Tu as terriblement raison Wapiti...
Et si, moi aussi, cela me chagrine de noter que c'est toujours trop tardivement que l'on prend conscience qu'une civilisation, ou espèce est mourante... je mettrai un bémol entre ces deux aspects.
Dans le cas de l'espèce animale ou végétale, mis à part quelques cas (loups, ours en europe ; éléphants en afrique... pour simples exemples), on n'a rarement souhaité sciemment sa disparition. Nos agissements d'humains les ont amené ou les amènent à disparaitre mais on ne le souhaite/souhaitais pas.
Si on prend par contre l'aspect d'une civilisation : on l'a toujours souhaité ! Ça a été fait délibérément (Amérindiens, Australiens, Sud-Américains, etc.).
Je vais encore passer pour un pessimiste, mais je reste persuadé qu'il a toujours d'une certaine manière un rapport de force entre chaque individu et donc plus encore entre chaque tribu (et associés : région, pays, nations, religions, continents, etc.).
Or, on s'aperçoit que lorsque les tribus sont très/trop différentes, cela entraîne quasiment automatiquement un conflit (car incompréhension donc peur de l'autre)... qui se solde souvent par la disparition du plus faible. C'est voulu !
Dans le cas des amérindiens (qu'on admire tous d'un commun accord pour leur art de vivre aujourd'hui disparu), on a voulu à l'époque les faire disparaitre... ou les obliger à être comme nous.
Aujourd'hui : ça y est ! La culture amérindienne a disparu... cela nous amène donc à nous rappeller... et dieu sait que les souvenirs sont souvent plus idéalisés que la réalité passée. Je pense donc en effet qu'il y a aussi énormément d'idéalisation (comme ça a déjà été dit). Pourquoi ?
Je suis persuadé que ça se résume assez simplement par une phrase d'Isabelle Delvaux : "Si on avait la vie qu'on rêve, on rêverait de la vie qu'on a." ... ou plus connu : l'herbe est toujours plus verte chez le voisin.
Les amérindiens (au même titre que les berbères, les mongols nomades ou les aborigènes) nous impressionnent et nous laissent admiratifs car ils suivent / ont suivis la voie opposée de notre civilisation : le nomadisme !
Imaginez vous que c'est le choix le plus impératif et ayant le plus de conséquences sur toute société ! C'est le PREMIER choix ! Nomade ou sédentaire ? Chasse/cueillette ou agriculture/élevage ? Maison en dur ou abris déplaçable ? etc.
Ce choix a fait de nous ce que nous sommes... mais l'humain est ainsi fait qu'il se pose la question de "que serions nous aujourd'hui si nous avions fait l'autre choix ?".
C'est vrai pour tous les jours ("et si j'étais célibataire ?", "et si j'habitais à paris en ville ?", "et si je filais 100 euros à DriGar ?" (attention, un message subliminale est caché dans ce texte !)) et donc, je pense, aussi vrai lorsqu'il s'agit du socle sur lequel nous reposons (notre société, éducation, etc.).
Bref... comme d'hab', je suis partit un peu loin et un peu dans tous les sens. Veuillez m'en excuser

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