je ne pense pas qu'un agresseur qui en veut à ton portefeuille ou ton portable te course plus de 200m...
L'enfer est pavé de bonnes intentions, comme on dit.
Si un tiers, pour acquérir un portefeuille, un téléphone portable ou un lecteur MP3, prédéploie une arme blanche et tient celle-ci hors de vue, on peut estimer qu'il est déjà plusieurs étapes en avance dans son évolution psychique comparée à celle de la victime. De plus, sa détermination peut légitimement est prise avec beaucoup de sérieux.
On peut donc estimer que s'il est armé, sort son arme de manière préventive et a l'intention d'éventuellement s'en servir, il se pourrait également que deux cents mètres de course à pied n'effrite guère trop sa motivation.
L'appréciation de ces facteurs par la victime se faisant de toute manière sous stress intense, il vaudra mieux prévoir le pire en espérant n'affronter que le bénin. Et non l'inverse.
Mais bon, tout cela revient au bout du compte également à vouloir établir des absolus à partir de situations qui seront, par définition, uniques.
Ce que je voulais surtout signifier se rattachait essentiellement à la problématique simple de la fuite. Pour fuir, soit l'on bouleverse son orientation corporelle ( donc, on tourne les talons, présente son dos, et on se carapate en présentant maintenant une cible aveugle à toutes les attaques ), soit l'on reste en ligne centrale, de face ( et redonc, on marche, trottine ou court à reculons, en espérant ne pas rencontrer d' obstacles qui pourraient nous estourbir ou nous faire choir. Par expérience, tout le monde sait que " pédaler " en arrière face à quelqu'un qui marche violemment dans notre direction à une vitesse supérieure à la nôtre nous fera tomber plus que vraisemblablement ).
Dans le document proposé par Bully, les distances expérimentées à l'origine pour établir les zones de " confort " d'une personne nantie d'une arme à feu non déployée attaquée par une autre munie d'une lame déployée ( Tueller drills ) nous informent également et accessoirement que les distances séparant les deux protagonistes sont susceptibles d'être comblées en un espace temps relativement court, pour ne pas dire quasi instantané.
La fuite d'une situation sera donc plus vraisemblablement envisageable sur le long terme, en amont d'une situation, en exerçant sa vigilance et en étant, comme d'habitude, préventif.
Sinon, à l'instant X, la fuite est peu rationnelle pour les raisons précédemment invoquées. Par contre, sortir violemment et chaotiquement de la ligne d'attaque ( Get Off the X ) et brutaliser le S.N.C, la mobilité, la respiration et/ou la vision du tueur potentiel ( c'est comme cela que je perçois un agresseur muni d'une lame ) restent des garants pour accroître les chances de survie.
Personnellement, également, je conseille de réfléchir aux aspects légaux de manière intensive. Mais, jamais d'opérer cette réflexion au moment X.
Comme dit un grand philosophe présent sur le forum, c'est juste bon à se faire des noeuds au cerveau.
Plus sérieusement, la réflexion viendrait court-circuiter le travail acharné de survie physique qui nous occupera largement à ce moment précis.
Gabe Suarez souligne très justement cela :
* si tu es blessé, tu guériras et seras néanmoins en vie.
* si tu es emprisonné, un jour tu sortiras de ta geôle.
* si tu es ruiné, tu auras l'opportunité de payer ta dette et de te refaire éventuellement.
* si tu es mort, ...