Hier soir, nous devions assister à du sport, du vrai, avec des hommes des vrais, déterminés à défendre leur avenir.
Chouette, me sui-je dit, ça c'est bon, c'est chargé de sens positif, c'est pas comme enculhanta ou l'île de la tente aux fions.
Je suis d'autant plus rassuré en entendant les hymnes que les mecs ont l'air d'en vouloir et le tout avec la garantie du drapeau promouvant le fair play en arrière plan.
En guise de combat, on a eu droit à 14 lions Irlandais transcendés par un public exemplaire et, de l'autre côté, 3 lions seulement + 11 clowns apeurés et 50 000 débiles qui ont sifflés la plupart du temps.
Cela dit, ils ont seulement sifflé jusqu'à ce que T. Henry réussissent l'exploit technique qualifiant la France, dans la liesse générale sans la plus petite honte, gêne, ni marque de dignité envers l'adversaire accablé.
Mais c'est pas grave, "on" est en Affrique du sud", comme ils disent et peu importe l'exemple une fois de plus donné à tous nos jeunes : t'inquietes pas mon gars, même si t'es pas valeureux, si tu bosses pas dur, tu pourras réussir et tout le monde s'en branlera du comment tu as fait, car seul le résultat compte. Je pense même que la triche devrait désormais être officiellement admise aux examens.
Quid du credo que "toujours tricher, toujours gagner c'est seulement quand sa peau est en jeu".
Par contre, du côté de Dublin, eux, ils ont eu l'exemple de 12 000 vrais supporters, 14 vrais joueur et d'un entraîneur, qui ont démontrés que le vainqueur, le vrai, c'est celui qui garde sa dignité dans l'adversité.