Bonjour Dox,
Ben écoute, a priori, t'as fait tout ce qu'il fallait, et puis vaut mieux passer pour un blaireau et tirer un gars d'un mauvais pas, plutot que de passer pour un intellectuel et se retrouver avec un cadavre sur les bras...
Tout d'abord un coma, ça répond à une définition présice ( va regarder "score de Glasgow"), en fait tu évalues l'état de conscience du mec par rapport à ses réponses verbales et motrices ( je recommande à tous de se familiariser avec ce score qui est facilement mémorisable et qui donne es données objectives en termes médicaux). Au final tu dis au régulateur : " le gars a un "glasgow" à 7, le toubib comprend tout de suite de quoi il s'agit.
Pour ce qui est de l'asthme, je crois qu'il faut faire simple :
L'asthme c'est un constriction des bronches ( pour faire simple) càd que la lumière ( le diamètre intérieur) des bronchioles et des bronches est rétrèci ( donc on respire moins bien et surtout on inspire moins , moins bien). Donc plusieurs signes:
Le tirage : le mec il "tire" littéralement sur ses muscles inspirateurs accessoires, notamment les sterno-cléïdo-mastoïdiens ( les deux muscles qui font une barre de chaque coté du cou quand on fait un gros effort pour respirer) et les claviculaires ( on voit super bien les creux entre le cou et les clavicules), dans cette situation, ça pue bien, en plus le mec tu l'entends "siffler" quand il respire. La cyanose sous les ongles, les lobes d'oreilles, les lèvres.
Pour parler, il faut respirer, et on parle en expirant. Donc c'est pas si compliqué, si le mec il cause, c'est qu'il respire ( puis qu'on parle en expirant, c'est qu'avant on a inspiré hein, logique...

) Rien ne nous interdit non plus de lui coller une oreille sur le poitrail pour écouter comment il respire, de regarder son abdomen ( on respire la plupart du temps en repoussant nos viscères avec notre diaphragme) s'il se soulève à l'inspi, c'est que ça ventile.
Voilà en gros, et c'est l'ensemble de ces signes qui vont orienter l'évaluation de la gravité sur le bilan respiratoire de ton zigoto.
Dans la situation que tu évoques, le premier truc pour moi, c'est que le secouriste ne se mette pas à flipper comme une bête en se faisant des scénarios catastrophes. Le flip est un mauvais plan pour commencer une évaluation.
Au moindre doute, le checkage du zig, le rapport aux autorités ad hoc et roule, t'as fait le boulot ! Le reste on s'en fout, l mec il peut même t'en vouloir si il veut d'avoir passé 24h à l'hosot parce que t'as fait du zèle, il avait qu'à pas picoler.
Au moins il ne s'est pas dégueulé dans les bronches ( syndrome de Mendelson, comme la marche nuptiale) et sans toi, il ne serait peut-êter plus là pour râler ( si il râle).
Super boulot, t'as une médaille
