L'alert est signalée par la sirène, installée sur les mairies, points hauts etc... dans les villes. A ne pas confondre avec la sirène des pompiers
Le début de l'alerte est un signal modulé (montant et descendant) de trois fois une minute, coupés par un intervalle de 5 secondes.
Une fois prévenu, il faut se confiner dans un local clos ( la voiture n'est pas un local clos), écouter la radio (france inter ou france info, reliés aux autorités compétentes pour connaitre la nature du danger).
Suivant le problème, il y aura certaines choses à faire...
La fin de l'alerte est un signal continu de 30 secondes.
En cas de risques majeurs, la survie (urbaine ou rurale) commence par savoir reconnaitre le signal de début d'alerte et savoir ce qu'il faut faire. De nous jours (depuis septembre 2004), tous les jeunes qui passent leurs JAPD sont formés à ce sujet.
En France, il n'y a pas de sirène pour évacuer. Cet ordre sera donné à la radio, ou par des mégaphones.
Il existait, il y a bien longtemps, une autre sirène mais elle a heureusement servie peu longtemps: celle des bombardements. Pas d'évacuation dans ce cas.
Sinon aujourdh'hui, il n'y a rien d'indiqué dans ce sens.
Avis de Langouste : Pour reconnaitre un alerte, il faut que l'alerte soit donnée... Et ça c'est pas gagné: voir ce qui c'est passé à Béziers cet été (incendie de l'usine de pesticides SBM Formulation). Un incendie pendant la nuit, un nuage toxique qui survole la ville et aucune information de la population. Les autorités indiquant qu'il n'y avait pas de danger mais invitant gentiment à la population de rester confinée...
On fait quoi dans ce cas-là ? Deux choix possibles: soit on évacue (et on se prend une grosse concentration pendant peu de temps), soit on se confine (et on se prend une faible concentration pendant longtemps).
Pour décider il faut connaitre le nature des produits (on ne les connait pas), la concentration (on ne la connait pas), les effets de ces produits sur la santé (fiches toxicologique du fabricant ou de l'INRS par exemple, on ne les a pas), le temps d'évacuation (on peut l'évaluer, mais si tout le monde fuit on risque de se planter dans l'évaluation -embouteillages), le taux de renouvellement de l'air du local qu'on tente de confiner sans moyen (qui a 100m de scotch d'emballage sous la main ?), le sens du vent (on connait), la durée de l'émission de toxique (dépend de la durée d'intervention des services de secours, on connait pas)... Pas glop.
Alors on n'a pas trop d'autre choix que de se confiner et s'informer au maximum en se préparant à évacuer... D'où l'intérêt d'être prêt (à rester et à partir).
Ce qui est vraiment malheureux, c'est qu'il n'y a quasiment aucun effort d'éducation de la population sur ces sujets en France. Jamais d'exercice en grandeur réelle, jamais de simulations. Une procédure d'urgence sans information ni mise en pratique c'est n'importe quoi...
Les industriels se cachent derrière le secret commercial pour ne pas donner d'information sur les produits qu'ils stockent. Les élus s'intéressent peu au sujet (ça ne rapporte pas de voix), les administratifs se débattent avec leur administration, des textes complexes et la mauvaise volonté des industriels et les "réalités économiques". L'état se défausse sur les associations de secourisme qui s'entredéchirent pour 3 cacahuètes de subvention qui seront dépensées en rémunérations cachées, et la population n'en a rien à péter parce que ça n'arrive qu'aux autres. Jusqu'au jour où...