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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Sécurité en pèche à pied  (Lu 10306 fois)

25 février 2010 à 21:50:54
Lu 10306 fois

Infectious


Bonjour,

je voulais vous presenter mon equipement pour de la peche en baie ou en plage :

2 torches rouges
2 fumigenes rouges
2 bouées en chambre à air faite par moi meme
1 bouteille de Co2 de paintball avec valve air/stop (pour les bouées)
1 sifflet


bien entendu toujours en tenue voyante lors des sorties et rarement dehors si la météo ne le permet pas

si il y a des choses a ajouter ou à retirer
« Modifié: 26 février 2010 à 20:11:14 par Karto »

26 février 2010 à 10:49:47
Réponse #1

lambda


Salut à toi,
quelques photos? quelques explication sur la façon dont se deroule une partie de pêche a pied?
de l'usage de ton matos et des precautions que tu prends pour préserver ta personne?

a+ et merci,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

26 février 2010 à 10:58:59
Réponse #2

Chris-C


ah oui tient moi aussi je veux bien que tu détails ta pratique, parceque à la vu de ton matériel j'ai l'impression
que je m'imagine autre chose pour la pêche à pieds.

a+  :)

26 février 2010 à 11:29:36
Réponse #3

Giom


Perso et d'un point de vue purement logique je prendrais un gilet de sauvetage autogonflant et un sifflet en plus d'une tenue visible

après je pratique pas cette activité donc mon avis vaut 1 cent ( meme pas )

A+
« Modifié: 26 février 2010 à 20:23:33 par vieux caribou »

26 février 2010 à 11:37:08
Réponse #4

lambda


Les gars, je vous propose qu on laisse Infectious s'exprimer d'abord là dessus et de réagir, commenter après;)

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

26 février 2010 à 13:18:22
Réponse #5

Déodat


Perso, je pratique la pêche à pied avec les mains et à plusieurs parce que c'est plus sympa surtout le repas ensuite...

26 février 2010 à 14:58:55
Réponse #6

jbc


salut
je ne vois pas pourquoi il en a de trop ! grosso merdo il a du matos de signalisation et de quoi flotter, je ne trouve pas que se soit un luxe. il n'ya pas que des plage de sable fin, en normandie entre le havre et le treport c'est de la falaise avec le platier et ensuite du sable ou l'ont peut pêcher a pied. la falaise c'est un mur qui vas de 30 mètre de haut a  120 M en calcaire friable donc pas d'escalade possible
les seul accès sont les valleuses parfois espacés de plusieurs dizaines de kilomètres.
sachant que la pêche a pied n'est pas que un loisir mais aussi un moyen de se nourrir a moindre coût et que l'on n'as pas forcement de la compagnie tout le temps.......
sont matos me parait pas trop mal pensé en faite, certainement des modifs et ajout a faire mais bon

26 février 2010 à 17:50:43
Réponse #7

Infectious


Pour résumer : je pratique la peche à pied, c'est à dire ramasser des coquillages dans les baies voire pecher la crevette au filet (quand on voit le prix chez le poissonnier ou a Carrouf, on a vite fait le choix).

Pour mon cas c'est la baie d'authie, qui est assez dangereuse. Je ne pars jamais sans avoir étudié la marée et les conditions climatiques.

Dans ces cas la, firesteel ou couteau sont rarement utiles, le principal est la flotabilité et la signalisation.

@ plumok, vous vous imaginiez quoi???

26 février 2010 à 18:00:33
Réponse #8

QUIDAM


Pour la pêche à pied tout ce matos me laisse très dubitatif...

Un portable oui et c'est suffisant.

Il faut :
surveiller la météo, l'heure des marées, faire attention aux sables mouvants (je suis sérieux)

Il ne faut pas : croire ses yeux, [modération:Propos supprimés, merci d'éviter de chercher la confrontation en désignant une partie de la population comme des incapables et en faisant des généralités] ne pas croire ses yeux car on peut avoir l'impression que la mer montante est loin alors qu'on ne voit pas qu'elle commence à nous entourer.
« Modifié: 27 février 2010 à 16:05:50 par plumok »
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

26 février 2010 à 18:23:50
Réponse #9

Infectious


@quidam :

Je me suis fait avoir une fois dans des sables mouvants, y'a pas que la marée.

Cet equipement est léger, pas trop volumineux, peut etre a améliorer.

Quant au portable, passé 1 km c'est plus ça, quand tu as du reseau c'est beau, mieux vaut utiliser une radio

26 février 2010 à 18:38:04
Réponse #10

QUIDAM


Je suis très sceptique quant à l'utilité des chambres à air (sans vouloir te froisser), elles ne te sortiront pas de sables mouvants.
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

26 février 2010 à 18:40:23
Réponse #11

Infectious


non c'est sur, par contre ca prends de place et j'ai pas trouvé de bouée "économique".

Sceptique sur quoi?

26 février 2010 à 18:59:09
Réponse #12

jbc


ton équipement même si il est en doublette est très bien comme çà
quand a la chambre a aire c'est solide est assez volumineux pour ne pas s'enfoncer plus dans des sables mouvants,sans compter sur la flottabilité du truc qui est quand même balaise, qui n'as jamais fait un radeaux ou descendue une rivière avec une chambre a aire de voiture ? sur le littoral les feux de signalisations sont repérer a des kilomètres bateaux de plaisances, marin pêcheur, sémaphore, promeneur ....
un portable c'est bien mais c'est de l'électronique donc ça peut ne pas fonctionner être prématurément décharger, ne pas avoir de réseaux bref c'est pas un truc sur lequel on doit compter a 100%
je rappelle tout de même que se signaler par tout les moyens est une des priorité dans une situation plus que foireuse, un feu de détresse rouge il me semble que c'est parmi un des meilleurs moyen qui soit non ?
donc un portable n'est pas sufisant dans un endroit qui craint   ;# :lol:

26 février 2010 à 19:15:11
Réponse #13

Infectious


D'après mon expérience personnelle, dans les sables faut faire le minimum de mouvements.

Quant aux fumigènes, j'ai pas testé personnellement mais j'ai sorti un gars grace à ça

26 février 2010 à 19:30:45
Réponse #14

Infectious


ouaip, c'est pour les gamins sans te manquer de respect.
La je parle de 20 kilos de coques ou 10 kilos de crevettes

26 février 2010 à 19:34:43
Réponse #15

Infectious


J'ai testé le Mont St Michel sur des vacances, asans guide, ca reste dangereux

Le but de mon post reste sur l'equipement

26 février 2010 à 20:09:44
Réponse #16

Karto


Bon les petits gars, on tient là un sujet qui n'a quasiment pas été abordé sur le forum et qui n'est pas sans intérêt. Ca serait sympa de le développer de manière un peu structurée et approfondie.
Infectious, Quidam, JPDelx, à vous le micro. On vous fait confiance ;)

Et si ça vous gène pas je virerai un peu les messages trop légers du début quand y'aura un peu de bonne substance derrière.

26 février 2010 à 20:27:18
Réponse #17

QUIDAM


@ INFECTIOUS

Pourrais-tu me décrire les circonstances dans lesquelles tu penses avoir besoin de ton matériel de survie ? Moi je ne vois pas...

A chaque pêche à pied que j'ai pu faire, je les ai préparées (météo, horaires marées, connaissance du terrain...) jamais eu de problèmes. La préparation évite les ennuis comme dans beaucoup de choses.

[Modération: Idem que plus haut]
« Modifié: 27 février 2010 à 16:04:38 par plumok »
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

26 février 2010 à 21:06:38
Réponse #18

Infectious


La préparation est vitale : marée et météo.

Le problème s'est passé avec un gars qu'on a emmenné

Sinon jamais d'autres soucis. Je demandais juste si mon matos était suffisant

26 février 2010 à 21:14:05
Réponse #19

QUIDAM


Une question : sais-tu nager ?
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

26 février 2010 à 21:25:57
Réponse #20

Raiderscout


Bonsoir,

J'espère ne pas faire dans le HS compte tenu que mon expérience n'est pas liée à cette zone géographique.

La pêche à pied …


    Les conseils apportés n’engagent que moi dans le milieu littoral dans lequel j’évolue. Ils sont le fruit de mon expérience et ne sont pas exhaustifs. L’intérêt est de les partager pour aller encore plus loin dans la sécurité et le plaisir.

    Je ne parle pas du ramassage de coquilles vides sur la laisse de mer avec ses enfants ou madame pour faire des colliers de coquillages ou des portes couteaux avec des galets peints. Mais même là une faute d’inattention peu être lourde de conséquence (chute, perte d’un enfant, coupure par morceau de verre, etc.).
Je n’aborderai pas les pêches particulières (filet à pied, pêche de nuit, etc.). Il ne s’agit pas non plus de dresser une liste exhaustive des règlementations en vigueur facilement consultables auprès des services administratifs de la commune ou sur la toile.

    Une partie de pêche à pied est une sortie à la demi-journée qui se prépare de la même manière que toute autre sortie en montagne ou dans les bois. Elle commence généralement deux heures avant la fin de la marée basse et se termine dés lors ou la mer remonte. Ce lapse de temps est à mon avis suffisant pour pêcher raisonnablement et en toute sécurité. Libre à chacun de pratiquer plus longtemps.

    Mon terrain de prédilection est sur la côte nord de la Bretagne dans un endroit proche du Sillon de Talbert. La zone est lunaire à marée basse, ce qui ne rend pas toujours aisé le repérage quand on ne connaît pas. Les courants sont nombreux et le biotope particulièrement riche. Les conditions MTO peuvent changer avec la bascule de marée.

Exemple de problème du à une méconnaissance du milieu :
    En été il peut faire très chaud en mer et la réverbération de l’eau peu générer brulure et insolation. A contrario, une MTO clémente sur la grève peut, quelques centaines de mètres plus loin, changer du tout au tout : risque de refroidissement important sous un ciel nuageux par la combinaison du vent, de l’eau froide et de la fatigue.

    Un accident peut vite tourner au drame et une simple erreur de jugement peut se transformer en faute lourde de conséquences pour vos proches et pour ceux qui chercheront à vous venir en aide et à vous porter secours.

    A la base il est indispensable de se renseigner sur la règlementation en vigueur pour la zone et à l’époque concernée et tenir compte des mises en garde des pêcheurs locaux.
    Trop de gens, même des habitués, pêchent (c’est le cas de le dire) par excès de confiance et/ou fierté mal placée. Le bon sens seul ne suffit pas toujours et la mer ne pardonne pas aux inconscients et aux présomptueux. Il faut aborder le milieu avec humilité et l’activité avec pragmatisme et rigueur.


Partir seul ou à plusieurs

    -   Seul : discrétion ; rapidité ; pas de mise en péril, même pour porter secours (chacun est juge de la situation).
    -   A deux ou plus : sécurité et autonomie accrues ; désigner un référent ; mesures de coordination à définir en fonction de la valeur du groupe et du type de pêche pratiqué.

Avec qui partir :

    -   Des personnes physiquement aptes et autonomes, sachant nager.

    -   Des « guides » existent : prendre contact avec eux par le biais des associations de protection du littoral, des Maisons littorales ou des offices de tourisme.
    Les plus : c’est que généralement ils sont familiers des lieux, respectent une certaine déontologie vis-à-vis de l’environnement et connaissent assez bien le biotope marin pour être intéressant. Ils ont une certaine connaissance de l’historique des lieux, de la faune et de la flore. La sensibilisation à la préservation de l’environnement est incontournable.
    Les moins : se sont de Gentils Organisateurs (non péjoratif) qui, à ma connaissance (mais je peux me tromper), ne possèdent pas tous un niveau équivalent à ce que l’on demande à un accompagnateur en montagne (secourisme, enseignement, physique, BNSSA, etc.). Ils ne sont pas des formateurs, même si certains d’entre eux possèdent des connaissances parfois très pointues du milieu marin.

L’organisation du groupe :
    En groupe une personne est désignée comme référent : elle collationne les affaires sensibles dans LE sac contenant la collation + eau et les coupes vents et/ou polaire.
    On travaille à portée de voix et si possible avec un contact visuel touts les X minutes.
    On détermine un point de regroupement visible et hors d’eau.
    On peut mettre en place un code de ralliement avec un sifflet (certain en use pour signaler aux autres un coin particulièrement bien fourni…)


Le Fond de sac    Il est nécessaire de se constituer un fond de sac léger et peu encombrant.

    Le matériel est fonction de la MTO, de la durée, de la topographie des lieux, du volume du groupe, du type de pêche pratiqué (crevette, crabe, poisson plat, coquillage, etc.). Trop de matériel encombre et favorise les pertes, rend les déplacements difficile voir dangereux.

-   le matériel de sécurité
    Alimentation : 50 cl eau potable + 2 à 3 barres de céréales par exemple
(Pour les tradis : un bon casse-dale au pâté Hnff /banane/chocolat…)
    Protection : coupe vent et/ou vêtement chaud et sec (polaire, pull en laine), bonnet,
    Alerte : sifflet, téléphone portable (ne captent pas partout), Cyalume (rappelons que les lampes sont interdites pour la pêche à pied).

-   le matériel divers : attention aux encombrants superflus qui peuvent gêner les déplacements et/ou mettre fin prématurément à la partie de pêche parce que perdus dans les algues…

    Un sac étanche : contenant le petit matériel et transformant le sac en flotteur de circonstance.
Crème solaire, lunette
    Gants néoprène : l’abrasion des mains est une réalité mais sans plus (les gants s’usent vite et coûte cher).
    Stylo fusées et/ou feu à main, lampe à éclat : ne pas sombrer dans la psychose non plus, MAIS selon les circonstances il est intéressant de se poser la question.
    Couverture de survie : renforce la signalisation. Ne pas hésiter à s’en servir pour renforcer la protection au froid des plus faibles (enfants) lors du retour de pêche parfois plus long que prévu.


La tenue : voyante et ne craignant pas l’eau de mer . En mer le ridicule de la tenue ne tue pas … il peut même parfois sauver.

    Hiver : Bonnet, pantalon et salopette étanche, pull en laine ou polaire, bonnet, gants,
 
    Eté : Chapeau (bob, casquette), lunette de soleil, T-shirt, chaussures de plage attaché au pied (bannir les tongs au profit de spartiates ou chausson néoprène), bermuda ou short (éviter le maillot de bain à cause des frottements répétés sur les rochers ; les poches peuvent être utiles surtout si elles ferment).

    Les bottes : dès lors ou il faut s’immerger plus qu’à mi cuisse je les trouve dangereuses. Très utile par ailleurs. J’utilise des chaussons néoprène été comme hiver. En été, les sandales squelettes sont autant pratiques que ridicules…


Le matériel de pêche : lampe et bâton pouvant servir de levier sont interdits

A la base :
    -   un couteau (plongée ou autre en inox si possible) ; le top est d’y adjoindre une dragonne muni d’un flotteur de bouée
    -   un croc de moyenne taille (50 cm) + dragonne de couleur vive
    -   un panier qui se ferme et/ou un sac en plastique suffisamment résistant, un filet (pomme de terre couleur orange).
    -   une toise (morceau de bois de 15 cm gradué et attaché au Croc par exemple).

En complément (surtout si en groupe) :
    -   un haveneau muni d’un bout de chiffon de couleur : une aide parfois utile au déplacement dans l’eau et dans les algues. Le chiffon sert au repérage. Ah oui … c’est aussi utile pour les crevettes et les poissons de roche (petits congres, loches de mer, vielles – le poisson bien sur-  prisonnières des marres).
Très bien pour les enfants qui se lassent assez vite du ramassage de coquillages. Ils existent aujourd’hui avec des couleurs flashi (rose, orange) facilitant le repérage de la marmaille
    -   une foène pour le poisson plat. Il en existe adaptable sur un simple manche d’haveneau.
    -   une griffe : coquillage, lançons
    -   un couteau à coque


Se renseigner et prévenir

Les informations à recueillir avant de partir :
    -   les horaires de marée du lieu précis ou vous pêchez
    -   la MTO du jour et les prévisions à + 6h00
    -   les numéros d’urgence et pratiques (mairies, capitainerie, affaires maritime, lieux ou vous séjournez)

Les informations à communiquer à votre entourage resté à terre (pouvant inclure le directeur du camping par exemple) :
    -   Lieu de pêche et emplacement de départ (plage ou vous allez garer votre véhicule par exemple).
    -   Heure de début de l’activité
    -   Heure estimée de retour auprès de la personne prévenue
    -   Nombre de participants ; éventuellement les noms et la couleur des vêtements (s’il y a beaucoup de petits cousin et que l’on souhaite vous rejoindre sur la zone de pêche cela peut éviter bien des malentendus).
    -   Types de véhicules et immatriculations (laisser un double des clés à une personne de confiance)

    Ne pas oublier de rendre compte de son retour auprès de toutes les personnes prévenues et prévoir un délai en cas d’imprévu (erreur topo, perte du portable ou des clés de voiture, accompagnant fatigué, etc.)

Ou se procurer ces informations
    -   au bureau des affaires maritimes
    -   à l’affichage sur les tableaux d’informations des capitaineries (MTO)
    -   dans les préfectures et les mairies, notamment pour prendre connaissance des arrêtés restrictifs.


La législation : il existe des règles pour pouvoir prélever sur le littoral.

Elles déterminent :
    -   les matériels et les pratiques interdits ;
    -   le type de pêche varie selon l’époque de l’année et les autorisations préfectorales et/ou celles des affaires maritimes ;
    -   des quotas par personne sont définis pour chaque espèce : nombre, taille, poids ;
    -   Il existe aussi des zones protégées et interdites de pêche faisant l’objet d’une protection particulière (zone militaire, réserve littorale, exploitation ostréicole, etc.).

Le produit de la pêche à pied est INTERDIT à la vente.


Sauvegarder l’environnement
    -   ne prélever que ce dont on a besoin et ce qui va être effectivement consommer : pour cela il est important de définir précisément ses objectifs. Le risque étant d’en prendre plus que nécessaire - surtout en groupe - et de ne s’en apercevoir qu’une fois à la maison.


Ma philosophie: se faire plaisir en toute sécurité en respectant son environnement et ne pas oublier que le mieux est parfois l’ennemi du bien.

    -   Je respecte scrupuleusement les quotas et les tailles : parfois c’est dur mais Dura lex sed lex.
    -   Je ne prélève que ce qui m’est nécessaire.
    -   Sans indice de présence d’un crabe ou d’un homard je ne fouille pas à l’aveugle sous le rocher : le Croc en raclant et fouillant détruit le biotope. De même, si je ne suis pas sure de retirer le crustacé, je ne tente rien au risque de le blesser.
    -   Je ne soulève que les cailloux ou j’ai repéré la présence d’un crabe : préservation de mes forces et du milieu. Le jeu est aussi de valoriser le rapport effort/efficacité et ainsi de développer l’observation du milieu (l’écoute est tout aussi importante que la vue). C’est un jeu passionnant et valorisant.
    -   Je remets le caillou dans sa position première ne le relâchant pas brusquement : risque d’écrasement pour ses habitants ; les dommages du blast occasionné sont longs à réparer.
    -   Ne pas inquiéter les miens : je respecte mes horaires et je ne sorts JAMAIS de mon site de pêche, sauf s’il s’agit de porter secours (dans ce cas j’alerte ceux qui m’attendent).
    -   Je ne pêche pas à proximité immédiate des parcs à huitres et des bouchots ainsi que des casiers et viviers.
    -   Je remonte systématiquement avec la marée.
    -   Ma tenue me permet de nager et/ou flotter sans efforts.
    -   Je ne crie pas, ne fume pas, ne cours pas.
    -   Quand je suis « référent » dans un groupe, seul le groupe compte. Je renseigne et j’accompagne, je conseille et je corrige, je ne pêche pas.
    -   Quand je croise quelqu’un je dis bonjour et je ne demande jamais à voir sa pêche.

Enfin : Je ne pêche pas à la remonté vers la grève : c’est un principe qui m’oblige à ne pas m’attarder quand la mer remonte et à ne pas me laisser prendre par une certaine frénésie qui pousse à en ramener le plus possible et toujours plus gros : l’appât du gain comme dans les casino. Ce dernier point fait parfois oublier tous les autres principes et peut engager la sécurité (jusqu’à en oublier ses enfants dans les rochers !!! déjà vu).
Là encore le mieux (toujours plus) est l’ennemi du bien (respecter ses principes et les objectifs fixés).


Quelques trucs :

    -   éviter de fouiller les cailloux immergés : dans l’eau le seul qui a ses chances c’est l’autre.
    -   Passer rapidement la main au fond d’une mare après avoir soulevé le caillou : un dormeur surpris restera souvent immobile se confondant ainsi avec le fond trouble.
    -   Jeter un coup d’œil sous la surface du rocher soulevé : des bigorneaux noirs et des ormeaux peuvent s’y accrocher.
    -   Attacher un bout de chiffon clair sur ma canne en bambou ou ma baguette de noisetier : repérage/signalisation plus facile et dans un trou sombre un homard pincera le chiffon et se « laissera » sortir jusqu’à l’entrée du trou.
    -   Si vous êtes pincé par un crabe et surtout par un homard : arrachez tout de suite la pince sans état d’âme…lui n’en a pas et ne relâchera pas sa prise.
    -   Sur les algues je ne saute pas et dans les gros rochers je privilégie les trois appuis pour progresser.
    -   Je prends contact avec ceux qui pêche à proximité : courtoisie oblige. Parfois cela s’avère utile si un coup de main est ponctuellement nécessaire.

Christophe.
"Be Prepared !"

26 février 2010 à 23:12:15
Réponse #21

VieuxMora


Excellents conseils et infos.

J'ajouterai juste qu'une VHF marine dans un étui étanche permet un appel de détresse sur le canal 16. Il sera normalement capté par le sémaphore le plus proche ou au moins relayé par un bateau proche.
Connaître un minimum les procédures radio est indispensable. Pour être dans les clous il faut la licence d'opérateur, mais on peut imaginer que la sécurité prime sur le respect de la loi, même s'il y a à payer une amende par la suite.
Ces postes VHF sont trouvables à moins de 100 € dans les coop ou magasins de marine.

http://www.lekayaketlamer.com/oli/vhf-marine-et-telephone-portable-sur-les-petites-embarcations/

http://www.anfr.fr/pages/radiomaritime/manuel_crr.pdf

Mes deux coquilles...
« Modifié: 26 février 2010 à 23:24:04 par VieuxMora »

27 février 2010 à 10:58:57
Réponse #22

Sotret


Ce post me rappelle des souvenir d'enfance, quand j'accompagnais mon oncle qui "tendait à la côte", autrement dit qui posait des lignes ou un filet sur la plage, à marée basse. Il fallait bien sûr relever le matériel à la marée basse suivante, c'est à dire en pleine nuit parfois. Outre sa frontale équipée de d'un pack de batterie "maison" (c'était il y a trente ans), il avait toujours une boussole. Il craignait surtout le brouillard qui se lève soudainement.

Quand on connait les dimensions des plages de la Côte d'Opale, on comprend son souci de retrouver son chemin...

27 février 2010 à 15:57:14
Réponse #23

Chris-C


Citer
plumok, vous vous imaginiez quoi???

Salut,
j'étais partie avec l'idée d' une rando avec pêche à la cuillère dans les lacs et rivières croisés sur son chemin pour se nourrir....
Mais j'ai déjà pratiqué la pêche à la crevette et le ramassage à marée base de tout ce qui se mange...

Je pense que tu as bien raison d'avoir de quoi flotter et te signaler, un téléphone portable quand tu nages
c'est moins pratique...

a+

01 mars 2010 à 16:46:50
Réponse #24

guillaume


Pour ceux qui comme moi ne savaient pas ce qu'était un croc.

a+

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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