Salut,
Non chez l'adulte la cause purement cardiaque n'est pas l'unique cause d'arrêt, mais ça représente probablement plus du 9/10e de ces causes, alors que chez un enfant ou quand la cause est évidement non cardiaque ( un pauvre homme qu'on vient de sortir de l'eau suite a une noyade etc... ) on se doute bien qu'il n'y a pas d'infarctus derrière.
Les recommandations de premier secours cherchent a faire appliquer la meilleure attitude dans le plus grand nombre de cas possibles, il peut toujours y avoir le malchanceux au milieu qui aura une cause rare et ne recevra donc pas les soins appropriés, mais on raisonne en terme de problèmes
les plus fréquents.
Pour ce qui est de la position des bébés, comme partout en médecine, la connaissance des bons geste s'est probablement battis sur des observations ( aujourd'hui on recommande de coucher sur le dos, et la diminution des morts subites du nourrisson a été nette avec cette mesure seule... associée bien entendue a toutes les autres ).
La médecine est quasiment toujours empirique, aujourd'hui encore il arrive qu'on sache qu'il faut agir de telle manière dans telle maladie ( car on a vu et on a démontré que ça marchait ) bien qu'on ne sache absolument pas pourquoi.
J'en avais parlé avec un professeur en pédiatrie il y a un moment, je pense que cette histoire de couchage est due au fait que pas assez d'études étaient faites sur le sujet spécifique et sur pas assez de population ( si une étude est trop petite elle manque de puissance et peut donner des résultats peu fiables... peut-être que l'une d'elle tendait a montrer que sur le ventre c'était pas mal, a l'époque ). quand les pays du monde, au lieu de chacun faire leur sauce dans leur coin, ont finis par comparer leurs données sur de très grandes échelles, on s'est aperçu que le couchage sur le dos était préférable.
De loin on dirait que c'est facile a mettre en évidence ce genre de corrélation, mais dans les faits c'est bien plus compliqué, et ça demande souvent pas mal d'études.
Une dernière remarque sur le secourisme:J'ai très souvent entendu des secouristes avertis pester contre les recommandations en disant que c'était n'importe quoi etc... je m'engage rarement au sein de ces polémiques, mais j'aime tout de même a préciser dans ces cas là, que les recommandations sont faites entre autres par les collèges de réanimateurs internationaux ( dont les urgences vitales les plus cataclysmiques sont le quotidien et même le métier ), de cardiologues, et de SMUR pour la France, et qu'elles sont basées sur des observations et études faites sur la prise en charge globale de ces patients ( là où le secourisme s'arrête aux premiers minutes de prise en charge en extrême urgence ), aussi bien sur l'urgence vitale immédiate ( à travers le SMUR ) que sur le suivi du patient en réanimation, son évolution, les complications tardives, le traitement médical qu'il reçoit par la suite, son éventuel décès et sa cause, etc...
En secourisme on a l'aperçu que d'une infime partie émergée de l'iceberg, tout ce qui se passe dans la partie immergée et qui est de loin le plus important, est le domaine exclusif de ces spécialistes, qui sont les seuls a avoir a la fois l'expérience du terrain du début a la fin de la prise en charge, et les connaissance médicales et physiopathologies approfondies des mécanismes et fonctionnements de ces problèmes ( 11 ans d'étude pour un réa, ça ne s'improvise pas. Et ceux qui font les recommandations sont souvent encore bien plus qualifiés ).
Mon avis est qu'il faut donc admettre nos limites et ne pas nous croire plus experts que les experts, qui je pense savent aussi bien que nous ( et même mieux ) tout ce que nous savons, mais en savent aussi beaucoup, beaucoup plus sur ces questions spécifiques.
Bilan perso: les recommandations c'est bien

, moi je m'y fie en général avec une certaine confiance.