Bonjour,
Pour repartir sur le thème des lectures j'aimerais vous faire partager 2 livres, l'un étant la suite directe de l'autre, que j'ai lu il y a 2 ans, alors que j'épuisais une librairie bretonne durant mes vacances.
L'auteur est un journaliste russe spécialiste des relations internationales, qui à longtemps vécu au Proche-Orient et qui parle 6 langues : Dmitri Glukhovski.
Le premier livre a été joliment adapté en jeux vidéo, que je conseille aux joueurs invétérés pour ses effets de lumières et la qualité de ses environnements. Un second jeu sortira mais il semble qu'il s'écartera de la trame des romans.
J'en viens maintenant aux livres à proprement parlé et je vous donne enfin le titre : Métro 2033, suivi de Métro 2034.
Le schéma est simple, c'est un livre au thème post-apocalyptique, qui décrit la re-construction au sein du métro moscovite d'une société organisée et politisée, à la suite d'un conflit nucléaire, qui n'est part ailleurs que très peu décrit dans les 1000 pages que compte la série. Série se focalisant avant tout sur les attitudes et les réflexions intérieurs d'habitants de ce métro.
Je ne suis pas fan du tout de la littérature post-apocalyptique, qui je trouve se complaît trop souvent dans des clichés, ramenant les hommes où bien dans des sociétés idéales dirigées par des tyrans que l'on découvrira lors de chutes être d'infâme bourreaux où au contraire des roi-philosophes à la manière de Platon, où bien dans des sociétés aux airs punk ou les cannibales sont légions et ou les bons sont des très bons : dernières situations menant invariablement au tournage d'un film hollywoodien produit à grand coup de millions et développé à grand renforts d'effets spéciaux.
Ces deux livres je trouve et ce n'est que mon avis encore une fois, sortent des codes pré-établis et s'inscrivent dans la lignée des auteurs russes qui depuis Gogol et Dostoievski savent régaler des lecteurs en humanisant les miséreux, choses que l'on à du mal à trouver dans les littératures réalistes européennes, à mon humble avis encore, je tiens à le préciser.
La représentation qui est faite du métro moscovite est fidèle et l'on sent que l'auteur est un passionné d'architecture et d'histoire, qui aime à donner à ses différents lieux des âmes et des sentiments. Ainsi on parcourt au fil des pages les stations et l'on apprend en même temps que le jeune Artyom, héros de notre histoire les multiples facettes de ces sociétés nouvelles, qui pour arrêter de survivre et enfin vivre, se mettent à cultiver des champignons, élever des animaux, à créer des retenus d'eaux, à lier des alliances, pour que les moyens de communication inter-stations soient préservées, etc.
Je me permets donc de vous conseiller cet univers, dans lequel on se plonge rapidement et qui autorise des digressions sur les thèmes qui nous sont chers.
J'apporterai une seule grosse critique à ce livre : les noms des stations n'ont pas été traduit,ce qui est un peu frustrant parfois, quand on lit que tel groupe est implanté sur la ligne 1, la sokolnitcheskaïa, qui par son nom était prédestiné à l'accueillir, on se pose des questions auxquelles on ne trouve pas vraiment de réponses avant plusieurs chapitres.
Comme si on disait à des russes que les groupuscules néo-nazis du métro parisien en 2033 étaient implantés à la station bir-hakeim, qu'ils avaient renommé Dunkerque. C'est le gros défaut du livre à mon sens.
Mesdames, Messieurs,
Au plaisir

B.