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Auteur Sujet: Appel pour La Poste  (Lu 13019 fois)

02 octobre 2009 à 12:59:42
Lu 13019 fois

DavidManise


Salut !

Post à haute teneur politique, mais j'assume.  Ceux qui sont contre la privatisation de la poste, allez voter dans votre mairie !

--> http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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02 octobre 2009 à 13:03:30
Réponse #1

vik


Salut!
ça entraînerait quoi exactement (c'est bien d'en faire une entreprise privée non? ) ?  :huh:

02 octobre 2009 à 13:12:23
Réponse #2

DavidManise


C'est difficile de prévoir ce que ça entraînerait exactement.  Mais concrètement là, la poste est un service public.  Une entreprise privée a pour but non pas d'offrir un service public, mais bien de faire du pognon.  Et si elle peut faire plus de pognon en offrant un moins bon service au public, pourquoi elle se priverait ?

Evidemment il existe des boîtes qui ont à coeur le service à leurs clients...  mais bon concrètement tu crois qu'une entreprise privée monterait son courrier à papy Fraysse qui habite au lieu dit "Les Fraysses", de l'autre côté du col de Pennes ici, sur une piste de montagne à peine praticable en été, et même pas ouverte en hiver ?

Le facteur, là, il y monte quasi tous les jours.  Ca lui prend bien deux heures juste pour une personne. 

Tu crois que c'est rentable ça ?  Absolument pas, si on regarde juste le budget de La Poste.  Si on y regarde globalement par contre, on a un papy qui peut rester finir ses vieux jours chez lui, heureux, sans être parqué dans un hospice avec des vieux débris (lui il bine encore son jardin, et quand il lève la tête il a une vue sublime sur son domaine et sa liberté).  Il coûte rien à la société.  Alors qu'enfermé dans un foyer pour personnes âgées, il binerait le trou de la sécu à grands coups d'anxiolytiques et ceci et celà...

Alors déjà, rien que pour tous les papy Fraysse de France, moi je vote contre la privatisation.

Et là, vu que j'ai ouvert ma gueule, je vais bien devoir laisser un mec qui est pour exposer son opinion, et ça va partir en sucette ::)

Ciao ;)

David
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02 octobre 2009 à 13:45:55
Réponse #3

Arvernos


il binerait le trou de la sécu à grands coups d'anxiolytiques et ceci et celà...

 ;D :up: :love:
Et là, vu que j'ai ouvert ma gueule, je vais bien devoir laisser un mec qui est pour exposer son opinion, et ça va partir en sucette ::)
Et bien mon cher David, avant de laisser la parole au camp d'en face, perso, et tu n'en seras pas surpris, je partage ta position à 1000 %. Un service public au service du public n'a pas vocation à être rentable ; çà ne veut pas dire qu'on doit tolérer les gaspillages financés par l'argent public, pas du tout, on doit rechercher les économies intelligentes, mais pas casser le service de proximité, de santé, de sécurité, etc., sacrifié sur l'autel de la rentabilité à tout prix. En ce domaine (social, santé, éducation, recherche), les économies politiciennes d'aujourd'hui creusent les dépenses de demain. Il coûtera toujours plus cher à la société de rééduquer que d'éduquer, de "guérir que de prévenir" ...

Un hôpital, un collège, un commissariat, une caserne de pompiers, un bureau de poste rural : en ce qui me concerne, non à leur privatisation.

Arvernos,
qui bosse dans un service public en péril (oui, je sais, vous allez vous dire, ceci explique peut-être cela. Mais non, même pas vrai, je pensais déjà tout çà avant. C'est ma vision de l'humanisme).
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

02 octobre 2009 à 13:57:07
Réponse #4

sextius




       Pour les expatries je trouve pas de moyen de voter ,   :(  , c'est pourtant le service publique que j'utilise le plus   :'(

       Je fait suivre a mes proches ,        Merci  David        ;)

02 octobre 2009 à 14:08:34
Réponse #5

Humain


Salut!
ça entraînerait quoi exactement (c'est bien d'en faire une entreprise privée non? ) ?  :huh:

Pour en rajouter un peu par rapport au post de David :
-Les petits villages ne seront plus desservis. Il faudra venir chercher son courrier à la poste de la ville du coin.
-De facto, les facteurs ne rendront plus ces menus services qui rendent la vie plus facile à ceux qui sont isolés (ramener un médicament de la pharmacie, un gâteau de la boulangerie, etc).
-Certaines personnes âgés ne s'abonne à un quotidien que pour être sûr que six foix par semaine un être humain passera par chez eux... et ils sont là à leur porte pour le guetter  :'( , une poignée de main, quelques mots échangés... ça peut paraître rien du tout, pourtant c'est ce qui les fait vivre.
-Fini le courrier gardé gracieusement pendant les vacances, fini le petit coup d'oeil quotidien à la maison laissée vide.
-Il y aura de plus en plus d'ISA (Imprimé Sans Adresse) distribués par la poste puisque c'est une activité rentable.
-Et bien d'autres choses que j'oublie  :'(

Le métier de facteur (surtout en milieu rural) est un boulot fantastique. Une fois le tri du courrier effectuer, il est son propre maître. S'il veut discuter avec M Duchmol, ça ne pose aucun problème, boire tout les jours un petit noir chez le fils Michel, personne ne s'en plaindra, compter fleurette à Mme Durant qui le guette sur son balcon, ça permet au moins aux commères d'avoir des conversations palpitantes, etc.
Du moment que le courrier est bien distribué, il est libre.
Avec la privatisation, je doute que cela perdure. Dans les bureaux que j'ai connu, l'évolution étaient lentes mais net: de plus en plus de foyers à desservir, une certaine pression pour placer des produits commerciaux, de plus en plus de contractuels en remplacement aux facteurs absents, et ceci avec une période de formation à la tournée qui devient ridicule, ...

Aux guichets aussi les choses changeront (et ont commencé à changer il y a longtemps).  Songez à toutes ces petites opérations qui prennent du temps, mais qui rendent services et qui sont indispensables aux pauvres gens...

Le service public a bien des défauts, mais il est incontournable si on veut vivre dans un pays qui ne laisse pas les plus vulnérabes dans le caniveau.

  l'Humain



« Modifié: 02 octobre 2009 à 14:15:57 par Humain »

02 octobre 2009 à 14:24:25
Réponse #6

Pierr


En même temps la privatisation de la téléphonie fixe n'a pas été une mauvaise chose. L'Etat peut maintenir une obligation de service universel. Tous ses petits services non rentables actuellement rendus par la "Poste service public" sont payés par nos impôts. Dans un modèle privatisé en paye en direct (avec ajustements par subsides si nécessaire) et on ouvre à la concurrence qui assez rapidement permet une diversification de l'offre et une compétition plutôt bonne pour les consommateurs.

Notez (avant de tirer): Je n'ignore pas le revers de la médaille, les laissez pour compte, les douleurs de mutation des entreprises (pour le coup mon parallèle avec les télécoms, au vue de l'actualité, met cela en évidence) ...

Je n'ai donc pas d'avis tranché sur le sujet mais je voulais éclairer l'autre vision des choses.

02 octobre 2009 à 14:35:57
Réponse #7

Pierr


Salut

Euh ! à quel niveau vu le mécontentement général des services offerts par FT ?

@'pluche

J.Phil.

Au niveau que pour 30€/mois (oui je suis en zone dégroupée, ce qui est le plus représentatif d'une vrai libéralisation) j'ai:
-TV
-internet
-téléphone illimité en France, US, Chine, Inde, Europe de l'Est ...

France Télécom, avant la privatisation, te proposait quoi à ce prix?

02 octobre 2009 à 14:55:27
Réponse #8

DavidManise


Pierr, ok, sauf qu'aucun FAI privé n'aurait pu implanter le réseau filaire qui leur a permis de pousser ;)

Concrètement, y'a une ligne publique qui monte ici jusque dans ma montagne, et c'est pas la blondasse qui a payé pour qu'elle y monte...  et si y'avait pas eu de réseau public, ben nous ici on serait encore aux pigeons voyageurs et aux signaux de fumée...

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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02 octobre 2009 à 15:20:34
Réponse #9

onc roger


Bon pour moi sur le principe : La poste doit être un service public !

Mon problème c'est que pour ce que j'en vois j'ai l'impression que la poste est déja gérée comme une entreprise privée depuis un moment.

Je suis sincèrement heureux (et ce n'est pas de l'ironie !) de savoir qu'il y a encore des endroits où les facteurs ont toujours le temps de passer chez le papy Fraisse mais ce que j'en vois et en entends ne correspond pas tout à fait :

- Un pote, facteur à la campagne, m'avait dit il y a déja plus d'une douzaine d'année qu'en gros sur quelques années il avait vu sa tournée doublée et qu'il n'avait plus le temps de discuter dans les fermes, du coup c'était beaucoup plus difficile de rendre service. Son chef avait d'ailleurs clairement expliqué que de toutes façons la priorité de la poste était désormais les produits bancaires et que le courrier passait en arrière plan ...

- En ville, il y déja longtemps que je retrouve des "avis de passage" pour des paquets ou des recommandés alors que je suis chez moi et que je suis certain qu'il n'y a pas eu de coup de sonnette. Explication qu'on m'a donné "On n'a pas le temps de vérifier que les gens sont chez eux !". Ce n'est pas systématique et c'est un peu par période mais tout de même assez fréquent.

- Une copine qui se présente au guichet avec une attelle au bras , on lui demande de remplir un formulaire et lorsque qu'elle explique gentiment qu'elle ne peut pas écrire le guichetier lui répond de se débrouiller car il n'est pas là pour ça.

Je ne critique pas les personnes, je pense qu'ils font ce qu'ils peuvent avec le temps qu'on leur donne (le guichetier par exemple savait qu'il y avait une douzaine de personnes qui attendaient en ralant et seulement deux guichets d'ouverts) mais du coup j'ai l'impression que la poste est déja gérée comme une entreprise privée depuis un moment.

02 octobre 2009 à 15:37:05
Réponse #10

Humain


Le facteur qui boit son coup, s'arrête pour discuter est quand même payé pour le temps passé au café, rien n'est gratuit (mais c’est un peu l’image d’Epinal, là). Encore moins la distribution marche d'approche de 2 h du papy. ;#
:) Le facteur est payé de la même manière, qu'il fasse sa tournée en six heures, en dix, ou en douze. Et ce n'est/n'était pas une image d'Épinal mais une réalité bien conviviale. Quant au deux heures pour le papy...  ::) certes ce n'est/n'était pas deux heures, mais les détours d'une demi-heure aller et retour en voiture pour aller desservir la petite ferme isolée en campagne ne sont/n'étaient pas rare. Rajoute à ça un orage diluvien ou de la neige sur les hauteurs provençales, et pour le coup tu n'es même plus sûr de pouvoir rentrer sans l'aide du tracteur qui viendra dégager ta voiture de la boue dans laquelle elle s'est piteusement enfoncée. Oui, autrefois le service public exigeait cela. C'est une réalité qui disparait.

Onc'Roger, tu es tout a fait dans le vrai. La poste en tant que service public est sabotée de l'intérieur depuis longtemps.

02 octobre 2009 à 15:58:53
Réponse #11

lepapat


Pareil en Belgique  :'(. La poste n' est plus vraiment un service publique. Les mêmes histoire que oncle Roger  avec quelques variantes du style, trouver le courriers sur le... Trottoir  ::). J' attend de voir la suite  :-\
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


02 octobre 2009 à 16:27:09
Réponse #12

lepapat


A vrais dire, ce n' est pas tellement un problème concernant la poste, mais bien le " service publique "  :(. Et là je sais de quoi je parle  :-\. " Certaines personnes à Bruxelles " verraient d' un bon œil la fin du service publique pour passer au " privé "  :( Bref, un peu le modèle au USA. Service publique réduit au minimum, le reste s' est pour le " privé "  :(
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


02 octobre 2009 à 16:50:57
Réponse #13

** Serge **


Bref, un peu le modèle au USA.

Super faux.

The United States Postal Services est un service public, garanti par l'Etat. Dans le plus petit bled, on trouve un bureau de poste, ou un commerce faisant office.
Une grève des services postaux y est illégale.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

02 octobre 2009 à 17:01:20
Réponse #14

modl


C'est tout le problème du "service public". La partie rentable, quelle qu'elle soit, est là pour financer la partie non-rentable. Ici, c'est la partie "banque" qui devrait financer le facteur qui prend le temps de passer chez le papy voisin du manitou.
De la même façon, les grandes lignes SNCF devraient compenser les pertes des petites lignes intérieurs.
C'est grâce à ce principe (on équipe les villes d'abord, et peu à peu, on équipe la campagne) qu'on a pu avoir l'électricité, le téléphone, un facteur partout en France.
C'est vrai que ça coûte cher la campagne par rapport à la ville, mais du coup, tous en France, on est censé avoir les mêmes avantages et inconvénients (je sais, c'est la théorie...).
Le service public devrait finir l'année à zéro (pas de bénef, pas de déficit). Comme l'a dit je ne sais plus qui, une boité privée doit finir en positif. Le non-rentable devra disparaître.
Pour privatiser le service postal, l'Allemagne a fait des "lots", où les boites intéressées prenaient un ensemble (villes et campagnes). Je ne suis pas sûr qu'en France ça ait été le cas...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

02 octobre 2009 à 17:15:22
Réponse #15

lepapat


Super faux.

The United States Postal Services est un service public, garanti par l'Etat. Dans le plus petit bled, on trouve un bureau de poste, ou un commerce faisant office.
Une grève des services postaux y est illégale.

 :) Et bien ce là fait plaisir à lire  :) Surtout que s' est un très bon service et compétant en plus  :up: ( Enfin, d' après ce que je peu voir avec mon courrier venant  des USA  :) )
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


02 octobre 2009 à 17:15:35
Réponse #16

Patrick


Il y a des services qui doivent rester publics, tous les publics et avec une gestion publique tant que la finalité reste bien le service au public et non la préservation d'un pré carré.

Travaillant moi même pour un autre service public, il s'agit là d'un choix de société.

Que d'autres secteurs concurrentiels se privatisent, c'est à mon avis normal, mais il y a des secterus qui sotn seuls remparts contre une véritable fracture sociale dans ce pays. La Poste en est un, et, à mon sens l'énergie aussi.

Ce qu'il ya de bien avec la privatisation de services au public c'est qu'à plus ou moins longue échéance on finit par se la prendre en suppositoire.

Je citerais la merveilleurse privatisation des transports ferroviaires british pour l'exemple.

Quand à la rigueur de la gestion publique, je peux vous gatantir qu'on peut donner tous les jours des exemples où nos forunisseurs privés ont une gestion calamiteuse que nous n'oserions jamais.

02 octobre 2009 à 17:25:52
Réponse #17

Arvernos


Merci président,
tu viens de dire en d'autres termes ce que j'avais commis quelques posts plus haut ... On est sur la même longueur d'ondes.
Ce qu'il ya de bien avec la privatisation de services au public c'est qu'à plus ou moins longue échéance on finit par se la prendre en suppositoire.
En ce domaine (social, santé, éducation, recherche), les économies politiciennes d'aujourd'hui creusent les dépenses de demain.
Mais bon, notre objectivité peut être mise en doute par les tenants du tout libéral ...
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

02 octobre 2009 à 17:57:57
Réponse #18

modl


Il y a des services qui doivent rester publics, tous les publics et avec une gestion publique tant que la finalité reste bien le service au public et non la préservation d'un pré carré.
On est parfaitement d'accord là aussi (et je bosse aussi pour un service public...).
Pour l'energie, encore plus d'accord : c'est l'investissement de l'Etat, de la Nation même qui a permis que tous puissent avoir le Kw/h au même prix, qu'on habite à 3 bornes de la centrale ou au fin fond du trou du luc du pays.
Privatiser, y'a eu des essais sur l'energie, et ceux qui hurlaient que c'était mieux on assez bien intrigués pour pouvoir revenir dans le giron du service public...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

02 octobre 2009 à 20:36:36
Réponse #19

Bartlett


Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

02 octobre 2009 à 20:42:39
Réponse #20

Crocuta crocuta


Ah bah, oui, c'est clair que c'est à cause de la Poste que le déficit est aussi abyssal, et que c'est grâce à sa privatisation que tout va s'arranger  :D
Moi je suis contre, pour la plupart des raisons évoquées ci-dessus, et pis j'vais aller voter, voilà  :)
Voici Gali l'alligator, Il arrive, il sème la mort
Éventre les zoisillons, tortureu les papillons
Voici Gali l'alligator, les lapins, il les dévore,
Véritable psychopathe, il leur arrache toutes les pattes !

03 octobre 2009 à 08:01:18
Réponse #21

Patrick


Moi je suis pour et voici pourquoi :

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-budget-2010-de-l-etat-francais-marque-par-un-deficit-colossal_201657.html

Si on veut faire des économies sur le service public, il y a des pistes :

Strictement respecter les attributions respectives de l'état, des conseils régionaux, des conseils généraux, des communautés de commune et des communes, soit pas moins de 5 strates. On eu pu penser que lors de la création de communauté de communes par exemple, du personnels des communes adhérentes soit déttaché. Et bien non, on a embauché, idem entre les conseils généraux et régionaux lors des transferts d'attribution.

En fait beaucoup de ces personnes traitent de la même chose sans aucune coordination et même du fait de cette désorganisation niquent ou ralentissent la plupart des projets, par exemple associatifs vu que les dossiers doivent transiter par 25 endroits différents.

L'emploi territorial, dans notre pays est un puissant levier politique et on hésite pas à promettre un emploi a qui représente un gisement de votant sur qui il peut influer. Je parle en connaissance de cause ayant été adjoint au maire d'une commune de 16 000 habitants.

J'ai démissionné quand le Directeur Général des Services a faillit être lynché par les employés municipaux en colère de ne plus pouvoir bénéficier d'heures sup pendant qu'ils ne travaillaient pas ni utiliser le matériel municipal pour faire des gaches pendant les heures de services  :closedeyes:

La poste n'est pas rentable, c'est normal et ce n'est pas son rôle, pas plus que les lignes de bus ou que la desserte de l'énergie, la santé.

Pourquoi avoir dans notre pays, une police nationale, une gendarmerie et une police municipale avec autant de structures logistiques et administratives ? Pourquoi avoir des gendarmes, des CRS et des sapeurs pompiers qui s'occupent de secours en montagne, est-ce qu'un corps unique ne serait pas plus efficace ? Idem pour le secours en mer et celui des plages.

Faisont tout pour que nous ayons de vrais services publics modernes et efficaces, bien gérés par des pros formés. Mais si on rentre dans la spirale de la rentabilité on va briser notre choix de société et on ne pourra plus faire machine arrière. Les gisements d'économies des couts de gestion sont à réaliser ailleurs (FPT, certains coût de fonctionnement de ministères, budget de l'Elysée qui explose, etc...).

Sinon, le père Fraysse qui a été résistant pour garantir un monde humain à ses petits enfants, nous, on aura du mal à le regarder dans les yeux quand on lui expliquera qu'il doit faire 30 km pour aller chercher son courrier. :(
« Modifié: 03 octobre 2009 à 08:08:15 par Patrick »

03 octobre 2009 à 08:07:46
Réponse #22

nicogala


Je citerais la merveilleurse privatisation des transports ferroviaires british pour l'exemple.

Voilà, et en l'occurrence une boite privée peut faire faillite, se restructurer, se faire racheter ou mettre la clé sous la porte, un service public par définition ne peut pas (tant que l'Etat lui-même n'est pas en faillite) , or, si une boite privée ou semi-privée s'occupant d'un "service au public" fait faillite, que va faire l'Etat ? Laisser couler ? Non, il paiera. Nous paierons. Tout comme s'il s'agissait d'un service public sauf que des actionnaires seront partis avec le blé de la faillite...
"Les grand-mères, c'est comme le mimosa, c'est joli, ça sent bon, mais ça ne dure qu'un temps..."

03 octobre 2009 à 09:48:02
Réponse #23

jilucorg


Sinon, le père Fraysse qui a été résistant pour garantir un monde humain à ses petits enfants, nous, on aura du mal à le regarder dans les yeux quand on lui expliquera qu'il doit faire 30 km pour aller chercher son courrier. :(

J'adhère à tout ce qui est dit là sur les causes et sur les moyens d'améliorer. Mais d'une part il y a un nombre énorme de gens  — des hauts cadres administratifs et élus locaux aux plus humbles postes d'exécution — dont l'intérêt personnel particulier est que rien ne change, et qui s'emploient, chacun à leur niveau, à freiner ou flinguer tout changement, comme tu l'as bien pointé dans ton exemple municipal ; et d'autre part il y a aux manettes centrales un chef d'orchestre et son orchestre qui ont été mis là où ils sont démocratiquement, par des votes majoritaires indiscutables, sur la base claire d'un objectif de désengagement de l'État, ce à quoi il s'emploie. Et même le chef d'orchestre, il se fait méchamment critiquer dans ses propres rangs en ce moment parce qu'il ne fait pas vraiment ou pas assez le job pour lequel il a été élu...

Que chacun considère sa responsabilité dans la présence au pouvoir de cette équipe, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'a pas caché ses objectifs aux électeurs qui l'ont mise là. Et que chacun considère le cas échéant aussi sa responsabilité dans l'absence d'une alternative asssez crédible pour s'y opposer.Je ne connais pas le père Fraysse, mais beaucoup d'anciens résistants étaient gaullistes, et ont continué à voter pour le parti qui ressemblait le plus au parti gaulliste initial, et ont toujours donné leur voix successivement jusqu'à maintenant au candidat de droite démocratique, à chaque élection... 
  
 
jiluc.

03 octobre 2009 à 10:06:42
Réponse #24

modl


Vu qu'on en est à parler du gaullisme et de l'action de la Résistance, je vous invite à lire le programme du CNR (voulu par De Gaulle).http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance
On en est loin à l'heure qu'il est.
Vous pouvez aussi voir un texte écrit par d'anciens résistants pour s'opposer à la mise en pièce dudit programme du CNR...

"L'Appel des Résistants

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces Combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et s,,urs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des «féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

«Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ».

Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.
"
Tout ça pour dire qu'on est loin du gaullisme...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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