pour traduire grossièrement... Comme David, je fais directement la traduction anglais>cerveau, mais j'ai parfois beaucoup de mal à le traduire en Français, il faut que je refasse la traduction cerveau>français

. Donc si c'est pas très beau, c'est normal

- le leader a l'air ridicule, mais il fait quelque chose de tellement simple que c'est presque "instructif". C'est la clé, vous devez être facile à suivre
- le premier "follower" (comment traduire ça ? suiveur ? bon ben je traduis pas) a un rôle crucial, il montre aux autres comment suivre.
- le leader traite le premier follower en égal, il n'est plus du tout question de leader.
- le premier follower appelle ses potes à rejoindre.
- être 1er follower est une forme sous-appréciée de leadership : le premier transforme un idiot seul en leader
- voilà le 2ème follower, qui prouve que le 1er a bien joué son rôle. C'est plus 2 idiots, c'est 3, et 3 c'est une foule.
- quand plus de gens se joignent, c'est plus risqué. S'ils étaient sur la défensive avant, il n'y a plus de raison de ne pas rejoindre. Ils n'auront pas l'air ridicule, et ils feront partie de la foule "d'origine" s'ils se dépêchent.
- les autres préfèrent rejoindre la foule parce qu'ils risquent d'être ridicules s'ils restent assis
conclusions ;
- rappelez-vous de traiter les premiers followers en égaux, montrer que l'important est le mouvement, pas vous. Soyez public, accessible
- Le leadership est sur-glorifié. Oui c'est parti du mec sans chemise, et il aura tout le crédit, mais c'est le premier follower qui a transformé l'idiot seul en leader. Il n'y a pas de mouvement sans le premier follower.
- le meilleur moyen de créer un mouvement, c'est de courageusement suivre, et montrer aux autres comment suivre. Si vous trouvez un idiot seul qui fait un truc génial, ayez les c*u!lles de vous lever et de le suivre.
applications intéressantes plus ou moins sur le même principe :
- quand tu proposes un café ou un verre à des potes, propose-le à celui que tu sais qu'il va accepter, les autres suivront. A l'inverse, si vous êtes entre potes, un propose un truc, ça te branche mais les autres ne réagissent pas, faut pas avoir peur de dire "ouais cool on y va" ou "j'veux bien un café ouais". Les autres suivent parce qu'il y a ceux qui en avaient envie sans oser le dire, ceux qui s'en foutent mais vont suivre pour faire pareil, ceux qui voulaient pas mais vont dire ok pour pas être "ridicules".
- si t'es serveur au restau, c'est important de repérer celui qui sera le plus susceptible de dire ok quand tu proposeras le petit apéro typique. Si tu regardes le mec en question quand tu proposes, y'a des chances qu'il dise ok, et dans ce cas les autres suivront. Si le premier dit non, y'a des chances que les autres disent non.
- en boite, si l'entrée est gratuite avant minuit, c'est pas pour faire plaisir, c'est parce que il faut qu'il y ait déjà des gens qui bougent quand les entrées payantes vont commencer. Arriver en boite à 11h30, entrer gratos et voir la piste vide, c'est normal, allez les mecs on y va ! Arrivez à 1h, payer et personne ne danse : put**n elle craint c'te boite on va ailleurs.
- si le vendeur de petites tours Eiffel arrive à accrocher une personne dans le groupe de touristes et à lui vendre quelque chose, c'est jackpot, les autres suivent. Si le premier client potentiel le rembarre, c'est plus dur...
- les jeux d'argent dans la rue, type "trouvez la reine rouge", ont besoin d'un premier suiveur/pigeon, qui peut être un complice. Le mec en train de jouer crée l'attroupement, donne l'envie aux autres d'essayer. Même si le premier ne gagne pas : s'il gagne les gens sensés vont penser que c'est un complice et se barrer.
alios : c'est sans doute un sujet qui mériterait de lancer une nouvelle discussion si ce n'a déjà été fait. Notamment
l'expérience de Milgram qui montre que dans les bonnes conditions, à peu près n'importe qui peut devenir bourreau.