Je suis évidemment d'accord avec le principe de l'entraînement, de l'accoutumance, de l'endurcissement etc.
Celui qui a déjà marché de nuit à la boussole ne va pas paniquer s'il est un peu paumé ...
Celui qui a déjà soigné une hémoragie gérable ne va pas paniquer lors d'une coupure un peu profonde.
Bref, plus on a traversé de situations difficiles moins on est susceptible de péter les plombs.
On peut s'entraîner aussi ... mais pour s'entraîner à gérer le stress, il faut s'y mettre, en stress.
En stress grave même!
Ce n'est pas évident du tout ...
Même en simulateur de vol ultra-perfectionné, un incendie moteur, un incendie cabine (avec la fumée dans le cockpit) ... c'est minime au niveau du stress. On apprend juste quelques automatismes ... ultra-précieux par ailleurs.
Et puis, quand l'incendie se déclare pour de vrai en vol ... le problème le plus difficile à gérer est parfois la panique d'un des membres de l'équipage!
En fait, l'entraînement, l'expérience ... retardent le moment où l'on a le sentiment de se trouver en état de perdition, moment à partir duquel le risque de perdre les pédales est le plus grand ...
Mais, sérieusement, une fois installé le sentiment de détresse, la probabilité que le cerveau tombe en panne est infiniment plus élevée que la probabilité que le GSM tombe en panne ... (ou le gps, ou la balise ...)
C'est pourquoi, à mon sens, "dégainer" le GSM et former le 112 (ou sortie la balise) devraient faire partie de tout entraînement à la survie.
Comme c'est le cas en formation PSC1.
Si on ne devait retenir qu'une conduite à tenir, ce serait celle-là.
Après viennent l'art et la manière.
Gérer l'urgence, évidemment, si urgence vitale il y a.
Penser : "J'ai pris mon GSM, chargé, je conserve mes chances de m'en sortir ..."
Se rappeler : "Ça passera, même si je n'ai pas l'air d'avoir du réseau
Envoyer un message intelligent : bilan de la situation, localisation ...
Et puis, il faudrait aller jusqu'au bout du raisonnement.
Si on a peur de la panne, il suffit d'en prendre un deuxième avec soi ... il en existe de si petits, si légers, si bon marché ...
Et si on est riche : une vraie balise personnelle de signalisation et de localisation. Rappel : moins cher, moins lourd que certains coûteaux ...
Par analogie : on a fait cela en aviation : cela s'appelle un co-pilote
Je pense qu'en groupe et en montagne (où autres coins mal couverts) c'est une démarche raisonnable.