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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: 11 novembre - jour du souvenir  (Lu 9582 fois)

08 novembre 2009 à 16:36:22
Lu 9582 fois

Rouri


Au Champ d'honneur*
(Adaptation du poème: In Flanders Fields, de John McCrae)

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.

*Adaptation française du major Jean Pariseau

___________________

Liens sur les activités de la semaine des anciens combattants au Canada
http://www.vac-acc.gc.ca/souvenir/sub.cfm?source=archives/semaine2009

Extrait du site:

« Les anciens combattants canadiens sont des hommes et des femmes ordinaires qui ont accompli l'extraordinaire pour protéger notre liberté et assurer notre sécurité.

Il y a bien des façons de vous souvenir des anciens combattants canadiens et de leur rendre hommage. En voici quelques-unes :

    * Portez un coquelicot au-dessus de votre cœur.
    * Assistez à la cérémonie du jour du Souvenir organisée dans votre ville ou village.
    * Rendez visite à un ami ou à un proche qui revient de l'Afghanistan ou qui a servi ailleurs dans le monde.
    * Écoutez un ancien combattant parler de ses expériences
    * Créez un mixage et envoyez-le à la chaîne de la Semaine des anciens combattants dans YouTube (Ouvrira une nouvelle fenêtre) et à notre fil du Souvenir. Créez un mixage et ajoutez-le à notre de la Semaine des anciens combattants.
    * Visitez la page des fervents (Ouvrira une nouvelle fenêtre) de la Semaine des anciens combattants dans Facebook et écrivez sur notre mur ce que vous avez fait pour vous souvenir.
    * Changez votre photo dans Facebook par un coquelicot, écrivez sur votre mur ce que vous avez fait pour vous souvenir ou créez votre propre page de fervents du Souvenir.
    * Écrivez sur le Souvenir dans votre blogue.

Peu importe le moyen que vous aurez choisi, faites-le savoir à un ami, à un proche ou à un collègue et mettez-le au défi de faire de même. »

08 novembre 2009 à 21:26:17
Réponse #1

enzo


Pour moi ils sont tous à jamais dans mon coeur......  :closedeyes:
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

08 novembre 2009 à 21:55:47
Réponse #2

Rouri


Le coquelicot, symbole du souvenir

L'adoption du coquelicot en tant que symbole du Souvenir a des origines internationales. La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA, au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lu le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse. Comme elle le précisa plus tard : «Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de «Garder la foi avec toutes les personnes décédée».

Par la suite, en avril 1920, elle a mené avec succès une campagne pour que l'American Legion reconnaisse le coquelicot comme le symbole officiel du Souvenir. Au même moment, Mme Guérin, de France, inspirée elle aussi par le poème de John McCrae et à l'exemple de Moina Michael, devint à son tour une ardente défenseuse du coquelicot comme le symbole du Souvenir de ceux qui sont morts à la guerre. Son propre organisme, l'American and French Children's League, vendit des fleurs en tissus afin de recueillir de l'argent dans le but de rétablir les régions d'Europe dévastées par la guerre.


En 1921, Mme Guérin alla en Grande Bretagne et au Canada au nom du coquelicot et a convaincu la British Legion nouvellement formée et l'Association des anciens combattants de la Grande Guerre (l'ancêtre de la Légion royale canadienne) d'adopter le coquelicot comme le symbole du Souvenir. Dans les deux pays, la première Journée du coquelicot a eu lieu le 11 novembre 1921. En Australie, la Returned Soldiers League adopta le coquelicot comme le symbole du Souvenir la même année.

La première année, les coquelicots artificiels étaient achetés auprès de l'organisation de Mme Guérin, en France. Mais, dès 1922, les divers pays ont entrepris de fabriquer les fleurs chez eux. Au Canada, ils étaient fabriqués par l'atelier d'artisanat des anciens combattants du ministère du Rétablissement civil des soldats où travaillaient des soldats handicapés. Après sa création en 1925, la Légion canadienne (connue sous le nom de Légion royale canadienne depuis 1959) organise la campagne du coquelicot au Canada.

Dans une des premières édition de la revue de la Légion, The Legionary, on explique l'importance de l'achat des coquelicots fabriqués par les ateliers d'artisanat des anciens combattants par rapport aux autres versions commerciales : «Les vétérans handicapés des ateliers d'artisanat des anciens combattants et de la Croix-Rouge créent de vrais monuments commémoratifs, tandis que les répliques produites dans des conditions de concurrence commerciale ne sont rien de plus que de simples fleurs artificielles»

Le coquelicot artificiel continue de fleurir comme le symbole du Souvenir au cours de la semaine précédant les cérémonies commémoratives officielles du 11 novembre. Aujourd'hui, des millions de Canadiens et de Canadiennes portent l'emblème rouge vif afin de se souvenir et d'honorer les milliers de leurs compatriotes qui sont morts à la guerre.


Source:

http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/remember/poppy_f.shtml
« Modifié: 08 novembre 2009 à 22:04:38 par Rouri »

08 novembre 2009 à 22:05:41
Réponse #3

Rouri


Enterrement de trois sous-officiers sur le champ de bataille
Ivor Hele (1912-1993)

Dans une entrevue en 1983, Hele se souvenait : « L'évènement le plus émouvant pour moi en Nouvelle-Guinée a eu lieu avec le 2e/3e commando, et trois de ses sous-officiers tués, qui avaient été étendus sur le sol. J'ai commencé à dessiner et il s'est mis à bruiner, et d'autres gars, qui creusaient comme des fous, se sont arrêtés et, à l'aide de bâtons, ils ont étendu un drap au-dessus de moi. » Les hommes tenaient à ce qu'il représente l'incident.

09 novembre 2009 à 09:37:56
Réponse #4

Lynx


"La guerre mon vieux, tu sais ce que c'était,
mais quand nous serons morts, qui donc l'aura jamais su ?"

Jacques Meyer (ancien combattant)


Il y a quelque temps de cela, je me trouvais devant une vitrine, en Allemagne, devant l'uniforme de Guillaume II, dans le château berceau de la famille des princes de prusse. Il y avait du monde, bien sûr qui tournait en s'extasiant sur des objets, des babioles d'époque... j'ai plongé mon regard sur ces décorations princières, en revoyant les photos d'époque, ou ces quelques morceaux de films mal gauchis, flottant, secoués par la machine....
Cet uniforme a été surement vu, il y a 90 ans, dans un journal, une illustration...j'ai vu alors mes ailleux, a la ferme, seuls devant le balancier de la comtoise... demain, ils allaient partir. Quitter femme et enfants, parents, famille, quitter cette terre pour de sombres années d'horreur.
Ils allaient devoir participer à la tradition macabre du sacrifice des générations des guerres d'influence. Ils allaient participer à un accouchement violent, brutal, malsain. Celui de l'avènement de la guerre industrielle, de la mort à la chaine, de la rentabilité mécanique dans l'abattage humain, de l'affrontement des calculs stratégiques d'un autre monde à l'épreuve des inventions plus terribles les une que les autres.

Et face à cela, des paysans pour la plupart, arrachés à leur terre pour affronter d'autres paysans. Des peuples dressés à mort dans un carnage dont les chiffres mêmes en deviennent abstraits... 1000 morts en 10 minutes, 17000 en trois jours......

C'est en parcourant les terres de ces combats que l'on se pénètre de cette souffrance... cicatrices centenaires d'une terre qui n'en fini pas de vomir les horreurs de ces batailles ou l'on exhortait le courage et la fierté, l'honneur et la patrie pour remercier d'un autre sacrifice inutile, d'un enfant sans pére, d'une épouse effondrée...et d'une autre..et d'une autre...et d'une autre...et de dix millions d'autres.... dix ... millions....

Je revois les photos de mes ailleux, chargés d'une tenue mal dégauchie qui allait pour certains leur servir de linceul, disparus à l'ennemi loin de leur terre, de leur pays même. J'entend les souvenirs de mon grand père parlant d'un père absent, d'un beau père meurtri dans son corps mais surtout dans son âme d'avoir combattu sur les sommets vosgiens. Et je revois mon nom, étrange filiation de celle de cet homme dont le souvenir demeure sous cette croix blanche parmi centaines d'autres.

Curieuse plongée que celle que m'a provoquée cette hypnose... si seulement ils avaient pu imaginer qu'un jour, moi, leur arrière petits fils, je me serais trouvé un jour à contempler dans le saint des saints de la maison des princes de prusse, ce vêtement portant le  symbole de tant de haine et du sacrifice d'une génération.

J'ai eu le sentiment d'accomplir quelque chose, de boucler une histoire, de dire au final que l'europe a vaincu des siècles de folie absurde dont les fondements doivent en rester l'histoire et la mémoire.

J'aurais voulu connaitre ces hommes, leur témoigner mon respect, leur dire que nous allons témoigner pour eux, pour que cela n'arrive jamais plus, pour que la raison et la sagesse surpasse la bêtise des extremissmes nationaux, politiques...

Et pourtant, les générations passants, l'oubli étouffe les traces, efface les cicatrices...

Prenez le temps, ne serais-ce d'un week end pour aller marcher sur ces champs de bataille, écoutez ce que la terre chuchotte, ces tombeaux à vif d'hommes enterrés ici ou là sans sépulture. Il sont partout, dans les arbres, les fleurs, mêles dans la mort. Francais, allemands, canadiens, belges, américains, sénégalais, marocains....ils nous racontent ce que nous sommes, ils nous racontent notre chance d'être bien nés, heureuses pousses levées d'une terre de cendres et de cris.

Ce 11 novembre, soyons juste dignes d'eux.


Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

09 novembre 2009 à 19:47:43
Réponse #5

cromagnon


Pourquoi attendre le 11 novembre pour rendre hommage à nos anciens et quelques soient leur nationnalité et leur religion.
-LA SOMME
-VERDUN
-NOTRE DAME DE LORETTE
-VIMY
-LES CRETES DES VOSGES ( l'HARTMANNSWILLERKOPF )
-LE CHEMIN DES DAMES
-Et j'en oublie
Les cimetières et les monuments ne manquent pas ,sans compter les musées.
"La ligne de feu ,c'est le bord d'un espace désert ,ou seule la mort habite" PAUL CAZIN
"Je pars soldat de la République pour la dernière des guerres ,la Paix universelle et le désarmement général" CHARLES PEGUY
Un de mes grands Pères a fait la première bataille de la MARNE et a été blessé gravement ,l'autre s'est battu avec le 35 d'infanterie dans l'enfer de VERDUN;
Le 11 ,allez tous aux monuments aux morts de votre coin .
C'est le plus beau hommage que nous pouvons faire.
Ce n'est que mon avis
A +  ;)
l'homme d'action est celui pour qui rien n'est écrit ( LAWRENCE D'ARABIE )

09 novembre 2009 à 21:27:52
Réponse #6

Rouri


Lynx, les mots me manque... :up:

Citer
Ce 11 novembre, soyons juste dignes d'eux.
:'(

09 novembre 2009 à 22:17:15
Réponse #7

ERECTUS




L'homme peut faire mieux.

A la Somme où je suis né.
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

09 novembre 2009 à 23:49:13
Réponse #8

Ibis


Mon cours d'Histoire s'est arrêté en 14,

en rhéto, devant l'inspecteur, une fille ne savait pas que JC, Jesus et le Christ désignait la même personne

Toujours en rhéto, ma bonne amie était américaine et pensait que "c'est arrivé près de chez vous" était un docu tandis que "La liste de Schindler" une fiction de série B
Bcp de mal pour lui expliquer

Mercredi je serais à la Tour du Congrès avec mon fiston et j'essaierais de lui expliquer mais j'essaie surtout de lui donner goût à la lecture, pour qu'il apprenne par lui même.

www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

10 novembre 2009 à 08:28:10
Réponse #9

DavidManise








Ca serait pas mal si ça s'arrêtait, non ?

Le courage et l'honneur et tout ça, c'est super...  mais ça n'est nécessaire qu'à cause de la Connerie avec un grand C.  Dans un monde idéal, on règlerait le problème à la source, en commençant par soigner nos esprits tordus à nous... 

Tellement de souffrance, tellement de traumatismes, tellement de vies, de jambes, de bras, de visages perdus.  Tellement.  Tout ça à cause de la soif de pouvoir et de possession d'une poignée de trous du cul qui n'avaient pas grand chose à perdre à risquer la vie des autres.

Je ne suis pas anti-militariste.  Je ne suis même pas pacifiste.  Celui qui veut m'asservir et me dominer, je lui explose la gueule.  Mais moi, là maintenant, je me fais la promesse de ne pas être l'agresseur.  Et si tout le monde fait pareil, déjà... 

David
« Modifié: 10 novembre 2009 à 08:35:54 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

10 novembre 2009 à 08:46:43
Réponse #10

Kilbith


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 novembre 2009 à 09:00:47
Réponse #11

Gros Calou


Yo ! Il y a un roman "la chambre des oficiers" de Marc Duguain dont un film du même nom a été tiré, traitant de la souffrance des ces "gueules cassées"

Cette guerre a été une boucherie 60 millions d'homme engagé, 10 millions de morts, 20 millions d'invalides ........  :'(

Moi aussi, là maintenant, je me fais la promesse de ne pas être l'agresseur.

 ;)




10 novembre 2009 à 13:27:19
Réponse #12

Mad Max





Sur la photo, les soldats sont de vieux briscards. C'est comme ça qu'on imagine le poilu en général.
Demain, j'irai au bois de la Gruerie, à côté de Suippes, dans la Marne, où est tombé le seul homme de ma famille qui est mort durant le conflit, le 30 juin 1915. Et quand j'écris homme, en fait le gamin n'avait pas tout à fait 19 ans.
C'est à peu près l'âge qu'ont mes deux aînés. J'ai du mal à les imaginer dans une tranchée, le fusil à la main en attendant le signal de l'assaut et pourtant c'est bien ce qui est arrivé au jeune Jean-Baptiste qui est tombé au champ d'honneur. Il est enterré au cimetière national de St-Thomas en Argonne.

Pour ceux qui voudraient faire une recherche  : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/pages/index.html
« Modifié: 10 novembre 2009 à 13:43:06 par Mad Max »
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10 novembre 2009 à 16:44:43
Réponse #13

ERECTUS


Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

10 novembre 2009 à 16:53:24
Réponse #14

** Serge **


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

11 novembre 2009 à 12:46:23
Réponse #15

ERECTUS


Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

11 novembre 2009 à 14:03:19
Réponse #16

lilou6201


Toutes les guerres ont leurs lots de souffrances, de morts, et de blessés.N'oublions jamais aucunes d'entres elles pour que cela ne se reproduisent JAMAIS et que PLUS JAMAIS des familles, des enfants et des femmes soient meurtris par ces fléaux.
Souvenirs à mes deux grands pères, partis, déjà, sans raconter  tout cela mais, un grand merci à ceux qui racontent leurs souvenirs de ces fléaux dans des endroits tels que Dachau et autres pour que cela reste en mémoire et que cela ne se reproduisent jamais.Respect à tous ceux qui l'ont vécus de loin ou de près et un grand hommage à eux pour leur courage....

11 novembre 2009 à 15:32:21
Réponse #17

Patrick


Moi je veux bien que d'aucun pensent que l'homme est intrinsèquement bon et que les guerres ne sont que folies des puissants, mais pour en avoir quelques apperçus j'ai un très gros doute sur cette nature "bonne". Donc j'ai un peu peur que l'hommo erectus et sapiens sapiens se foutant sur la gueule depuis l'origine il ait encore quelques efforts pour changer fondamentalement. Si vous avez un doute assistez aux audiences correctionnelles et aux assises pour vous en convaincre.

Pour autant, en ce jour, j'ai une pensée chaleureuse et emplie d'émotions pour ces soldats de toutes origines et continents qui ont honnoré notre sol de leurs pas et hélas de leur sang. Qu'on oublie pas que peut-être celui qu'on sera tenté d'appeler negro, bougnoule ou niakwé a eu un grand père qui a combattu, souffert et peut-être perdu la vie sur notre sol et que ceci est une dette inaliénable.

N'oublions pas cette mosaïque d'Américains, Britaniques, Canadiens, Australiens, Neo Zélandais, Sud Africains, transis de froid et de peur dans NOS tranchées.

Ayons aussi une pensée pour TOUS nos soldats encore une fois unis loin de chez nous en Afghanistan et demandons nous ce qui se passerait s'il n'arrivaient pas là bas à stopper la barbarie.

11 novembre 2009 à 16:13:29
Réponse #18

éclipse


mmh,

La guerre est l'état naturel de l'humanité.
Voilà.

corps hachés,
âmes hantées
vies brisées,
familles anéanties de chagrin.

Il y a ceux qui "en voulaient" (patriotisme ou bien carrière),
ceux, présents par obligation (la majorité, évidemment),
les réfractaires (des convictions, eux aussi ; 12 balles)

Sur le plan individuel je n'y vois pas de victimes !
J'y vois des héros !
Le plus souvent malgré eux
(si tu ne t'occupes pas de politique, c'est elle qui…)

Je suis très mal à l'aise avec la "victimisation",
et avec le "plus jamais ça".

Les conditions sont très différentes, mais je repense à "l'affaire d'Uzbin", récente, où les parents ( :'( ) semblent vouloir un procès et "poser" leurs enfants en victimes.

Ces hommes, volontaires, morts au champs d'honneur, auraient-ils "apprécié" que les leurs les montrassent comme des "victimes" alors qu'ils se sont battus comme des lions dans une des plus redoutable situation qui soit : une embuscade ?

Par respect, et même s'ils n'ont pas eu le choix (en 14), je préfère les voir comme des héros plutôt que comme des victimes.

Quant au "plus jamais ça" : on ne vit pas dans un monde de bisounours.
S'il faut, j'irai nous irons.
Et personnellement, je sais pourquoi.
Et je ne suis pas une victime.
Dites-leur.







… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

11 novembre 2009 à 16:25:36
Réponse #19

ERECTUS


ça veut dire quoi : s'il faut  j'irai nous irons

Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

11 novembre 2009 à 16:44:02
Réponse #20

éclipse


Fogofwar,
cela veut juste dire que je me sens solidaire de ceux qui y "sont allés".
Pourquoi ? : des valeurs partagées, que je défendrai à mon tour…

Mais je voulais surtout, par ce message, alerter sur le côté "malsain", "délétère" (il me semble), à ne voir que des "victimes" dans les guerres où "nous" avons été impliqués.
éclipse.

ps : est-ce que je te réponds ?
sinon, gaffe à ne pas pourrir ce fil. mp si tu veux.

« Modifié: 11 novembre 2009 à 17:01:47 par éclipse »
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

11 novembre 2009 à 16:45:26
Réponse #21

Anke


Beaucoup de respect et Lynx bondieu, tu causes bien, rien à ajouter sur ce que tu as dit. Rien non plus sur ce qu'on éprouve tous aujourd'hui, sur ce qui a été dit ou ici ou ailleurs, je pense que les gens sont sincères.

Néanmoins ça devait être la "der des der", 20 ans après on remettait ça avec en plus un génocide et de jolies trouvailles plus de plus en sophistiquées pour ziguouiller son prochain, voire son frère. Celle-là finie, on remettait ça en Indo ou en Algérie( pour ce qui nous oncerne) avec les cortèges de "gégène", de coupage de roubignolles et d'éventration de femmes enceintes, le temps passe et passe encore et ça ne s'arrète pas. Y'en a toujours une pour montrer la cruauté ou l'innommable, on en arrive même à vouloir tuer des gamins pour ne pas à avoir à les affronter quand ils seront grands et de balancer tout un tas de saloperies ( phosphore, bactéries et j'en passe) pour éliminer des populations entières de la surface du globe.

Oui, se souvenir, c'est bien, on a le respects des morts, ça "colle" à nos valeurs qui sont louables.
Mais voilà, quand je vois comment ça se passe aujourd'hui, je regrette, mais tous ces mecs sont morts pour rien, car on a toujours pas compris si on prétend ne pas aimer la guerre, parce que la guerre c'est ce spectacle là, c'est ce résultat là et pas autre chose !

"Quelle horreur ces photos, ces visages détruits !"

Ben c'est quand même ce à quoi servent une bombe, un canon, un fusil d'assaut et les munitions qui vont avec. C'est bien dommage, mais c'est la réalité, la vraie vie ( en l'occurence).
Alors voilà, je me souviens de ces mecs qui sont tombés au "champ d'honneur" ( tu parles ! Où il y a de l'honneur dans ce type de boucherie ?) parce que en défendant leur sol contre un agresseur ou pour conquérir leur liberté, ils ont dégommés les enc**és d'en face.

En fait c'est un peu comme en self ( pour le peu que j'en connais), amis en plus grand... Dans l'abscence d'alternative pacifique, faut taper le premier, vite et fort pour "coucher" celui d'en face ( sans pour autant s'acharner dessus une fois qu'il est KO evidemment... on est pas des bèèèèètes non plus !) et tous les moyens sont bons, les plus perfides comme les plus directs, il faut rester debout, en vie, c'est tout !

Maintenant que les nazis ou les talibans ( c'est kif-kif) repointent le bout de leur sale gueule à ma porte, je fais la promesse d'être l'agresseur le plus vite possible et en étant le plus efficace possible pour qu'ils n'aient pas le temps de faire toutes les saloperies pour lesquelles ils sont connus.

Je me souviens et pas spécialement le jour des commémorations( mais les commémo, c'est bien aussi, ça permet de fixer une date un peu comme un rendez-vous), parce que je leur dois bien ça à ces gars là, je leur dois d'être en alerte, vigilant, en code rouge. C'est la leçon qu'ils m'ont donné, à moi de faire en sorte de ne pas l'oublier.

Bon voilà ce sont un peu des arguments à l'emporte-pièce, faudrait surement affiner un peu tout ça, c'est un peu "brut de décoffrage".

11 novembre 2009 à 17:51:49
Réponse #22

Énoch


Je me souviens... de quoi au juste ?

Je dois me souvenir des souffrances de cette génération, de leurs sacrifices et de leurs aspirations.

Ne pas rester endormie en écoutant le chant des sirènes qui nous dis doucement comment et quoi penser , ce qui est bon et ce qui ne l'est plus!

Ces hommes et femmes qui ont souffert et ont connut la faim , la peur , l' horreur, qui n' ont plus jamais eu une nuit de vrai sommeil , ont eu eux aussi des rêves pour les aider à passer au travers de ces combats.


Il  faut se souvenir pour ne pas avoir à sacrifier bientôt une autre génération afin de regagner les droits et libertés que nous auront laisser filer par notre ignorance , notre indiférence ou notre paresse!

Voilà une pensée pour ceux qui ont été sacrifiés et un effort pour éviter de répéter l'histoire..car nous sommes condamner à repéter ce nous n'avons pas compris...

                 C'est une parcelle d'enfer que nous nous réservons.



P.S. Ça peut parraître c*n mais c'est comme cela que je le vois

« Modifié: 12 novembre 2009 à 03:49:10 par Énoch »

11 novembre 2009 à 20:24:38
Réponse #23

Eric Lem


De façon plus personnelle, pour moi le 11/11 c'est surtout l'anniversaire de ma Grand-mère, décédée il y a deux ans pratiquement jour pour jour...

Repose toi bien ma Vieille....
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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