Bonjour
Relisez dans Notre-Dame de Paris de V. Hugo , le chapitre sur la Cour des miracles.
Rien de nouveau sous le soleil. La mendicité en bandes organisées qui fabrique de faux estropiés ou qui, encore plus odieux, estropie de jeunes enfants pour faire pleurer dans les chaumières, est un phénomène récurrent de toutes les sociétés. En argot, on les appelle des « pilons », allusion aux pilon de bois servant autrefois de prothèse. Pilonner c'est mendier.
Autre procédé odieux, l'exhibition d'infirmités pour apitoyer le chaland, encore pire quand des enfants sont utilisés au profit d'adultes sans scrupules.
La béquille interchangeable qui est passée de l'un à l'autre comme un relais, sert aussi d'argument persuasif contondant, quand on refuse de cracher au bassinet ou pour toute autre cause.
Finalement, ceux qui en pâtissent le plus ce sont les vrais infirmes qui maintenant sont regardés avec suspicion : l'infirme en détresse sera ignoré.
Autrefois, la canne faisait partie du costume masculin, depuis les « Camelots du roi » de l'entre deux guerre, elle quasi hors la loi.
Les malfaisants usent de tout les artifices inavouables et anodins pour échapper à la justice, en plus, ils cherchent à se concilier l'opinion par des procédés abjectes.
Dans ces conditions, il nous est de plus en plus difficile de séparer le bon grain de l'ivraie.
Mais, qu'ils fassent attention au retour du bâton, pardon de la canne orthopédique.
À +
Susciter la charité en apitoyant est méprisable.