
Je comprends bien l'ami. Et c'est bien sur d'accord pour le tutoiement.
Il est vrai que ce sont des phrases qui m'ont parlé. Car j'aime bien penser que l'on est pas seul et que l'on vit en communauté et qu'on ne peut se permettre d'être égoïste tout seul dans son coin.
Alors, sans parler de religion, j'aime cet idée que nos vies ne nous appartiennent pas et qu'on ne peut agir de quelque façon que ce soit sans que cela influe sur les autres, que l'on a une certaine responsabilité vis à vis de la communauté dans laquelle on vit.
Alors certains diront que c'est la foi que cette idée qu'il y a quelque chose de supérieur à nous-même, d'autres une certaines idées de la responsabilité collective, etc... Personnellement je ne sais.
Et oui, je pense donc que le fait de ne pouvoir disposer de nos vies (je parle du suicide et de la manière de se comporter dans la sphère publique -exemple bateau : le respect des lois-, non de la manière dont chacun vie dans le jardin secret de son alcôve) a quelque chose de sain qui peut, sans doute, peut être, faciliter nos vies en communauté. Une espèce de responsabilité collective pour que tout puisse bien fonctionner malgré nos différences.
D'ailleurs ce n'est pas le fond de ce que tu as écrit qui m'avait (gentiment) interpellé, c'était juste le ton. Si je n'aime pas le consensus mou voulant que tout le monde doit tout aimer, j'aime la discussion car en confrontant les points de vues, on peut évoluer, ou, même si l'on est pas d'accord, mieux se comprendre et donc mieux vivre ensemble (toujours cette communauté que j'évoque). L'autre jour, j'allais sur le plateau de Gergovie pour une petite marche à caractère historique, j'ai pris en stop un métalleux avec pentacle au cou (moi qui n'aime que le silence, le Grégorien, et un peu de musique classique). Pendant tout le voyage on a parlé bouffe, musique, culture, art (pas télévision car je n'en ai pas), etc... Et même si la plupart du temps on n'était pas d'accord on s'est compris, respecté et on communique depuis par courriels interposés.
Oui, j'aime cette idée que l'on dépend tous des uns des autres et que cela nous donne une certaines responsabilité individuelle et collective.