fortune ; porte BB/enfant
- hydratation : filtre à eau
- premiers soins : pansement, bras en écharpe
- ...

le poncho :

- isolation thermique : poncho  ;#; abri de fortune ( pluie - soleil - vent)
- contenant : sac de fortune; "outre" pour recueillir l'eau...
- embarcation de fortune (si si ! y a un fil assez ancien sur le sujet  :) )
- ...

la gamelle :

- hydratation :permet de purifier l'eau par chauffage
- contenant : alimentation, eau - pelle de fortune
- ...

le couteau :

- régulation thermique : permet de fabriquer l'abri; permet de couper le bois qui va alimenter le feu
- nourriture : permet de confectionner un épieu de fortune, de découper les proies...
- de préparer les outils qui vont permettre d'obtenir un feu par friction...
- ...

Bon, bref je vais pas épiloguer, mais en dehors de mon cerveau que je trimballe à peu près partout...  :blink: j'aurai du mal à réduire à un seul outil de survie, mais je pense que je pourrai me résoudre "dans l'absolu" : au Poncho, à la gamelle et au couteau... c'est d'ailleurs les éléments principaux de mon fond de sac.

mais j'ai aussi, un briquet bic, une couverture de survie épaisse, une pharmacie ... c'est bon je sors  :glare:
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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