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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Alcool et conséquences.  (Lu 5782 fois)

07 mars 2010 à 14:45:55
Lu 5782 fois

Dox



M'est arrivé une mésaventure  cette nuit
fin de semaine, petite fête, musique, alcools, bonne ambiance.
Arrive un ami qui normalement ne boit pas, il s'enquille une bonne dose de mirabelle (quantité inconnue) en très peu de temps,
je n'étais pas dans la pièce à son arrivée.
Une demi heure plus tard, kaputt, séjour au chiottes, gerbe ... classique.
tjs est il qu'il est passé d'un état lucide à comateux en même pas 30 minutes (sobre avant d'arriver).
Je l'installe sur un matelas, cuvette à portée de main, la soirée suit son cours,
on décide de changer de crémerie, les convives partent, je décide de rester pour surveiller le "blessé".
devant son état, je lui pose des questions, il reste conscient, se plaint d'avoir du mal à respirer et me dit qu'il est sujet à des crises d'asthme.
J'attends un peu, puis par acquis de conscience, j'appelle le 18 pour demander conseil,
le médecin me dit de ne pas m'inquiéter, banale biture ...
y a du vrai comme dirait l'autre.
le Hic, c'est qu'une ambulance a été envoyée,
vu la situation, me suis platement excusé auprès des trois pompiers qui se sont déplacé pour rien du tout.



Du coup je me questionne sur la réaction juste à avoir dans ces moments là :
-je sais qu'il faut réagir si le sujet est inconscient, s'il s'urine ou se défèque dessus;
PLS, faire en sorte qu'il ne s'étouffe pas avec son vomi, checker sa respiration,  ...
Me suis focalisé sur ce qu'il me disait sur son asthme,
Quelle aurait été la bonne réaction?
ici surveiller le zigue aurait été suffisant, comment en être certain ?

Ps:
Je précise, j'ai déjà assisté à ce genre d'incident de fin de soirée il y a quelques années
qui s'est soldé par un comas éthylique.
Le scénario au début était quasiment identique.

07 mars 2010 à 14:58:21
Réponse #1

Gros Calou


C'était quoi une bonne dose de Mirabelle, avais t'il pris des médicaments en contradiction avec l'alcool, fumé des herbes de provences ???

 ;)
« Modifié: 07 mars 2010 à 17:08:51 par L' Gros Calou »

07 mars 2010 à 16:20:42
Réponse #2

Dox


Citer
C'était quoi une bonne dose de Mirabelle
personne n'a su me dire, juste qu'il s'est abonné au goulot en franchissant le pas de la porte
et que ça descendait sévère.
Fumette, à priori non.
Médocs, n'a pas su me dire, propos décousus.

Mais bon ça va, il a survécu,
suis juste passé pour un abruti première classe auprès des pompiers.
 :-[

Citer
Ben à ta place, j'aurais même aidé les ambulanciers à embarquer le citoyen.
ils ne l'ont pas embarqué ... d'où le ridicule de la situation, ça n'en valait pas la peine.

07 mars 2010 à 17:08:11
Réponse #3

Gros Calou


ils ne l'ont pas embarqué ...

Pas glop ! Tout malaise pour prise d'alcool peut-être soit une bonne cuite soit plus grave car il y a l'effet, je suis complètement raide et border line alors que j'ai continué à boire et se que j'ai ingéré n'a pas encore fait son effet ! Et là ........ je te laisse deviner la suite.

 ;)
« Modifié: 07 mars 2010 à 18:05:39 par L' Gros Calou »

07 mars 2010 à 17:39:38
Réponse #4

Anke


Bonjour Dox,

Ben écoute, a priori, t'as fait tout ce qu'il fallait, et puis vaut mieux passer pour un blaireau et tirer un gars d'un mauvais pas, plutot que de passer pour un intellectuel et se retrouver avec un cadavre sur les bras...
Tout d'abord un coma, ça répond à une définition présice ( va regarder "score de Glasgow"), en fait tu évalues l'état de conscience du mec par rapport à ses réponses verbales et motrices ( je recommande à tous de se familiariser avec ce score qui est facilement mémorisable et qui donne es données objectives en termes médicaux). Au final tu dis au régulateur : " le gars a un "glasgow" à 7, le toubib comprend tout de suite de quoi il s'agit.
Pour ce qui est de l'asthme, je crois qu'il faut faire simple :
L'asthme c'est un constriction des bronches ( pour faire simple) càd que la lumière ( le diamètre intérieur) des bronchioles et des bronches est rétrèci ( donc on respire moins bien et surtout on inspire moins , moins bien). Donc plusieurs signes:
Le tirage : le mec il "tire" littéralement sur ses muscles inspirateurs accessoires, notamment les sterno-cléïdo-mastoïdiens ( les deux muscles qui font une barre de chaque coté du cou quand on fait un gros effort pour respirer) et les claviculaires ( on voit super bien les creux entre le cou et les clavicules), dans cette situation, ça pue bien, en plus le mec tu l'entends "siffler" quand il respire. La cyanose sous les ongles, les lobes d'oreilles, les lèvres.
Pour parler, il faut respirer, et on parle en expirant. Donc c'est pas si compliqué, si le mec il cause, c'est qu'il respire ( puis qu'on parle en expirant, c'est qu'avant on a inspiré hein, logique... :lol:) Rien ne nous interdit non plus de lui coller une oreille sur le poitrail pour écouter comment il respire, de regarder son abdomen ( on respire la plupart du temps en repoussant nos viscères avec notre diaphragme) s'il se soulève à l'inspi, c'est que ça ventile.
Voilà en gros, et c'est l'ensemble de ces signes qui vont orienter l'évaluation de la gravité sur le bilan respiratoire de ton zigoto.

Dans la situation que tu évoques, le premier truc pour moi, c'est que le secouriste ne se mette pas à flipper comme une bête en se faisant des scénarios catastrophes. Le flip est un mauvais plan pour commencer une évaluation.
Au moindre doute, le checkage du zig, le rapport aux autorités ad hoc et roule, t'as fait le boulot ! Le reste on s'en fout, l mec il peut même t'en vouloir si il veut d'avoir passé 24h à l'hosot parce que t'as fait du zèle, il avait qu'à pas picoler.
Au moins il ne s'est pas dégueulé dans les bronches ( syndrome de Mendelson, comme la marche nuptiale) et sans toi, il ne serait peut-êter plus là pour râler ( si il râle).
Super boulot, t'as une médaille  :lol:

07 mars 2010 à 19:24:46
Réponse #5

Dox


je pense que les trois pompiers ont dû considérer que je pouvais gérer la suite,
donc pas plus mal qu'ils ne l'embarquent pas, compréhensible ...
A vrai dire la mirabelle m'avait bien astiqué derrière les oreilles itou.
Je me suis sentis plus rassuré après leur départ, tout doute a été évacué.
ar^té de le surveillé dès que j'ai vu qu'il dormait, respiration régulière.
La bonne vieille biture des familles, tut redevient normal.


Super boulot, t'as une médaille  :lol:

Chouette, je vais pouvoir réarroser ça  ;D
merci pour ces explications, suis entrain de me pencher sur ton échelle.



07 mars 2010 à 19:27:18
Réponse #6

Gros Calou


En tout cas le fait que tu n'es pas laché ton pote , oui tu mérites ta médaille ! Bravo !

 ;)


07 mars 2010 à 21:10:44
Réponse #7

Karote


Bonjour Dox,

Ben écoute, a priori, t'as fait tout ce qu'il fallait, et puis vaut mieux passer pour un blaireau et tirer un gars d'un mauvais pas, plutot que de passer pour un intellectuel et se retrouver avec un cadavre sur les bras...
Tout d'abord un coma, ça répond à une définition présice ( va regarder "score de Glasgow"), en fait tu évalues l'état de conscience du mec par rapport à ses réponses verbales et motrices ( je recommande à tous de se familiariser avec ce score qui est facilement mémorisable et qui donne es données objectives en termes médicaux). Au final tu dis au régulateur : " le gars a un "glasgow" à 7, le toubib comprend tout de suite de quoi il s'agit.
Pour ce qui est de l'asthme, je crois qu'il faut faire simple :
L'asthme c'est un constriction des bronches ( pour faire simple) càd que la lumière ( le diamètre intérieur) des bronchioles et des bronches est rétrèci ( donc on respire moins bien et surtout on inspire moins , moins bien). Donc plusieurs signes:
Le tirage : le mec il "tire" littéralement sur ses muscles inspirateurs accessoires, notamment les sterno-cléïdo-mastoïdiens ( les deux muscles qui font une barre de chaque coté du cou quand on fait un gros effort pour respirer) et les claviculaires ( on voit super bien les creux entre le cou et les clavicules), dans cette situation, ça pue bien, en plus le mec tu l'entends "siffler" quand il respire. La cyanose sous les ongles, les lobes d'oreilles, les lèvres.
Pour parler, il faut respirer, et on parle en expirant. Donc c'est pas si compliqué, si le mec il cause, c'est qu'il respire ( puis qu'on parle en expirant, c'est qu'avant on a inspiré hein, logique... :lol:) Rien ne nous interdit non plus de lui coller une oreille sur le poitrail pour écouter comment il respire, de regarder son abdomen ( on respire la plupart du temps en repoussant nos viscères avec notre diaphragme) s'il se soulève à l'inspi, c'est que ça ventile.
Voilà en gros, et c'est l'ensemble de ces signes qui vont orienter l'évaluation de la gravité sur le bilan respiratoire de ton zigoto.

Dans la situation que tu évoques, le premier truc pour moi, c'est que le secouriste ne se mette pas à flipper comme une bête en se faisant des scénarios catastrophes. Le flip est un mauvais plan pour commencer une évaluation.
Au moindre doute, le checkage du zig, le rapport aux autorités ad hoc et roule, t'as fait le boulot ! Le reste on s'en fout, l mec il peut même t'en vouloir si il veut d'avoir passé 24h à l'hosot parce que t'as fait du zèle, il avait qu'à pas picoler.
Au moins il ne s'est pas dégueulé dans les bronches ( syndrome de Mendelson, comme la marche nuptiale) et sans toi, il ne serait peut-êter plus là pour râler ( si il râle).
Super boulot, t'as une médaille  :lol:

Juste une petite précision pour l'asthme c'est surtout à l'expiration que c'est difficile, l'asthme c'est une dyspnée expiratoire. Le principe est tout bête : quand on inspire on créé une dépression dans le thorax (on créé du vide pour aspirer l'air) à ce moment le diamètre des bronches augmente légèrement, à l'expiration au contraire on créé une hyperpression dans le thorax (pour refouler l'air) et là le diamètre des bronches diminue et si il y a un bronchospasme avec l'air passe vraiment mal.

Au final tu as fait ce qu'il fallait : poser ton pote en PLS et appeller comme tu avais un doute. Les grosses cuites c'est souvent impressionant mais au final j'en ai jamais vu des graves (et pourtant entre mes études et les urgences j'en ai vu qq sévères  ::)), ça merdoie surtout si le mec fait des cocktails bizarre ou s'il se vomit dans les bronches.

Bonne soirée.

PS : Anke j'espère que tu ne le prends pas mal, je voulais juste préciser les choses :)

07 mars 2010 à 22:17:16
Réponse #8

Anke


No problemo, plus c'est précis, plus que c'est mieux pour comprendre. Et une fois qu'on a compris on est plus efficace !  ;)

07 mars 2010 à 22:22:36
Réponse #9

H.H.L


Une chose à éviter de faire, un pote à été témoin de ça au nouvel an dernier: un mec ayant trop bu, limite comateux, ses potes ont eu l'idée de lui faire prendre une douche froide pour le réveiller, mais l'excès d'eau froide l'a fait tombé en hypothermie (tremblements, claquage de dents et plus ..), ce qui a nettement plus inquiété les pompiers qui sont venue le chercher plus tard.
Le type est resté 3 jours à l'hopital finalement.

09 mars 2010 à 10:58:04
Réponse #10

fredFLT



Salut à tous,

Comme souvent dans ce type de situation d’urgence en médecine (ivresse aigue ou autre), l’évolution est évolue favorablement, mais dans un faible nombre de fois ce n’est pas absolument pas le cas.
Il faut donc réagir dans tous les cas comme si la situation pouvait évoluer défavorablement.

Ceci est particulièrement difficile pour un non professionnel de la santé car il faut considérer une situation comme potentiellement grave alors qu’elle n’apparaît pas si alarmante que cela. Par exemple, une ivresse aigue ne doit jamais être considérée comme un évènement ludique mais comme une situation d’urgence alors que tout l’environnement, souvent festif (copains, ambiance…), pousse au contraire. Il faut toujours garder à l’esprit que tout peut basculer d’un moment à l’autre au risque d’apparaître comme le rabat-joie de service !

Il convient de rester en permanence auprès de la personne pour le surveiller et de prévenir les secours dès l’apparition de signes d’alerte (troubles de la vigilance, coma, mais aussi agitation extrême, agressivité, hallucination, expression d’un désir suicidaire…) ou devant tout autre signe anormal ou traumatisme ou prise d’autres substances ou pathologie associée.

Ainsi, la réaction d’appeler les secours est donc exactement se qu’il convenait de faire devant une intoxication éthylique aigue associée à des vomissements et aux plaintes de ton ami d’avoir des difficultés respiratoires (je n’ai pas compris s’il était dans le coma ou non, mais je pense que dans cette hypothèse les pompiers l’auraient amené aux urgences).
L’évaluation d’un professionnel était donc indispensable et logique dans ce cas. Tu n’as donc surtout rien à te reprocher quant à avoir sollicité les secours.

07 mai 2010 à 15:26:20
Réponse #11

le_glaude


Il existe des "chocs" à l'alcool, ce n'est pas une question de quantité...
C'est arrivé un jour à mon ex épouse après qu'elle eu absorbé une quantité minime de whisky : le médecin appelé lui a fait une piqure de valium et nous a demander de la surveiller jusqu'à ce qu'elle se sente bien.

07 mai 2010 à 15:40:31
Réponse #12

éclipse


Salut,
je vais faire un petit hs à propos de l'intolérance à l'alcool :

on était jeunes, j'avais un ami qui ne supportait pas l'alcool.
Dès le moindre tout petit verre à liqueur, il partait vomir aux wc.
Bref, il ne buvait donc jamais. Il faisait figure "d'ascète".

Nous en sourions (avec affection ; c'était mon meilleur ami ; "années fac")

Quelques années plus tard, 30 ans : cancer du foie.

En fait, sans le savoir et depuis l'enfance (né au Vietnam ; guerre ; orphelin ; adopté par une famille française) il développait une hépatite que personne, personne, n'avait jamais diagnostiqué.

En 6 mois je l'ai perdu.

Surveiller les "intolérances bizarres" à l'alcool.

éclipse


… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

19 mai 2010 à 15:22:50
Réponse #13

fredFLT


Bonjour,

Es-tu sur, Le_glaude, qu’il s’agissait de valium ?
Ce médicament est une benzodiazépine et potentialise les effets de l’alcool.
Son association avec l’alcool est donc déconseillée (pour ne pas dire contre-indiqué)
La seule indication à une injection de valium que je vois serait la survenue d’une crise d’épilepsie.

Pou le reste, il n’existe aucun traitement médicamenteux qui permette de diminuer les effets d’une alcoolisation ni aucune méthode afin de diminuer l’alcoolémie.

Quant aux réactions individuelles à une absorption d’alcool, elles sont effectivement variables d’une personne à l’autre. Mais attention il ne faut surtout pas penser que ce qui « supportent » mieux l’alcool s’en sortent mieux au contraire ils peuvent être amené à consommer de plus importantes quantités avec toutes les conséquences physiques, psychologiques et sociales que cela peut entraîner à court et long terme !

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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