Bonjour !
L'homme est le seul animal qui pour satisfaire sa paresse travaille plus de la moitié de sa vie : paradoxe, non ?
Tout prédateur vit aux dépends de ce qui l'entoure. Carnivore ou végétarien, il détruit pour être. S'il était seul ce ne serait pas si grave, mais il ne ne cesse de se multiplier et met tout en œuvre pour vivre le plus longtemps possible.
Là où l'homme passe, il ne laisse qu'un désert. Forcément, un jour ça casse. Mais, sans cynisme, la nature reprend ses droits toujours très brutalement.
Pour limiter son impact, il devrait limiter le nombre d'individus : vous avez atteint vos quotas, vous désirez un enfant ? attendez que quelqu'un meurt !
« l'homme n'arrête pas de détruire la nature alors qu'il en connais les conséquences ». Certes il en connaît les conséquences mais comme il est égoïste, il se décharge de ses responsabilités sur ses semblables qui eux font de même. Conscient ou pas, il ne reviendra pas à la raison sans y être contraint, demandes à nos compagnes de retourner laver le linge à la rivière. Tu peux aussi argumenter, pourquoi se vêtir ?
La disparition ou pas de l'humanité est un problème philosophique, parce qu'elle s'interroge sur son devenir, tout ce qu'elle entreprend c'est pour aujourd'hui et demain. Depuis toujours elle fuit en avant et toujours plus loin, car elle ne sait pas où elle va. Encore le saurait-elle, tous n'iraient pas. On peut comparer ça à l'arche de Noé.
Le début du monologue d'Hamlet (Acte III, scène 1) résume assez bien la chose :
Être, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de
noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune
outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter
par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce
sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures
naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit
souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là
est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la
mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà
qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité
d'une si longue existence…
C'est le dilemme de l'humanité.
Aux modérateurs, veuillez excusez ce HS, ou le virez si inutile.
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