Un autre problème essenciel des OGM, mais aussi des variétés dites "hybrides", c'est que ce ne sont précisément pas des "variétés".
Quand on sélectionne une plante de manière traditionnelle, on ne prend pas les semences d'une plante dans un champs pour la reproduire elle et pas une autre. On prend les semences d'un grande quantité de plantes différentes, si bien que l'on préserve la diversité génétique. La conséquence en est qu'on aura cultivera des plantes qui ont chacune leurs spécificités, et qu'on aura toujours un minimum de récolte.
Les semences OGM ou hybrides sont constitués à partir du clonage d'une seule et même plante. La semence est alors homogène et stable : c'est-à-dire que si on veut une bonne récolte, il faut faire en sorte que l'environnement lui soit propice, et pas l'inverse : que la plante soit adaptée à son environnement. D'où l'usage de plus en plus de pesticides ; si une maladie contourne les résistances d'une plante, elle l'aura fait pour le champ entier, voir pour la récolte entière. De même, on a sélectionné les espèces qui répondaient bien aux apport d'engrais. De cette manière on a élliminé les espèces qui n'en avaient pas besoin...
Les OGM ne sont pas seulement une technologie immature dans les mains de dangereux connards, elles sont les racines et le fruit de leur commerce. Elles n'ont pas pour objectif d'augmenter les rendements ou de réduire les coûts de production. Leur objéctif est de rendre les paysans dépendant des engrais et autres produits phytosanitaires, qui sont non seulement hors de prix, mais aussi dangereux.
L'agriculture intensive n'est pas rentable, elle est un echec flagrant et ne subsisterait pas sans subventions. D'ailleurs elle n'est intensive que de nom, car elle produit moins à l'hectare que l'agriculture traditionnelle, et qu'elle coûte horriblement cher.
Il existe, aujourd'hui, des formes d'agricultures véritablement scientifiques, elles n'ont pas besoin d'engrais et de pesticide, elles n'ont pas besoin non plus de subvention. Par contre elle demande une meilleure maitrise de son système, et plus de bras pour prendre soin de la terre. Il faut choisir : soit nous produisons peu à l'hectare tout en détruisant les sols et la biodiversité, soit nous produisons beaucoup à l'hectare en préservant le sol et la biodiversité, mais dans ce cas il faut des hommes pour s'en occuper.
La solution n'est pas si compliqué ; il faut repeupler les campagnes, et rendre aux paysans leur véritable titre de...paysans. Aujourd'hui nous les appelons des "exploitant agricole", ils extraient de la terre comme d'une mine des rescources, sans prend gard à l'état de la mine.
Le paysans, lui, comme son nom l'indique, est celui qui forge de ses mains son terroir, ses paysages, sa biodiversité. Il a apprit de ses pairs et, desormais aussi de la science, l'art et la manière de travailler avec les lois naturelles pour rendre la nature féconde et son mode de vie durable.
Ce n'est pas un retour en arrière, ce n'est pas une position anti-scientifique. Bien au contraire, c'est un bon en avant, vers un avant lointain plus superbe encore que notre aujourd'hui, c'est une position qui s'appuie sur la science et qui agite la liberté et la gratuité. Ce n'est pas étonnant que ceux qui veulent faire de fric aient entrepris, malheureusement avec succès, de dissoudre tout ce qui aurait permis la généralisation d'un agriculture scientifique...
