j'avais raté ce fil

ça m'a bien fait rigoler, ta douce a un sacré cran quand même

elle est un peu facile mais :
"le bonheur ça se trouve pas en lingots, mais en p'tite monnaie" (Bénabar, la p'tite monnaie)j'aime aussi ces petits contentements du quotidien, je fais partie de ceux qui pensent que le bonheur ne vient pas de la grosse bagnole et de l'appart tout design qui font saliver son voisin, mais des petites choses simples et pas chères du quotidien. Laissons aux objets leur unique valeur utilitaire, cherchons le bonheur ailleurs que dans la possession et la frime.
Payer un verre à mon pote Camerounais qui galère pour s'en sortir et qui se bat depuis 6 ans entre les études et le boulot, l'inviter à bouffer chez moi et en profiter pour lui faire découvrir un nouveau plat pas cher et facile à cuisiner.
Une bonne tranche de rigolade tout seul dans ma chambre en revoyant des photos qui rappellent des bons moments.
Prévoir plusieurs heures de correspondance à Paris pour mon retour en Italie, pour prendre le temps d'accompagner ma douce à l'aéroport puis d'aller me promener quelques heures avant d'aller prendre mon train.
Faire des trucs de gosse : sauter de plot en plot en ville ou de caillou en caillou au bord de la mer, grimper aux arbres, grimper sur un muret au lieu de marcher sur le trottoir... Souvent suivi de près par le petit frère de ma copine (12 ans), pendant que celle-ci rigole qu'on est aussi gamin l'un que l'autre alors qu'il y a 10 ans d'écart

Prendre 2 minutes pour aider la dame qui sait pas comment marchent les bornes RER à prendre son ticket.
Passer un après-midi à discuter avec mon grand-père pendant qu'il est encore là pour me raconter ses bêtises de jeunesse.
J'avais lu un truc intéressant sur le bonheur, j'arrive plus à remettre la main dessus. C'était des statistiques qui disaient que la proportion de gens qui se disent heureux n'était pas plus élevée dans nos civilisations "avancées" que dans d'autres pays où les gens "galèrent". N'ayant plus l'article sous la main, je préfère pas donner de chiffres ni de noms, mais c'est intéressant de se demander pourquoi. Je pense que tout ça c'est en partie une histoire de
Pyramide de Maslow.
Dans des pays "pauvres", les gens ont déjà du mal à combler le premier étage (besoins physiologiques), alors s'ils arrivent à combler un peu le 2ème (sécurité), ils s'estiment heureux.
Dans notre pays, les 2 premiers étages sont assez facilement satisfaits par la plupart des gens, le bonheur vient plutôt de l'accomplissement des étages supérieurs. Mais ces étages supérieurs sont plus difficiles à satisfaire parce que bien plus subjectifs et dépendants de notre vision de la vie. Le marketing l'a bien compris, et joue à fond sur les besoins sociaux et l'estime, au point d'avoir réussi à convaincre les masses qu'être heureux c'est posséder.
"Le besoin crée l'envie, et l'envie le besoin, alors cherchons encore, comment aller plus loin" (Merzhin, je sais quelle chanson). Pour certains c'est la bagnole, pour d'autres c'est la carrière ou la célébrité, pour d'autres c'est la famille.
Y'en a qui courent après un idéal de bonheur impossible à atteindre, pour se donner une bonne excuse pour pas être heureux, alors que dans leur vie ils ont les ingrédients pour y arriver. Et au contraire y'en a qui ont l'air de galérer et pourtant arrivent à trouver leur dose de bonheur. J'ai une vision du bonheur assez proche de celle des bouddhistes : empathie, ouverture à l'autre, rendre au matériel sa vocation utilitaire au lieu d'y chercher l'accomplissement d'un besoin d'estime, profiter des petites choses et saisir les opportunités.
"Puisqu'il faut vivre, autant le faire avec le sourire" (Soprano, "puisqu'il faut vivre")
"Le bonheur est une décision donc juste fais-le" (Soprano, "juste fais-le")