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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Espèces "nuisibles" (était Curieuse découverte)  (Lu 4246 fois)

19 janvier 2010 à 09:15:50
Lu 4246 fois

Outdoorsman


c'est une espèce, un animal qui nuis à la prolifération d'autres animaux, d'espèces végétales [...]

Ben, à part l'humain, je vois pas.  :D

Tout ça pour dire qu'il faut traduire "nuisible" par "qui dérange l'activité (économique) humaine".
Sur le plan écologique (attention j'ai pas dit écologiste), une espèce nuisible n'existe pas. Si elle s'est développée c'est qu'elle avait une niche écologique pour le faire.
La seule exception concerne les espèces introduites par l'homme, accidentellement ou volontairement. Par exemple la tortue de Floride est une calamité pour nos espèces locales. Il en est de même pour pas mal de plantes introduites qui étouffent les autochtones.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

19 janvier 2010 à 09:25:41
Réponse #1

JB


Oui, merci, c'est bien ce que je pensais ! ;-)

A nuisible, je préfère les termes de mustélidé, canidé, corvidé (car ce sont souvent ces familles de mammifères et d'oiseaux qui occasionnent des déprédations)... c'est un peu moins péjoratif et orienté, mais c'est surtout plus descriptif.
Accessoirement, quand je croise une personne qui parle de ces bestioles en les nommant sans les coller d'emblée dans la catégorie "nuisible", je me dis qu'elle sait de quoi elle parle et qu'elle est a priori capable de comprendre et de discuter des différents aspects de leur écologie, sans forcément piéger ou flinguer d'office.

Nuisible est un terme restrictif largement utilisé par les chasseurs, les agriculteurs, les forestiers, évidemment concernés par la présence d'animaux déprédateurs. D'un point de vue écologique, ce terme ne veut absolument rien dire.



19 janvier 2010 à 11:38:13
Réponse #2

JB


La seule exception concerne les espèces introduites par l'homme, accidentellement ou volontairement. Par exemple la tortue de Floride est une calamité pour nos espèces locales. Il en est de même pour pas mal de plantes introduites qui étouffent les autochtones.

Tout à fait d'accord avec Outdoorsman.
Pour les tortues de Floride, interdites à la vente maintenant, ou d'autres comme les poissons-chats, les silures, les visons d'Amérique, les grenouilles taureau, les truites arc-en-ciel, les coccinelles asiatiques (la liste est longue !!), on parle d'espèces invasives.
La même chose pour un gros cortège d'espèces végétales : le solidage du Canada, la renouée du Japon, la balsamine de l'Himalaya, la vergerette, et bien d'autres... Là, on parle également de "néophytes".

Avant de parler des problèmes que la fouine peut poser à 3 poulaillers dans un village, on peut aborder les soucis causés par l'introduction de certaines espèces comme l'ambroisie et les allergies qu'elles filent à beaucoup de monde. Tout est relatif, donc. Qu'est-ce qui est nuisible, dans ce cas ? La fouine qui se tape une dizaine de poules, ou le corniaud qui a un jour importé des graines de tournesol mélangées à des graines d'ambroisie ou d'amaranthe ?
Le problème à la base de tout ça, c'est la méconnaissance des espèces et du fonctionnement des milieux naturels. L'échelle de tout ceci et le nombre de personnes touchées sont autrement plus importants que les quelques dégâts causés par un renard qui se balade autour d'un village.

Je suis également intéressé par le fil créé par kikou92, et bien sûr par le déplacement de cet aparté "nuisibles" dans ce fil.

19 janvier 2010 à 13:12:28
Réponse #3

jeanluc


JB j'aimerai apporter une petite correction à ce que tu viens de poster:la truite arc-en-ciel,déversée à pleins seaux les veilles d'ouverture ne se reproduit pas en etat sauvage(sauf lac des Bouillouse dans les P-O et un ou deux autres sites)son impact se situe essentiellement au niveau de la concurrence alimentaire!Sont plus "dangereuses " les truites Fario d'elevage ,d'autre qui elles vont en plus polluer génétiquement les souches locales,voire les supplanter,etant en général de taille plus imposantes
Pour le silure,je pense que l'espèce s'est introduite par elle-même,le bestiau étant beaucoup plus tolérant sur la qualité de l'eau(en parallèle avec la prolifération des brêmes,dont il est un des rares prédateurs) plus de 80% des cours d'eau pollués par l'activité humaine il occupe une niche écologique laissée vacante par d'autres plus exigeantes en oxygène,d'autre part la disparition des prairies inondables au profit des cultures de maïs('irriguées) qui étaient les frayères  des brochets ....
Pour le reste ,j'abonde évidemment dans ton sens :'(

19 janvier 2010 à 13:34:10
Réponse #4

JB


Jean-Luc, ai-je dit quelque part que la truite arc-en-ciel se reproduit ici à l'état sauvage ? Et ai-je dit que le fait qu'une espèce qui ne puisse se reproduire à l'état sauvage n'est pas dangereuse pour les autres ? Cette truite est extrêmement vorace : outre les proies des truites locales, ce sont bon nombre d'alevins "autochtones" qui passent dans son régime alimentaire. Je considère donc son introduction annuelle dans les cours d'eau comme une sorte de "reproduction artificielle" d'un prédateur exogène. Moralité : l'espèce est invasive.

Tu le dis toi même, la truite arc-en-ciel entre en concurrence avec la fario. Peut-être que dans certains cours d'eau, si on n'introduisait pas de truite arc-en-ciel, on n'aurait pas besoin ensuite d'introduire des farios d'élevage ? Je reste prudent, n'ayant jamais étudié de près l'écologie des cours d'eau à salmonidés. Et peut être que certains lacs de montagne pourraient accueillir grenouilles rousses et tritons alpestres si on n'y jetait pas chaque année toutes sortes de ces salmonidés pour le plaisir de quelques pêcheurs ?

Quant au silure, à ma connaissance, il a été introduit en France. Les origines peuvent être multiples : pour la pêche sportive, des poissons échappés de captivité... Il s'est bien développé et a colonisé beaucoup de cours d'eau maintenant, mais son origine ici n'est pas naturelle.


19 janvier 2010 à 13:57:17
Réponse #5

Thanos


Pour les tortues de Floride, interdites à la vente maintenant, ou d'autres comme les poissons-chats, les silures, les visons d'Amérique, les grenouilles taureau, les truites arc-en-ciel, les coccinelles asiatiques (la liste est longue !!), on parle d'espèces invasives.

Barf ! La carpe a bien été introduite par l'Homme en Europe de l'ouest, ça à pris du temps mais les écosystèmes où elle est maintenant présente on bien fini par s'adapter... Et ce n'est pas le seul exemple à travers les ages !! (Tiens, le coq "gaulois" par exemple  :lol:)

De toutes façon, une fois qu'une espèce s'implante a un nouvel endroit il est trèèèèès difficile de l'en déloger ensuite. Donc oui des espèces indigènes vont sans doute disparaitre au fur et à mesure, remplacées par d'autres, mais ca marche comme ca depuis ltps et ça aurait fini par se passer (un peu dans le genre du réchauffement climatique hinhin !) mais l'Homme a fichtrement accéléré le processus, maintenant on ne peut plus qu'essayer de le ralentir mais on ne pourra pas l'arrêter...

Parfois je me demande si on a vraiment peur pour la Nature ou simplement peur pour nous, peur de perdre ce que l'on a connu. (un peu a la manière de la dissonance cognitive...)

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

19 janvier 2010 à 14:59:05
Réponse #6

JB


Parfois je me demande si on a vraiment peur pour la Nature ou simplement peur pour nous, peur de perdre ce que l'on a connu. (un peu a la manière de la dissonance cognitive...)

Ha, très bonne question !
Je crois que j'ai peur pour la nature, puisque j'en fais partie. Je ne veux surtout pas répondre à cette question en faisant de l'anthropocentrisme.

Ta remarque est très juste, nous accélérons les processus (introductions, climat...) : c'est ça qu'il faut réduire/contrôler/éviter, car c'est sans doute ce qui est dangereux.
Les modifications des milieux naturels en France et en Europe amènent, d'une manière généralisée, à une homogénéisation de ces milieux, et donc des espèces qui les habitent. La biodiversité est en chute libre (pour la France, voir les travaux du Muséum d'Histoire Naturelle sur les STOC -suivis temporels des oiseaux communs, c'est édifiant !- notamment, mais aussi d'autres travaux sur les insectes -papillons, abeilles-, la démographie de certaines espèces de poissons et de mammifères...).
Là, ce n'est même plus la peur de perdre ce que l'on a connu, mais celle de ne jamais retrouver quelque chose de diversifié et de viable !
Et dans le viable, il y a l'Homme. Au delà de la santé (intégrité physique) de notre espèce, un monde fait de champs de maïs, d'horizons bétonnés, de boisements de robiniers, de champignons de Paris, de prairies surpâturées et de marais drainés et envahis de solidages ne m'intéresse pas.

19 janvier 2010 à 20:25:21
Réponse #7

jeanluc


hélas,JB,hélas :(,il n'y a qu'à voir la quantité de légumes(d'espèces) qui sont consommés,bravo pour la biodiversité!la destruction des prédateurs(qui font "concurrence"),de ceux qui s'attaquent aux recoltes,ou au betail,l'homme a du faire des choix... :'(

19 janvier 2010 à 21:18:01
Réponse #8

kikou92


Bonsoir,

Je vois que le fil a changé de nom. Je poste donc ici.


Lire les échanges ci-dessus m'a mis la puce à l'oreille car je me fais souvent la réflexion : tiens cette espèce, à quoi sert-elle ? Comment trouve-t-elle sa place dans la nature ? Que se passerait-il si elle disparaissait ?
J'ai commencé par chercher une fois pour toutes la définition de quelques termes que je rencontre souvent sans jamais pouvoir les définir clairement. (wikipedia)

Biotope : ensemble d'éléments caractérisant un milieu physico-chimique déterminé et uniforme qui héberge une flore et une faune spécifiques (la biocénose).

Biocénose : association équilibrée d'animaux et de végétaux dans un même biotope.

Un organisme nuisible est un organisme dont l'activité est considérée comme négative envers l'homme. Il peut s'agir de plantes, d'animaux, de virus, de bactéries, de mycoplasmes ou autres agents pathogènes.


Les parasites d'une espèce non sujet de sollicitude (le plus souvent non domestiquée) ne sont pas qualifiés de nuisibles. Cette notion n'est donc pas utilisée en écologie, tous les animaux jouant un rôle dans leur écosystème. Le problème se pose toutefois pour les animaux introduits artificiellement ou ceux dont le milieu a été modifié par l'homme (par l'élimination de prédateurs par exemple).
Aujourd'hui, certaines espèces considérées par erreur autrefois comme nuisibles sont protégées et bénéficient parfois de programmes de réintroductions : c'est par exemple le cas en France de grands carnassiers comme le lynx, ou encore l'ours, du Hamster d'Europe ou de certains vautours.


Fort de ces éléments, je m'interroge bêtement sur le rôle des tiques, des parasites intestinaux et... du gui dans leur écosystème.

La tique est-elle une source de nourriture pour qqun ? Participe-t-elle à la régulation d'un quelconque processus naturel ? Qui prive-t-on en la supprimant ?

Quelqu'un a-t-il une idée ?

Merci d'avance
A+
Alexis

Ne croyez pas que je m'arrête là en balançant le pavé comme ça. Je creuse et reviens vers vous asap avec de nouveaux éléments



19 janvier 2010 à 22:41:17
Réponse #9

JB



Fort de ces éléments, je m'interroge bêtement sur le rôle des tiques, des parasites intestinaux et... du gui dans leur écosystème.

La tique est-elle une source de nourriture pour qqun ? Participe-t-elle à la régulation d'un quelconque processus naturel ? Qui prive-t-on en la supprimant ?

Quelqu'un a-t-il une idée ?


Bonsoir,

Dans la liste, autre question : la Joconde a-t-elle une utilité et est-ce que la terre continuera à tourner si on en fait des confettis ?
Hum, ok, j'ai rien dit, on touche pas à ce qu'a fait le génie de l'homme. Par contre, la nature sous forme de tique... on peut marcher dessus.  :huh:

Plus sérieusement, voici quand même deux petits bouts de réponse :

- d'un point de vue écologique, la tique peut amener à réguler certaines populations de mammifères (ha ben tiens, ces fameux nuisibles et autres déprédateurs ongulés, justement) en leur filant quelques maladies. Lyme, brucellose et autres virus (voir les vétos pour ça, je suis pas spécialiste). Si pour quelque raison que ce soit, une population d'ongulés est malade (à cause d'un autre parasite, mycose, conjonctivite ou autre), la tique aura un rôle régulateur encore plus important et rapide. Résultat de ce schéma simplifié : la population d'ongulés contaminée et en mauvais état sanitaire perd des effectifs, les plus vaillants s'en sortent et on retrouve un dynamisme correct.

- d'un point de vue éthico-philosophico-écologico-évolutionniste, la disparition d'une espèce signifie qu'un maillon de la chaine de l'évolution est définitivement brisé. Mais là, qui est capable de dire le rôle exact de notre tique pour la suite des évènements ?
Scenario. Imaginons un de nos couillons d'ancêtres reptiliens, avant même qu'il ne soit sorti de l'eau ou ait commencé à ressembler -même de loin- aux tyrannosaures qu'on a connus quelques millions d'années plus tard. Imaginons donc cette bactérie, reptile en devenir, il y a quelques centaines de millions d'années : dans une mare pleine de sel, de souffre et de matériaux en suspension, elle et sa famille forment un groupe de plusieurs millions d'individus. Dans la même mare, une autre bactérie, dont on ne connait pas grand chose mais qui a l'air bête, vit en petite société de quelques centaines d'individus. La première bactérie, affamée et en grand nombre, bouffe la deuxième jusqu'à la faire disparaitre... triste fin, non ? Oui, triste fin de l'espèce humaine avant même son commencement, car il se trouve que cette petite bactérie inconnue et proie de l'autre n'était autre que notre ancêtre le plus ancien. Pas de bol.
Faire disparaitre la tique de la surface de la planète, c'est briser une chaine dont on n'imagine même pas l'apparence de son extrémité la plus lointaine. C'est interdit, pour nous, mais aussi pour toutes les formes de vie sur Terre.

Ce que je veux dire par là, c'est que la tique, le facteur à vélo qui s'occupe de votre boite aux lettres ou le dormillon bistré (c'est un petit oiseau du genre insignifiant, que l'on trouve aux Falklands) avons le même rôle à jouer sur Terre. Des maillons de l'évolution et les moteurs d'un écosystème, ni plus, ni moins.

Kikou92, j'espère répondre un peu à ta question.

En tous cas, pardonnez-moi pour tout ça, je vais me coucher ! ;)
« Modifié: 19 janvier 2010 à 22:53:25 par JB »

20 janvier 2010 à 09:37:42
Réponse #10

DavidManise


Lire les échanges ci-dessus m'a mis la puce à l'oreille car je me fais souvent la réflexion : tiens cette espèce, à quoi sert-elle ? Comment trouve-t-elle sa place dans la nature ? Que se passerait-il si elle disparaissait ?

Déjà, de se poser la question en termes d'utilité pose les bases intellectuelles de tout le reste.  Depuis quand, culturellement, est-ce qu'on considère qu'une espèce, qu'un animal, qu'une plante doit avoir une utilité ?  En fait c'est depuis Abraham...  qui soit disant aurait reçu la terre en cadeau de Dieu pour en faire quelque chose.  La notion de propriété et de rentabilité du sol est née ce jour là.  Une belle grosse connerie, a mon humble avis.

On doit partir du principe que toute espèce a droit à la vie, et point barre.  Ca ne doit pas être soumis a condition.

On pourrait en faire un dogme, et ça serait légitime.  Cependant même sans en faire un dogme imposé de manière idéologique, on peut argumenter dans ce sens : la robustesse d'un écosystème dépend de sa diversité.  Plus il y a de diversité, plus l'écosystème a de solutions différentes pour faire face à une catastrophe.  Exemple, une forêt plantée de pins noirs d'autriche, quand les chenilles processionnaires passent par là, c'est l'hécatombe.  Une forêt bien bordélique et bien mélangée, difficile à exploiter pour le bûcheron et tout, ben elle résiste très bien, structurellement, à l'invasion de chenilles.  Les pins vont y passer, mais après il restera une forêt, et des chevreuils, et des oieaux qui bouffent les chenilles.

Les tiques -- et je suis bien placé pour en parler -- je ne les porte pas spécialement dans mon coeur.  Je ne vois pas trop leur utilité, là tout de suite...  mais qui sait. Si ça se trouve, leur présence fait en sorte que les cheveuils dans 250 000 ans seront résistants aux radiations gamma qu'on va se prendre quand les aliens vont débarquer...  si ça se trouve dans la salive des tiques on va trouver une molécule qui soigne le cancer.  J'en sais rien...  c'est tellement complexe, ces trucs...  

Bref, pour résumer : la nature a besoin de DIVERSITE.  Pas juste par principe...  parce que la diversité c'est une garantie de survie à long terme.  Plus la diversité diminue, plus ça devient fragile.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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20 janvier 2010 à 10:13:11
Réponse #11

Thanos


Les tiques -- et je suis bien placé pour en parler -- je ne les porte pas spécialement dans mon coeur.  Je ne vois pas trop leur utilité, là tout de suite...  mais qui sait. Si ça se trouve, leur présence fait en sorte que les cheveuils dans 250 000 ans seront résistants aux radiations gamma qu'on va se prendre quand les aliens vont débarquer...  si ça se trouve dans la salive des tiques on va trouver une molécule qui soigne le cancer.  J'en sais rien...  c'est tellement complexe, ces trucs...  

Ou tout simplement, une régulation de la population touchée par les tiques ? En parlant de parasitoses, j'ai lu dernièrement que les personnes portant un ténia étaient bcp moins sujettes au allergies respiratoires et à l'asthme, comme quoi la symbiose sympa avec un ténia...  :lol:

L'inavisé         
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20 janvier 2010 à 10:20:09
Réponse #12

kikou92


Salut,

Je suis en phase avec vous. J'avais déjà cet avis mais c'était bien embrouillé dans ma petite tête.
La nature laisse à toutes les espèces le droit à sa chance et de se faire une place.

Par "utilité" je ne pensais pas à rentabilité mais plutôt "rôle" dans l'écosystème. C'est effectivement pas évident à prime abord pour la tique.
Le manque de connaissance associé aux nuisances causées aux animaux favorise le placardage "Tique = pas glop = virez-là !"
On est tous un peu comme ça avec les trucs qui nous embêtent, ce doit être naturel, peut-être l'instinct de préservation des espèces.

Bon je pense de plus qu'avoir cité la tique comme exemple est un très mauvais choix tant cet acarien est complexe. Son extrême résistance, à faire pâlir tous les survivors, justifie à elle seule qu'on s'y intéresse au plus au point.

Vos réponses auront quand même servi à m'aider à relativiser la situation la prochaine fois que je détiquerai mes enfants...
Quand on sait le pourquoi des choses, ça passe mieux en général.

merci
A+
Alexis

21 janvier 2010 à 06:27:31
Réponse #13

Humain


 

Bref, pour résumer : la nature a besoin de DIVERSITE.  Pas juste par principe...  parce que la diversité c'est une garantie de survie à long terme.  Plus la diversité diminue, plus ça devient fragile.

Salut tous  :)

Pour approfondir: tout en démontant les mécanismes qui peuvent amener à croire au créationisme (vs Darwin), voici un petit article qui explique très bien ce principe de diversité évoqué par David.
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article889

  l'Humain

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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