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Auteur Sujet: [INFO PRATIQUE] Reconnaitre une alerte  (Lu 7993 fois)

19 septembre 2006 à 15:04:23
Lu 7993 fois

Maximil


L'alert est signalée par la sirène, installée sur les mairies, points hauts etc... dans les villes. A ne pas confondre avec la sirène des pompiers
 
Le début de l'alerte est un signal modulé (montant et descendant) de trois fois une minute, coupés par un intervalle de 5 secondes.
 Une fois prévenu, il faut se confiner dans un local clos ( la voiture n'est pas un local clos), écouter la radio (france inter ou france info, reliés aux autorités compétentes pour connaitre la nature du danger).
Suivant le problème, il y aura certaines choses à faire...
 
La fin de l'alerte est un signal continu de 30 secondes.
 
En cas de risques majeurs, la survie (urbaine ou rurale) commence par savoir reconnaitre le signal de début d'alerte et savoir ce qu'il faut faire. De nous jours (depuis septembre 2004), tous les jeunes qui passent leurs JAPD sont formés à ce sujet.

En France, il n'y a pas de sirène pour évacuer. Cet ordre sera donné à la radio, ou par des mégaphones.
Il existait, il y a bien longtemps, une autre sirène mais elle a heureusement servie peu longtemps: celle des bombardements. Pas d'évacuation dans ce cas.
Sinon aujourdh'hui, il n'y a rien d'indiqué dans ce sens.


Avis de Langouste : Pour reconnaitre un alerte, il faut que l'alerte soit donnée... Et ça c'est pas gagné: voir ce qui c'est passé à Béziers cet été (incendie de l'usine de pesticides SBM Formulation). Un incendie pendant la nuit, un nuage toxique qui survole la ville et aucune information de la population. Les autorités indiquant qu'il n'y avait pas de danger mais invitant gentiment à la population de rester confinée...
 
On fait quoi dans ce cas-là ? Deux choix possibles: soit on évacue (et on se prend une grosse concentration pendant peu de temps), soit on se confine (et on se prend une faible concentration pendant longtemps).
Pour décider il faut connaitre le nature des produits (on ne les connait pas), la concentration (on ne la connait pas), les effets de ces produits sur la santé (fiches toxicologique du fabricant ou de l'INRS par exemple, on ne les a pas), le temps d'évacuation (on peut l'évaluer, mais si tout le monde fuit on risque de se planter dans l'évaluation -embouteillages), le taux de renouvellement de l'air du local qu'on tente de confiner sans moyen (qui a 100m de scotch d'emballage sous la main ?), le sens du vent (on connait), la durée de l'émission de toxique (dépend de la durée d'intervention des services de secours, on connait pas)... Pas glop.
 
Alors on n'a pas trop d'autre choix que de se confiner et s'informer au maximum en se préparant à évacuer... D'où l'intérêt d'être prêt (à rester et à partir).
 
Ce qui est vraiment malheureux, c'est qu'il n'y a quasiment aucun effort d'éducation de la population sur ces sujets en France. Jamais d'exercice en grandeur réelle, jamais de simulations. Une procédure d'urgence sans information ni mise en pratique c'est n'importe quoi...
Les industriels se cachent derrière le secret commercial pour ne pas donner d'information sur les produits qu'ils stockent. Les élus s'intéressent peu au sujet (ça ne rapporte pas de voix), les administratifs se débattent avec leur administration, des textes complexes et la mauvaise volonté des industriels et les "réalités économiques". L'état se défausse sur les associations de secourisme qui s'entredéchirent pour 3 cacahuètes de subvention qui seront dépensées en rémunérations cachées, et la population n'en a rien à péter parce que ça n'arrive qu'aux autres. Jusqu'au jour où...



Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

19 septembre 2006 à 16:08:01
Réponse #1

gglt


En cas de risques majeurs, la survie (urbaine ou rurale) commence par savoir reconnaitre le signal de début d'alerte et savoir ce qu'il faut faire. De nous jours (depuis septembre 2004), tous les jeunes qui passent leurs JAPD sont formés à ce sujet.

Une petite précision pour qui ne connait pas ...

JAPD = Journée d'Appel et de Préparation à la Défense
Remplace le service militaire en France
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

19 septembre 2006 à 20:31:26
Réponse #2

Geni


J'ai appris qu'il y a eu samedi et dimanche dernier une grosse alerte sur mon site de travail :
Il y avait une fuite sur le réservoir de GPL d'une station-service située à 50 m de mon établissement.
Plusieurs centaines de personnes (des riverains) ont été évacuées, et l'accès a été bouclé par la police à tous les clients des divers commerces du secteur, qui est une zone peuplée surtout d'entreprises, et surtout parmi elles de locaux de bureaux, donc plutôt déserte les samedis et dimanches.

Je ne suis plus DP (et donc faisant fonction de CHSCT dans ma petite boîte), mais je me demande comment cette situation aurait pu être gérée un jour de semaine... Nous ne sommes formés que sur nos risques de sinistres internes, et encore très médiocrement (évacuation du bâtiment OK, choix et usage des extincteurs bof bof)... Il est clair maintenant qu'il manque à notre DU d'évaluation des risques, tous les dangers liés aux entreprises avoisinantes.

Si cet incident était arrivé un mardi par exemple (mais surtout pas un mercredi midi : tests des sirènes le premier mercredi du mois !)... Nous aurions été alertés par les sirènes, et... qu'aurions nous fait ??? nous confiner ou évacuer ? Couper l'électricité ? Quitter les lieux, mais à pied ? ou avec les véhicules diesel ? Et d'ailleurs : aurions-nous su assez rapidement de quel ordre était le danger (émanations toxiques ou risques d'explosion dûe au gaz) ? Informations radiodiffusée : nous n'avons aucun récepteur ni télé ni radio dans les locaux...

En plus d'intervenir auprès de l'actuel DP pour qu'il mette ce sujet à l'ordre du jour, j'aimerais avoir quelques conseils et avis des pompiers et préventeurs du forum ! Merci d'avance !

(et je ne parle là que des risques "ordinaires", pas d'un accident nucléaire grave ou d'une attaque terroriste sur des sites sensibles proches...)

19 septembre 2006 à 22:47:38
Réponse #3

Kilbith


Bonsoir,  ;)

Afin d'illustrer ce post, je ne résiste pas à la tentation de vous décrire l'explosion d'AZF de Toulouse afin de relativiser les consignes d'alertes.

Ce matin là, il y a cinq ans, je marchais tranquillement dans une rue alors que je me dirigeais vers le centre ville (environ 2km d'AZF qui se trouve de l'autre coté d'une colline) lorsque j'entends une détonation suivie d'un souffle au point ou je pensais que c'était l'appartement au dessus de moi qui venait d'exploser, il y avait beaucoup de poussières. J'ai pensé à une déflagration due au gaz.
Rapidement, des gens se retrouvent dans la rue et cherchent comme moi l'appartement en question. Bon, on ne le retrouve pas et je continue de marcher vers le centre ville. Chemin faisant, je constate que tout le quartier a subit des dégats et que de nombreuses personnes sortent. A ce stade, les plus folles rumeurs se répandent (nous étions quelques temps après le 11 septembre) : Plusieurs bombes viennent d'exploser dans toute la ville...Ils viennent de le dire à la radio...etc...

Bon sans comprendre ce qui se passe exactement, je vais demi-tour et je retourne chez moi (environ 800 m). A ce stade pas de sirènes, pas d'appels à la population....rien !
Arrivée chez moi, je constate que je n'ai plus de fenêtres, plus de portes, tout a été soufflé...il est désormais impossible de se calfeutrer chez soi. Les voisins font le même constat. Rapidement nous nous organisons pour récupérer les enfants et les évacuer en groupe vers la campagne par les petites routes. Nous savions que nous habitions près d'une usine chimique en bordure d'une zone Sevezo, mais pas de panique car le vent souffle dans le bon sens. A ce stade (1 à 2h après) nous n'avons toujours pas d'information exacte.

Bon je ne vais pas décrire la suite. C'était juste pour préciser qu'en cas de vraie catastrophe, plus rien ne fonctionne. Les sirènes ne sonnent pas, il n'y a pas de secours, les infrastructures sont détruites ou saturées...plus rien.
Du fait de la panique, il y a un embouteillage monstre et les secours ne parviennent pas. De toutes façons, si une surface assez grande est touchée, les pompiers et les forces de police sont aussi confrontées, à titre individuel, aux mêmes problèmes que vous : récupérer les enfants, joindre les proches, sécuriser leurs biens....

did  ;)

 

19 septembre 2006 à 23:16:43
Réponse #4

LeVoisin


Bonjour aussi,

Du fait de la panique, il y a un embouteillage monstre et les secours ne parviennent pas. De toutes façons, si une surface assez grande est touchée, les pompiers et les forces de police sont aussi confrontées, à titre individuel, aux mêmes problèmes que vous : récupérer les enfants, joindre les proches, sécuriser leurs biens....

J'ai pris la poudre d'escampette en 20 minutes (à la vision des nuages jaunes/roux) en auto, sans aucun problème de circulation...d'où l'intérêt d'avoir un BOB tout prêt et de réagir tout de suite. Et d'avoir de la chance (le véhicule pas trop loin) et heu...pas d'enfants à récupérer certes.
A ce propos, bien que les plans prévoient que le personnel des établissements scolaires savent réagir en cas d'alerte, sont-ils réellement formés ?

20 septembre 2006 à 09:13:12
Réponse #5

Kilbith


Bonjour LeVoisin

HS : On devrait programmer un truc ce mois ci mon voisin... ;D

Pour les embouteillages, cela dépend de deux choses:

1. LeVoisin a raison, si on prend la route de suite, il existe un temps de flottement d'une demie-heure, le temps que les gens réagissent, se rendent compte du pb et se décident. Après, c'est trop tard. La préparation et l'esprit de décision font la différence (un peu comme le renard qui se ronge la patte prise dans le piège). Comme dans deux nombreuses catastrophes (naufrage...) les hommes jeunes et célibataires ont le plus de chance de survivre. L'exception est le Titanic...mais pour des raisons culturelles qui ne sont plus en vigueur.

2.Cela dépend de l'endroit où l'on se trouve et des dégats consécutifs à la catastrophe. Dans le cas d'AZF, la Rocade Sud Ouest en Bordure d'AZF a été coupée. Il s'agit de l'équivalent du périphérique de Paris. En conséquence tout ceux qui se trouvaient "en aval" ou au delà de la rocade (hors la ville) pouvaient partir vers l'autoroute sud Est ou le sud de Toulouse. En revanche, ceux qui se trouvaient en amont ou en centre ville sud étaient totalement bloqués.
C'est ainsi que ma femme qui se trouvait immédiatement au Nord Ouest d'AZF. Elle était sous le vent vert/jaune chloré...je vous laisse imaginer la panique : les gens avec des valises affolés et ensanglantés du fait des bris de verre...juin 40 !  :-\

Au bout de deux heures de progession vers le nord/centre ville, elle a abandonné le véhicule et est rentrée à pied en une heure et demie environ.

did ;)
« Modifié: 20 septembre 2006 à 14:51:15 par Kilbith »

20 septembre 2006 à 09:26:57
Réponse #6

vince


Bonjour

Merci pour ces infos, c'est toujours bon à prendre.

Comme le sujet évoque les catastrophes industrielles - et pourquoi pas les attaques chimiques ou nucléaires - je me pose la question des moyens de protection, et là, surprise !
Je viens en effet de lire ailleurs que les masques à gaz et tenues NBC sont considérées par la législation comme des armes de guerre  ??? et donc interdites de détention par les civils !!!! Les bras m'en tombent ! À défaut d'explication, quelqu'un aurait-il une solution alternative ? Des précisions ? Il me semble qu'aux USA par exemple, ce type de matos est en vente libre, et ailleur surement aussi.

À plus
Vince

20 septembre 2006 à 09:48:22
Réponse #7

Maximil


Les tenues NRBC, outre le fait de coûter particulièrement chère, ne sont pas accessibles à tout le monde car: quelle utilité en aurait n'importe qui ? On peut hélas vite deviner.
De plus, leur utilité ne se justifie pas, même dans un contexte de survie à mon avis.

En solution alternative, tout dépend de ce que tu veux combattre. Mais à part quitter la zone contaminée, irradiée ou polluée au plus vite, et rester à l'écart des lieux de populations, il n'y a pas grand chose à faire.
Admettons que tu ais une combinaison, tu vas pouvoir rester sur les lieux un temps donné, mais combien ? guère plus que quelques heures de toutes façons. Cela ne changera plus rien et même aggravera ton cas car quelques heures après tu seras toujours là mais tout autour de toi sera contaminé.
Fuir avec la tenue NRBC ? impossible. Trop chiant, pas d'habitude, et quid des risques de déchirure (et puis question discretion, c'est mort).

Donc en protection, un bandana, de l'eau, quelques produits chimiques si tu as peur de gaz, de quoi boucher les fenêtres et les aérations !!! (donc carton et scotch ou planche et scotch), un poste de radio à pile pour écouter les nouvelles, un BOB prêt à partir, et une réserve d'eau et de nourriture pour plusieurs jours voir plusieurs semaines.

Relance un post de simulation si tu veux, car on est HS
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

20 septembre 2006 à 16:44:04
Réponse #8

nix


Salut

à propose des tenues NRBC: oui c'est d'un emploi pénible (surtout en été) essentiellement le groin.

à propos de la conduite à tenir en cas de passage dans une zone contaminée (soupçon ou assurance): si vous n'avec rien de vital à y faire, passez votre chemin, facile! Le souci c'est: comment je reconnais une zone contaminée?
     -il n'y  a plus personne....
     -il y a plein de monde, vétu bizarre, avec des groins (masques à gaz) et certains vous enjoignent de vous en aller.
     -il ya des panneaux spécifiques

Bon ceci dit la nature et l'intensité du risque NRBC (surtout RBC) est à connaître plus finement.

02 octobre 2006 à 18:35:53
Réponse #9

LOOPING


Merci pour ce post maximil  :)

Rajoutons juste un élément. En cas d'inondation la consigne n'est bien sur pas le confinement mais de gagner un point haut.

03 mai 2007 à 01:15:23
Réponse #10

triptop


Je ne suis plus DP (et donc faisant fonction de CHSCT dans ma petite boîte), mais je me demande comment cette situation aurait pu être gérée un jour de semaine... Nous ne sommes formés que sur nos risques de sinistres internes, et encore très médiocrement (évacuation du bâtiment OK, choix et usage des extincteurs bof bof)... Il est clair maintenant qu'il manque à notre DU d'évaluation des risques, tous les dangers liés aux entreprises avoisinantes.

Les SP (Sapeurs Pompiers) qui auraient décidés du périmètre auraient donnés les consignes à suivre.

Si il s'agit d'une petite entreprise, tous les dangers potentiels ou risques  que vous décelez peuvent être abordés dans votre DU c'est toute l'utilité de ce document. A la suite de ça vous pourrez prendre des mesures (alerte des responsable, plan de confinement, d'évacuation).

Les industries à risque ont obligation de prendre en compte ce genre d'évènement et d'analyser "l'effet domino "

Plus généralement, de la doc existe sur les risques majeurs: leur évaluation, les mesures de prévention prises par les autorités, la conduite à tenir en cas de survenance (inondation, tremblement de terre, glissement de terrain, feu de forêt, transport de matière dangereuse, SEVESO). Ceci est à la disposition du citoyen encore faut il le savoir  ::). Ce n'est pas de la paperasse mais un document d'information à destination des citoyens. A l'échelle du département c'est le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs), vous le trouverez dans votre mairie ou parfois sur le site internet de votre préfecture.

Les communes ont normalement l'équivalent à leur échelle le DCS (Dossier Communal Synthétique) ou pour les plus avancées un DICRIM (Dossier d'Information Communal sur les RIsques Majeurs).

N'hésitez pas les consulter !!!!!!!!!!!!

Site web national de référence sur la prévention des risques majeurs: http://www.prim.net/  ;)

 :calin: Pour les scolaires, il existe une équipe par académie qui se charge de former enseignants et enfants aux conduites à tenir en cas d'alerte !

La règle est de ne pas foutre plus la m*rde en se précipitant à l'école puisque les enfants sont censés y être en sécurité et encadrés par du personnel formé. A moins d'être sur de ce que l'on fait sinon on s'abstient et on laisse faire les pros.
"Honi soit qui mal y pense !"

03 mai 2007 à 09:22:33
Réponse #11

mazzeru


The solution ... aller vivre en Suisse.
Du temps où j'y étais, on faisait des bringues à tout casser dans les abris anti atomiques, obligatoires dans chaque maison et immeubles.

A coté de ça, j'ai vécu aussi à Grenoble... et là, sincèrement, lorsqu'on fait l'inventaire des risques existants, on n'a pas vraiment envie d'y rester. Surtout qu'aux dernières nouvelles, les habitants ne sont pas réellement informés des risques, et les voies de replis sont très limitées avec deux vallées étroites et la cuvette.

Aprèsn j'ai vécu près d'une centrale nucléaire. On m'a distribué gratuitement des cachets d'iodure de potassium 130 Mg de la pharmacie centrale des armées... avec une belle plaquette, en disant... on vous dira ce qu'il faut faire.

Je crois qu'en terme de risques majeurs, le principe est surtout de ne pas affoler la population. Donc, moins on en dit , mieux elle se porte.
Après, lorsqu'il y a un probléme, on va aux résultats, comme on dit. ^-^

03 mai 2007 à 12:12:48
Réponse #12

Rammstein


Le matos de protection NBC issu des stocks de la Bundeswehr se trouve facilement sur ebay.de : masques, cartouches plombées, tenues de protection... Les modèles soviétiques et de l'ex-NVA sont à proscrire. Préférer plutôt le matériel OTAN (masque M65 de la BW notamment).

Mots-clefs : Gasmaske, Schutzanzug, ABC...

Prix : on trouve des masques de surplus (neufs mais déclassés) à partir de 1 euro...

Le même matériel est également disponible dans les surplus allemands (ranger-shop, asmc), mais plus cher, usagé souvent, et pas toujours exportable vers la France.

Utilisation : sortir le masque et la combinaison NBC à la moindre sirène est un peu exagéré. Par contre en cas de "fallout" cela vous sauvera peut-être la vie... Le filtre du masque à gaz, même obsolète, filtrera en partie les particules radioactives, alors que la tenue limitera le contact du corps avec ces mêmes particules. Si en plus vous être blessé (plaie ouverte, brûlure), l'intrusion de particules radioactives dans votre organisme sera stoppé par la combinaison.

L'équipement peut également être efficace en cas d'exposition à des agents biologiques ou chimiques, en limitant l'exposition de l'organisme. Mais le panel de la menace est très élevé en la matière pour disposer d'une parade efficace à 100%.

On peut se fabriquer du matériel de protection avec des matériaux courants ou de récupération : tenue de pluie étanche, poncho, sacs poubelles... et beaucoup de ruban adhésif !

En cas de scénario Tchernobyl (la France est le pays le plus nucléarisé avec 56 réacteurs nucléaires en activité, répartis sur l'ensemble du territoire métropolitain), il est VITAL d'administrer des comprimés de iodure de potassium aux enfants et adultes de moins de 45 ans dans l'heure qui suit la catastrophe. Pour se faire une idée du niveau de préparation de la population francaise et des autorités, demandez une boîte de ces fameux comprimés à votre pharmacien, pour voir... C'est tout simplement un scandale !

Rammstein

03 mai 2007 à 12:31:23
Réponse #13

Kilbith



 :calin: Pour les scolaires, il existe une équipe par académie qui se charge de former enseignants et enfants aux conduites à tenir en cas d'alerte !

La règle est de ne pas foutre plus la m*rde en se précipitant à l'école puisque les enfants sont censés y être en sécurité et encadrés par du personnel formé. A moins d'être sur de ce que l'on fait sinon on s'abstient et on laisse faire les pros.

En somme : vous avez le choix entre croire que "l'équipe" a fait son boulot.....Que le personnel a été formé, et applique les consignes (les enseignants ont aussi des enfants...) ou agir.

Je constate que dans tout les bâtiments scolaires et universitaires que j'ai fréquenté : les portes secondaires sont condamnés pour des raisons de sécurité (contrôle des entrées sorties) ou bien parce que concierge veux économiser son temps. Les extincteurs sont souvent absents ou déglingués.....

Dans l'ensemble, pas ou peu de connaissance des consignes : On a le choix entre un exercice par an ou bien des excercices fréquents qui désorganisent un système qui n'a  pas besoin de désorganisation supplémentaire.
A cela s'ajoute la présence de personnel "d'appoint" (vacataires, pions....) qui souvent passe à travers les mailles de la formation...


Perso en 15 ans de métier je n'ai jamais été formé au début du commencement de consignes de sécurité dans les bâtiments publiques d'enseignement.

Selon mon expérience d'AZF : ne croyez pas à ce type d'information !  :down:


Pour la protection :
En l'absence de matériel dédié et en bon état : Tenues étanches en Goretex (ou simplement poncho/imper) et masques industriels disponibles. Les problème, c'est surtout les enfants en bas âge...

did, :(

 

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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