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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Équipement et finances.  (Lu 8006 fois)

12 octobre 2009 à 15:26:39
Lu 8006 fois

Wapiti


Bonjour à tous.

Quand on totalise les coûts pour s'équiper de pieds en cap, uniquement pour la randonnée, on atteint une somme avoisinant un Smic et sans pour autant acquérir du haut de gamme. La facture est quelque peu réduite en se fournissant dans les surplus et grâce à l'occasion.

Si on décide d'équiper son domicile, c'est un surcoût dont on imagine rarement l'ampleur, bien que la plupart des articles soient de consommation courante. En revanche, tout ce qui touche les économies d'énergie est encore aujourd'hui plus cher à court terme, que les fournitures et matériaux habituels et il faut être propriétaire de ses murs. Certes, le locataire peut obtenir l'accord du proprio qui en sera le bénéficiaire plus tard.

Beaucoup mettront des années à se pourvoir en matériel. À moins d'être fortunés, les débutants dans la vie, n'accéderont à une indépendance permettant une relative autarcie que fort tard.

C'est le récent fil sur les kits tout prêts, qui déclencha cette réflexion. Considérant ce dont je suis pourvu, j'ai constaté que l'ensemble représente plusieurs milliers d'euros et que le tout fut acquis sur presque trois décennies.

Pour peu qu'on s'adonne à un métier spécialisé en amateur, comme certains couteliers ou selliers, il faut se munir du matériel nécessaire. C'est souvent à l'automne de sa vie qu'on jouit de quelques superflus.

Nous devrions plus inciter au détournement de ce qui est facilement accessible aux plus humbles qu'à l'achat contre espèces sonnantes et trébuchantes. Certains le réclament, nous n'y donnons pas suffisamment suite et parfois les transformations deviennent plus onéreuses que les produits manufacturés.

Nous devons penser à tout ceux que notre discipline intéresse mais dont les budgets sont restreints, très restreints même, voire inexistants. Stimuler l'imagination, la débrouillardise est plus productif que consommer parce qu'on peut se l'offrir et en exclu beaucoup.

Outre le côté financier, l'appel à certaines connaissances techniques et scientifiques pointues en rebute le même nombre.

Je sens que le débat sera passionné et passionnant.

À +



« Modifié: 12 octobre 2009 à 15:47:48 par Wapiti »

12 octobre 2009 à 15:35:46
Réponse #1

lambda


salut a tous,
c est un point important que tu soulignes la Wapiti.

je pense aussi que survivre, et meme simplement vivre, ne peut se faire avec un resultat positif (on peut peut etre parler d epanouissement ou d accomplissment perso dans le cadre de sa vie de tous les jours) que si on garde un etat d esprit ou domine la debrouillardise, un certain sens d opportunisme et un gout prononcé pour son independance (pas incompatible avec la necessite de sociabiliser avec son prochain ("3 mois..." de la regle des 3)).

et c est vrai que le detournemnt d objet, la recuperation permettent de developper entre autre un peu ces aspects la, je trouve.

y a eu un sujet la dessus tres interessant ici:

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,497.0.html

apres ce n est peut etre que juste un aspect de ce tu souhaites debattre...  :-[

a+ et merci pour cette ouverture.

Lambda
« Modifié: 12 octobre 2009 à 15:44:17 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

12 octobre 2009 à 15:55:29
Réponse #2

Wapiti


Bonjour lambda.

Tu as parfaitement saisi où je veux en venir : celui qui compte pour finir ses fins de mois, se sent privé du matériel officiellement estampillé, à la lecture de nombreux fils.

À +

12 octobre 2009 à 16:28:50
Réponse #3

littleman


je ne sait pas si c est le bon fil de discution mais je voulait juste m exprimé.
vivre pour certain (moi par exemple) c est un peu la survie de tout les jour garder son toit (payer le facture) nourrir sa famille, se chauffer l hiver(pour ma part c est le fuel pas ecolo mais pas le choix pour le moment) je pense que se sont les 3 base de la survie ds le nature et ds la vie de tout les jours.les plus aisé en on pas conscience c est naturel pour eux pour d autre non .
c est vrai que le motos coute chère mais je me laisse un ans pour me procuré se qu il me faut et me le fabriqué .je voulais juste dire un grand merci a vous pour les solution donné pour économisé un max.

12 octobre 2009 à 16:37:24
Réponse #4

Wapiti


Bonjour littleman.

Au contraire, c'est avec des vécus comme le tien que les choses avanceront dans le bon sens. Comme tu dis, les impératifs de ton quotidien, freinent les dépenses superfétatoires et tu prends le temps qu'il faut en réfléchissant à deux fois, voire plus.

À +

12 octobre 2009 à 16:49:33
Réponse #5

littleman


je ne suis qu un petit louveteau dans le domaine et se forum et une mine d information pour moi.j espère un jour quand les moyen me le permettrons participé a l un de ces stages et pourquoi pas adhéré a l assos ceets.

12 octobre 2009 à 16:52:19
Réponse #6

Anke


quelle bonne idée ce fil !
Nous sommes, malgré nous bien sûr, les premières victimes de nos spécialisations.
Si l'on suit les fils très pointus sur les textiles( par ex), on en arrive à s'interdire de "sortir" dans la verte en jean et en chemise de tous les jours et nous cherchons à nous "déguiser" pour cherhcer plus de confort. Hélas, nous oublions peut-être que la situation dans laquelle nous nous trouverons au moment critique ne fera pas la plus petite différence dans notre équipement et il est fort probable que j'aurai mon jean et mon pull et pas autre chose sur les fesses ce jour là.
La paracorde c'est super, c'est sûr, mais la ficelle sisal fait le boulot aussi, mais pas avec les mêmes limites bien sûr. La gamelle en titane fait le même boulot que la boite de conserve détournée, le but est de faire chauffer la bouffe, les surins c'est pareil, leur fabrication aussi. Le matos investi dans l'outillage par exemple sert à apprendre, essentiellement. Peut-on apprendre sans ? Oui absolument, mais force est de le reconnaitre, un outillage ad hoc( avec les conseils qui vont avec !) facilite grandement l'apprentissage et procure également un certain plaisir ( t'es pas obliger de démonter le bordel toutes les 5 mn pour usiner ta pièce par ex, parce que l'outil fabriqué est fait de bric et de broc...) voire un certain confort, mais c'est tout. Le confort n'est pas nécessaire à l'apprentissage.
En revanche, la transmission du savoir, la démonstration par l'exemple, le partage des combines et des "coups de pattes", ça n'est pas remplaçable et ça ne s'évalue pas en terme d'argent.
Rappelons nous les travaux de Raphael à tire d'exemples.
La survie, ce n'est pas le beau sac à dos ou la paire de pompe machinbidule, c'est la capacité du bonhomme à se projeter dans l'avenir au travers de sa capacité à s'adapter à son "biotope" avec ce dont il dispose sous la main.
En clair, ce n'est pas la guitare à 10 000 balles qui fait le "bon" guitariste.
En fait nous avons tout ce qu'il faut déjà sous la main, mais nous manquons parfois d'un peu d'imagination....Et puis le matos, ça sécurise....dans la tête beaucoup... ;)

12 octobre 2009 à 17:04:38
Réponse #7

littleman


tout a fait d accort et puis il y a eu le commencement les trappeurs les indigennes cowboy.......n avait pas tout se materiel de confort,il a fallu pensé inventé leur expérience pour en arrivé la.bon c est vrai qu il faut vivre avec notre temps,mais il ne faut pas oublié qu il ont eu la vie dur et leur vie de tout les jour.

12 octobre 2009 à 17:21:36
Réponse #8

Wapiti


Bonjour Anke.

Je te reconnais bien là (en tout cas le visage qui est le tien ici), tu as osé l'emploi du verbe déguiser. Je ne l'est pas fait pour ne pas en braquer certains.

C'est vrai le matos sécurise dans la tête, mais est-il besoin qu'il soit du dernier cri ? L'exemple de la guitare est parlant : ce n'est pas l'instrument qui fait le virtuose.

 :doubleup:

À +
« Modifié: 12 octobre 2009 à 17:46:01 par Wapiti »

12 octobre 2009 à 17:27:35
Réponse #9

Wapiti


littleman

Vivre avec son temps ne veut pas dire rejeter ce que nous avons adorer la veille, car chaque jour est remis en question le lendemain.

Que tu sois nouveau, n'a aucune importance, la vie dans la nature et la survie ça n'est heureusement pas Rambo et son super couteau, c'est beaucoup plus subtil que ça.

Et ne crois surtout pas que tu ne sais rien, tu serais surpris de savoir ce que tu peux apporter.

À +

« Modifié: 12 octobre 2009 à 17:46:42 par Wapiti »

12 octobre 2009 à 17:28:05
Réponse #10

Anke


Bien sûr, mais il ne faut pas pour autant négliger les matériaux modernes ( notamment dans le domaine du textile), voire couteux qui sont précieux et riches d'enseignements. Ils sont autant de pistes interessantes à suivre ou au moins  nous pouvons nous en inspirer. Les cow-boys devaient quand même bien se geler le cul et bien plus que nous aujourd'hui...
Aujourd'hui, nous avons le choix et c'est à nous de le faire en fonction de nos budgets, de nos ages, de nos contingences...Je crois que ce dont il faut se détacher c'est justement de l'apparence des choses pour aller plus vers la fonction des objets et nos capacités à les utiliser.
Par ex : Un sac à dos de 100 l pour moi sera inutile, même si c'est un super sac génial, je suis incapable de faire plus de 5 bornes sur le plat avec... Un marteau de 2 kg, c'est pareil, je vais taper 10 coup sur la ferraille et après je n 'ai plus d'épaule...
Le pognon n'est pas le seul aspect du pb, je crois.
Moi, j'aime bien me déguiser pour aller dehors. Le pantalon, qu'il soit camo ou pas j'aurai pas plus chaud, c'est juste plus rigolo... Pour ce que j'en ai à faire, je ne suis ni chasseur, ni soldat, je vais juste faire le "zouave" dans les bois de temps en temps.

12 octobre 2009 à 17:45:11
Réponse #11

lambda


je pense aussi que ca serait peut etre pas mal (pour un budget donne, la c est chacun qui voit...) de pas finalement cloisonner le côté "root"/ recup /bidouille du matos avec le cote tech / achat de celui ci.
en fait, dit autrement, fabriquer, transformer soi-meme dans un souci d obtenir le truc (couteau, fringue, rechaud...) qui nous va bien chacun d entre nous en collant a nos vrais besoins, mais en en negligeant pas ce que nous offre l industrie et les materiaux modernes.

ex: j ai pas assez de cuir de recup canape pour finir un sac a dos, mais, tiens, j ai un bout de cordura pour finir une poche, ou tiens, j ai un joli morceau de ceinture de securiote de bagnole recuperee a la casse pour finir mes bretelles...

l idee c est d eviter le cloisonnement et l enfermement dans un style de matos donne, et mode de pensee donnee pour finalement avoir acces a un max de ressources en matos: allant de la decheterie, en passant par la broc jusqu au magasin dedie...

apres, en effet, le budget et les envies de chacuns (ca peut faire chier de passer des plombes a bricoler pour certains, ca peut se comprendre aussi...) vont donner plus ou moins d importances a ces differents moyens de s approvisionner...

enfin, je pense...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

12 octobre 2009 à 18:02:20
Réponse #12

littleman


nous somme tous de grand enfant,nous avons tous eu un jour envi de ressemblé au cowboy indien trappeur Indiana jones ninja .....et je pense que c est cela qui reuni tous ce beau monde sur ce forum cette envie d être proche de la nature comme eux l étaient et puis c est inné en nous même avec toute cette technologie nous restons des enfant de la terre des animaux c est pas parce qu l on se dit humain que nous somme différent des autre etre vivant nous avons les même besoin primaire et un peu plus même.
   

12 octobre 2009 à 18:12:44
Réponse #13

Wapiti


Non, non faut pas systématiquement faire les poubelles et les vide-greniers, ni cloisonner. Simplement ne pas toujours désigner l'ultra perfectionné qui vient de sortir, fabriqué avec les dernières technologies.

L'exemple d'Anke à propos de la gamelle en titane et de la boîte de conserve sont aux deux extrêmes, il manque la casserole en papier ou en écorce.

C'est sûr, tout le monde n'a pas la même habileté manuelle ni le temps, après tout les boutiques sont là pour nous avitailler, pourquoi s'en priver. Ce qu'il faut combattre c'est la surenchère technique, celui qui peut se l'offrir tant mieux, mais les autres ? Acheter une Rolls quand on a pas le permis et qu'on ne peut en plus se payer un chauffeur, ça frise la c… Remarques, on peut toujours l'admirer dans la rue parce qu'on a ni cour ni garage. Certes, on s'est fait plaisir, personne ne lui reprochera. Toutefois, il ne faut pas laisser croire que c'est l'idéal à atteindre mais qu'il y a moult solutions et à tout les prix.

À +



12 octobre 2009 à 20:02:57
Réponse #14

Anke


Nous sommes d'accord Littleman, mais ressembler à Davy Crockett ne changera pas grand-chose au pb, si ce n'est rigoler un brin et se faire plaisir en jouant ( ce que je suis le premier à faire, qu'il pleuve, qu'il vente....).
Mais en situation merdique, y'a plus trop de place pour l'imaginaire et là il faut réellement bien cibler ses besoins. C'est là que les mises en situations sont réellement utiles amha, car il est nécessaire de ressentir les choses ( le froid, la faim etc...) tout en ayant une soluce de secours ( c'est d'ailleurs ce que L'Ours propose dans ses stages ! ) et là, les matériels éprouvés sont sans nul doute un élément de sécurité incontournable, bref à ces occasions là, on travaille " avec filet", ce qui permet d'envisager quand ça arrivera quand on sera ( éventuellement, ça ne peut jamais arriver hein !) sans filet justement. Je crois que l'acquisition de savoir et son application combinée à la perception réelle de ses capacités propres est extrèmement important, voire déterminant, ce qui fera en fait toute la différence entre la vie et la mort ( en allant aux extrèmes... ;))

21 octobre 2009 à 11:23:49
Réponse #15

Wapiti


Bonjour

Gestion des consommables.

Ce que nous gérons au quotidien, nous le devons aussi pour nos « En cas de… ».

De récents post dans les fils Trousse de secours et Ration alimentaire (réserves de vivres à long terme) démontre l'accroissement régulier du budget équipement, dû au remplacement périodique des denrées et produits périmés.

Les produits alimentaires ne sont en principe pas perdus. Il suffit d'établir un roulement, on consomme et on remplace au fur et à mesure, ainsi les réserves sont intactes et rafraîchies sans cesse, exactement comme nos réserves quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles. Il est même judicieux de les intégrer à l'ensemble.

Il en est tout autre pour les médicaments ; certains, qu'il est bon d'avoir, sont toutefois rarement utilisés, on les oublie et ils atteignent leur date de péremption sans qu'on s'en aperçoive.

La même chose survient avec les différentes piles nécessaire aux fonctionnement de nos petits appareils. Si celles de quelques marques se conservent jusqu'à cinq ans entreposées dans de bonnes conditions, d'autres, en revanche, ont une durée de vie bien plus courte.

Chacun trouvera d'autres choses pour alimenter cette liste.

La mise à jour de ces réserves représente un budget plus important qu'on ne le pense. Je n'apprendrai à personne qu'un et un, ça fait deux ; nous avons tendance à parfois l'oublier parce que les articles semblent anodins. Leur cumul représente un poste financier assez considérable, qu'on l'acquitte point par point ou en totalité, l'argent sort quand même de nos poches. L'augmentation des prix n'arrange rien, surtout si un grand espace de temps s'est écoulé depuis la dernière réactualisation.

Tout le monde a compris l'intérêt d'étudier ses budgets vie courante et vie sauvage ou survie. Même si parfois ils s'interpénètrent, la dépense est bien réelle.

À +

21 octobre 2009 à 14:28:55
Réponse #16

mad


Quand on totalise les coûts pour s'équiper de pieds en cap, uniquement pour la randonnée, on atteint une somme avoisinant un Smic et sans pour autant acquérir du haut de gamme. La facture est quelque peu réduite en se fournissant dans les surplus et grâce à l'occasion.

Top Secret  ;) : il y aura un article traitant de ce problème et des solutions possibles dans le prochain numéro de Carnets d'Aventure  :up:

21 octobre 2009 à 19:39:33
Réponse #17

douyazen


Me suis fait les mêmes remarques , pour ça que j'expérimente un peu dans le sens débrouille et détournement.
Et comme j'aime bricoler , puis c'est aussi comme  une sorte de gymnastique mentale , un exercice qui pourrait m'aider en cas de pénurie ou de défaillance de matos sur le terrain .
Maintenant tout détourner  , comme le dis bien Wapiti , je pense pas que ça soit la solution , je crois que se balader sur le spectre des possibilités qui existent et se fixer sur celles qui convient en fonction des finances  ,des gouts , des besoins  des envies et des défis , c'est beaucoup plus intéressant   que de sortir le chéquier pour s'offrir le top du top qui ira rejoindre au final la collec de matos "kiserplu" et qui pourrit dans le garage .
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

21 octobre 2009 à 20:09:51
Réponse #18

Wapiti


Bonsoir douyazen

C'est justement là l'intérêt d'apprendre à adapter et à s'adapter, après ça devient réflexe.

La politique d'acheter une chemise neuve parce qu'il manque un bouton à celle qu'on porte ou parce que sa couleur, son textile n'est plus à la mode, est ruineux et peu constructif.

Effectivement, le détournement a ses limites, mais justement, le « Kiserplu » doit l'alimenter.

Nous sommes bien d'accord.

À +

21 octobre 2009 à 20:39:23
Réponse #19

douyazen


Tafdack Wapiti .
De plus en "vampirisant" , on arrive à faire de petits gestes pour la planéte qui en  a besoin plus que jamais en ce moment ,ce qui n'est pas negligeable , en tous cas , c'est aussi pour ça que je le fais .
Attitude responsable ou pas , ce n'est pas le débat , je pense surtout que comme partout c'est le changement de mentalité qui est le plus difficile à accepter  , croire que de  la corne d'abondance coulera toujours tout ce qu'il faut pour vivre , c'est prendre une mauvaise direction dans le raisonnement de la "vie " ou de la "survie" .
dans le cadre de mon boulot , je vois de nouveau matériaux dit " écologique " qui n'ont absolument rien a voir avec ce qui existe deja , et je dois avouer que je ne sais absolument pas comment les aborder .
Les mêmes soucis se poseront tres certainement bientôt pour le matériel de rando , poussé par l'image , le marketing  et "l'attitude responsable " de clients soucieux de leur avenir , les grandes maisons devront s'adapter a la demande , et je ne fais même pas entrer le manque de matière première dans mon équation ,  je crois ( c'est qu'une hypothèse ) que la façon dont réagit le matériel que l'on peut rencontrer maintenant n'aura plus rien à voir avec celui qui nous sera proposer dans les prochaines années .
A nous de nous y préparer 
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

22 octobre 2009 à 09:50:06
Réponse #20

Nirgoule


Il y en a qui naissent avec la cuiller dorée dans la bouche, d'autres qui commencent petit et qui voient leur sort s'améliorer au fil de leur vie professionnelle. Il y a ceux pour qui ça ne sera jamais la richesse. Et puis ceux pour qui ça se dégrade à cause d'un boulot perdu et devenu introuvable.

J'ai connu, non pas la galère, mais les fins de mois très justes. Je me rappelle une belle enguelade avec ma douce au sujet d'un duvet du VCamp acheté alors que ce n'était pas forcément l'objet utile pour tous. Le duvet m'avait couté un bon tiers de salaire. Idem pour une tente "La Cordée" qui, elle, m'avait coûté un salaire et demi. Et puis les chaussures Le Trappeur, le sac à dos. Très souvent j'utilisais les objets de mon père qu'il avait eu dans sa jeunesse, et je les remplaçait au fur et à mesure.

Dans notre société de consommation les vitrines nous font envie, mais avons nous vraiment un usage pour tous ces objets ? Il faut savoir résister à toutes ces tentations et ne garder que l'essentiel. Il faut savoir ne pas vivre à travers les objets.

Personnellement, comme je fais de la rando depuis longtemps, je ne juge pas une personne à partir de son matos, au contraire presque. Une gourde burrinée, un matelas bien écorché m'impressionnera plus que la dernière Nalg*ne ou le dernier Def 4.

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

22 octobre 2009 à 10:06:02
Réponse #21

lambda


Dans notre société de consommation les vitrines nous font envie, mais avons nous vraiment un usage pour tous ces objets ? Il faut savoir résister à toutes ces tentations et ne garder que l'essentiel. Il faut savoir ne pas vivre à travers les objets.

ayant connu aussi des périodes un peu justes, je me retrouve dans tes dires Nirgoules ainsi que pour la "soviétisation" progressive et pernicieuse du matériel paternel, au fil du temps  :D, et c'est vrai que ces fameuses vitrines jouent le rôle d une vraie lampe a pétrole pour un papillon de nuit  :D
si avant, il m arrivait de me dire: "flûte, je peux pas m acheter ca", maintenant que ma situation économique est bonne, j'ai plutôt paradoxalement la tendance systématique de me dire: "c'est bien beau, mais en ai je vraiment besoin?" ou plutôt:
"c'est bien beau, mais est ce que je ne peux pas me le fabriquer moi-même?".
et j'avoue que maintenent je prends un plaisir (pervers?  :D ) à zieuter la vitrine et à m 'en aller finalement satisfait, juste parce que je sais que ce truc là je peux m en passer ou je peux me le faire... le plaisir reste là, l objet est toujours aussi beau.
Mais il a perdu son côté addictif ou aliénant.
C est comme un tableau dans un musée, j'ai pas envie de l'avoir, mais je prends un grand plaisir à le regarder...
ouaip, maintenant, souvent, mes ballades au centre de vente de matos outdoor du coin, c'est un peu comme aller visiter un musée pour moi...
après y a parfois de vrai besoin et surtout mon incapacité technique à satisfaire par mes propres moyens ce besoin, bon ben faut se résigner et acheter en cherchant le bon prix, la secoinde main, etc...
C est pas tellement les produits et magasins qui posent problème, mais plutôt notre capacité parfois déficiante a nous auto-discipliner... c'est comme le chocolat, c'est pas "le mal" en soi, mais plutôt le fait de se baffrer la plaque en une fois parce qu on est gourmand et qu on sait pas trop s arréter...  :-[ ... put**n de chocolat...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

22 octobre 2009 à 10:15:09
Réponse #22

Kilbith


Salut,

D'un autre coté je remarque que lorsque on poste des informations sur le matériel "cheap" non seulement il n'y a pas beaucoup d'échos mais en plus ces fils ne sont pas fréquentés. En revanche, si on parle (ce que je ne fais plus) de matos "haut de gamme" c'est la curée.

Nous ne sommes pas plus cohérent que les lecteurs de revues automobiles (dont je suis) : on achète sur la foi de la photo de couverture aguichante, on se jette sur l'article parlant de la "Lamberfari"de 500CV (puissance d'un tank de 2GM), mais comme la réalité quotidienne c'est la Twingo il nous arrive même parfois d'avoir un discours Poujadiste sur "les richards en 4X4"...

UP : Lidl vends pour pas très cher des sous vêtements en laine angora aujourd'hui.... ;)
« Modifié: 22 octobre 2009 à 10:50:59 par kilbith_2 »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

22 octobre 2009 à 10:38:01
Réponse #23

lambda


Oui Did, c est vrai ce que tu dis là, mais bon, ici, je trouve qu'on essaie de limiter ce côté consummériste chic/choc ou coup de coeur. c'est pas toujours le cas, mais bon, on y travaille en tant qu utilisateurs et pas seulement "remplisseur de placards"...

après, y a toujours ce fameux dicton qui dit qu "on est pas assez riche pour acheter de la m*rde..."  :D
Une bien belle "justification" que voilà...  :D

a+,
Lambda

ps: c est vrai que dans ce meme Lidl, j y ai aussi trouvé une paire de jumelle 7X50 d une trentaine d euros de tres bonne qulité optique et mécanique (c est normalement intimement lié d ailleurs).

peut être que, suite à ta remarque, on pourait créer un fil dédié au matos "low class" mais qui d'après nos constations fait bien le boulot?
« Modifié: 22 octobre 2009 à 10:49:49 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

22 octobre 2009 à 10:56:38
Réponse #24

Kilbith


Oui Did, c est vrai ce que tu dis là, mais bon, ici, je trouve qu'on essaie de limiter ce côté consummériste chic/choc ou coup de coeur. c'est pas toujours le cas, mais bon, on y travaille en tant qu utilisateurs et pas seulement "remplisseur de placards"...



Franchement sur cette photo (pièce jointe) prise en stage : tu trouves que sur ce forum on fait dans le consumérisme "hype" ?


 ;D
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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