Il n'est jamais évident de porter conseil vers des tiers que l'on pense aller vers une situation de danger (avéré ou non).
D'abord parce qu'il n'est pas évident de faire passer le message
Ensuite parce qu'il n'est pas évident non plus que l'on soit bien accueilli
Enfin parce que cela ne suffira peut être pas à éviter qu'il n'y ait un problème.
Pour ces trois raisons, on (je) ressent souvent une sorte de frustration aiguë qui tangue entre le "bande de c-biiiiiip-ards ca va va vous faire du bien quand ca va arriver" et le "j'ai été nul comment je pourrais faire pour réussir à leur faire comprendre" voir le "vais aller le dire a maman (eu, aux flics, pompiers...)" ...
Bref
Depuis que je tourne en montagne, j'en suis résolu à ce comportement:
- D'abord j'essaie de réfléchir à ce que je vais dire pour éviter de blesser, de ridiculiser ou de braquer les gens, c'est jamais agréable de s'entendre dire qu'on est un débile décérébré, ne serais ce parce qu'on a le droit d'être nul, pas informé, ou abruti total... on l'est tous dans un domaine ou un autre...
- Ensuite j'aborde avec le sourire tranquillos "excusez moi de vous demander pardon, mais ..." en m'appuyant sur une histoire perso, même si c'est du pipo.
"j'ai déja dormi ici à cette saison et ...." Le vécu vaut grade..
- Enfin, je suis me suis convaincu d'avoir rempli mon devoir moral et citoyen en portant à leur connaissance la présence du risque. Les lois de la nature et le principe de liberté imposent que malgré tout effort, il y aura quand même des accidents et des problèmes, penser tout contrôler par la loi ou la responsabilité voir le pouvoir de conviction est utopique et absurde.
En résumé, notre devoir est de partager nos connaissances et nos expériences pour aider à prolonger la vie ou la faciliter. Cela ne doit pas (amha) être le vecteur de notre égo. Il faut donc rester courtois, précis, pédagogique sans trop en faire ni se faire un ulcère parce qu'un fou a décidé de s'exposer.
Ensuite, et en cas de danger avéré grave, l'alerte préventive peut être utile...