Fort de ces éléments, je m'interroge bêtement sur le rôle des tiques, des parasites intestinaux et... du gui dans leur écosystème.
La tique est-elle une source de nourriture pour qqun ? Participe-t-elle à la régulation d'un quelconque processus naturel ? Qui prive-t-on en la supprimant ?
Quelqu'un a-t-il une idée ?
Bonsoir,
Dans la liste, autre question : la Joconde a-t-elle une utilité et est-ce que la terre continuera à tourner si on en fait des confettis ?
Hum, ok, j'ai rien dit, on touche pas à ce qu'a fait le génie de l'homme. Par contre, la nature sous forme de tique... on peut marcher dessus.

Plus sérieusement, voici quand même deux petits bouts de réponse :
- d'un point de vue écologique, la tique peut amener à réguler certaines populations de mammifères (ha ben tiens, ces fameux nuisibles et autres déprédateurs ongulés, justement) en leur filant quelques maladies. Lyme, brucellose et autres virus (voir les vétos pour ça, je suis pas spécialiste). Si pour quelque raison que ce soit, une population d'ongulés est malade (à cause d'un autre parasite, mycose, conjonctivite ou autre), la tique aura un rôle régulateur encore plus important et rapide. Résultat de ce schéma simplifié : la population d'ongulés contaminée et en mauvais état sanitaire perd des effectifs, les plus vaillants s'en sortent et on retrouve un dynamisme correct.
- d'un point de vue éthico-philosophico-écologico-évolutionniste, la disparition d'une espèce signifie qu'un maillon de la chaine de l'évolution est définitivement brisé. Mais là, qui est capable de dire le rôle exact de notre tique pour la suite des évènements ?
Scenario. Imaginons un de nos couillons d'ancêtres reptiliens, avant même qu'il ne soit sorti de l'eau ou ait commencé à ressembler -même de loin- aux tyrannosaures qu'on a connus quelques millions d'années plus tard. Imaginons donc cette bactérie, reptile en devenir, il y a quelques centaines de millions d'années : dans une mare pleine de sel, de souffre et de matériaux en suspension, elle et sa famille forment un groupe de plusieurs millions d'individus. Dans la même mare, une autre bactérie, dont on ne connait pas grand chose mais qui a l'air bête, vit en petite société de quelques centaines d'individus. La première bactérie, affamée et en grand nombre, bouffe la deuxième jusqu'à la faire disparaitre... triste fin, non ? Oui, triste fin de l'espèce humaine avant même son commencement, car il se trouve que cette petite bactérie inconnue et proie de l'autre n'était autre que notre ancêtre le plus ancien. Pas de bol.
Faire disparaitre la tique de la surface de la planète, c'est briser une chaine dont on n'imagine même pas l'apparence de son extrémité la plus lointaine. C'est interdit, pour nous, mais aussi pour toutes les formes de vie sur Terre.
Ce que je veux dire par là, c'est que la tique, le facteur à vélo qui s'occupe de votre boite aux lettres ou le dormillon bistré (c'est un petit oiseau du genre insignifiant, que l'on trouve aux Falklands) avons le même rôle à jouer sur Terre. Des maillons de l'évolution et les moteurs d'un écosystème, ni plus, ni moins.
Kikou92, j'espère répondre un peu à ta question.
En tous cas, pardonnez-moi pour tout ça, je vais me coucher !
