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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La self-défense serait elle anxiogène ?  (Lu 9883 fois)

08 janvier 2010 à 19:45:00
Lu 9883 fois

Patrick


J’ai pu remarquer depuis que j’enseigne la SD que cette pratique peut générer des effets sur l’anxiété et/ou l’agressivité des élèves qui me disaient souvent ne pas avoir pu dormir le soir ou être après un entraînement remontés comme des pendules prêt à déclencher les hostilités à la moindre altercation.

Je pense que cela vient du fait qu’on aborde des situations concrètes de violence qui titillent nos tabous en matière de violence par et envers les congénères (cf : les excellentissimes travaux de Christophe Jacquemard  http://www.neurocombat.com/self%20defense%20articles%20sommaire.html). La prise de conscience du fait que le prédateur humain n'est pas sujet aux mêmes inhibitions que nous et que nous devrons nous mêmes les trasgresser pour espérer survivre peut demander du temps pour être digérée.

Il se peut aussi que nous apprenions à regarder la bête tapie au fond de nous qui sait assurer notre survie depuis le fonds des âges et que nous essayons de mobiliser, mais pas trop. Bien que le dosage soit une sacrée affaire, ce que j’appelle « chevaucher la bête ».

Depuis, j’ai systématiquement instauré un retour au calme :
• débriefing en fin de séance pour replacer dans un contexte légitime ;
• travail respiratoire ou relaxation.

Mais je ne laisse plus partir dès la fin du cours.

Même dans les stages, on fait un pot ou autre moment de cordialité, d’humanité.

Avez-vous remarqué vous aussi de tes phénomènes ?

08 janvier 2010 à 19:53:47
Réponse #1

greenman


Apres mes entrainements de Krav c'est ce qui m'arrive


Je dors tres difficilement, tres agité par contre je n'ai aucune pulsion terminatoresque!

Alors je pensais que c'était due au fait que c'est une nouvelle activité, tres porté sur le cardio, le dynamisme et que donc je restais dans un etat de "tension" et cela malgres une bonne seance d'étirements!


ça s'atténue un peu a force, je dors un peu mieux maintenant(environ 1 mois que je pratique)
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

08 janvier 2010 à 20:16:48
Réponse #2

greenman


Pour moi le compte rendu de fin de séance est important pour les relations

mais je n'ai pas l'impression que ça me sort de cet ambiance SD vu qu'on parle encore technique, expériences....

Par contre je sais pas si vous vous étirez apres mais moi ça m'aide je pense pour me relaxer un peu!
Quand je m'étire je pense à autre chose, à l'endroit où ça tire, à la peinture de la salle ...


Patrick, tu encourage aux étirements dans tes cours?car nous au Krav à Bordeaux avec Mika Illouz ce n'est pas tellement développé 

Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

08 janvier 2010 à 20:21:47
Réponse #3

Patrick


Pour moi le compte rendu de fin de séance est important pour les relations

mais je n'ai pas l'impression que ça me sort de cet ambiance SD vu qu'on parle encore technique, expériences....

Par contre je sais pas si vous vous étirez apres mais moi ça m'aide je pense pour me relaxer un peu!
Quand je m'étire je pense à autre chose, à l'endroit où ça tire, à la peinture de la salle ...


Patrick, tu encourage aux étirements dans tes cours?car nous au Krav à Bordeaux avec Mika Illouz ce n'est pas tellement développé 


Non, ni étirements ni échauffements au sens gymnique du terme. Sinon, c'est autre chose et comme on ne devrait jamais travailler de techniques qu'on ne puisse réaliser à froid.

Mais je sais que chez Michaël, c'est très très physique.  ;D

08 janvier 2010 à 20:31:10
Réponse #4

fy


Bonsoir,
D'après ma modeste experience,je pense qu'après un entrainement,il est nécéssaire de "redescendre"...

Genre étirements,zen(ou plus accessible,exercices de respirations)...
J'ai eu quelques profs/ou sensei et j'ai remarqué que l'état d'esprit dans l'enseignement était aussi très important...

Mais quand on a du mal à dormir le soir après le cours c'est aussi un peu normal(surtout au début,la ou les premières années):Le cerveau travail...IL visualise...


08 janvier 2010 à 20:33:16
Réponse #5

greenman


Mais je sais que chez Michaël, c'est très très physique.  ;D

Oui et encore plus avec son collegue( Frederic Sides)!

Mais après c'est vrai que si tu cible plus pour des techniques  à froid la séance d'étirement n'est pas tellement justifié!

Du coup ta séance de débriefing après peut être bénéfique au groupe!

Est-ce que la pratique depuis longtemps ne permet pas de gérer sa situation, son excitation, sa tension?...
Ce n'est pas le but de la SD d'arriver à gerer son etat?
avoir un etat pour l'entrainement et s'en détacher apres?

simples questions! :)
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

08 janvier 2010 à 20:44:03
Réponse #6

gurdil


Patrick,
une petite question?
es que ce fait d'être remonté comme un ressort est du fait de tous les pratiquants ou seulement d'un type particulier d'individus??
Par exemple les sédentaires (non sportif plus précisement) sont'il plus toucher que les sportifs au sens large du terme?
Es que un groupe de sportif est plus toucher: footballeur par rapport a un judoka qui vient dans tes cours??

Mon expérience perso:
j'ai fait presque 10 ans d'aikido, 2ans de boxe française, et une année d'anglaise(plus divers cours de judo, d'hapkido etc etc ici et la),et depuis cette année je fait du krav et un peu de full (d'ou mon post sur les sacs de frappe, mais c'est un autre sujet).
Lors de mes séances de krav je ne me sent pas particuliérement remonter, outre le fait de petits moment de stress du au cours même lors de simulation d'agression a plusieurs etc etc...mais surtout pas quand je sort dans la rue apres.....
D' ou ma question plus haut.
es que le fait d'avoir une certaines expériences dans les AM et autres sport de combat et contact n'aiderais pas a géré le stress, premièrement par le fait que deja, les pratiquant d'AM et sport de combats ont certains reflex propre a leurs pratique perso (même si il existe des difference...)??
Et aussi, deuxièment, par la forge psyco, des risques lié directement a la pratique de ces AM et sport, autant par le fait des coups reçu, que par la pression des compétitions, des passages de grades etc etc???

08 janvier 2010 à 20:50:48
Réponse #7

Nouf.Nouf.


Citer
des élèves qui me disaient souvent ne pas avoir pu dormir le soir ou être après un entraînement remontés comme des pendules prêt à déclencher les hostilités à la moindre altercation.

Lorsque je pratiquais l'aïkido, après une bonne séance j'étais souvent remonté à bloc et il arrivait que je cherche des noises à mon frangin en rentrant histoire de lui montrer mes progrès cependant je ne dirais pas que c'est de l'anxiété ni même de l'agressivité mais plutôt une sorte d'excitation due à une séance bien rythmée. Je faisais alors une petite séance d'étirement/relaxation afin de retrouver mon calme et je n'avais aucun problème pour trouver le sommeil.

Citer
Non, ni étirements ni échauffements au sens gymnique du terme.

J'entraine des petits de 7-8 ans à la gym justement, et prend bien soin de marquer la période de l'échauffement et celle des étirements en fin de séance afin de bien structurer le cour car j'ai remarqué qu'ils étaient beaucoup moins agités en retrouvant leurs parents si ils comprenaient bien que le temps de s'agiter était fini. Peut être que cette structure est nécessaire également chez les adultes, dans ce cas un semblant d'échauffement pourrait être fait histoire de structurer un peu les séances.

08 janvier 2010 à 20:51:36
Réponse #8

Oxossi


Je vais peut-être aborder un sujet qui fâche, mais ce côté anxiogène ne serait-il pas dû au fait que quand on apprend "à se battre" et même plus encore, quand on apprend à regarder notre bête intérieure et que l'on s'entraîne à l'utiliser au cas où (et d'autant plus quand on apprend les supers techniques "delamortkituepaskilpeutpassemusclerlesc**") on finit par avoir une sorte de curiosité malsaine qui peut aller jusqu'à, plus ou moins consciemment, avoir envie de se retrouver dans une situation où l'on pourrait avoir à utiliser ce qu'on a appris, plus : lâcher la bête, sentir ce que ça fait la chair qui se déchire sous l'impact de ses coups, sentir le goût du sang (de l'autre), le sentiment de puissance, de domination...

D'ailleurs, ça s'applique aussi à la survie: à force de lire et relire ce forum, faire et refaire des kits de survie, n'en vient-on pas à secrètement souhaiter se retrouver perdu en forêt (pas blessé quand même, faut pas déconner ;D ), idéalement avec sa douce et tendre effrayée, et ainsi avoir une vraie bonne raison de sortir hache, scie, letherman, poncho, tarp, nalgene customisée, hamac (spéciale dédicace) et tout le toutim pour faire un camp digne d'un grand trappeur, un feu qui réchauffera bobonne qui vous verra comme le plus grand des héros et qui ne doutera jamais plus que OUI, bien sûr, il FAUT emmener hache, neck, scie, leatherman, couteau suisse (en back up quoi), poncho pour tout le monde, tapis de sol, popote, réchaud, pour chaque balade d'1heure, car on ne sait jamais, on lui avait pourtant bien dit.


C'est un peu le côté obscur de la force quoi. A force d'imaginer des situations "Et si... alors là je ferais ça, ça et ça" on finit par avoir un attrait obscur pour ce que l'on sait devoir éviter.


J'ai vu des gens très très cools et prudents devenir,à force de pratiquer les AM/SD, anormalement teigneux et agressifs, racontant leurs éventuelles minialtercations comme s'ils avaient eu envie que le mec passe le point de non retour pour pouvoir avoir une raison légitime d'en venir aux mains et lui balancer en pleine poire tout ce qu'ils ont appris.

Moi même qui ai fait du Kendo pendant quelques années, je me souviens avoir été choqué par le fait que lorsque je me trimballais dans la rue avec mes sabres à l'épaule (shinai et bokken dans leur étui), je me sentais plus fort, presque supérieur. Une petite voix malicieuse me murmurait comme ça serait bon d'avoir une bonne raison de les sortir devant tout le monde pour châtier un malandrin...

Bon je suis un mec équilibré (même si ça ne paraît peut-être pas), mais il me semble qu'on a tous une part en nous qui sera forcément tenté de faire la connerie, et qu'on se trouvera toujours plein de bonnes raisons pour le faire, mais que la vraie raison c'est qu'on a envie de transgresser ses inihbitions, juste pour voir ce que ça fait.

La SD, en ce qu'elle pousse à se faire à l'idée de transgresser ses inhibitions peut être dangereuse par rapport à ça : on commence par se dire qu'on ne le fera que dans un cas hyper extrême et puis petit à petit on élargit le champ de l'exception....

Il faut faire un gros travail sur soi pour accepter l'idée de la transgression des inhibitions tout en la gardant étroitement sous contrôle.

Et il me semble qu'être conscient de ses désirs un peu inavouables, pouvoir les reconnaître comme tels, c'est important pour être en mesure de les garder sous contrôle et les maîtriser.







08 janvier 2010 à 20:53:50
Réponse #9

Oxossi


Lorsque je pratiquais l'aïkido, après une bonne séance j'étais souvent remonté à bloc et il arrivait que je cherche des noises à mon frangin en rentrant histoire de lui montrer mes progrès

Tiens, c'est exactement à ce genre de comportement que je fais référence (sans critiquer hein).

On en vient à chercher la bagarre pour avoir une raison d'utiliser les armes qu'on a acquises.

ça me semble assez naturel hein, mais c'est bien d'en être conscient.

-Oxo


08 janvier 2010 à 21:09:13
Réponse #10

Nouf.Nouf.


Après j'adore me battre avec mon frangin depuis un moment toujours, je n'ai pas pensé à aller chercher des poux dans la tête des caïd du coin pour me tester, trop conscient de mon piètre niveau.
Je dirais que c'est plutôt le genre d'agitation que l'on ressent lorsqu'on est vraiment de bonne humeur et qu'on a envi de titiller tout le monde.


Pas de souci Oxo ^^

08 janvier 2010 à 21:17:43
Réponse #11

Oxossi




Hehe, t'inquiète, moi et mon frangin c'est pareil, on peut pas s'empêcher de se taper dessus, même à 30 ans.

C'est devenu notre façon de nous faire des câlins  ;D

-Oxo

08 janvier 2010 à 21:52:00
Réponse #12

Numa


Si je peux me permettre d'apporter mon humble expérience je pense que ça ne vient pas uniquement de l'entrainement SD mais aussi lors de baston tout court (j'ai jamais fais de cours de self défense ni de combat).

Personnellement il m'est arrivé plusieurs fois de me bastonner (une fois pour défendre un pote qui se faisait agresser gratuitement par des lascars, une autre fois parce qu'un mec me klaxonnait et me collait au cul parce que j'allais pas assez vite pour lui, plus les multiples fois à l'école...) je m'en suis heureusement bien sortit à chaque fois, mais ça ne m'a pas empêché de ressentir une nervosité et une anxiété forte à chaque fois, qui peut durer même plusieurs jours parfois.

Mais faut dire que je suis un grand anxieux à la base alors peut-être que ça a un lien...
Parfois on ferait mieux de se taire et d'écouter... Moi le premier! :)

08 janvier 2010 à 21:56:49
Réponse #13

greenman


Moi perso hors salle de Krav je n'ai jamais eu à me defendre!

Donc ça n'est pas la source de mon énervement le soir!

Apres je ne m'y connait pas assez pour savoir ce qui fait ça! :closedeyes:
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

08 janvier 2010 à 22:08:03
Réponse #14

Thanos


Je pense que cela vient du fait qu’on aborde des situations concrètes de violence qui titillent nos tabous en matière de violence par et envers les congénères (cf : les excellentissimes travaux de Christophe Jacquemard  http://www.neurocombat.com/self%20defense%20articles%20sommaire.html). La prise de conscience du fait que le prédateur humain n'est pas sujet aux mêmes inhibitions que nous et que nous devrons nous mêmes les trasgresser pour espérer survivre peut demander du temps pour être digérée.

Le coté "jeu de rôles" des mises en situations doit sans doute faire monter une sorte de stress, on l'emmagasine du fait de l'absence de confrontation réelle et il faut le temps que la pression redescende. Le propre de la SP étant en plus d'être vigilant mais sans jamais dépasser la frontière de la paranoïa.

A titre perso, ce qui me stress le plus c'est de me dire "serai je capable de le refaire sur le terrain lorsque je serai VRAIMENT dans la m*rde et en ayant mon intégrité ou pire celle des miens a protéger" ou "même si j'arrive à me défendre ou à les défendre, est ce que je ne finirai pas en prison pour un geste malheureux, un mec qui tombe dans les escaliers du métro, sur le trottoir etc...". Au tout début où j'ai commencé le ju-jitsu (suite à une "agression"), il m'arrivait de rêver de pas réussir un coup de pied par exemple et de me lever pour aller le refaire sur le sac pour être certain et pouvoir me rendormir...

En fait pour être honnête, ce stress, c'est de la peur...  :-\

Même si le précepte fondateur du Charles-Bronson-Jutsu "mieux vaut être jugé par douze que porté par douze" sonne bien, il n'est pas très "rassurant".  :bang:

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

08 janvier 2010 à 22:18:38
Réponse #15

Patrick


C'est un peu le côté obscur de la force quoi. A force d'imaginer des situations "Et si... alors là je ferais ça, ça et ça" on finit par avoir un attrait obscur pour ce que l'on sait devoir éviter.
Il y a beaucoup de choses qui se heurtent, à mon avis. Une fascination et une répulsion pour la violence et surtout la sienne propre quand on comprend qu'on est tout à fait capable de. Ceci est déstabilisant.

Ceux qui ne le ressentent plus sont ceux qui ont déjà fait l'expérience fréquente de l'affrontement en réel.

Par contre, rien à voir avec la pratique martiale ou sportive qui est socialement acceptée et gratifiante (noble) et l'excitation propre à toute activité sportive (surtout le soir).

Quant à souhaiter le passage à l'acte, le moment de vérité, il y a ceux qui l'espèrent et le craignent en même temps, ceux qui le provoquent et ceux qui savent pour l'avoir expérimenté et sont en paix avec ça.

Autant de psychismes différents autant de réponses.

08 janvier 2010 à 22:35:15
Réponse #16

DavidManise


Salut :)

Je vois deux aspects :

1) le côté anxiogène : prendre conscience d'un risque, prendre conscience de notre potentiel de destruction, prendre conscience de plein de trucs pas cools c'est dur, surtout au début.  Puis avec le temps on prend confiance...  et c'est là qu'on peut faire des conneries.  L'anxiété a quelque chose de sain.  Si elle est remplacée par une vraie expérience, une vraie connaissance de soi et des situations qui puent, elle retrouve sa juste place sans prise de risque inutile.

2) le côté agression/domination : les pulsions sadiques et de domination d'autrui qu'on a tous et qui sont plus ou moins enfouies, plus ou moins tordues, et qui peuvent trouver les moyens de s'exprimer plus librement doivent être contrebalancées, quelque part, par un sentiment de responsabilité et par le fait de développer des traits très humanistes du genre patience, dialogue, partage, humanité quoi...  C'est un truc qui me frappe tout le temps quand je suis avec la bande de tarés de l'ACDS ou de NDS...  t'as plein de gens qui sont physiquement et psychologiquement capables de dézinguer 99% des gens qu'ils croisent, et pour beaucoup ils ont testé, mais ils sont tous d'une gentillesse et d'un respect hallucinants.  Souriants, calmes, sereins...  et je pense que les gens vraiment dangereux sont justement reconnaissables à ce trait là : ils sont cool parce qu'ils faut faire contrepoids à tout le reste, et plus ils sont cool en temps normal, plus faut s'en méfier au combat.  C'est comme les mecs qui se marrent tout le temps...  c'est d'eux que je me méfie le plus ;)

Bref voilà.

Je pense qu'un gros problème avec la self c'est qu'en fait on monte dans les tours et on visualise des trucs très hard, mais on ne dépense pas physiquement beaucoup d'énergie.  Ce qui est pas mal, c'est de cramer un peu tout ça en fin de séance (exemple, après la technique et les mises en situation et tout, faire qques rounds de sac, ou même carrément du cardio, des pompes, des abdos ou autre), puis de faire un vrai retour au calme...  

... au moins pour ceux qui ne sont pas trop amochés physiquement...

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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08 janvier 2010 à 23:04:08
Réponse #17

Meow


Oxossi >>> je partage complètement ta remarque. ;)

Sinon plus généralement, au delà du seul aspect psychologique et cette envie de mettre en pratique il faut aussi prendre en compte que quand les moteurs nerveux et musculaire sont chauds il leur faut un temps pour refroidir, temps pendant lequel on ne peut pas se relaxer. Je n'imagine pas la pratique d'aucun sport de toute façon sans une séance de relaxation (couplée aux étirements) qui permet de se sentir vraiment bien et détendu.
Donc + 1 pour la relaxation.

Je précise aussi au passage qu'un jeu vidéo violent pratiqué pendant un long moment peut être aussi anxiogène qu'un cours d'arts martiaux (et par extension de SD j'imagine) parce qu'il mobilisent des réflexes très importants.
DON'T PANIC !

08 janvier 2010 à 23:06:57
Réponse #18

Patrick


Je précise aussi au passage qu'un jeu vidéo violent pratiqué pendant un long moment peut être aussi anxiogène qu'un cours d'arts martiaux (et par extension de SD j'imagine) parce qu'il mobilisent des réflexes très importants.
Très différent entre cours de SD et arts martiaux. Je n'ai pas observé de tels phénomènes pendant les cours d'arts martiaux ni même de sports de combat.

09 janvier 2010 à 00:27:23
Réponse #19

Leif


Citer
Souriants, calmes, sereins...  et je pense que les gens vraiment dangereux sont justement reconnaissables à ce trait là : ils sont cool parce qu'ils faut faire contrepoids à tout le reste, et plus ils sont cool en temps normal, plus faut s'en méfier au combat

j'aime l'idée du contre poids ;)

je penses que le fait que les gens soit anxieux c'est qu'il y a un doute sur la solution apportée.

Si la solution est claire et limpide il n'y a pas de raison d'être troublé par un choix,"il n'y en a pas".

le debriefing reste pour moi le meilleure des choix et le reps de fin de semi devrait etre obligatoire.

c'est bon de comprendre que les gens peuvent etre doux , durs et dingues.

c'est le doute qui est néfaste, c'est lui qui va rouiller les bases et nous faire tomber.

peace
 

09 janvier 2010 à 10:00:07
Réponse #20

fabi


Bonjour,
Personnellement je suis confronté à deux types de phénomènes après mes séances de krav, qui m'empêchent parfois de m'endormir avant une heure avancée de la nuit.
D'abord, l'excitation causée par la séance du sport. C'est tout con, mais mes entraînements en semaine débutent à 20H00. Comme le relève Patrick, on a tendance à être sujet à
l'excitation propre à toute activité sportive (surtout le soir).

Et c'est parti pour se tourner et se retourner dans le lit...

D'autre part, c'est vrai que j'ai remarqué parfois que je cogitais à cause d'autre chose.
Schématiquement, une séance d'entraînement est composée de trois éléments (hors échauffement-étirements). Une partie pieds-poings, une partie sol, et une partie SD pure (avec des frontières floues, chacune se chevauchant).
Et bien les soirs où nous mettons particulièrement l'accent sur la SD pure, je réfléchis plus après. Je m'interroge plus sur la portée de cette pratique, des conséquences qu'elle pourrait avoir si je me trouvais amener à devoir mettre en oeuvre certains de ses enseignements (conséquences médicales, judiciaires....). En gros, je la confronte aux barrières sociales. C'est pas que ça m'inquiète, mais ça me fait réfléchir.
En revanche, je n'ai pas l'impression de chercher particulièrement la bagarre.
Quand la partie SD pure de l'entraînement est réduite, je ressens moins cela. Nous faisons alors généralement beaucoup de pieds-poings. Ayant pratiqué la boxe française pendant une dizaine d'années, je me retrouve dans une situation plus familière, et surtout, qui donne l'impression d'être habillée d'une cadre sportif. On se titille alors beaucoup moins les tabous.

Donc, pour ma part, je n'ai pas l'impression que la SD est anxiogène, mais qu'en effet elle nécessite un certain travail de "redescente", personnel ou collectif.

09 janvier 2010 à 10:07:32
Réponse #21

Patrick


Une partie pieds-poings, une partie sol, et une partie SD pure
Le pauvre Imi il est pas près d'arrêter de se retourner dans sa tombe. :closedeyes:

09 janvier 2010 à 10:12:25
Réponse #22

bison solitaire


J’ai pu remarquer depuis que j’enseigne la SD que cette pratique peut générer des effets sur l’anxiété et/ou l’agressivité des élèves qui me disaient souvent ne pas avoir pu dormir le soir ou être après un entraînement remontés comme des pendules prêt à déclencher les hostilités à la moindre altercation.

Je pense que cela vient du fait qu’on aborde des situations concrètes de violence qui titillent nos tabous en matière de violence par et envers les congénères (cf : les excellentissimes travaux de Christophe Jacquemard  http://www.neurocombat.com/self%20defense%20articles%20sommaire.html). La prise de conscience du fait que le prédateur humain n'est pas sujet aux mêmes inhibitions que nous et que nous devrons nous mêmes les trasgresser pour espérer survivre peut demander du temps pour être digérée.

Il se peut aussi que nous apprenions à regarder la bête tapie au fond de nous qui sait assurer notre survie depuis le fonds des âges et que nous essayons de mobiliser, mais pas trop. Bien que le dosage soit une sacrée affaire, ce que j’appelle « chevaucher la bête ».

Depuis, j’ai systématiquement instauré un retour au calme :
• débriefing en fin de séance pour replacer dans un contexte légitime ;
• travail respiratoire ou relaxation.

Mais je ne laisse plus partir dès la fin du cours.

Même dans les stages, on fait un pot ou autre moment de cordialité, d’humanité.

Avez-vous remarqué vous aussi de tes phénomènes ?


Hello Patrick,
dans un autre post tu indiques que tu n'avais pas connu ça avec les entrainements dans les arts martiaux; j'en suis le contre-exemple. Avec les cours de karaté le soir, il m'est très difficile de m'endormir et d'avoir un bon sommeil.
Point de côté anxiogène en ce qui me concerne, mais, après une discussion avec le sieur Portocarrero, il semblerait que soit une question de glande dans le cerveau qui reste active jusqu'à 6 heures après la fin de l'activité physique.
Du coup la phase de retour au calme dont tu parles est tout à fait bienvenue.
Perso après un entrainement, si je veux être cool, il ne me faut pas moins d'une heure d'étirements.

09 janvier 2010 à 10:24:59
Réponse #23

fabi


Le pauvre Imi il est pas près d'arrêter de se retourner dans sa tombe. :closedeyes:

j'imagine bien, j'imagine bien, et ça doit faire un moment que ça dure, vu le panorama de la discipline. Mais bon, il me suffit d'avoir conscience de certaines choses pendant l'entraînement et rester lucide sur ma propre pratique (et au moins, on s'amuse pas à balancer des coups de pied haut à tout bout de champ et à aller volontairement au sol comme j'ai pu le voir sur certaines vidéos sur la toile ::)...)

09 janvier 2010 à 10:26:18
Réponse #24

Patrick


j'imagine bien, j'imagine bien, et ça doit faire un moment que ça dure, vu le panorama de la discipline. Mais bon, il me suffit d'avoir conscience de certaines choses pendant l'entraînement et rester lucide sur ma propre pratique (et au moins, on s'amuse pas à balancer des coups de pied haut à tout bout de champ et à aller volontairement au sol comme j'ai pu le voir sur certaines vidéos sur la toile ::)...)
:doubleup:

 


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