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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Que faire? urgence 1er secours  (Lu 30917 fois)

07 décembre 2009 à 12:48:21
Réponse #25

** Serge **


De toute manière, formé ou pas, souvent on va tenter de faire le moins pire, sachant que l'idéal est souvent hors d'atteinte, comme d'habitude.

Un petit conseil : au moment des formations, voyez également ce qui vous convient le mieux, dans l'usage et la pratique. Puis, tenez-vous y et exercez-vous régulièrement. Consultez vos notes de cours à échéances régulières.

A moins d'avancées spectaculaires et indéniables dans les techniques, préférez celles qui ont fait leurs preuves depuis longtemps, avec des retours d'expériences nombreux et confirmés.

Parce que les Croix-Rouge européennes sont assez connues pour brouiller les cartes en changeant régulièrement les protocoles. Ce qui apporte confusion et doute chez le secouriste.

"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

07 décembre 2009 à 13:31:13
Réponse #26

Bison


Bonjour,

Citation de: **Serge**
Ce qui apporte confusion et doute chez le secouriste.

C'est là, AMHA, que le formateur devrait se donner la peine d'expliquer ...
Le secouriste de base n'est pas nécessairement un débile mental.
D'ailleurs, certaines personnes ont besoin de comprendre le pourquoi pour mémoriser le comment ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 décembre 2009 à 21:42:13
Réponse #27

Bison


Une info toute chaude pour les Belges ...

Certaines mutuelles (PartenaMut notamment) remboursent une partie du coût du BEPS.
En Belgique, c'est 25 € pour les 15 h.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

08 décembre 2009 à 14:16:23
Réponse #28

modl


Je crois que cela en prend le chemin, en France au niveau du PSC1 dans le secondaire.

En Belgique, on a des formations "Benjamin secouriste" qui sont données dans les écoles par des formateurs de la croix rouge à des enfants de 10-12 ans. Mais ces formations ne sont pas obligatoires ...

Problèmes : 
 - matériel didactique - il en faut : mannequins, défibrilateurs spéciaux, masques ...
 - disponibilité des formateurs - il faut des secouristes avec un minimum d'expérience, formés à transmettre ...

Sinon ... c'est un moyen formidable de justifier et d'illustrer les cours de bio ...

Pour avoir eu l'idée de former les élèves dans mon lycée (général et pro), j'ai eu la surprise de voir que l'administration était ravie, sous réserve que les formateurs interviennent sur leur temps libre, et de façon bénévole...
On ne vit pas que d'air pur et d'eau fraiche...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

08 décembre 2009 à 19:12:41
Réponse #29

Coug


Pour appeler les secours, il aurait peut-être été préférable de prendre les clés de ton voisin (il devait bien les avoir sur lui) et de les appeler depuis chez lui ? (peut-être qu'il avait même un portable sur lui) - Plutôt que d'aller jusqu'à chez toi ?


Même si je ne sais pas ce que ca donne sur un plan juridique. Enfin, entre aller dans un maison à 10m et courir 200m jusqu'a chez sois le choix est vite fait.


(dans la mesure dans laquelle, appeler les secours est nécessaires et qu'on a fait ce qu'on pouvait en terme de premier secours).

09 décembre 2009 à 15:28:12
Réponse #30

Elektro



Même si je ne sais pas ce que ca donne sur un plan juridique. Enfin, entre aller dans un maison à 10m et courir 200m jusqu'a chez sois le choix est vite fait.

Oui et non...
Je savais que c'était ouvert chez lui mais :

1/je ne savais pas ou se trouvait le téléphone fixe (grande maison)
2/Les portables sont quelquefois bloqués par un code pin si inactivité
3/Certains téléphones sont difficiles à utiliser si on ne les connait pas et qu'en plus on est sous stress (je suis encore avec un vieux portable de 2004 et la mobicarte)

Bref,il me semble y avoir pensé dans le feu de l'action mais je me suis dis qu'il était plus sur de courir 200m plutot que de chercher un téléphone dans une maison de 200m2.

Ca aurait pu etre un poil plus rapide (je trouve de suite le tel et j'appelle ) ou beaucoup beaucoup plus long (je ne trouve pas de tel ou m'énerve sur un mobile dernière génération avec 15000 options).

Avec le recul mon plus grand problème a été d'essayer de réagir calmement sans m'affoler mais le stress avait tendance à prendre le dessus.
Je sais que dans ces cas la une action meme anodine peut s'avérer compliquée "effet chimpanzé"(souvenir d'un incendie en Espagne avec les flammes à 30m derriere et mon pote qui n'arrivait pas à ouvrir la porte de notre maison tellement il stressait)

10 décembre 2009 à 21:29:49
Réponse #31

thorgaal


Citer
Les portables sont quelquefois bloqués par un code pin si inactivité

Le 112 marche même si le portable est bloqué!

Par ailleurs le 112 à de fortes chances de passer même s'il n'y a pas de réseau. (Un type m'a dit que c'est parce ça utilise des réseaux militaires, je sais pas si c'est ça mais il doit bien y avoir une explication)

Dans tous les cas, essayez! Ce serait bête de crever bêtement parce qu'on est persuadé qu'il n'y a pas de réseau...

Enfin après moi je dis ça, mais j'ai pas de portable  ;#
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

10 décembre 2009 à 21:39:49
Réponse #32

sharky


Par ailleurs le 112 à de fortes chances de passer même s'il n'y a pas de réseau. (Un type m'a dit que c'est parce ça utilise des réseaux militaires, je sais pas si c'est ça mais il doit bien y avoir une explication)

En fait si tu es chez l'opérateur Y et que tu n'as pas de réseau Y pour passer ton appel aux n° d'urgence, ton portable va basculer automatiquement sur le réseau de X ou Z pour appeler même si tu n'es pas client.

Par contre les réseaux militaires...jamais entendu parler
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

11 décembre 2009 à 08:02:37
Réponse #33

Bison


Bonjour,

Citation de: Vince*
l'hypothèse principale fondant le secourisme enseigné en France en niveau 1 est que les secours (para)médicaux seront là dans 8 minutes à Paris/Marseille et grandes villes, déjà bien plus ailleurs. Donc la philosophie générale d'emploi du secouriste urbain français/européen/occidental est très située. C'est fondamental d'avoir ce recul critique, cette capacité de mettre en relation ses compétences avec un cadre précis.

+1!

Merci d'avoir exprimé si justement ce que je ressentais confusément à la fin de ma formation.

Outil n°1 du secouriste PSC1 :  GSM !
Et puis un peu de savoir faire quand même, ultra précieux!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

11 décembre 2009 à 09:20:57
Réponse #34

Sylvain74


Ce que je veux dire, c'est que l'hypothèse principale fondant le secourisme enseigné en France en niveau 1 est que les secours (para)médicaux seront là dans 8 minutes à Paris/Marseille et grandes villes, déjà bien plus ailleurs. Donc la philosophie générale d'emploi du secouriste urbain français/européen/occidental est très située. C'est fondamental d'avoir ce recul critique, cette capacité de mettre en relation ses compétences avec un cadre précis.


Salut,

Ce postulat fait d'ailleurs que le PSC1 / AFPS me semblent complètement insuffisants pour les pratiquants de sports nature un tant soit peu engagés. Lors de la formation j'avais plein de questions pour le formateur, qui faisait certes très bien son boulot de secouriste urbain mais pour qui la grande aventure consistait à aller skier en station  ::). Il n'a jamais compris que je lui demande par exemple la conduite à tenir en cas de luxation d'une épaule en milieu isolé. Et me soutenait que sur la neige il fallait "isoler la victime du froid avec une couverture de survie, mais si, j'te dis, c'est efficace et suffisant !"  :o :o
Bref pas possible de trouver une formation complémentaire sans aller vers le secours en équipe avec matériel (à quoi bon, dans mon cas, sachant que je n'ai pas le temps pour le moment de m'engager chez les pompiers volontaires ?). Beaucoup de réponses à mes questions ont été trouvées sur un bouquin en ligne (qui existe aussi en bonne version papier) édité par Manu Cauchy & co. Je retrouve le lien et édite mon message.

(...)
Je viens d'aller me balader sur ce site, suite à un contact lors d'une conférence sur des expéditions en Haute-Montagne.
http://www.ifremmont.com

Je vous laisse découvrir l'immense base de donnée, notamment dans "Documents", "Téléformations"...
Des formations sont également dispensées par cet institut très sérieux. C'est très spécialisé Montagne à la base, mais il y a beaucoup à prendre pour les activités "nature".
(...)


Cela ne veut surtout pas dire que je n'ai pas mon GSM et ma VHF avec tous les n° et fréquences de secours en mémoire...  ;) Mais des fois la cavalerie peut avoir des difficultés à débarquer, et mettre du temps.

A+,

Sylvain.

PS : c'est intéressant de faire de temps en temps un point sur des actes de secourismes, comme ce post le permet. Merci pour le témoignage et les réactions, les copains ! ;o)
« Modifié: 11 décembre 2009 à 10:06:23 par Sylvain74 »

11 décembre 2009 à 17:01:44
Réponse #35

Anke


Hum, deux ou trois points sur lesquels j'ai quelques doutes...
L'infirmière scolaire formatrice :
A moins d'être rompue aux situations d'urgences et qu'elle ait de beaux restes ( depuis combien de temps est-elle en poste dans l'education nationale ?), il est fort peu probable qu'elle ait approché d'une manière sérieuse les premiers gestes destinés à sauvegarder les fonctions vitales autrement qu'en termes théoriques pendant sa formation ( depuis combien de temps est-elle diplômée ?).
De part mon expérience ( 20 ans d'hosto et 15 ans de libéral) je peux assurer sans avoir peur de me tromper qu'un pourcentage infime de la population infirmière sait masser et ventiler correctement et avec efficacité ( càd garder le patient un peu vivant jusqu'à l' arrivée des équipes). Au cours de notre formation, assez peu d'entre nous passent par les services de réa ou assimilé et si oui ce sera pour un stage de 3 semaines au plus pendant la seconde année ( la troisième étant réservée à la préparation du diplome avec son mémoire). Donc en l'occurence assez peu de pratique.
Aujourd'hui, les consoeurs que j'ai recherché pour allèger ma tache sont complètement démunies devant la moindre "urgence". La dernière en date n'avait d'ailleurs jamais approché de près ou de loin un décès, n'avait jamais posé de sonde urinaire chez l'homme et encore maintenant fuit comme la peste les ponctions veineuses un peu compliquées. Ce métier a changé et hormis les filles ( ou les gars) qui passent par la "case" Urgences, Réa ou Samu. Et excusez moi du peu, mais une infirmière scolaire qui prétend former au secourisme :
1) ce n'est pas sa partie, elle n'est ni enseignante, ni secouriste.
2) faudrait commencer par faire autre chose que de donner un "aspro" au gamin en attendant l'heure de la fermeture de l'école ou préparer le carnet de santé pour le docteur pour la visite médicale annuelle.

1)
 a)Enseigner les gestes d'urgences nécessite une formation particulière, une maitrise de son sujet ( pour pouvoir faire comprendre et répondre aux questions inattendues) et surtout une expérience du terrain ( càd avoir bossé les mains dans la mouscaille et pas à l'abri bien au chaud avec du matos nickel, bref comme chez soi) solide.
b) Savoir à qui on va dispenser son enseignement, càd connaitre son auditoire et savoir ce qu'il attend, ce qu'il est capable "d'ingèrer" et surtout de retenir, le tout en terme d'efficacité.

2)Ce n'est pas que les infirmières scolaires soient plus incompétentes que les autres, c'est juste qu'elles peuvent avoir la volonté mais pas la marge de manoeuvre suffisante au niveau hierarchique pour mettre en place les moyens nécessaires. Je ne parle même pas de budget...

Quand aux fameuses "8 minutes", nécessaire aux équipes pour se rendre sur place... Vous voulez déclencher le chrono dès la première sonnerie du tel pour voir ?
" Bonjour, vous êtes bien au Service d'aide médicale Urgente, veuillez préparer vos noms, votre adresse et patati et patata" ( le même message est répèté en angliche des fois que) et ça répète en boucle au moins 3 ou 4 fois pendant ce temps là, tu vides tes surrénales et le flip avec. Ah ça décroche et là y'a un mec qui te repose les mêmes questions ( rahhh tu l'aurais en face, tu lui colles un pain direct !) et qui te demande de te calmer, parce que naturellement comme t'y connais que nib et que c'est ton gosse ou ton pote ou ta nana( vous remettez dans l'oredre qui vous convient) qui est dans le coltard, ben ça se voit et s'entend que t'es en pleine panique.
Après faut voir si "on" sort ou si on envoie un autre moyen ! Ben oui ça vaut pas toujours le coup ( je me suis pris la tête avec un toubib que j'avais envoyé sur une crise d'épi sur la vp, et qui me pétait un scandale parce que j'avais osé le déranger pour ça. Ma réponse : ben t'es là pour sortir ou pour roupiller, si c'est pour roupiller casses toi chez toi") alors on envoie le truc chiant chez les pompiers et on dit : " on fait sortir un vsab pour voir !" ( si tu veux voir t'as qu'à y'aller ducon !).
Alors les 8 mn hein, quand on commencera par virer les répondeurs, je pense qu'on pourra prétendre aux 8 mn. Jusque là on peut multiplier au moins par deux entre la première sonnerie et l'arrivée de l'équipe qui dira à la radio "Sur place !", pour peu qu'on soit en pleine heure de pointe....
Bon je m'énerve et c'est pas bon pour mon coeur  :lol:.
N'oublions pas non plus que la régulation médicale doit aussi tenir compte des moyens dont elle dispose ( 3 bagnoles de réa et une ambulance de réanimation pour une grosse ville ça fait pas beaucoup) car une fois que les moyens lourds sont engagés, faut pas qu'il arrive une m*rde par dessus. La régul c'est ça aussi, c'est une question de moyens disponibles et en dotation, donc de budget et donc de ministère et redonc de choix politiques en terme de santé publique. On va pas plus loin sur ce sujet, car casse-gueule et puis c'est aussi une question de volonté des gens qui ont le pouvoir et pas forcément de couleur politique, mais bon, ça va super loin au niveau des choix et dans l'organigramme des pouvoirs.

Pour recoller un poil au truc, je pense que ce qui est super important c'est d'avoir bien compris comment les secours s'organisent et où on se situe, soit en tant que soignant ou secouriste, dans la chaine des soins ( ou des interventions). Quand on sait ce qui se passe au-dessus de soi et en-dessous de soi, on a plus de capacité d'adaptation pour présenter les situations et répondre aux demandes.

Voilà, j'espère ne pas avoir dit trop de conneries ... ;)
(Fourchage sur le clavier message incomplet corriger, mes excuses)
« Modifié: 11 décembre 2009 à 17:28:15 par Anke »

11 décembre 2009 à 17:16:16
Réponse #36

sharky


Anke,

La première fois que j'ai passé le SST, c'était au collège. J'ai été formé par l'infirmière scolaire monitrice SST. Peut être est ce le même cas pour l'anecdote au-dessus.

Quand j'ai repassé mon SST après 10 ans sans recyclage  :-[ , il y avait dans ma cession des infirmières-puericultrices de PMI et un médecin de PMI. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'était pas à l'aise du tout mais pas du tout avec le massage cardiaque, la PLS etc...

Stéphane

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12 décembre 2009 à 09:17:52
Réponse #37

Patrick


On a bien vu ici que la difficulté n'était pas les gestes, relativement simples et peu nombreux mais de garder la lucidité et le sang froid nécessaires en situation, quand on intervient 2/3 fois dans toute une vie de silmple citoyen.

URGENCES VITALE :
  • hémorragies : on bouche ou en cas d'impssibilité on comprime à distance
  • obstruction totale des voies respiratoies : 5 tapes + si besoin Heimlich et ainsi de suite
  • respire plus : RCP : 30 massages + 2 insufflations jusqu'à l'arrivée des secours
  • inconscient : dans tous les cas PLS
  • brulure graves : éteindre (ou rincer pour les brulures chimiques) + refroidir avec de l'eau

Pas plus, mais pas moins, à notre petit niveau de simple secouriste.

Toutefois, on remarque aussi que c'est notre tout petit niveau de secouriste présent sur les lieux qui va permettre de sauver car ce n'est pas au bout de dix minutes (dans le meilleur des cas) que les meilleurs des professionnels peucent récuperrer quelqu'un qui ne respire plus ou qui saigne abondament.

12 décembre 2009 à 09:25:36
Réponse #38

lilou6201


Salut Pat maintenant on insuffle plus on masse il est dit dans les nouvelles normes que masser insuffle de l'air à la personne car il y a un mouvement de la cage thoracique.Je parle de ça quand on est tout seul et même en secours on insuffle pluson masse et on pose le DSA (Défibrillatreur Semi-Automatique).
Pareil pour les brûlure pas d'eau froide mais eau tiède pour éviter l'hypotermie, il y a une distance à recpecter avec l'eau sur la peau et cette eau dois ruisseler sur la peau pas couler pour ne pas creuser la peau. Bon y a des trucs je me souviens plus mais, ça oui. pour les brûlure chimiques déshbiller totalement la personns sous la douche, pour les brûlure autresdéshabiller mais ne pas enlever si ça colle à la peau et couvrir la zone br^^uler d'un linge propre voir, de gazes stériles et couvrir la personne, la rassurer, bref les trucs habituels. Moi je conseille vivement de faire une formation à ceux que cela intéresse car on donne des choses à faire mais, si on ne connais rien on peut faire une bétises voir se mettre en danger ou aggraver le cas de la personne. Sérieusement un enfant peut mettre un adulte en PLS à lui tout seul et donner l'alerte voir faire plus alors foncer vous former..
Bonne journée à tous

12 décembre 2009 à 09:38:38
Réponse #39

sharky


Par rapport à l'eau tiède, c'est pas ce que j'ai vu en recyclage il y a deux semaines.

C'était bien eau froide (faible débit) pour absorber les calories et éviter que la brûlure ne s'étende ainsi que pour calmer la douleur.

De plus, en cas de brûlure thermique ne jamais déshabiller la victime

Tu peux voir par toi même dans le référentiel SST ci joint page 25:

http://www.ac-clermont.fr/hygiene-securite/1_secours/ReftechSST2.pdf


Stéphane
« Modifié: 12 décembre 2009 à 09:43:40 par sharky »
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12 décembre 2009 à 09:49:28
Réponse #40

Patrick


Salut Pat maintenant on insuffle plus on masse
Tu confonds avec les deux insufflations dites "starter" qui ont en effet disparu. Mais si on commence bien par masser (30), on enchaîne bien toujours par les insufflations (2). Quant à l'eau on fait avec ce qu'on a, là où on est et pour l'angle pareil.

12 décembre 2009 à 10:10:31
Réponse #41

sharky


Tu confonds avec les deux insufflations dites "starter" qui ont en effet disparu. Mais si on commence bien par masser (30), on enchaîne bien toujours par les insufflations (2).

La formatrice SST nous en parle depuis 2 ans, a priori toutes les insufflations devraient être supprimées dans un avenir proche...
Les mouvements du massage entraineraient mécaniquement le remplissage et le vidage des poumons. Ce serait déjà appliquer dans des services de secours étrangers.
C'est sûrement en cours de validation pour que celà passe dans le référentiel SST. C'est dans ses stages moniteur que notre formatrice en a entendu parler.
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12 décembre 2009 à 10:33:33
Réponse #42

Patrick


pour que celà passe dans le référentiel SST.
Pour infos, en terme de premiers secours il n'y a plus qu'un seul référentiel commun aux deux filières du secourisme en France (Sécurité civile et Ministère du travail). Ce qui diffère dans le référentiel c'est la partie prévention qui est seule abordée dans le SST ainsi que les risques spécifiques de l'entreprise concernée (normal la prévention des risques professionnels n'a pas sa place en pilieu public) et la fréquence de recyclage (tous les 2 ans pour le SST). Rappel, les titulaires du SST à jour de leurs recyclages sont officiellement détenteurs du PSC1. Les titulires du PSC1 doivent suivre le module prévention du SST pour pouvoir exercer en entreprise. Le code du travail ne fait pas de différence entre PSC1 et SST puisqu'il ne spécifie pas le diplôme requis. Par contre, l'Assurance Maladie (CNAMTS) qui gère la prévention des risques professionnels pour les entreprises du régime général en France, recommande que les secouristes d'entreprise soit SST en non pas seulement PSC1. A noter que cette "recommandation" si elle n'est pas réglementairement exigible de par le code du travail, le devient en cas d'accident grave ou mortel car la jurisprudence a actée que la faute inexcusable de l'employeur pouvait être engagée pour défaut à ses obligations de formation en matière de sécurité et de dispositions prise pour la sécurité de ses salariés.

C'est dans ses stages moniteur que notre formatrice en a entendu parler.
Oui, on en parle déjà depuis longtemps, mais ce n'est pas en vigueur.

12 décembre 2009 à 11:06:15
Réponse #43

Anke


Je plussoie tout ce que vous dites. Les recommandations et les protocoles c'est vachement bien parce que ça cadre un enseignement et une pédagogie avec une recherche d'objectifs précis et ciblés.
Maintenant sur le terrain : on ne fait correctement que ce que l'on a bien compris et ce à quoi on est bien entrainé.
Un exemple à la con, [font=Verdana]faut pas faire c'est juste pour illustrer la démarche[/font]: obstruction des voies resp, heimlich marche pas, je peux pas aller chercher le bordel car trop loin dans la trachée, le patient est sur le dos. Je mets la tête en rotation vers l'épaule gauche et je souffle dans le mec. Pourquoi ? Parce que en positionant la tête comme ça je mets la bronche souche droite direct dans l'alignement de la trachée et j'espère pousser l'obstacle dans la bronche droite libérant ainsi la bronche et donc le poumon gauche ( regarder comment et où se séparent les bronches ( cet endroit s'appelle la carène) juste au dessus du coeur).
Mon propos est donc le suivant : en ayant compris et mémorisé la disposition anatomique du bordel, je suis en mesure de mieux comprendre ce que je fais et ce pourquoi je le fait ( du reste cette technique de bascule de la tête est utilisée en réa pour aspirer les patients intubés afin de ne pas faire d'aspiration sélectives).
Dans l'exemple débile( ne pas s'amuser à faire dans la vraie vie sauf peut-être avec un réanimateur à coté cité plus avant, mon patient ne va respirer qu'avec un seul poumon et a de fortes chances de développer un abcès pulmonaire sur le poumon droit, mais sur le moment on s'en fout, le but c'est jsute de le garder vivant pour l'instant.
Alors : apprentissage théorique, compréhension, pratique, mise en situation, réactualisation des connaissances mais pas en fonction des circulaires, en fonction des progrès médicaux qui se sont révèlés probants, efficaces, rodés.
Faisons ce que l'on sait bien faire( et bien compris) d'abord. Qu'on ne fasse plus tel ou tel machin : insufflations deux ou 1000, peut m'importe, je mets en place ce que je connais et maitrise le but c'est de lui sauver la peau, pas de respecter un protocole rigide qui peut être un carcan. S'adapter aux situations, être mouvant, mobile, une fois de plus...  ;)

12 décembre 2009 à 13:31:30
Réponse #44

cubitus


Merci Anke !   :doubleup:

+ 1 avec toi.

Dites vous bien que dans la vraie vie, ça ne se passera pas comme vous l'aurez fait en formation. On vous a appris à insuffler ? Ok, sauf que le gars il n'a plus de machoire... ça va pas être facile. Je fais quoi, alors, je me mets sur pause ? Non, je m'adapte, je masse juste parce que je sais que ça peut suffire.

Quand on n'a qu'un marteau, tout ce qu'on voit ressemble à un clou. Alors enrichissez votre boite à outil !
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

12 décembre 2009 à 13:41:16
Réponse #45

Anke


Citer
Ok, sauf que le gars il n'a plus de machoire... ça va pas être facile. Je fais quoi, alors, je me mets sur pause ? Non, je m'adapte, je masse juste parce que je sais que ça peut suffire.
Mode morbide "on"
Pas d'ac, tu mets une durite là où ça fait des bulles et tu souflles dedans.
Mode morbide "off"
(fait sur intervention avec une sonde d'intub sur un fracas facial)
Mais bon, là on dépasse largement le cadre du secourisme ( en fait c'est ça qui est difficile : respecter le cadre dans lequel on évolue, le cadre dans lequel on dispense un enseignement. Le but c'est que les gars ne se fassent pas des noeuds au neurones avec des trucs pas assez ou trop techniques, pour ça les protocoles c'est vachement bien car ça donne les limites dans lesquelles on peut évoluer. En fait les "bordures" sont un brin floues et sont à redefinir à chaque fois pour que le discours reste cohérent et recevable vis à vis de ses interlocuteurs. Enseigner et former les autres, c'est un métier !)

12 décembre 2009 à 15:42:29
Réponse #46

Bison


Du haut de ma minuscule expérience, j'aurais un doute sur l'opportunité de supprimer toute insuffalation en réanimation ...

En effet, les insufflations fournissent l'occasion de remettre la tête de la personne inconsciente dans une position correcte libérant les voies respiratoires.

Sinon, on peut "masser" pendant deux minutes sans s'apercevoir que la tête est retombée dans une position défavorable ...

Et puis, par rapport à une respiration "petit chien", cela ne vous fait pas du bien, à vous, de respirer un ou deux grand coups? L'apport de deux ou trois litres d'air frais, qui "ouvrent" bien les alvéoles pulmonaires, cela ne doit pas faire de tort.

Je me demande si cet "abandon" des insufflations n'a pas une raison cachée, d'ordre psychologique, ou pire, d'ordre "politique" :

1 - les insufflations (le "bouche à bouche"), c'est peut ragoûtant, donc cela pourrait "bloquer" un secouriste de telle sorte qu'il risque carrément de s'abstenir d'intervenir ...
En allant plus loin :  certaines personnes, rien qu'à l'idée d'avoir à apprendre ce genre de "geste", et sans savoir que l'entraînement se fait sur mannequin dans des conditions aseptisées, sont effrayées par une formation de secouriste ...

2 - les insufflations pourraient transmettre des maladies ... avec le risque juridique de voir la personne infectée se retourner contre les autorités qui auraient recommandé cette pratique. Je crois que le risque de contamination est bien faible, mais dans certains pays cela peut faire peur aux "autorités" ...

Je me demande aussi si ces recommandations chiffrées, aussi précises que variables au cours du temps, sont bien validées par des expériences significatives, du genre :  on en assomme 20 que l'on réanime de telle manière, et puis on en assomme 20 autres que l'on réanime d'une autre manière. En procédant par essais et erreurs ...  ;#
« Modifié: 12 décembre 2009 à 15:47:46 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

12 décembre 2009 à 16:47:57
Réponse #47

Anke


Bison, tu n'as peut-être pas tort... C'est vrai qu'un mec inconscient qui se met à dégueuler pendant que tu lui fais le bouche à bouche, c'est moyen moins ( sauf si t'es "fan" du boeuf mironton réchauffé, voyons le coté positif : la sauce en sera pas figée !  :lol:. C'est sale hein  :lol:).
Sur le terrain, perso je fais le choix de rester pragmatique et d'essayer d'avoir du sens pratique :
Qu'est-ce qui fait marcher le neurone ( la fonction neuro supérieure qui gère toutes les fonctions végétatives pour faire simple) ? Le sucre et l'oxygène. Bon là mon gars il est en arrêt resp. Depuis combien de temps ? Qu'est-ce qui lui reste en O2 dans ses globules ? Il est en hypoxie, hypercapnie ( je vous laisse chercher les definitions hein  ;)) ? Ben j'en sais rien !
Si je souffle dedans est-ce qu'il a plus de chance d'avoir un apport en O2 plutot que si je souffle pas ? Ben ça c'est une évidence, alors j'arrète de me faire des noeuds au bulbe car l'équipe de réa quand elle va arriver sur place, elle va pas se faire chier au moins pendant le premier quart d'heure, ça va être l'O2 à 100%, elle finassera( indicateur : capteur de saturation) après qu'elle aura trouvé une voie d'abord correcte pour balancer les drogues qui vont bien dans le mec.
Donc, personnellement je fais à l'ancienne : un mec à la ventile qui libère les voies aérienne et un mec à la pompe qui masse pour ramener du volume circulant. On a le droit de coller son oreille sur le poitrail du gars pour voir si on ventile les deux poumons.
Donc on ventile et on masse.
Tiens tant que j'y suis, pour récupèrer du volume on peut essayer de profiter de la loi de la gravitation pour rec du volume. Le mec en pls la tête en bas et les pattes en l'air( le sang qu'il a dans les jambes revient vers la tête : c'est le principe de la bouteille qu'on renverse, le liquide contenu va mouiller le bouchon) dans la pente d'un talus par ex ( si le terrain s'y prête evidemment et si le gars n'est pas cassé de partout et qu'on peut le bouger un peu, et pas une pente à 90° non plus hein  :lol:) en plus ça peut participer à la libération des voies aériennes sup des sécretions et autres écouleemnts qui peuvent participer à bas bruit à l'encombrement bronchique.
Voilà, vous complètez et rectifier car c'est plus tout à fait mon quotidien ces affaires là...sigth, hélas trop vieux maintenant ( damned !).

Patrick n'a pas tort non plus, car en tant que secouriste y'a des trucs qu'on a le droit de faire et d'autres pas. Le coté juridique est aussi malheureusement à prendre en compte de nos jours. Pensez aussi à vous. La feinte sur ce plan là, c'est d'appeler immédiatement le Samu, car toutes les conversations sont enregistrées et les bandes d'enregistrement sont des éléments reconnus par la justice. Chez les pompiers je ne sais pas si c'est pareil, les confrères le diront surement. Après vous n'avez plus qu'à vous laisser guider par le mec au bout du fil.  ;)
« Modifié: 12 décembre 2009 à 16:53:56 par Anke »

12 décembre 2009 à 17:19:21
Réponse #48

lilou6201


J'ai trouver ça et je trouves ça pas mal
http://vimeo.com/7754085

12 décembre 2009 à 17:31:23
Réponse #49

Anke


Pas mal ?
Super oui !!!! :doubleup:

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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